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Publié le 13/05/2009
Par lagrougniat
Plus de deux semaines sans session, un rythme de diffusion des informations réduit à son stricte minimum, des grands maîtres absents des dernières soirées à la mode. La question se pose donc : La Grougniat a t-elle été rattrapée par la crise mondiale ?




QUELLE EST LA SITUATION FINANCIERE DE LA GROUGNIAT ?


Il est difficile de donner des chiffres en cours d'année. Les chiffres de 2008 étaient exceptionnels, avec une augmentation de 28% (comme chaque année), mais il existe peu d'indicateurs valables pour 2009.
Les seuls éléments analysables sont : un nombre de session en forte baisse, un nombre de sponsors en déclin, des candidatures pour accueillir les sessions en net recul.

Alors faut-il y voir une mauvaise passe, un début de déclin ou un bête concours de circonstances ? Les avis divergent alors...

Enrico Naumie, avocat fiscaliste à New-York, n'a pas hésité à déclarer dans le Washington Post que "la grougniat avait sans doute atteint son apogée au début des années 2000. Les deux décénies à venir signifieront sa fin !". Maître Piergès, le conseil de Remy la Renifl', réagissait dès le lendemain dans le "Time" d'un laconique : "Demandez donc à ce triste sire quel est son employeur principal !". Puis de développer : "Il est quasiment exclusivement occupé par le fédération internationale de rami, mais il ne s'exclue pas quelques piges pour les instances du tarot. On ne sait d'ailleurs pas pourquoi ils ont besoin d'un fiscaliste. Sûrement pas pour dissimuler leurs bénéfices. Alors les accusations venant de quelqu'un qui termina 17ème du concours de la magistrature de Tijuana ne devraient pas être véritablement prises au sérieux".

M. Le Kroupion a tenu à rassurer les milieux financiers immédiatement après : "Nos reserves financières nous permettent d'organiser 15 ans de sessions sans public ni sponsors, dans des stades aussi imposants qu'Old Traford ou à la Scala de Milan".


QUELLES SONT LES RAISONS A L'ARRET DES SESSIONS ?


Charles Quintefleuche a tenu à mettre les choses au point : "Il n'y a pas d'arrêt des sessions. Au pire une petite pause. Les Grands Maîtres, malgré leur talent, reste des hommes, qui plus est à l'emploi du temps chargé. Arriver à trouver des créneaux est parfois un peu difficile".

Mais le fait est là : plusieurs semaines sans session et c'est tout le public qui s'affole. Et les rumeurs vont bon train : il n'y aurait plus assez d'argent pour organiser les sessions et on cacherait la vérité au public en donnant chaque semaine de fausses excuses pour expliquer l'absence des grands maîtres. On parle également d'un mouvement de grève des champions pour obtenir une augmentation de leurs rémunérations, surtout après l'inflation incroyable des droits télés l'année dernière.

Diane a tenu à couper cours à toutes ces tentatives de destabilisation : "Nous ne jouons pas car nous n'arrivons pas à tous être présent. La Grougniat, à la différence de sports mineurs comme le tennis ou le football, est un sport juste : on ne peut pas bénéficier de l'absence d'adversaires."
Quand à la théorie des demandes salariales, le président de la DOIGT a plutôt une explication diametralement opposée : "il y a en effet peut-être un problème lié aux rémunérations des grands maîtres : quelqu'un qui comme G.C a gagné plus de 41 M$ en contrats publicitaire l'année dernière a peut-être moins de motivation pour repartir sur les routes l'annnée suivante" et il en appelle donc les grands maîtres à "revenir au jeu".


DES SIGNES EXTERIEURS DE RECESSIONS ?


Mais les arguments peinent à convaicre, car en ces périodes difficiles où la confiance est en berne, la moindre image est décortiquée et interprétée, souvent à mauvais escient.

Prenons par exemple les deux photos suivantes publiées la semaine dernière dans le magazine "Sports illustrated"...





Ces photos à première vue anodines montrent tout l'emballement médiatique actuel : certains fins observateurs ont remarqué que cette bouteille était une cuvée spécial "Talent" de 2006, soit la bouteille offerte au vainqueur d'un Ternay Tour, une cuvée exceptionnelle à la valeur inestimable.

Les suputations sont donc allées bon train et tous les plus fins analystes sont arrivés à la conclusion que Cingllette, qui s'était vu remettre cette bouteille lors de sa seconde victoire, n'avait plus les moyens de recevoir dignement les autres grands maîtres et se trouvait dans l'obligation d'ouvrir ses vieux crus. Affolement général dans les rédactions, pluie d'articles sur la recession grougniste...

Mais l'explication est toute autre, d'après le principal interressé : "Cette bouteille commençait à sentir le bouchon. Et comme ce n'est que l'une d'une longue série encore en cours, je n'y attachais aucune importance", et d'ajouter, taquin, "et puis regardez bien les photos : voyez comme Remy souffre avec le talent et le plaisir de Mme la Bourronne à en avoir enfin un peu".


Crise ou recession, un grand maître reste un grand maître...


Nothing but the Grougniat !

Omar Chédafer
Economiste Grougniste
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