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Publié le 26/04/2009 à 11:29
Par lagrougniat
l Alrs que G.C frôle la mort, les autres grands maîtres frôlent l'insurrection. Découvrez un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution... Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 33 : LE MESS DES SURVIVANTS
Dédé toussota un coup, ce qui gagna l’attention des trois Grands Maîtres.
« De bordel, Bourronne, il ne s’agit pas. Et vos petites nausées me sont égales. Ici vous saurez mieux que dans l’autre tente minuscule, mais il vous appartient d’y retourner. Seule, et avec vos idées. Ici, vous aurez plus d’espace, et de confort, et nous avons placé la tente de façon à ce que le vent ne puisse trop la refroidir de son souffle ; sans doute aurez vous plus chaud, même, car la toile est épaisse. Pendant ce temps là, Cingllette réquisitionne les hommes valides. Evaluent leurs ressources et met en place des procédures d’informations. Nous voulons savoir combien de temps nous devons tenir. Nous voulons savoir s’il existe une meilleure solution, à notre portée, que celle de rester ici. Et tant que nous ne savons pas tout cela, que nous y travaillons, ici même, dans cette tente, ce sera notre mess. Là où viendront les hommes, quelques minutes, pour avoir de l’espace, et du calme. »
Cingllette embrayait dans les mots de Dédé : « Savez vous ce que les Grands Maîtres représentent pour les gens qui partagent avec nous ce campement ? La plupart sont des hommes ! Ils ont grandi avec vos portraits affichés dans leur chambre ! Ils ont grandi avec des fantasmes que vous peupliez l’une et l’autre ! Et puis ils ont découverts la puissance des Grands Maîtres, leur intelligence… et leur admiration, non seulement n’a pas cessé, mais elle est devenue plus grande encore ! A ces hommes, comme à nous, vous allez apporter réconfort, et tonus ! »
La Bourronne ne se lassait pas démonter pour autant et répliqua dans un sourire moqueur : « Vous parlez comme une brochure, Cingllette ! » Diane échappa un rire et se félicita de l’idée. Dédé s’avança vers la Bourronne pendant que Cingllette et Diane disposaient les bougies de façon à ce que le mess soit le mieux éclairé possible. « Vous aurez compris nos intentions, Bourronne ! » lui glissa Dédé, d’un ton qui se voulait rassurant autant que conciliant. « Je vous préfère, mon ami, avec vos accents chevaleresques ! Gardez ce ton mielleux pour les hommes de dehors, mais soyez sûr que j’ai totale confiance en vos intentions. Elles me paraissent louables ! »
Un instant, Dédé ne sut dire de quelles intentions la Bourronne parlait ; déjà elle reprenait la parole : « Et rappelez vous, également, que je ne suis pas « Bourronne », mais Madame la ! » « Madame la Bourronne, je m’en souviendrai ! » et il quitta la tente, suivi bientôt par Cingllette.
Publié le 15/04/2009 à 08:06
Par lagrougniat
G.C en mauvaise posture ? un nouveau grand maître aux portes de la mort ? Decouvrons vite le nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
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Chapitre 32 : UN VOYAGE STELLAIRE
Qu’était cette impression qui envahissait son corps ? Qu’était ce ?
Il se sentait soudain presque léger. Et pour autant, il avait perdu la sensation de ses membres. S’il ne semblait plus à même d’ouvrir les yeux, il aimait ce qu’il voyait. Une constellation d’étoiles parsemait une voûte d’un noir brillant. Le silence qui avait d’abord recouvert son ouïe se laissait doucement percer par une rumeur. Mais d’où venait elle ? Il tournait la tête à droite, puis à gauche, il lui semblait au loin distinguer le corps flottant d’un autre homme. Il força son regard. Et crut voir qu’il s’agissait de MacMahon. Il lui fit un geste de la main, et trouva curieux comme les choses furent faites sans qu’il eut l’impression que son corps lui obéisse. Il se demanda s’il n’était pas mort, sans s’ombrager le moins du monde. Si c’était cela la mort, c’était agréable, et beau. Car les étoiles s’intensifiaient sans faire mal aux yeux, et petit à petit des couleurs se révélaient de ci de là.
Le noir de la voûte qui surplombait ses yeux commençait à s’éclaircir. Bientôt il devint bleu, et les étoiles brillaient toujours, moins flagrantes, mais la présence rassurante. Il se laissait bercer dans ce ciel inconnu, et se rapprochait de MacMahon, qui se baignait visiblement avec le même plaisir. La rumeur se transformait en musique. Des voix ? Des instruments ? Un simple bruit de la nature ? La mort connaissait elle, elle aussi, une forme de nature ? Il essaya de se mettre à marcher, et se retrouva sans maîtriser ses mouvements. Il fallait vraisemblablement qu’il se mette à voler. Alors il tenta de le faire. Et suivant quelques tentatives infructueuses, il finit par y parvenir.
Ainsi il se retrouva tout près de MacMahon. Un cri d’horreur s’échappa de sa bouche.
Publié le 23/03/2009 à 15:27
Par lagrougniat
Alors que dans le camps de base se passent de drôles de chose, G.C DIALEY erre au milieu de la tempète. Vers la vie ou vers sa perte ? C'est tout l'objet du nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
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Chapitre 31 : G.C AU BORD DU GOUFFRE
« Soyons honnête, MacMahon, je ne vois plus d’issue. Si vous avez des forces, laissez moi, et sauvez votre peau. Vous n’avez pas à mourir plus qu’un autre. Et c’est justice que ceux qui peuvent continuer continuent ! »
« C’est une justice bien courte que la vôtre, GC ! » lui répondit MacMahon qui, décidément, ne perdait pas de son caractère trempé, malgré les circonstances.
S’il avait été frappé par la réplique cinglante sur ses responsabilités, il n’en gardait pas moins l’envie vorace de s’en sortir. Et GC, qu’il admirait, ne pouvait pas rester derrière lui, abandonné aux digestions du froid. Seul, MacMahon était perdu lui aussi. A deux, l’espoir était ténu, mais il persistait. Il continua : « M’en sortirai je en vous abandonnant là que je mourrai de chagrin et de honte, plus que je ne serai peiné des accusations qui ne manqueront pas de m’être portées ! Abandonnez et je meurs ici, avec vous ! »
GC s’énervait d’un tel entêtement : « Mais enfin, que vous prend il ? Je vous dis que je suis foutu ! C’est fini ! Vous m’en voyez affreusement désolé… J’en connais la portée, et c’est de ma mort dont je parle… Mais c’est fini… J’ai tout donné ! Je n’ai plus rien… » MacMahon perçut à quel point GC était sincère. A quel point il était dévasté par la perspective de l’abandon. Mais la mort, cette fois, semblait la plus forte ! Il tenta une dernière fois : « N’avez vous donc plus peur de la mort ? » Mais il n’eut pas le temps de terminer que l’enchaînement des choses prit un tour incompréhensible. La vitesse des évènements alliée à sa fatigue ne lui permettait pas de juger de ce qu’il se passait.
Et comme tout avait semblé se précipiter, il avait seulement distingué que, dans ce précipice quasi solide qui l’emportait dans un nulle part totalement brouillé, GC semblait également aspiré.
Publié le 12/03/2009 à 12:04
Par lagrougniat
G.C DIALEY erre et craque dans cette montagne qui ne veut pas le rejeter. Qu'en est-il des autres grands maîtres, ceux qui avaient décidé de ne pas bouger ? Decouvrez le dans ce nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
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Chapitre 30 : UN NOUVEL ABRI
Cingllette prit la parole aussitôt qu’il rentra dans leur tente. « Une plus grande tente vous attend. Prenez vos affaires. Toutes. Ne laissez rien dans celle ci. Elle resservira plus tard. Nous vous amenons ailleurs pour vous confier une mission ! » Elles obtempérèrent sans rechigner. Le pacte de tout à l’heure les assurait des intentions constructives de Cingllette. La confiance régnait entre les Grands Maîtres comme aux premiers temps de la Grougniat !
Le paquetage de l’une et de l’autre fut vite fait, et n’était pas très lourd. Elles avaient réduits leurs affaires au minimum, ce qui tenait surtout pour la Bourronne, d’une véritable performance autant que d’un miracle. Elles ne marchèrent pas longtemps au dehors. Mais assez pour mesurer l’intensité du froid. Il était mordant comme les mâchoires d’un chien enragé. Elles suivirent Cingllette qui ouvrait la route en marchant comme s’il s’était déplacé dans sa maison. Quelques secondes à peine et elles firent face à une tente plus haute et plus grande. Cingllette expliqua : « Nous ne l’avons pas monté tout à l’heure à cause de l’intensité du vent. Mais comme celui ci est plus faible, cette tente peut maintenant résister aux assauts. Rentrez donc ! »
L’espace restait réduit et l’intérieur primaire ! Mais déjà quel changement : on pouvait tenir debout, et il y avait en plus de deux fauteuils, un lit d’appoint, magnifique à découvrir quoique sommaire ! « Qu’est ce dont tout cela, Cingllette ? » s’enquérait une Diane presque bouleversée ! Il répondit : « Cela est maintenant votre place. Et nous viendrons ici pour reprendre des forces. A vous de préserver les autres suffisamment pour être en mesure d’en redonner aux autres ! » La Bourronne vit rouge : « C’est votre idée, Cingllette ? Un bordèle dans les hauteurs ! »
Dédé, qui venait d’entrer, rectifia d’emblée le tir !
Publié le 06/03/2009 à 09:43
Par lagrougniat
Au sommet, les forces s'organisent. Mais comment peuvent s'en sortir deux hommes seuls dans la montagne ? Une nouvelle question posée par cet épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution... Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 29 : SOUS LE PORCHE DE NEIGE
Ils heurtèrent presque ses lèvres, quand GC eut à prononcer ces mots, mais ils ne pouvaient plus se taire : « Je n’en peux plus, MacMahon, continuez sans moi » !
MacMahon resta pétrifié de froid. Et son sang en fut plus glacé que de ce vent horrible qui s’aiguisait contre chacun des pores de sa peau. « GC ! Allons ! Que dites vous là ? Vous avancez si bien que je vous ai cru muni de raquette ! Nous ne sommes pas loin, je le sais, je le sens. Nous avons eu la force de venir jusqu’ici, ayons la force d’aller plus bas ! Ayons la force comme vous l’avez eu jusque là ! » « Mais enfin, ne comprenez vous point ? Je ne l’ai plus, cette force ! Je l’ai donné pour arrivé ici. Et je veux mourir, comme Rémy. Sauf qu’il est mort dans ses montagnes, et que je vais mourir loin de chez moi ! » « GC Dialey baisserait il les bras ? Avouerait il que le vent est plus fort que l’esprit frondeur qui anime son front ? Avouerait il que le froid a vaincu sur les bouillons de son sang chaud ? GC Dialey voudrait il me dire que son panache a fondu comme neige au soleil ? »
GC ne sut pas taire non plus sa colère à ses questions indélicates de MacMahon… « Non ! Non et non ! GC Dialey n’en peut plus ! Et GC Dialey n’a pas fondu comme neige au soleil, il n’en voit pas, de soleil, GC Dialey ! Je marche depuis des heures dans ce froid éreintant et vous voilà, vous et vos grandes phrases, oubliant que ce merdier est votre fait, MacMahon ! C’est vous qui tuez GC Dialey, ce n’est pas la montagne ! » Ce fut comme un coup de poing dans l’estomac de MacMahon ! S’il était certes parvenu à ses fins, et réveillé GC en frappant dans l’orgueil et la colère, il se retrouvait maintenant tenu en face de ses responsabilités, de celles auxquelles il ne pourrait pas réchapper, survivrait il. Et il se mit à se demander ce qui était le plus cruel : était ce ces heures d’effort terrible ? ou serait ce les jours, les semaines et les années qui suivraient, et durant lesquelles il vivrait à jamais poursuivi par des fantômes et par un sentiment de culpabilité ?
GC vit MacMahon vaciller et comprit la dureté de ses propos. Mais il n’eut pas l’envie de se reprendre. MacMahon l’avait cherché, et il était épuisé. Comme s’il avait jeté ses dernières forces dans cette tirade destructrice. Il en était désolé, et indifférent.
Publié le 26/02/2009 à 16:33
Par lagrougniat
Dédé et Cingllette sont prêts à en découdre. Ils veulent vaincre la montagne. Mais comment ? C'est tout l'esprit de ce nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
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Chapitre 28 : SE REPARTIR LES TÂCHES
« Quels sont nos priorités ? » demanda Cingllette.
Dédé enchaînait aussitôt : « Nous avons des moyens que nous devons connaître sur le bout des doigts. Ces moyens sont ce qui délimite notre espace temps de survie. Ensuite, nous devons parvenir à nous informer. Combien de temps cette tempête va t elle encore durer ? Rémy ou GC est il parvenu dans le camp de base ? Les hélicoptères vont ils pouvoir reprendre leur ronde ? Avons nous d’autre alternative que celle de rester là ? »
Cingllette avait été attentif et fit la synthèse des choses à faire : « Pour ce qui relève de la gestion de nos ressources, je vous charge d’en assurer la responsabilité, Dédé. Comprenez que je ne vous donne pas d’ordre. » Dédé sourit de cette prudence : « Je l’avais compris, mon ami. Poursuivez ! »Cingllette poursuivait : « Pour ce qui est des informations, je vais m’en occuper. Je ne suis pas encore bien sûr de situer qui est qui dans les tentes ; mais il y a peut être là des personnes qui peuvent nous être utiles. Et si nous restons bloqués et isolés, nous pouvons désormais, au vu de la tempête et de comment elle a baissé, commencer à nous organiser différemment dans ce campement. »
Dédé ajouta une remarque : « Que peut on demander à la Bourronne et Diane ? Elles voudront être utiles ! »Cingllette eut un sourire bien à lui, étrange et transparent.
Publié le 19/02/2009 à 18:33
Par lagrougniat
La montagne ne semble vraiment pas désireuse de libérer nos grands maîtres et les pauvres malheureux spectateurs. Voici un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
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Chapitre 27 : UNE TENTE DANS SES PENSEES
Dédé et Cingllette ne perdirent pas de temps et rentrèrent aussitôt à l’abri. Ils se firent chauffer de l’eau, et laissèrent leur main près du feu. Cingllette estimait qu’ils avaient suffisamment de gaz pour se permettre de faire du thé toutes les deux heures.
Dédé sortait un carnet et récapitulait avec l’aide de son camarade l’ensemble des réserves dont ils disposaient. A eux deux, et après leur tour des tentes, ils en avaient une idée assez précise. L’idée leur traversa l’esprit que la mort de certains augmentaient les chances de survie des autres. Gestionnaire, Dédé remplissait les cases, augmentant la proportion de telle denrée par personne. Cingllette, malgré le serment des quatre, broyait alors un peu de noir.
Dédé s’en rendit compte : « Ne vous laissez pas gagner par des émotions superflues. Il sera temps de s’émouvoir quand nous en aurons le loisir. Je conviens que ces mots sont violents. Je conviens aussi qu’ils sont réalistes. Et que leur prix n’est pas plus élevé que ce que nous jouons, notre vie. »
Cingllette reprit avec calme. « Tout cela je le sais, Dédé. Tout cela je le sais. Et contempler cette vérité n’est pas sans laisser en moi une amertume que ce thé n’éteint pas.
Dédé renchérit dans son esprit du moment : « Prenez ce thé pour ce qu’il est : une source de chaleur qui étanche votre soif. L’amertume appartient à ceux qui ont un toit, des réserves de nourriture, de l’eau et un lit. » Face à cette cruelle situation, Cingllette ne voulait pas désarmer. « Certes, mon ami, et en cela notre serment est dans le vrai. Juste pour nous permettre de vaincre les périls qui s’abattent sur nous ! Mais je reste l’homme que je suis. Et quand bien même certaines émotions sont elles, à vos yeux, superflues en ces conditions que nous avons, je les trouve saines, car elle me garde humain ! »
Alors Dédé comprit ce que Cingllette avançait. Il n’était point en train de céder presque aussitôt après avoir fait la preuve de son mental, non… Cingllette était en train de négocier la suite ! Il fallait jusque dans l’épreuve rester humain, n’aller pas trop loin dans la froideur efficace, pour s’en sortir plus qu’en survivant. S’en sortir, c’était vivre après avoir survécu. Et pour vivre bien alors, il fallait sans doute être resté sensible dans l’épreuve. Ne pas trop s’oublier, ne pas trop lutter loin dans les abîmes.
Pour montrer qu’il avait comprit, Dédé alla plus loin que les seules réflexions de Cingllette : « Celui qui est mort, de GC ou de Rémy, n’aura pas à se souvenir. Qui a le plus de chance des deux ? »Cingllette conclut : « Nous devons penser que le plus chanceux est celui qui aura survécu. »
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