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Ma photo
Visions Poétiques
Publié le 11/05/2009 à 17:02
Par lepoetemasque
L’oiseau sans aile,
Devenu dur par dépit,
Finit en sauce.
Publié le 02/05/2009 à 16:59
Par lepoetemasque
Parodie de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel

Ne me jette pas
Je peux te servir
Car tout peut servir
Qui est mort déjà
Servir le sillon
De la pollution
Qui dit attention
Avant le pilon
Servir qui est fort
Celui qui payait
A coup de billets
Ses faibles remords
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas 

Moi je pointerai
Des larmes de sang
De celles qu’on vend
Quand l’argent vous manque
Creuserai ma tête
Jusqu’à mon cercueil
Pour t’offrir à l’œil
L’objet de ta quête
Un chemin qui mène
Où profit est roi
Où profit est loi
Où tout sera haine
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas

Je te donnerai
Fusions insensées
Qui te remplira
Je rencontrerai
De ces traders-là
Qui t’initieront
A leurs jeux cruels
De l’or à la pelle
Servira de pont
A ceux qui n’ont pas
Pu se dévorer
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas 

Je n’exploiterai
Le vieil employé
Se croyant payé
Que par intérêt
Il existe tant
De belles faillites
Donnant l’or plus vite
Qu’un meilleur bilan
Pour vivre sur terre
Et tuer parasites
Taureau et diptères
S’allient tout de suite
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas

Je te vouvoierai
Je respecterai
Dans ma niche là
A te voir errer
Voler et puis rire
Et à t’engraisser
En faisant le pire
Protégeant ton bien
Mon ombre de lâche
A la moindre tache
Mordra tel un chien
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Publié le 30/04/2009 à 00:00
Par lepoetemasque
Sous les papillons,
L’arbre mort pendant l’hiver,
Est en floraison.
Publié le 26/04/2009 à 00:14
Par lepoetemasque
Parodie de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel 

Je te veux en moi
Il faut y penser
Pour se dépenser
Sans notre surmoi
Penser à mon corps
Qui tremble de peur
Heures après heures
Avant les efforts
Penser à mon cœur
Donnant de l’amour
A chacun son tour
Il veut l’âme sœur
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi 

Oui, j’accepterai
Des nuits sans sommeil
Et des jours sans paye
Pour t’imaginer
Quand j’aurais en moi
Ma pensée de l’âme
Ton corps qui se pâme
Je serais qu’émoi
Viens en pays chaud
Où la vie est reine
Où ma vie est peine
Pour chauffer ta peau
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi 

Je te veux en moi
Au-delà de nous
Au-delà de tout
Te sentir parfois
Quand tes coups de pied
Seront plus violents
Je te parlerai
Tu m’écouteras
Nous serons nos Râ
Je m’apaiserai
Puis avec allant
Il faudra délier
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi

Mon ventre de soie
Se déchirera
Et te donnera
Tous mes pleurs de joie
Quand ta bouche avide
Cherchera mon sein
En tétant le vide
Pour trouver son pain
Tu m’attireras
Prenant ma chaleur
Mais aussi mes peurs
Tu te blottiras
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi

Je resterai coi
Quand viendra le soir
De tous nos déboires
Attendant de toi
L’instant qui est mien
Souvenir précis
Où tu as saisi
Mon doigt dans le tien
Quand destin voudra
Mon plaisir sera
Me remplir parfois
D’un autre que toi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Je te veux en moi
Publié le 15/04/2009 à 19:31
Par lepoetemasque
Rosée du matin,
Revient pourtant tous les jours,
Pourtant tu n’es plus.
Les fleurs que tu cultivais,
Restent sèches en terre.
Publié le 09/04/2009 à 00:02
Par lepoetemasque
Près d’une rivière, un vieux moulin usé,
Remonte vers le ciel, comme une fusée,
Puis replonge toujours, comme un triste sire,
Dans le noir liquide, qui le condamne au pire. 

Un triste spectacle, voir cette eau qui chuchote,
Face au vieux moulin, qui attend Don Quichotte,
Tournant souvent en vain, comme sur un parvis,
Lui qui passe sous l’eau, la moitié de sa vie. 

Il tournera toujours, attendant plein d’espoir,
La seconde chance, à la prochaine houle,
Remontée suivante, vers un ciel en quoi croire,
Dans le lent bruissement, du ruisseau qui le coule.
Publié le 23/02/2009 à 00:00
Par lepoetemasque
Un trône majestueux, le jour de votre vie,
Tous vos amis sont là, ils suscitent l’envie,
Vous êtes si frêle, avec le teint pastel,
Auréole pure, des fleurs couvrent l’autel. 

Alors que votre amour, s’avance doucement,
Le visage empreint, de noble gravité,
La larme se forme, puis coule lentement,
Sur sa joue tremblante, rouge et agitée. 

Fragile papillon, c’est la main de l’Aimé,
Qui frôle la vôtre, le mouchoir contre l’œil,
Puis tendre il la prend, l’icône si prisée, 

Il la serre si fort, qu’il pourrait la briser ;
En vous voyant belle, dans ce si vil cercueil,
Ses lèvres bafouillent, tremblent comme mémé.
Publié le 23/01/2009 à 00:03
Par lepoetemasque
Nous prenant enfantin et rempli d’espérance,
Le temps nous mâchouille, avec persévérance,
En donnant des leçons, à tout enfant inculte ;
Nous durcissons alors et devenons adulte. 

Le temps apporte joies, nées de parfums secrets,
Cortèges de peines, mort d’idéaux sacrés,
Brutal il arrache, à nos mains accueillantes, 

Ce qu’il nous a offert, nos amis, nos amantes,
Il construit souvenirs, qui nous sont vraiment chers,
Puis les efface tous, finissant par la chair.
Publié le 03/12/2008 à 14:02
Par lepoetemasque
Dans l’ombre du soleil, je pleurais sa présence,
Privé de ses rayons, qu’apporte son absence,
Je regrette chaleur, qui caressait mes pores,
Qui me brûlait la peau, mais réchauffait le corps. 

Dans le sombre grenier, de ma maison hantée,
Je regarde dehors, cet étranger qui pose,
Ses délicates mains, petits magiciens d’Oz,
Si blanches, si pures, que nous frôlons gantés. 

Accueillons l’étranger, acceptons sa blancheur,
Dont le froid vif et sec, nous réchauffe le cœur,
Car il nous rappelle, ceux qui loupent la fête. 

Quand nous voyons du ciel, tomber une tempête,
Tous ces petits matins, médailles ou revers,
Devraient nous réveiller ; bonjour monsieur l’Hiver.
Publié le 08/10/2008 à 00:37
Par lepoetemasque
Beauté du ruisseau,
Vient de l’insaisissable,
Et non du poisson.
Publié le 18/09/2008 à 13:25
Par lepoetemasque
A la levée du corps, qui ne se lève plus,
Une dernière fois, nous voyons le reclus,
Puis les vis entament, le bois à enterrer,
Puis cocarde rouge, scelle l’âme parée. 

Dans le cimetière, ensoleillé mais froid,
Avec cercueil pesant, beaucoup plus que son poids,
Les abeilles dansent, dans un rayon glacé,
Lorsqu’il descend au fond, avec tout son passé. 

Nous pleurons doucement, pour ne briser ce lien,
Qui reste malgré tout, dans ce corps qui fut sien,
Dans l’ombre de la mort, où un éclair de vie,
Appelé souvenir, nous donne son avis.
Publié le 05/08/2008 à 20:10
Par lepoetemasque
L’hortensia donne,
Dans la chaleur de l’été,
Fraîcheur de neige.
En boules éclatantes,
Il nous offre ses flocons.
Publié le 29/07/2008 à 18:08
Par lepoetemasque
Affalé dans un coin du quartier Bastille, un bon endroit pour récolter de quoi m’envoyer ma dose de pinard, mon anti-gel personnel, je somnolais plus ou moins quand un ange casqué de blond se pencha vers moi et me toucha !
- Sébastien, c’est moi Christine, du lycée Bellefleur, tu te souviens ?
Là c’est un rêve, non seulement elle me reconnaît mais en plus elle s’arrête, me parle, m’appelle par mon prénom et me touche ! Je ne bouge pas un cil sinon je me réveille et n’en ai vraiment pas envie…

- Tu me reconnais ? Viens, lève toi, je te paie un café !
Elle me saisit fermement par le bras, je me laisse faire, docilement.
Nous rentrâmes dans le troquet du coin, le patron me jette un regard suspicieux mais Christine fronce légèrement les sourcils et il tourne la tête…ah, le pouvoir …
Pendant que je me laisse tomber sur la banquette, elle semble flotter sur sa chaise…
- Tu fais quoi là !
- La manche. Marmonne-je.
- Je te parle de t’asseoir correctement, comme un humain qui se respecte. Un homme digne de mon amour !
- Quoi ! Fis je en me redressant brutalement.
- Voilà, c’est mieux.
Elle se comporte comme si elle n’avait rien dit d’important, je n’ai pas rêvé pourtant…celle qui fût la femme de ma vie se présente devant moi, clodo délabré, et me parle d’amour…
- La femme de ta vie t’a plaquée et de désespoir tu bois ? Ca arrive ! Tu m’as bien dédaigné dans notre jeunesse !
- Quoi !
- Tu ne sais dire que quoi ? Tu ne vas pas me dire que tu ne sais pas que je t’aimais comme une folle et n’attendais qu’un geste de toi.
- Christine, je …

La médecin du Samu se relève
- C’est trop tard, il est mort.
Elle saisit son téléphone portable et fait son compte rendu au centre :
- Mort de froid en comas éthylique. Ce qui est peu commun, poursuit-elle, c’est qu’il est mort en souriant.
Elle se tourne vers l’infirmier :
- Vous avez entendu ce qu’il a dit ?
- Non, répondit-il en souriant…
Publié le 07/06/2008 à 18:05
Par lepoetemasque
Le parfum de fleur,
Comme ennui vagabond,
S’introduit partout.
Publié le 20/03/2008 à 16:34
Par lepoetemasque
Soudain abandonné, au coin du réverbère,
De sa seule vision d’elle, il se souvient Hubert,
Ses yeux la dévoraient, assoiffés de tendresse,
Elle ne s’est décidée, qu’après quelques caresses. 

Que la vie est douce, d’avec sa belle maîtresse,
De partager son lit, n’est pas une bagatelle,
Le soir au coin du feu, blotti tout contre elle,
Il ne s’en doute pas, mais un homme se dresse. 

Encore souriante, et toute pleine de hâte,
Elle l’emmène avec elle et le chemin se gâte,
Ecrasant une larme, elle ne peut que se taire,
Et laisse Hubert, malgré ses yeux de cocker.
Publié le 12/02/2008 à 13:00
Par lepoetemasque
Souvent l’amour est là, nous ne le voyons pas,
Mais il est bien présent, plus fort que le trépas,
Je m’en vais vous conter, l’histoire si banale,
D’un amour très puissant, avant la mort finale. 

L’écolier de retour, insouciant et très gai,
Le mourant l’attendait, oreilles aux aguets,
Repoussant son départ, de deux heures au moins,
Pour la dernière fois, voir l’aimé rien de moins. 

L’écolier de retour, insouciant et très gai,
Entra dans la pièce, et c’est la fin du guet,
Le regard qu’il reçut, fut si doux et si fort,

Qu’il fut bouleversé, savourant ce don d’or,
Le mourant s’éteignit, d’un air vraiment serein,
Et l’écolier pleura, sa patte dans la main.
Publié le 12/01/2008 à 00:12
Par lepoetemasque
La fleur est la vie,
Le vent du destin souffle,
Et elle s’envole.
Publié le 06/01/2008 à 12:55
Par lepoetemasque

Sur le forum Parfum de livres,
Que tu sois jeune ou aïeule,
La littérature enivre,
Mais elle est loin d’être la seule. 

Que tu sois jeune ou aïeule,
La page imprimée délivre,
Mais elle est loin d’être la seule,
Des horizons qui nous font vivre. 

La page imprimée délivre,
Laissant comme odeur d’éteule,
Des horizons qui nous font vivre,
Dans nos cœurs qui ne sont pas veules. 

Laissant comme odeur d’éteule,
Imaginaire qui dégivre,
Dans nos cœurs qui ne sont pas veules,
Sur le forum Parfum de livres.

http://parfumdelivres.niceboard.com/portal.htm

Publié le 15/12/2007 à 12:53
Par lepoetemasque
(libre adaptation du "Le loup et le chien" de Jean de la Fontaine)


Point de loup dans cette histoire,
Tant le chien faisait bonne garde.
Mais rats qui passaient un triste soir,
Virent le gras roquet qui s'était installé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Les rats l’eussent fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille,
Et le roquet, pouvoir autour de la taille
Pour se défendre hardiment.
Les rats donc l'abordent humblement,
Entre en propos, et lui font compliment
Sur son arrogance, qu'ils admirent.
Il ne tiendrait qu'à vous, beaux sires,
D'être aussi égocentrique que moi, leur repartit le chien.
Servez les riches, vous ferez bien:
Les pauvres sont misérables,
Ils ne veulent pas payer ces pauvres diables,
Tous ces frais de bouche dont nous avons faim.
Car quoi ? nous voulons ce luxe étalé.
Et avoir aussi ce teint halé.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Les rats reprirent : Que nous faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le chien : se nourrir sur les gens
Faire fuir ceux qui n’ont rien, les mendiants ;
Flatter ceux qui ont tout, aux puissants complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera fortes récompenses en toutes circonstances :
Yacht de luxe et de quoi se remplir la panse,
Sans parler de mainte promesse.
Les rats déjà se forgent une félicité
Et regardent le roquet avec tendresse.
Chemin faisant, ils voient le col du chien pelé :
Qu'est-ce là ? lui disent-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encore ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché? disent les rats : vous ne vivez donc pas
Comme vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ?
Il importe si bien, que tous vos repas
Qui sont si tentants en quelque sorte,
Méritent bien de renier, même un trésor.
Cela dit, les rats s’installèrent, et ministres encore.

Publié le 08/12/2007 à 19:38
Par lepoetemasque
Feuille fragile,
Sous la froideur de l’hiver,
Devient très dure.
Pourtant tu es si belle,
Dans cette robe blanche.
Publié le 02/12/2007 à 12:43
Par lepoetemasque
Religion, de Dieu tu dis tenir ton pouvoir,
Mais Dieu n’est qu’un ingrédient que l’on ne peut voir,
Religion, ton Dieu ne te sers que pour t’asseoir,
Et l’ignorance partout règne, soir après soir. 

Des comportements tu dictes les conditions,
Mais des textes dont tu les tires, point de questions,
A ceux qui ne respectent pas tes préceptes,
Religion, tu les écrases de ton sceptre. 

Pourquoi répondre aux peurs de la liberté,
En prônant soumission et normes en société ?
Pourquoi flatter qui refuse d’être acteur ?
Religion, soif de pouvoir pour tes précepteurs ? 

Serviteur de ta religion et non de Dieu,
Toi qui pour voir ne te sers plus de tes yeux,
Tu imposes des règles comme explications,
Tu prêches l’ignorance comme éducation.
Publié le 28/11/2007 à 00:08
Par lepoetemasque
Arbre mon ami,
Tes racines te poussent,
Vers clarté du ciel.
Sur ta dure écorce,
Ma main perçoit ta force.
Publié le 01/11/2007 à 11:38
Par lepoetemasque
Qui n’a jamais connu, amour désespéré,
Passion dévorante, qui nous rend fou à lier,
Travail accaparant, nous ne pouvons qu’errer,
Vainement nous tournons, en demande d’alliers. 

Nous voulons encore, une dose de plus,
De ce poison aimé, qui nous dévore l’âme,
Cette quête ronge, véritable lupus,
Notre joie de l’instant, occultée par la came.  

Notre nuit intérieure, a toujours un chemin,
Qui accroche la vie, que d’une seule main,
Mais quelque soit son nom : travail, amour, passion, 

Corde unique rime avec destruction,
Le bout de celle-ci, amène dans l’impasse,
Vide, nous explosons, quand ce mince fil casse. 
Publié le 21/10/2007 à 12:54
Par lepoetemasque
De ton but que tu essaies en vain de masquer,
Des participants que tu essaies de macquer,
De ta cible que tu essayeras de flatter,
De ta soif de vendre, je ne voudrais hâter. 

De ta capacité à prôner les clichés,
De tous les spectateurs que tu veux attacher,
Des a priori que tu vendras comme lotions,
Jamais je ne m’imprègne, proxénète d’émotions.
Publié le 14/10/2007 à 19:21
Par lepoetemasque

Oh que l’amour est beau, quand il est fantasmé,

Mais dans la chaleur des corps, il transpire le damné,

Que l’amour est triste, quand il est contrarié,

Mais la peur de l’échec, le porte à varier.

 

Oh que le désir est chaud, quand il n’est que passant,

Mais quant au fil du temps, le froid devient croissant,

Le désir ne nous sert plus, il s’en va doucement,
A petits pas d'amant, à petits pas d'amant...

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Trafic
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