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Publié le 13/11/2008
Par lagrougniat
L'aventure continue pour les Grands Maîtres. Du moins, pour ceux qui restent encore en vie... Exceptionnelement, retrouvez deux nouveaux chapitres de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 19 : AU MILIEU DES CIMES...


Au milieu des cimes gisait le corps dur et sans vie de Rémy la Renifl’. Il s’agrégeait déjà, par l’action des glaces, au corps même de la montagne, prenant pleine sa place parmi la nature des choses. Et sans doute, en cet instant, où qu’allait son âme, elle était sereine.

Nul ne fut témoin du miracle suivant de la nature. De ce rayon venu de nulle part qui brisa les crocs acérés de la tempête qui encerclait le monde… un rayon qui traversa tout, comme une force plus grande encore que toute puissance terrestre, et vint se poser, douce et élégante, sur le visage de Rémy. Il y eut, un instant, comme un éclair de vie dans ses yeux. Et son visage exerça comme un sourire… comme un sourire offert au monde… comme un dernier message de l’âme à travers l’enveloppe physique… comme un adieu au monde des choses… comme la promesse, grandiose, de la beauté immuable de l’inconnu.

Le rayon disparut, quittant le visage de Rémy, rendu à son sommeil éternel, à ses glaces pétrifiantes.
Au milieu des cimes… gisait Rémy… tel un nouveau sommet.


Chapitre 20 : LES HEURES DE NUIT


Que restait il à faire ? Face à l’incertitude, Dédé et Cingllette erraient d’idées superflues en échafaudages de plan de sorties, éreintés sous leur tente.

Ils consentaient beaucoup d’efforts restreints à garder le cap de l’essentiel. Et régulièrement, ils se servaient du thé chaud pour aider leur corps à maintenir sa température. Ils se massaient régulièrement et mutuellement les membres, pour que le sang continue à circuler. Et pour garder loin d’eux toute folie qui aurait pu les saisir, ils se remémoraient aux bons vieux temps.

Dans leurs échanges qui fleuraient bon de cette mélancolie qui sait voir, a posteriori, du bonheur jusque dans les choses tristes du passé, ils appréciaient par-dessus tout à manier de cet humour qui avait fait leur gloire en session. Et même, ils caressaient quelques répliques délétères à leur propre encontre.
Dans ce temps de vérité, l’un et l’autre se livraient à l’exercice des confidences. Et l’on discutait sans tabou, au plus près de la sincérité des êtres.

Ils en venaient forcément aux Grands Maîtres, aux quatre autres qui étaient comme eux pris au piège… S’inquiétaient de l’avenir de la Grougniat. Devisaient sur les mérites des uns et des autres. Et se demandaient comment la Bourronne et Diane pouvaient aller, à quelques mètres d’eux.



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