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Chapitre 11 : LES DEBUTS DE LA SURVIE
Au camp de fortune qu’installaient ceux qui étaient restés, les dernières femmes s’étaient regroupées pour constituer des réserves de nourriture et de boissons. On y voyait encore un peu, malgré le brouillard qui commençait à tomber.
Dans les bourrasques tonitruantes, Cingllette, Dédé et quelques autres tentaient d’assurer la tenue d’une tente suffisamment grande pour tous. Mais le défi s’avérait impossible. L’emprise au vent était trop grande. On se résolut à monter plusieurs tentes de petites tailles, plus faciles à tenir au sol.
Les vingt personnes redoublèrent d’effort, et ce fut tous ensemble qu’ils mirent sur pied dix campements.
Les doigts et les pieds des uns et des autres étaient rongés par le froid. Les dix tentes furent bientôt prises d’assaut par les corps harassés. Dédé, à peine installé et protégé par le froid, se rappela des vivres qui avaient été laissés en tas, sans qu’aucune tente ne soit approvisionnée. C’était le meilleur moyen pour que chacun meurt à petit feu, endormi sans rien à boire de chaud ni rien à mettre dans l’estomac. Abandonnés à la tempête, les vivres disparaîtraient en moins de deux heures.
Ignorant sa fatigue, Dédé reprit le chemin du dehors, laissant seul dans la tente le croupion perclus de crampes. Il alla de tente en tente pendant près d’un quart d’heure, parvenant à délivrer des vivres à cinq tentes seulement. Il insultait le monde intérieurement, pour se donner des forces et résister à la douleur du froid.
Alors qu’il soulevait une caisse pour une sixième tente, des bras vinrent soulagerla charge. Cingllette était là, roc au milieu des frayeurs jouées par la montagne, prêt à donner à Dédé l’aide qu’il lui fallait. Il n’y eut pas un mot entre eux et Cingllette se dirigea tout de suite vers la sixième tente, pendant que Dédé préparait déjà d’autres vivres. En un quart d’heure supplémentaire, ils parvinrent à donner suffisamment à tous.
Dans les bourrasques tonitruantes, Cingllette, Dédé et quelques autres tentaient d’assurer la tenue d’une tente suffisamment grande pour tous. Mais le défi s’avérait impossible. L’emprise au vent était trop grande. On se résolut à monter plusieurs tentes de petites tailles, plus faciles à tenir au sol.
Les doigts et les pieds des uns et des autres étaient rongés par le froid. Les dix tentes furent bientôt prises d’assaut par les corps harassés. Dédé, à peine installé et protégé par le froid, se rappela des vivres qui avaient été laissés en tas, sans qu’aucune tente ne soit approvisionnée. C’était le meilleur moyen pour que chacun meurt à petit feu, endormi sans rien à boire de chaud ni rien à mettre dans l’estomac. Abandonnés à la tempête, les vivres disparaîtraient en moins de deux heures.
Ignorant sa fatigue, Dédé reprit le chemin du dehors, laissant seul dans la tente le croupion perclus de crampes. Il alla de tente en tente pendant près d’un quart d’heure, parvenant à délivrer des vivres à cinq tentes seulement. Il insultait le monde intérieurement, pour se donner des forces et résister à la douleur du froid.
Alors qu’il soulevait une caisse pour une sixième tente, des bras vinrent soulager
Sans un mot encore, ils se séparèrent.







