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Visions Poétiques
Publié le 29/11/2006 à 16:17
Par lepoetemasque
Un chien zélé servant, bon gardien de troupeau,
Eut un jour des ennuis, il en perdit sa peau,
Des brebis disparues, un coupable trouvé,
Pourquoi chercher plus loin, le mal en lui couvait. 

Les humains content d’eux, d’avoir agi en hommes,
Eurent la surprise, mais pas vraiment en somme,
D’avoir trois moutons morts, le troupeau envolé,
On accusa les loups, de les avoir volés. 

Traqués dans la forêt, on finit par les tuer,
Les chasseurs satisfaits, les couvrirent de hués,
A quelques lieues plus loin, un des leurs s’installa,
Et coïncidence, les moutons étaient là !
Publié le 26/11/2006 à 11:20
Par lepoetemasque

La poésie n’est pas que jeu,

Vectrice d’émotions d’abord,

But qui est son profond enjeu,

La poésie n’est pas que jeu.

 

Ce triolet qui est un jeu,

Me fera pas virer de bord,

La poésie n’est pas que « je »

Vectrice d’émotions d’abord.

Publié le 26/11/2006 à 11:11
Par lepoetemasque
Notre vie fut vraiment belle,
Notre amour est éternel. 

Tenaillée par la douleur,
Ton existence sans saveur,
Comme ta tête tremblante,
Est si lourde et te hante. 

Tes yeux coulent et me supplient,
Coupe ce roseau qui plie ! 

Libre, tu te vois comme telle,
Et le verre est là, mortel,
Tes lèvres cherchent cette source,
Comme les oursons tètent l’ourse. 

Avec cheveux en corolle,
D’une déesse tu tiens le rôle,
Et tu t’envoles libérée,
Vers de beaux cieux espérés.
Publié le 22/11/2006 à 19:08
Par lepoetemasque
J’enfourche Pégase, puis fond vers le soleil,
Lorsque sur le chemin, le chant d’une sirène,
Me dérouta l’âme, me fit voir une reine,
Comme Blanche Neige, un beau jour sans pareil. 

Goût du fruit défendu, licorne se détourne,
Je me cherche la fée, vers le soleil retourne,
Quand je vois ma Vénus, c’est mon cœur qui est pris,
L’Eldorado trouvé, c’est mon âme qui rit.
Publié le 21/11/2006 à 17:29
Par lepoetemasque
Où es tu footballeur,

Tu joues très bien, à gagner plein d’argent,
Tu es doué pour passer, de la pub aux gens,
Tu satisfais ton public, de marques avides,
Tu voyages partout, rien ne comble ton vide. 

Tu es bien entouré, d’experts pontifiants,
Tu es d’une nation, bien payée c’est édifiant !
Tu fais l’affaire, avec des Tapis comme as,
De beaux matches en vue, nike contre adidas.  


Où es tu footballeur,

Le métier était respecté, l’attaque prisée,
Hongrois dignes, de leur peuple martyrisé,
Hollandais solidaires, le ballon virevoltant,
Ni mercenaires, ni frileux, un autre temps.
Publié le 20/11/2006 à 18:37
Par lepoetemasque

Région aux mille vallons, pays loin du notre,
Wax déchiré en de sang morceaux comme suaire,
A l’histoire construite sur rejet des autres,
Naissance de la dissuasion judiciaire,
Du drame tu as tiré de dures leçons,
A la parité tu donnes un autre son.

Publié le 18/11/2006 à 19:41
Par lepoetemasque
De ton corps, tu ne sais trop quoi faire,
De portemanteaux, tu veux avoir l’air,
La notoriété n’est que le chemin du jour,
D’être adoré, semble le but du concours. 

Mais à coup de matraques,
Le miroir se déforme,
Le corps devient informe,
Le maquillage craque. 

A 40 kilos, tu te trouves ronde,
A 32, t’es comme une camée,
Tu passes du silence à la sonde,
La mort rode, affamée. 

Un oiseau sur le balcon chante,
Apparaît dans son bec, un ver,
Et là disparaît ce qui te hante,
Un moineau te redonne vie, à l’envers.
Publié le 18/11/2006 à 16:21
Par lepoetemasque
Qui attrapera mon cœur dense,
Avant qu’il ne soit en partance,
Qui me donnera ma pitance,
Qui attrapera mon cœur dense. 

Ce cœur accroché au silence,
Allez tant pis, je vous le lance,
Qui attrapera mon cœur dense,
Avant qu’il ne soit en partance.
Publié le 17/11/2006 à 19:12
Par lepoetemasque
Les gros ventres d’enfants à la télé ?
Les bateaux sont si longs,
Sont-ils remplis d’armes,
Pour tuer tous les méchants ? 

Les châteaux sont si grands ?
Des messieurs couchent dehors,
Tremblants et mouillés,
Qu’ont-ils fait pour être punis ? 

Les enfants tout tordus à la télé ?
Je n’en vois jamais à l’école,
On les envoie tous au même endroit,
Pour les soigner ? 

Les musées sont si beaux ?
Le monsieur sur ces marches,
Il sent mauvais, parle seul,
Avec sa main pleine de trous. 

Il y a plein d’hôpitaux chez nous.
Il y a plein de malades à la télé, ailleurs.  

Mon fils, arrête de poser des questions,
Tu comprendras quand tu seras grand,
Je n’ai pas envie de réfléchir à ça,
De toute façon, on ne peut rien y faire…
Publié le 17/11/2006 à 11:17
Par lepoetemasque
Malgré ta dureté de glace,
Tu réchauffes toujours mon corps,
Au grand jamais je ne me lasse,
Malgré ta dureté de glace. 

Car de nuit de l’eau la remplace,
Dans ma bouche, parfait accord,
Malgré ta dureté de glace,
Tu réchauffes toujours mon corps.
Publié le 15/11/2006 à 18:56
Par lepoetemasque
Ces ambiguës petites bêtes,
Que l’on nomme bons sentiments,
Disparaissent s’ils vous embêtent,
Ces ambiguës petites bêtes. 

Bon comme un petit cinq à sept,
Mais pas figés dans le ciment,
Ces ambiguës petites bêtes,
Que l’on nomme bons sentiments.
Publié le 15/11/2006 à 17:31
Par lepoetemasque
J’avais votre cœur,
Vous aviez le mien,
Un coeur pour un cœur,
Bonheur pour bonheur !

J’ai repris le mien,
Vous fermez le votre,
Cherchez en un autre,
Le cœur n’est pas chien. 

Il est plus que temps,
Liberté arrive !
Il est plus que temps,
Que votre cœur vive ! 

Je sais que toujours,
Femme est morte de peur,
Je sais que toujours,
Elle veut de l’amour ! 

Vous venez rêvant,
Sonner à mon cœur,
Amour comme avant,
Vous venez rêvant. 

Et je vous le dis,
« Personne…il est mort. »
Et je vous le dis,
Jamais, il ne reviendra ! 
Publié le 12/11/2006 à 15:24
Par lepoetemasque
Humains nous ne sommes que coquilles vides,
Nous remplissons notre vie par peur du néant. 

Le travail pour nous sentir utiles,
Le groupe pour nous sentir puissants,
L’amour pour nous sentir exister,
Humains nous ne sommes que coquilles vides, 

Les études pour nous estimer intelligents,
La famille pour nous estimer solidaires,
Les enfants pour nous estimer immortels,
Humains nous ne sommes que coquilles vides, 

Les médailles pour nous croire admirer,
Les bons sentiments pour nous croire généreux,
Dieu pour nous croire indestructibles,
Humains nous ne sommes que coquilles vides, 

Demain, peut-être, ou dans un million d’année,
Apprendrons nous à être heureux, sans béquilles,
Humain n’es tu que coquille vide ?
Publié le 11/11/2006 à 16:47
Par lepoetemasque
Bêtise, dont la puissance est incontestable,
Nombreux sont chevaliers servants à ta table,
Tout en te suivant, ils adorent un autre Dieu,
Le seul qu’ils puissent comprendre, en dehors d’eux.  

Argent, dont la réputation n’est plus à faire,
En aval de la Bêtise se vivent les affaires,
Certains mettent toute leur vie pour t’accumuler,
D’autres subissent le tort, de ne t’avoir trouvé.  

Amour, toi que nous tous rechercherons sur terre,
Sans but, sans choix, avec passion et mystère,
Par manque, sans jamais l’avoir goûté avant,
Invention Humaine, du vide est-ce le paravent ?  

Tendresse, toi que nous tous préférerons sans doute,
Négligerons tout pour un instant à mi août,
Argent ou Amour et même pour certains Bêtise,
Est-ce pour ta vraie simplicité ou par hantise ?
Publié le 10/11/2006 à 17:10
Par lepoetemasque
De l’isolement, je vais vous parler demain,
D’où débouche la réflexion, qui nous fait humain,
Pour de soi-même goûter toute la substance,
Cette saveur vainement cherchée dans l’enfance.

Mais que peut la remise en cause auquel on tient,
Face aux relations sociales réduites à rien,
A chacun sa méthode, pour ses plaies panser,
Le manque affectif, lui, doit être compensé.

Si de l’amour tous les jours n’est pas l’occasion,
De liberté partout il est pourtant question,
Et si les appels de l’espoir si petits grains,
L’imaginaire, lui, n’est pas une peau de chagrin.
Publié le 10/11/2006 à 10:48
Par lepoetemasque
Partir, ne jamais revenir,
Cheminer gaiement vers l’étoile,
Qui apparaît sans prévenir,
Partir, ne jamais revenir. 

Plus rien en nous ne peut tenir
,
L’amour nous a pris dans sa toile,
Partir, ne jamais revenir,
Cheminer gaiement vers l’étoile.
Publié le 08/11/2006 à 12:16
Par lepoetemasque
Nous devons nous méfier, de nos beaux idéaux,
Qui souvent s’effritent, à l’épreuve des faits,
Si fiers dans l’attente, mais si vite défaits,
Quand notre vraie vie, impose ses rodéos. 

Pure rime toujours, avec mauvaise mémoire,
Et souvent aussi, avec mauvaise conscience,
Morale du moment, ne veut pas dire science,
Et belle colère, ne vide pas l’armoire. 

Nous devons vivre, avec nos insuffisances,
Composé avec elles, sans que l’ego tousse,
Pulsions et névroses, font partie de nous tous,
Ne nous drapons pas, dans la laide suffisance. 

Nous voulons tout avoir, sans aucune patience,
Altruisme et amour, font mauvaise alliance,
Et je ne parle pas, de la reconnaissance,

Quand notre espèce, aura sa naissance…

Publié le 07/11/2006 à 15:18
Par lepoetemasque
Amours déçus, qui vous laissent hagard,
Belles inconnues, effleurées du regard,
Main tendue, que l’on n’a pas cru voir,
Ces bonheurs entrevus, sans les avoir. 

Demain peut être, nous en goûterons la saveur,
De l’horizon alors, nous n’aurons plus peur,
Mais si notre chemin ne va à Capri,
Nous pleurerons c’est sûr, ces baisers non pris.
Publié le 07/11/2006 à 00:56
Par lepoetemasque
Enfant,

Secondes,
De misère, toutes les 3, un des tiens meurt,
Toc, toc, toc…mais que pouvons nous y faire ?
De faim, toutes les 5, un des tiens meurt,
Toc, toc, toc…mais les subventions à notre terre,
De paludisme, toutes les 30, un des tiens meurt,
Toc, toc, toc…mais pas chez nos pairs. 

Heures,
Tu en travailles 12 par jour pour quelques centimes,
Toc, toc, toc…Mais il faut bien que Zidane joue l’intime,
Moins de 3 pour égaler les morts des tours jumelles,
Toc, toc, toc…mais ils vivent tous en bas et sans mail. 

Millions,
Avant 16 ans, 120 vivent dans des rues pas sures,
Toc, toc, toc…mais nos enfants sont Rois,
Avant 14 ans, 250 jouent à travailler très dur,
Toc, toc, toc…mais pas à l’école, ni au jeu de l’oie,
Avant 5 ans, 153 sont trop légers, presque vides,
Toc, toc, toc…mais nos enfants sont anorexiques,
Quelques mois pour l’ampleur d’un génocide,
Toc, toc, toc…mais ils sont si petits, voilà le hic.

Enfants,
Avenir,
Priorité,
Mais que pouvons nous y faire ? 

Richesses,
L’effet magique de cette misère,
Toc, toc, toc…C’est qu’avec 3% de la richesse d’une moitié,
Toc, toc, toc…On double celle de l’autre moitié de l’humanité.
Toc, toc, toc, un enfant meurt de pauvreté toutes les 3 secondes…
Publié le 06/11/2006 à 19:24
Par lepoetemasque

Dieu est pucerons ! Le diable est insecticide !

  

Pourquoi croyez vous que l’on appelle la coccinelle, bête à bon dieu ??? Parce qu’elle le mange !

Ensuite les coccinelles sont dévorées par les rongeurs ou les oiseaux qui nourrissent eux même la chaîne alimentaire, sans compter les araignées qui elles, nous mordent directement.

De ce fait nous mangeons Dieu ou il nous est transmis par des morsures …

 

Puis les insecticides sont arrivés. Dieu étant multitudes, le problème n’est pas le nombre de pucerons tués mais le nombre de coccinelles.

En effet, les coccinelles survivantes à l’insecticide sont affaiblies et voient leur nourriture (Dieu) en plus petite quantité sur une même surface et devant donc parcourir plus de distance pour se nourrir, meurent d’épuisement avant que Dieu se réveille, mange les cultures et se multiplie. Comme par la suite, il n’y a plus personne pour le manger, on emploie de plus en plus d’insecticide. Quel gâchis…

La chaîne alimentaire est rompue, nous mangeons moins de Dieu ; sans compter que les insecticides tuent les araignées, nous sommes donc moins mordus dans notre vie.

  

Paysans, vous devez élever des coccinelles pour diffuser Dieu (en réalité, pour vous débarrassez des pucerons).

Humains, vous devez respecter les insectes prédateurs pour recevoir Dieu (en réalité, pour limiter la prolifération des autres insectes).

 

Bon, c’est pas la première fois que l’on utilise la religion pour faire passer un message…

Publié le 05/11/2006 à 18:57
Par lepoetemasque
Il était une fois une maman et un papa qui s’aimaient et leur amour monta si haut, brilla si fort qu’il illumina le ciel et apporta la chaleur. Le soleil était né.
Tout le monde trouva très pratique de voir et d’avoir chaud, alors les humains se mirent à s’aimer, même parfois entre mamans ou entre papas, et à envoyer des feux d’amour dans le ciel ; le soleil se mit à grandir, à grandir de plus en plus.
Reconnaissant, il voulu faire plaisir aux humains et créa des messagers d’amour.

Depuis ce temps là, le ciel est rempli d’étoiles ; lorsqu’un feu d’amour rencontre une étoile, un enfant né…
Publié le 05/11/2006 à 16:42
Par lepoetemasque
Vivant, toi qui dans la mort veux rester entier,
Imagine l’enfant poussé sur ce sentier,
L’organe dont il a besoin pourrit sous terre,
Pour qu’un vivant se croit immortel, pauvre hère. 

L’enfant, qui n’aurait pour proche compagne,
Que la douleur qui lui vrille la tête,
Et qui ne veut pas que l’amour le gagne,
Car c’est son cœur qui manquerait la fête. 

Ce cœur malade d’être gros,
Destin sûr, même sans tarots,
L’attente de l’appel s’essouffle,
Le vent violent de la mort souffle. 

Détruire l’espoir,
Encore un soir,
Seul qu’il reste,
Sale peste. 

Enfin,
Cœur,
Peur,
Fin.
Publié le 04/11/2006 à 10:22
Par lepoetemasque
Vous, belle au teint pastel,
Des fleurs couvrant l’autel,
Des amis suscitant l’envie,
Le jour de votre vie. 

Votre aimé s’avance doucement,
Ses lèvres se recueillent,
Une larme coule lentement,
Le treuil descend le cercueil.
Publié le 03/11/2006 à 20:05
Par lepoetemasque
Le long de la route, mots ne font que danser,
A ce que tu m’as dit, je ne peux que penser,
Manque omniprésent, deux âmes en émoi,
Oh poids sur l’estomac, j’ai faim de toi et moi,
Utilisons le nous, à partir de ce jour,
Régnera les bonjours, de l’icône amour. 

Déceptions en chemin, adultères ou pas,
Economie de mots, poussant vers le trépas,
Chaînes à supporter, sans voir celles de l’autre,
Où des petits tracas, nous sommes les apôtres,
Indignés par défauts, qu’avant nous embrassions,
Teigneux et impatients, nous devenons des pions. 

Or, le destin frappa, et t’enleva de terre,
Un espoir mort de plus, je ne pus que me taire. 

Prisonnier de l’ennui, avec des maux qui pansent,
Au sommet de la vie, vision de l’évidence,
Su mais tardivement, qui était son essence…
Publié le 03/11/2006 à 14:16
Par lepoetemasque
Soudain dans le ciel, naît une menace,
Ton cœur est pris, comme dans une nasse,
Lui si fort, dans son costume sombre,
Qui te suit partout, comme ton ombre. 

De ta peur au ventre tu ne dis mot,
Acceptant de sa part tous futurs maux,
Tu n’entends plus rien, la tension retombe,
Puis par ses lèvres, la sentence tombe. 

Tu ne comprends pas, subissant le choc,
Ta vie défile, à grande vitesse,
Ta voix fluette, se fait petitesse,
De toute l’enfance, tu fais le troc. 

D’une douleur qui ne peut qu’empirée,
Tu pleures en silence, déchirée,
Belle confiance est morte ce jour,
Ton papa te l’a prise, pour toujours. 

Lui si fort, dans son costume sombre,
Qui te suit partout, comme ton ombre,
Par ses lèvres, la sentence tombe,
Maman est tout au fond, de la tombe.
Pages : 1 2
Trafic
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