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Publié le 03/07/2008 à 07:52
Par lagrougniat
Des fois, la Grougniat doit savoir s'effacer, surtout lorsqu'il s'agit de la survie de plusieurs centaines de personnes. Voici la suite de "Wild Of Grougniat", le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat 
Chapitre 9 : LE NOUVEAU CHEF
L’opéra ténébreux qui se jouait sur le plateau himalayen que s’était choisi la Grougniat pour son Ternay Tour hommage à Rémy était une vaste vision catastrophique. Sans le sang froid plein de perspicacité de Dédé, l’horreur aurait surgi sans mal et, la folie des hommes rajoutée aux déchaînements de la nature.
MacMahon l’avait rapidement convenu : les soixante places devenaient prioritaires dans la mesure où le vol serait plus sûr, malgré le temps, que la marche. Les plus jeunes, les plus vieux, et les femmes, prenaient place. Leurs cheveux virevoltaient dans la nuit glaciale pendant qu’ils montaient dans les appareils, tympans battus par les hélices furieuses. Décidément, les détails s’encourageaient les uns les autres et servaient un menu complet de tragédie.
Les quarante restant avaient deux choix : partir à pied, se calfeutrer sur place pour la durée de la tempête, attendre une rotation d’hélicoptère. Pour l’hélico, le temps était de plus d’une demi heure. Si les hélicos pourraient repartir et, par ces conditions, rien n’était moins sûr. Restait l’alternative : partir ou rester.
La foule avait déjà quitté le plateau, et les meilleurs sherpas avec qui guidaient leur marche. Autant dire qu’un départ était risqué ; mais rester… ! Un frisson traversait l’échine dorsale de Dédé. Un nouvel éclair de conscience l’entraînait dans la foulée vers une ultime décision : « vingt rejoignent la première vague de descente, ils sont nombreux le premier groupe, à vingt, ils peuvent les rattraper. Rémy connaît les lieux, il les guidera ! Les vingt autres restent ici. Je reste avec eux. »
Rémy qui, depuis quelques minutes, assistaient au commandement de Dédé, quoique entrepris sérieusement par l’angoisse, se tint droit et sans rien dire, assumant le choix du chef. C’était la plus pertinente des options, et il était bien, de ceux qui étaient encore là, celui qui connaissait le mieux le terrain.
Passé ce raisonnement, il tremblait des pieds à la tête, regrettant jusque dans sa moelle de se retrouver en pareille situation.
Publié le 24/06/2008 à 17:24
Par lagrougniat
Quand les éléments se déchainent, une session doit-elle se poursuivre ? C'est toute la problématique de "Wild Of Grougniat", le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat 
Chapitre 8 : PANIQUE A BORD
Les blancs éclairés et émouvants de la veille se transformaient en puissantes et effrayantes mâchoires qui, d’un mouvement noirci du ciel que zébraient de tonitruants éclats quasi sismologiques, se refermaient sans condition sur ses admirateurs éconduits.
Acquis à leur panique, ces derniers n’en étaient pas à se demander s’ils avaient été trompés ou s’ils avaient été naïfs. Ils n’en étaient pas à tenter de comprendre la faillite imprévisible de l’organisation du Ternay Tour. Ils n’en étaient pas à s’interroger sur la bonne marche à suivre pour se sortir de ce pétrin imprévu et inconnu. Aucun d’eux n’avait connu pareille situation. Aussi chacun suivait tout le monde, et la foule, malgré ses mouvements dissonants, suivait un semblant de direction commune. Le tout ressemblait à un charivari de morts vivants… et les fuyards portaient tous dans ces instants d’instincts de survie, en plus des marques de peur qui scarifiaient leur visage, pesant sur les épaules comme une apocalypse vestimentaire qui commençait à recouvrir leur corps, des airs de requiem.
MacMahon n’avait plus bien grand chose à faire. La foule avait prit le chemin de la descente : pour eux, ils croisaient les doigts, ainsi que pour tous les stadiers qui accompagnaient leur marche. S’ils rejoignaient le camp de base à temps, et que personne ne se perdait en route : le miracle aurait eu lieu ! Sa nouvelle priorité était double : il se focalisait sur les Grands Maîtres et les VIP. Plus d’une centaine de personne à évacuer par hélico ou en les faisant suivre la marche. Les hélico étaient au nombre de trois, ils pouvaient prendre chacun, en abandonnant le matériel, près de vingt personnes… Le calcul était simple : soixante personnes pouvaient partir, une quarantaine restait sur le carreau. Son regard était traversé par une flamme de colère, désespérée. Qu’avait il fait ?
Dédé ne le laissait pas plus d’une seconde au cœur de ce tourment soudain. Celui qui, le premier, avait quitté la scène, était là, moins de cinq minutes plus tard, changé et habillé, qui faisait face à l’organisateur. Rien dans ces gestes ni son timbre de voix n’indiquait qu’il cédait à une quelconque panique. Au contraire, l’homme maîtrisait ses moyens.
MacMahon comprenait qu’il n’organiserait plus le sauvetage du Ternay Tour. Dédé venait de prendre la main.
Publié le 10/06/2008 à 21:05
Par lagrougniat
La session bat son plein, mais McMahon a des doutes. Que pourrait-il bien se passer dans cette session des 8000 qui touche sa fin ? Avançons un peu plus dans "Wild Of Grougniat", le roman posthume de Alain Shopainoulderque nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Chapitre 7 : La Dernière Note
Ce qui se passait tenait davantage du miracle que du jeu. Partant pour empocher le succès, Diane et Cingllette, successivement, perdait tout en deux coups, s’appelant à chaque fois, et la Golden ne semblait pas vouloir avoir de fin. Le miracle, pendant ce temps là, avait lieu, Dédé et Rémy, grands profiteurs des deux chutes, reprenaient les rênes de la session…
Le public était en extase. Il était subjugué par les tournures de la session, et ses rebondissements en masse, tous plus fulgurants les uns que les autres. Il ne voyait pas, dans l’ombre, caché derrière la lumière qui recouvrait de son voile de splendeur des Grands Maîtres en pleine gloire, le visage blêmissant de MacMahon, ni se rapprocher de lui un Docteur Peillon alarmé… Le temps changeait à la vitesse d’un vol de Choucas. Il n’était plus question de Phoenix, de Cracoucas, de Calamar géant ou de Knut… Toutes les personnes présentes sur les lieux de la session couraient un grand danger. L’annulation n’était pas même le souci… et le souci était plus grand : comment allait on s’en sortir, à ces hauteurs là ?
MacMahon rentrait sur scène alors que Rémy annonçait une garde contre sur un énième bourron à mille. L’empochait il qu’il gagnait la session ! Tous les sherpas présents dans le public gloussaient de plaisir… Les Grands Maîtres ne comprirent pas ce qu’il se passait alors que MacMahon faisait une intrusion soudaine et inappropriée près du tapis, rompant le protocole.
Seul Dédé avait connu cela. Une équipe de secours était montée sur scène à l’époque où Flairinho avait fait une attaque en pleine session. Dédé n’eut pas besoin de plus de temps pour savoir qu’il se tramait de graves choses. Il rejoignait déjà les loges lorsque MacMahon, prenant un ton solennel, demandait au public de rester calme et de suivre les instructions du personnel pour rejoindre le plus sereinement possible le camp de base, quatre heures de marche plus bas.
On entendait se clore la session des 8000 par un grondement intempestif de panique. Mais ce n'était pas le public qui grondait. C'était le ciel. Le ciel terrible de l’Himalaya.
Publié le 05/06/2008 à 07:54
Par lagrougniat
8000 mètres d'altitude, six grands maîtres... La session des sommets bat son plein. Mais une session peut-elle se passer sans cataclysme ? C'est tout le sujet de Wild Of Grougniat, le roman posthume d'Alain Shopainoulder, que nous livrons en exclusivité avant sa parution...

Chapitre 6 : Les doutes de MacMahon
Alors que se jouaient en scène les soubresauts de la session et que tout convergeait vers une fin fantastique, MacMahon déjà préparait la suite des évènements. La coulisse n’était jamais au repos. Auprès d’un expert en météorologie, le Docteur Peillon, il se renseignait sur les possibilités de descente dans la foulée. Les prévisions avaient tablé sur un retour au camp de base en quatre heures d’une marche tranquille. Mais à la nuit se rajoutait une baisse étonnante des températures, et un amoncellement de nuages bas qui n’annonçaient rien de bon.
A la grise mine du Docteur Peillon, MacMahon comprenait bien que les plans seraient peut-être à modifier et qu’il était dans tous les cas plus que préférable que la session se termine vite. Il partait déjà vers le Croupion pour prendre état de la partie. Le Croupion se retournait une demi seconde pour ne rien perdre du spectacle et assurer jusqu’au bout sa parfaite partition. Il échappait, à peine audible, une « Golden » qui rassurait MacMahon.
Mais il ne fallait pas traîner. Et si les Grands Maîtres en terminaient dans le prochain quart d’heure, le public devait être parti dans le quart d’heure suivant. Il envoyait aux stadiers des recommandations, re-précisant la démarche à suivre, et appelant à la plus grande maîtrise de soi. Pour le parterre de VIP, l’organisation s’assurait de la tenue ou non de la cérémonie d’après session. Au vue de la situation, MacMahon annulait les festivités et rappelait l’hélico des VIP au plus vite.
Un quart d’heure était passé, déjà, depuis qu’il avait demandé au Croupion… et les Grands Maîtres semblaient jouer toujours.
Publié le 23/05/2008 à 19:13
Par lagrougniat
Le poète écrivait : "Un coucher de soleil n'est rien à côté d'une session qui débute". C'est vrai, mais lorsque la session se passe à 8000 mètres d'altitude, les deux éléments peuvent se confondrent... et se déchaîner ! Tel est le sujet de "Wild of Grougniat", le roman posthume d'Albert Shopainoulder, que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 5 : UNE SESSION D'ALTITUDE
On eut dit une ascension, lente et prodigieuse, vers le sommet. Une ascension, lente et prodigieuse, dans le suspense. Le public oubliait les montagnes millénaires qui l’entouraient ; le public oubliait l’altitude qui gouvernait le ciel dont il puisait l’air de narines essoufflées ; le public oubliait tout et ne vibrait plus qu’aux mouvements de la table des jeux.
Autour d’elle, les six Grands Maîtres se relayaient pour les donnes à cinq joueurs. Inspirés sans doute par le théâtre qui les accueillait et cette nature auguste, les Grands Maîtres déployaient des trésors de technique et de stratégie. Aux chutes succédaient les prises de bourron ; aux échappées enchaînaient les retours à la terre ferme… Les ferveurs d’une victoire se calmaient dans les rappels d’une défaite. Et les Grands Maîtres, vaincus ou victorieux, ressemblaient à des héros. De ces héros tenaces et courageux, emportés par la fougue de leur âme, emportés comme au tumulte d’une vérité personnelle qui les guiderait au-delà de tout : il leur fallait gagner, gagner et jouer !
On eut dit une ascension lente et prodigieuse. Au pays des 8000, il n’était nul besoin d’être poète pour confondre les Grands Maîtres aux héros qui dépucelaient les sommets, aux mythes vivants qui osaient défier les chastes neiges et les arêtes abruptes. Cramponnés à leur score et à leurs cartes, ils ouvraient des voies nouvelles… oubliant l’exploit d’un coup par la réalisation d’une nouvelle performance sur le coup suivant !
Les Justes avançaient en cordée… Les madeleines s’accrochaient à leur but et refusaient de céder la moindre pousse. Dans la sauvagerie glaciale d’une session qui touchait à ses ultimes coups, madame la Bourronne dérapait la première et sur une prise mal ajustée se retrouvait à la traîne, perdue pour la victoire. Diane et Rémy ne pouvaient s’arrêter et continuaient l’ascension. Emportant GC dans sa chute, madame la Bourronne se tassait dans son fauteuil, comme pour s’abriter des vents extrêmes. Le Petit Prince de la Grougniat comprenait que Dédé et Cingllette ne seraient plus que deux à défendre les chances des Madeleines. En tête, la course faisait rage. Porté par le public, Rémy emmenait Diane dans ses pas, moins habituée à ses extrémités. Dédé, comme Diane, semblait se protéger quelque peu derrière Cingllette, qui ouvrait des brèches tant qu’il pouvait. Au moindre écart, il le savait, la chute serait fatale.
Charles Quintefleuche n’avait pas fait de commentaire depuis plus de deux heures ; une assistance respiratoire le soutenait en permanence. Nadine Amouk se tenait tout contre Alain Béchamel, pour gagner de la chaleur. Le ciel s’était couvert depuis les belles heures de soleil du début de session. La voûte céleste était peuplée d’étoiles et de bruit inconnus, dont les échos rappelaient sans cesse l’extraordinaire caractère de la session, et son dénouement proche.
Si généreux dans l’effort toute la partie, Rémy mettait genoux à terre. Dans le silence de sa tristesse, Diane entendait l’injonction supérieure : il fallait qu’elle gagne… S’il ne gagnait pas sur ses terres, il fallait que Diane la Chasseresse l’emportât. Mais rien n’était moins sûr, et l’appétit de Dédé et de Cingllette se nourrissaient de cet événement prometteur : Rémy hors course, ils gagnaient un espoir important de l’emporter. Dans ces dernières encablures, le moral d’acier valait garde contre ! Et celui qui voudrait l’emporter le plus longtemps, celui qui céderait le plus tard à la pression, celui qui saurait se dépasser le plus profondément, celui là gagnerait la session !
Pour autant qu’ils furent deux, les Madeleines oubliaient quelques détails… et Dédé qui lançait l’assaut final heurtait la paroi de pleine face, pris dans les mailles désespérées d’une Bourronne à bout de souffle… Le sort souriait à Diane, qui se retrouvait seule à seul avec Cingllette, au pied d’une terminale montée prodigieuse d’inconnus. GC et Rémy, restés plus bas et quasi à même hauteur, levaient la tête vers les deux derniers concurrents en lice… Dans leur cœur battant la chamade ne souffrait pas les mêmes élans…
Et si GC rêvait à la suprématie des Madeleines sur les terres de Rémy, ce dernier croisait les doigts, plein de confiance envers son acolyte des Justes !
Publié le 11/05/2008 à 09:38
Par lagrougniat
Lorsqu'une session démarre, tout le staff technique peut enfin respirer... Encore faut-il qu'il y ait encore de l'oxygène si vous vous trouvez à 8000 mètres d'altitude. Bienvenue dans un nouveau chapitre de "Wild Of Grougniat", le roman posthume d'Albert Shopainoulder, en exclusivé avant sa parution.
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 4 : VERS LA SESSION
Dans les loges, Rémy savourait un thé, qu’il partageait, bouillant, avec Diane. Leur conciliabule était d’un silence de sage, et leurs regards sans cesse se portaient vers les nuages disparates, orphelins au milieu d’un ciel au bleu inondé de lumière. La tranquillité qui se lisait sur leur visage rejaillissait sur les étoffes qu’ils portaient tout deux larges… et l’on aurait dit les couleurs de leurs habits prendre un éclat de ciel.
A Madame la Bourronne qui passait près d’eux, Diane envoyait un geste de bienvenue. Sa paume se déployait et indiquait des coussins à ses côtés, mais Madame la Bourronne déclinait à peine l’invitation qu’elle se dirigeait déjà vers les maquilleuses. Loin de la détendre, l’altitude et le manque d’oxygène provoquaient chez elle une angoisse aussi sourde que tenace. Les petites mains expertes des maquilleuses adouciraient sa tension, ne serait ce qu’en faisant passer le temps plus vite.
Non loin Dédé s’entretenait avec MacMahon, venu s’assurer du confort des Grands Maîtres. Les deux hommes s’appréciaient et Dédé tapotait l’épaule de l’organisateur hors pair qui retournait déjà à ses affaires urgentes. Alors, Dédé, dans une grande inspiration, semblait se mêler aux airs légendaires qui l’entouraient… Au cœur de la grandiose nature, n’était il pas à sa place ? Cette session était la sienne… comme ces montagnes, lui, Dédé, était une sorte de monument hérité des dons de la nature ! Jetant un œil vers GC, il souriait doucement et rejoignait Cingllette, qui ajustait ses vêtements. Cingllette était à sa place lui aussi, pensait Dédé alors qu’il lui demandait comment il prévoyait la session. Mais l’heure n’était plus aux bavardages, et le multiple vainqueur de Ternay Tour ne répondait que d’un sourire retenu. Les victoires, semblait il dire, commençaient dans la coulisse. Et Diane n’était elle pas en train de puiser toute son énergie à ce lieu, pour gagner les firmaments du jeu quelques minutes plus tard ?
A tout cela GC ne prêtait pas la moindre attention. Il préfèrait regarder les tribunes et lancer des clins d’œil dans les rangs des invités célèbres. Il lançait des plaisanteries aux techniciennes qu’il estimait estimable. Il jouait le dilettante en sautillant de Charles Quintefleuche à Habib Liotec. Aucun doute ne transpirait de son attitude ; nulle seconde ne se peuplait chez lui d’interrogations liées aux conditions de jeu… N’était il pas GC Dialey, le Grand Maître de la Panoplie ?
L’agitation des techniciens se calmaient vers la scène et se déplaçait vers les loges. MacMahon, de plus en plus souvent, jetait de brefs regards en direction des Grands Maîtres pour juger de leur préparation.
Sous les yeux des spectateurs, l’accalmie soudaine annonçait le spectacle imminent. S’il n’était pas de rideau qui ouvrait la scène, la pièce allait commencer. A l’honneur pour cette session, c’est Rémy le premier qui s’asseyait près du Bourron, à la table des jeux. Un frémissement traversait l’assemblée.
Publié le 29/04/2008 à 07:51
Par lagrougniat
Une session, c'est déjà un évènement en soi... Mais sur un sommet himalayen, cela devient forcément épique... C'est là tout le sujet de "Wild Of Grougniat"', le roman posthume d'Albert Shopainoulder, en exclusivité avant sa parution. Lisez tranquillement les préparatifs de la session... pendant que c'est encore possible.
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 3 : LES DERNIERS PREPARATIFS
Mac Mahon hurlait dans tous les sens auprès de tous, qui hurlaient en retour auprès de tous ! L'ambiance était électrique à quelques heures du coup d'envoi. Les Grands Maîtres profitaient des dernières heures de calme un peu plus loin, à l'abri de cette agitation.
Sous les yeux du public qui se regroupait dans les tribunes naturelles, des dizaines de techniciens installaient la scène des jeux. Partout s’enchevêtraient des fils électriques, des palettes, des tissus, des baffes et des spots. Au nombre de chaque objet il fallait ajouter la taille de chacun : et tout se qui paraissait surdimensionné était en outre dans une quantité incroyable. La Grougniat était chez elle dans l’Himalaya : parmi la grandeur sans mesure !
Dans une loge spéciale, le Bourron était frotté et nettoyé par un maquilleur de bourron. Dès qu’il serait mis en place au cœur de la scène, les Grands Maîtres seraient invités à s’asseoir autour de lui, et à jouer.
Le public était dans une euphorie particulière. Des bouteilles d’oxygène circulait parmi la foule, et l’on prenait une grande inspiration d’oxygène avant de jeter un coup d’œil, à l’aide de jumelles, en direction du plateau, plus bas. L’impatience était dépourvu d’énervement. C’était l’excitation dans toute sa splendeur, celle qui fait savourer jusqu’à l’attente, et prendre en tout un plaisir fantastique.
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