iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 03/06/2009
Par lagrougniat
La situation de G.C empire, alors que les autres survivants croient en des jours meilleurs... Mais ont-ils vraiment raison ? Voici le nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 35 : UN MESS DANS LE CIEL


Dehors Cingllette et Dédé devaient organiser les travaux depuis une bonne heure, et les premiers hommes entraient dans la salle du mess. D'abord étonnés qu'une telle pièce eut été mise sur pied, ils s'avançaient bientôt vers le comptoir, découvrant deux tables entourées chacune de trois chaises et posaient leurs yeux fatigués vers les deux femmes qui se tenaient proches l'une de l'autre, à quelques pas d'eux.

« Messieurs ! » fit la Bourronne l'air réjoui. Avait elle tiquée à l'idée de se retrouver tenancière, elle prenait maintenant un malin plaisir à jouer les Marilyn au milieu des soldats !

Ils étaient trois qui ne marchaient plus et se gardaient toujours de répondre. Ils avaient ôté leur couvre chef et oubliaient leur ridicule silence ainsi que leur allure pataude cependant qu'ils sentaient déjà le repos couvrir leurs membres de tendresse.
Diane s'irritait des manières de la Bourronne et, comprenant que cette dernière profitait de la situation pour flatter son ego, reprit le ton des choses à l'immédiat :
« Messieurs, nous vous proposons de vous asseoir. Vous serez mieux pour reprendre des forces. Ici, nous ne sommes plus des Grands Maîtres que vous devez servir. Ici, la tempête qui fait rage nous met tous au même niveau, et nous unissons nos forces pour passer ce temps difficile... »

Diane, qui n'avait pas fini, était coupé par l'un des trois hommes : « Merci Madame, ici nous serons bien... Et, je m'excuse de vous interrompre, surtout que je suis honoré que vous vous adressiez à nous, mais sur les conditions actuelles et la situation que nous partageons, sur les objectifs que nous avons collectivement, Cingllette et Dédé viennent de nous entretenir durant une heure... Nous avons juste le temps d'un peu d'abri avant de les rejoindre. Ils ont deux ou trois choses encore à nous dire. »

La Bourronne n'avait pas le souhait de faire cas de cette remarque. Elle tirait une chaise pour inviter ces hommes à s'asseoir, et tournait sur elle-même avant de demander, innocente : « Voudrez vous une boisson chaude » (et elle appuyait sur ce dernier mot) « ou quelque remontant plus viril ? » (et elle laissait glisser ses yeux vers le haut des orbites)...

Diane n'y tenait plus. Les minauderies de la Bourronne l'exacerbaient, et elle venait d'apprendre que Dédé et Cingllette, plutôt que travailler, exerçait leur talent discoureur dans les froids. Elle empoignait sa veste, et lançait à la parade :
« J'ai des choses à dire à ces messieurs les Grands Maîtres ! »

Dans la foulée, elle se tournait, avant de franchir le seuil du mess, vers les trois hommes et la Bourronne : « Vous, vous ne bougez pas ! Et, Madame la, je vous conjure de servir des cafés avant d'aller dans les arrières pour ranger nos affaires. »
 
Aucun commentaire
Ajouter un commentaire


Mon calendrier
< Nov. 2009  
L M M J V S D
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1908 connectés
171929 visiteurs
Ce blog est classé 1618ème
Score de ce blog : 3,68
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
BlogoMetrie 2.0
Top Blog