iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Visions Poétiques
Publié le 15/12/2007 à 12:53
Par lepoetemasque
(libre adaptation du "Le loup et le chien" de Jean de la Fontaine)


Point de loup dans cette histoire,
Tant le chien faisait bonne garde.
Mais rats qui passaient un triste soir,
Virent le gras roquet qui s'était installé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Les rats l’eussent fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille,
Et le roquet, pouvoir autour de la taille
Pour se défendre hardiment.
Les rats donc l'abordent humblement,
Entre en propos, et lui font compliment
Sur son arrogance, qu'ils admirent.
Il ne tiendrait qu'à vous, beaux sires,
D'être aussi égocentrique que moi, leur repartit le chien.
Servez les riches, vous ferez bien:
Les pauvres sont misérables,
Ils ne veulent pas payer ces pauvres diables,
Tous ces frais de bouche dont nous avons faim.
Car quoi ? nous voulons ce luxe étalé.
Et avoir aussi ce teint halé.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Les rats reprirent : Que nous faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le chien : se nourrir sur les gens
Faire fuir ceux qui n’ont rien, les mendiants ;
Flatter ceux qui ont tout, aux puissants complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera fortes récompenses en toutes circonstances :
Yacht de luxe et de quoi se remplir la panse,
Sans parler de mainte promesse.
Les rats déjà se forgent une félicité
Et regardent le roquet avec tendresse.
Chemin faisant, ils voient le col du chien pelé :
Qu'est-ce là ? lui disent-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encore ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché? disent les rats : vous ne vivez donc pas
Comme vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ?
Il importe si bien, que tous vos repas
Qui sont si tentants en quelque sorte,
Méritent bien de renier, même un trésor.
Cela dit, les rats s’installèrent, et ministres encore.

Publié le 08/12/2007 à 19:38
Par lepoetemasque
Feuille fragile,
Sous la froideur de l’hiver,
Devient très dure.
Pourtant tu es si belle,
Dans cette robe blanche.
Publié le 02/12/2007 à 12:43
Par lepoetemasque
Religion, de Dieu tu dis tenir ton pouvoir,
Mais Dieu n’est qu’un ingrédient que l’on ne peut voir,
Religion, ton Dieu ne te sers que pour t’asseoir,
Et l’ignorance partout règne, soir après soir. 

Des comportements tu dictes les conditions,
Mais des textes dont tu les tires, point de questions,
A ceux qui ne respectent pas tes préceptes,
Religion, tu les écrases de ton sceptre. 

Pourquoi répondre aux peurs de la liberté,
En prônant soumission et normes en société ?
Pourquoi flatter qui refuse d’être acteur ?
Religion, soif de pouvoir pour tes précepteurs ? 

Serviteur de ta religion et non de Dieu,
Toi qui pour voir ne te sers plus de tes yeux,
Tu imposes des règles comme explications,
Tu prêches l’ignorance comme éducation.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
56687 visiteurs
Ce blog est classé 1736ème
Score de ce blog : 3,08