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Publié le 31/12/2006 à 17:05
Par lepoetemasque
Quelque part dans une basse cour, un jour comme les autres… La fermière décide, vers 9 heures, qu’il est temps de tuer la volaille pour le marché de samedi. Elle se rend donc au poulailler et éberluée, constate que ce dernier est muré ! Elle court, phénomène qui à lui seul n’était pas arrivé depuis de nombreuses années, prévenir son mari sur son tracteur. Une heure plus tard, celui-ci, plutôt mécontent, se rend à ce même poulailler en morigénant, en son for intérieur, sa femme, en se demandant ce qu’elle avait bien pu inventer… Tout semble normal dans ce poulailler se dit-il, les poules caquètent et grossissent, les œufs s’empilent pour mon profit. Il ressort rasséréné par la constatation que tout va bien mais énervé par sa femme, ce qui somme toute était assez courant et …se retrouve face aux vaches ! Mais que font ces p****** de vaches dehors dit-il, tout haut cette fois. Et ces dernières lui répondent : « Ceci est un coup de ferme. » « Quoi ! » « Nous avons décidé, en accord avec les poules et les canards, de prendre le contrôle de la ferme. » « Vous êtes stupides, vous ne pouvez pas, nous humains sommes les plus forts. » « Nous avons des alliés extérieurs puissants, nombreux et intelligents. » « Peuh,… » « Je vous présente leur délégué. » Le fermier se tourna et vit un gros rat musqué, à l’œil pétillant, de 4 bons kilos. Il en eu quelques suées, surtout après avoir vu la ferme complètement encerclée par ses semblables. « Que voulez vous ? » « Vous voilà devenu raisonnable, plus que votre femme, malheureusement… » « Quoi, pourquoi, heu… » « Oui, devant son obstination nous l’avons réquisitionnée pour nourrir la troupe. » « Comprends rien ! » « Un peu trop de gras mais assez tendre dans l’ensemble. » Le fermier en tomba dans les pommes… Dis, papa pourquoi tu me racontes cette histoire ? A ton avis ? Tout cela est horrible et puis c’est impossible ! Pourquoi c’est horrible si c’est impossible ? … C’est horrible pour cette pauvre femme puis tous ces gros rats répugnants, beurk…et c’est impossible car les vaches ne parlent pas, elles sont stupides. Voyons, peux tu me prouver que les vaches ne parlent pas et sont stupides ? Et pourquoi ces rats sont-ils répugnants ? Et si tu remplaces cette femme par une truie et les rats par des hommes…mais ce n’était pas la question : Pourquoi c’est horrible si c’est impossible ? … … Identification et confiance, tu t’identifies aux humains même peu sympathiques et tu fais confiance à tes préjugés (qu’ils soient basés sur des faits scientifiques ou sur l’affectif ou encore l’émotivité : les vaches ne parlent pas et sont stupides, les rats sont répugnants, peur du cannibalisme…). Sans connaître l’histoire, tu prends partie pour la femme, parce qu’elle est la plus proche de toi et qu’elle subit, tu réagis affectivement à une situation que tes préjugés t’indiquent comme impossible alors imagine comment tu réagirais à une situation réelle… La plupart des conflits, à commencer par les guerres, se forment comme cela, on juge affectivement la situation, en oubliant de se mettre dans la situation de toutes les parties et sans connaître l’ensemble de l’histoire…
Publié le 31/12/2006 à 11:44
Par lepoetemasque
Avec ton cœur ne me pousses pas dans l’horreur, De ton corps je veux être l’unique acquéreur, Pour d’avec ton âme, les marier sans erreur, Ne me laisse pas, aveugle, dans la terreur.
Christine, ton soleil que tu attends demain, Je peux te le dire, c’est moi, avec deux mains, Ta nuit actuelle finira, froide et noire, Très doucement j’introduirais en toi, l’espoir.
Publié le 30/12/2006 à 11:08
Par lepoetemasque
Blanc comme le flocon, rouge comme le père, Noël nous tend les bras, et les enfants espèrent, Demain de beaux cadeaux, mais dehors bonhomme, De neige fond c’est sûr, en nous laissant en somme, Avec un vif regret, que le gui ne nous prend, Quand le rire d’un enfant, l’atténue un instant.
Publié le 23/12/2006 à 18:18
Par lepoetemasque
Il est de nombreux jours, où l’espoir est en berne, Celui de la routine, le temps gris et terne, Qui souvent vient après, notre soif de sauveur, A condition d’éviter, du noir la saveur. Toi le moulin à vent, tu te veux Don Quichotte, Mais que fais tu avec, ton âme qui chuchote, Exprime toi vraiment, brise la ton image, Deviens réel et non…un petit enfant sage. Quant à toi vil quêteur, de biens accumulés, Ou de reconnaissance, tu n’es qu’un mulet, Au soir de toute vie, le regret n’est pas d’or, Mais plutôt de ne pas, avoir vu le bon port. Sommes tous dans l’espoir, de lendemains qui chantent, Rêves plein la tête, nous remontons la pente, Attendrons nous demain, pour vivre aujourd’hui ? Donnons sans salaire, ou avenir déduit, Plutôt que l’attente, recevons à deux mains, Et si nous proclamions, aujourd’hui c’est demain…
Publié le 21/12/2006 à 13:09
Par lepoetemasque
De nos émotions, sommes-nous piteux esclaves ? De notre lourd cerveau, subissons-nous l’enclave ? Raison, n’es-tu que pâles justifications ? Sensations physiques, cause de nos actions ?
Cherchons-nous la raison à l’émotion active ? Dirigée par notre mémoire affective ? Motif de colère, quand nous voulons haïr ? Etre à vénérer, quand nous voulons chérir ?
Emotion es-tu séparée de la raison ? Noble raison, sage et pure, comme maison ? Guidée logiquement, doux comme de la soie ? Remplie d’honneur, d’orgueil, de contrôle de soi ?
L’aléatoire gouverne l’heure actuelle ? L’intelligence inconsciente, suffit-elle, A saisir notre complexité cérébrale ? Et quête d’émotions, notre nouveau saint Graal ?
Du « ça » les pulsions nous imposent leurs désirs, Du « surmoi » les tabous règnent comme messire, Au « moi », avec conscience ?, le rôle de louve, La lumière de Vermeer, en soi ne se trouve.
Publié le 12/12/2006 à 16:38
Par lepoetemasque
Le mal a le talent, à travers les humains, De prendre de l’ampleur, de flatter la souffrance, Des riens accumulés, entraînent dans la danse, Nombreux enfants perdus, qui plongeront demain.
Nous ne pouvons rester, aveugle à l’image, Qu’ils reçoivent partout, de la loi du plus fort, Puis nous plaindre après, en voulant des renforts, De leur soif de pouvoir, qu’ils transforment en rage.
Devons nous leur donner, les armes nécessaires, Pour tirer l’épingle, éviter d’être cibles, Vile acquisition, au dépend d’autres faibles,
Pour regretter après, retraite sans envie… Rassemblés en discours, chacun pour soi en vie, Et si tous ensemble, nous devenions des pairs ?
Publié le 10/12/2006 à 17:55
Par lepoetemasque
Chasseur, du fusil tu dis gérer la nature, Mais que ressens tu quand tu brandis haut la hure ?Comment justifies tu, les animaux lâchés ? Les petits accidents, les promeneurs hachés ?
Que crois tu incarner, un puissant ou patient ? Tu gagnes à traquer un gibier balbutiant ? Ton plaisir de tuer reflète l’impuissance, Ton doigt courbé est un danger sans aucun sens.
Publié le 10/12/2006 à 17:51
Par lepoetemasque
Il est comme un sac, un tas d’os dans son coin, Des mouches l’entourent, un vautour fait le point, Tout au fond de ses yeux, son seul éclair de vie, Tête dodeline, nous voit avec envie.
Les oiseaux n’auront rien, car nous sommes humains, Nous l’utiliserons, pas plus tard que demain, Les uns par intérêt, les autres par bonté, Assassinat légal, un de plus à compter.
Brandir sa dépouille, comme un étendard, Mais le laisser mourir, sans un morceau de lard, Panique dans ses yeux, sa faim n’est pas risible, A-t-il été aimé, tout ça n’est pas paisible.
Puis sa langue gonflée, l’étouffe lentement, D’un effort surhumain, son doigt tend sûrement, A nous montrer la voie, un râle nous la coupe, Trois secondes, pour le suivant privé de soupe…
Publié le 07/12/2006 à 17:54
Par lepoetemasque
La savane, La savane brûle, La peur se répand, Cette onde hurle, A nos dépends.
L’animal, L’animal affolé, Tourne en rond, Devient marron, Chocolat au lait.
L’arbre, L’arbre majestueux, Nargue le feu, Le prend de haut, Et péri, de bas en haut.
La fleur, Ferme son cœur, Pleure en silence, Se cache et meurt, En lâchant l’anse.
Les autres, Sortent leurs masques, Comme ventres flasques, Cachent peurs et avis, Et gâchent leurs vies.
La peur, La peur de la vie, Veulent de la pluie, La peur du futur, Veulent une hure.
Publié le 05/12/2006 à 12:45
Par lepoetemasque
Sans force et banal, rien qu’encre et papier, Objet inanimé, puis-je prendre mon pied ? Sur ma table de nuit, tu es là immobile, Rempli de féerie, ou peut être de bile.
N’allons pas trop vite, effleurons doucement, La fleur qu’on caresse, s’offre plus sûrement, Ouvrons le ce rêve, cet antre de promesses, Nos yeux nous diront si…les émotions y naissent.
L’inconnu créateur et le lecteur sont pairs, Cette vraie rencontre, entre imaginaires, Apportera t-elle, nombreuses nuits de veille ? Je lis à tout hasard, ouvert à ses merveilles.
Même si en chemin, le plaisir est absent, Je m’enfonce à fond, son âme je ressens, Soit je trouve le Graal, papillon éphémère,
Soit je bute en vain, vers des gouffres amers, J’accepte de payer, déçu, cette gabelle, Dans l’espoir d’entrevoir, une mariée si belle.
Publié le 03/12/2006 à 15:18
Par lepoetemasque
Soleil, tu serais parfait en Dieu couleur or, Nous te devons la vie, nous te devrons la mort, De ta masse en fusion, tes rayons nous réchauffent, Si tu décides de sévir, nous finirons gaufres.
Omniscient tu l’es, sans aucun doute ni aura, Tu nous donnes la nourriture et la détruis, Tu nous apportes la vraie beauté et la flétris, Si tu décides la fermeture, le froid sera.
Bien sûr, de fils à notre image d’humain tu n’as, Bien sûr, tu es très gros et pas très délicat, Bien sûr, tu frappes très fort et te reposes souvent, Bien sûr, tu manques d’apôtres, de livres et de couvents,
Ce n’est pas ces textes qui ne seront lus, Mais ton indifférence qui ouvre mes yeux, Et nous ne pouvons pardonner à un Dieu, Notre totale renonciation, à être un élu.
Publié le 02/12/2006 à 15:36
Par lepoetemasque
Perlita, pour tes 16 ans ils t’ont tant promis, Un toit sur la tête, une vie digne et Paris, Fini la sale misère, le froid et la guerre, Pour cela, Khalimat, tu vas quitter ta mère.
Natacha, ici c’est l’argent qui pense, Que tu manies l’aiguille ou son talon, Tu dois en fait, augmenter la cadence, Nada, n’oublie pas nos besoins allons !
Demain sur un trottoir, Utilisée comme crachoir, Consommée tu seras, Un cercueil comme aura.
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