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Publié le 10/06/2008
Par lagrougniat
La session bat son plein, mais McMahon a des doutes. Que pourrait-il bien se passer dans cette session des 8000 qui touche  sa fin ? Avançons un peu plus dans "Wild Of Grougniat", le roman posthume de Alain Shopainoulderque nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat




Chapitre 7 : La Dernière Note


Ce qui se passait tenait davantage du miracle que du jeu. Partant pour empocher le succès, Diane et Cingllette, successivement, perdait tout en deux coups, s’appelant à chaque fois, et la Golden ne semblait pas vouloir avoir de fin. Le miracle, pendant ce temps là, avait lieu, Dédé et Rémy, grands profiteurs des deux chutes, reprenaient les rênes de la session…


Le public était en extase.
Il était subjugué par les tournures de la session, et ses rebondissements en masse, tous plus fulgurants les uns que les autres. Il ne voyait pas, dans l’ombre, caché derrière la lumière qui recouvrait de son voile de splendeur des Grands Maîtres en pleine gloire, le visage blêmissant de MacMahon, ni se rapprocher de lui un Docteur Peillon alarmé… Le temps changeait à la vitesse d’un vol de Choucas. Il n’était plus question de Phoenix, de Cracoucas, de Calamar géant ou de Knut…
Toutes les personnes présentes sur les lieux de la session couraient un grand danger. L’annulation n’était pas même le souci… et le souci était plus grand : comment allait on s’en sortir, à ces hauteurs là ?

MacMahon rentrait sur scène alors que Rémy annonçait une garde contre sur un énième bourron à mille. L’empochait il qu’il gagnait la session ! Tous les sherpas présents dans le public gloussaient de plaisir… Les Grands Maîtres ne comprirent pas ce qu’il se passait alors que MacMahon faisait une intrusion soudaine et inappropriée près du tapis, rompant le protocole.

Seul Dédé avait connu cela. Une équipe de secours était montée sur scène à l’époque où Flairinho avait fait une attaque en pleine session. Dédé n’eut pas besoin de plus de temps pour savoir qu’il se tramait de graves choses. Il rejoignait déjà les loges lorsque MacMahon, prenant un ton solennel, demandait au public de rester calme et de suivre les instructions du personnel pour rejoindre le plus sereinement possible le camp de base, quatre heures de marche plus bas.

On entendait se clore la session des 8000 par un grondement intempestif de panique. Mais ce n'était pas le public qui grondait.
C'était le ciel. Le ciel terrible de l’Himalaya.


 
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