Il n'en fallait pas plus pour attiser notre curiosité. Donc, au titre du droit à l'information, nous vous livrons aujourd'hui la fameuse interview en intégralité... mais ayez confiance en nous pour pousser un peu plus loin nos investigations, car il semblerait que quelque chose se cache derrière ces réponses on ne peut plus anodines du grand maître...
INTERVIEW : REMY LA RENIFL' REND COUP POUR COUP...
Je suis dans une forme excellente. Jusqu’au départ de Piergès, ce matin, pour New York, j’avais complètement oublié la Grougniat, la compétition, cette vie de Grand Maître, si passionnante et si éreintante…
C’est vrai que je ne suis pas le plus assidu des Grands Maîtres. La Grougniat est une chose essentielle dans ma vie, mais elle n’est pas toute ma vie. Je suis devenu Grand Maître grâce au peuple himalayen. Ce n’est qu’un juste retour des choses.
Oui, oui, j’étais déjà Grand Maître. Faut il revenir sur ce triste épisode de ma carrière… Ce coup de sang qui m’a éloigné des tapis pendant plusieurs années… Sans les sommets du monde, sans le Tibet et le Népal, sans le Bouddhisme, je ne serai jamais revenu à la compétition. Et aujourd’hui, je suis le tenant du titre au Bourron d’Or.
Vous savez, les vacances d’un Grand Maître, ça dure quelques jours seulement… Alors, oui, pendant quelques jours, on peut oublier. Je crois même que, si on oublie pas, cela devient difficile de tenir le choc. Parce que la Grougniat est très exigeante sur un plan psychologique.
Oui, et nous en avons profité pour aller assister au show de Cingllette, The Fabulous Singlette's, qui est un spectacle formidable qui fait un triomphe partout dans le monde. Vous savez, dans une journée, il y a la place pour oublier, et la place pour une émeute. Nous ne sommes plus à une émeute près.
Oublier la Grougniat, cela commence par ne pas mettre au point de nouvelles stratégies, par ne plus réfléchir entraînement, par ne plus préparer à l’avance une session… Mais par se laisser aller ! Donc, non, les Justes n’en ont pas profité pour leurs stratégies.
Tout cela relève de la calomnie ! Mes absences, déjà : je tiens à préciser que plus d’une fois Piergès a porté plainte pour organisation abusive de sessions. La DOIGT se garde de faire la publicité de ses démarches juridiques que certains grands maîtres prennent un malin plaisir à ralentir, mais en attendant ces plaintes sont tout ce qu’il y a de plus régulières, et les questions qu’elles posent demeurrent sans réponse.
Laissez moi finir ! Au-delà de mes absences, me considérer comme un joueur prudent est une formidable moquerie ! J’ai toujours mis un point d’honneur à revenir du diable vauvert ! Les données brutes qui font la pluie et le beau temps prennent elles en compte les retours à 1500 points en fin de session quand on est passé par la zone rouge entre temps… ? Non ! Peut on me reprocher de savoir réagir quand je touche le fond ? On cherche régulièrement à me porter préjudice. Je le sais, et je m’excuse, mais cela continue de m’émouvoir.
Je l’ai déjà dis, je compte venir plus souvent, pour faire taire les critiques, et prouver ma théorie selon laquelle il est plus aisé de faire beaucoup de sessions que peu. Et puis, soyons honnête entre nous : la multiplication des théories ne vaut pas la qualité du jeu. GC fait ce qu’il veut, mais l’incessant changement de directions, ça finit par perdre tout le monde, à commencer par soi.
Je n’ai pas de cible. Mais je constate que certains Grands Maître, autour de la table, se contentent de peu. Et je suis l’adepte du mieux. Ça ne veut pas dire plus ou moins, mais ça veut déjà dire qu’il faut partir quelques fois dans une session. Qu’il faut respecter les cartes que l’on a en mains.
Voici une autre légende ! Rémy qui impose l’ultra geinte pour passer entre les gouttes ! Mais je suis le joueur le plus attaqué ! Que je gagne ou que je perde, je suis sous le feu des critiques ! Si je suis inattaquébeule, alors que dire des autres ? D’une manière générale, je crois que les Justes ont bon dos.
Les tanches sont des vainqueurs odieux, et des perdants ridicules. Les madeleines sont des vainqueurs défaitistes et des geigneurs permanents.
C’est évident qu’il est plus facile de simplifier une vision que d’en rendre compte, et pour simplifier, vous êtes très fort. Les Tanches et les Justes existent. Les frontières, évidemment, sont floues. Mais ce n’est pas à moi d’établir l’objectivité des géographies philosophiques de la Grougniat. Faites votre travail !
Nothing but the Grougniat
Nadine Amouk







