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Publié le 12/11/2007 à 13:00
Par lepoetemasque
Souvent l’amour est là, nous ne le voyons pas, Mais il est bien présent, plus fort que le trépas, Je m’en vais vous conter, l’histoire si banale, D’un amour très puissant, avant la mort finale.
L’écolier de retour, insouciant et très gai, Le mourant l’attendait, oreilles aux aguets, Repoussant son départ, de deux heures au moins, Pour la dernière fois, voir l’aimé rien de moins.
L’écolier de retour, insouciant et très gai, Entra dans la pièce, et c’est la fin du guet, Le regard qu’il reçut, fut si doux et si fort,
Qu’il fut bouleversé, savourant ce don d’or, Le mourant s’éteignit, d’un air vraiment serein, Et l’écolier pleura, sa patte dans la main.
Publié le 14/10/2007 à 19:21
Par lepoetemasque
Oh que l’amour est beau, quand il est fantasmé, Mais dans la chaleur des corps, il transpire le damné, Que l’amour est triste, quand il est contrarié, Mais la peur de l’échec, le porte à varier. Oh que le désir est chaud, quand il n’est que passant, Mais quant au fil du temps, le froid devient croissant, Le désir ne nous sert plus, il s’en va doucement, A petits pas d'amant, à petits pas d'amant...
Publié le 20/08/2007 à 16:34
Par lepoetemasque
Soudain abandonné, au coin du réverbère, De sa seule vision d’elle, il se souvient Hubert, Ses yeux la dévoraient, assoiffés de tendresse, Elle ne s’est décidée, qu’après quelques caresses.
Que la vie est douce, d’avec sa belle maîtresse, De partager son lit, n’est pas une bagatelle, Le soir au coin du feu, blotti tout contre elle, Il ne s’en doute pas, mais un homme se dresse.
Encore souriante, et toute pleine de hâte, Elle l’emmène avec elle et le chemin se gâte, Ecrasant une larme, elle ne peut que se taire, Et laisse Hubert, malgré ses yeux de cocker.
Publié le 14/06/2007 à 18:41
Par lepoetemasque
L’escargot est petit, il glisse, fait fusion, Avec cerveau actif, il détruit l’illusion, La pluie qui est fine, le temps qui est mobile, Conscience de goutte, ne se fait pas de bile.
Ton corps est toujours là, ton esprit part ailleurs, Vers des lieux si lointains, profondeur de tes peurs, Robe dans le placard, n’est que bout de tissu, Parfum qui flotte s’évapore sans issue.
Quand le froid m’envahit, que j’habille mon âme, D’un doux, profond et si chaud souvenir de femme, Je ne peux que panser, cette chair si aimée,
Et pleure doucement, celle qu’on dit Mémé, Traversant champ glacé, en pleine chute libre, J’aperçois bien plus bas, mes peurs… en équilibre.
Publié le 04/05/2007 à 00:54
Par lepoetemasque
Et si l’amour naît dans le cristallin de ton œil, Cœur affamé est sur le seuil, Mais si l’amour n’est dans le cristallin de ton œil, Cœur périssable…est en deuil.
Publié le 11/04/2007 à 11:29
Par lepoetemasque
Dans l’aube blafarde, un enfant dort par terre, Il semble si serein, avec son ours qu’il serre, Récupéré hier, sur le bord du chemin, Quand pleurant doucement, il a trompé sa fin.
Quelquefois, aimer, n’est que paravent de lâche, Une façon d’oublier, ce qui en nous fait tâche, Mais que se passe t-il, quand notre cœur est pris ? Que nous trouvons souvent, notre surmoi surpris ?
Nous respectons règles et culture textuelle, Qui s’accommodent mal, de nos élans sexuels, L’amour ne serait-il, que façon de justifier ? Ce que l’égo renie, l’animal crucifié ?
L’enfant est toujours là, ses 2 yeux grands ouverts, Pourrissant lentement, sur un lit de prés verts, Car personne n’a su, écouter les pulsions, "Monstres" contrôlables, pathétique passion !
Publié le 09/02/2007 à 13:20
Par lepoetemasque
Dans le fond du grenier, la malle oubliée, Contient une photo, jaunie, âgée, pliée, La seule mémoire, qu’il reste aujourd’hui, De plein d’espoirs déçus, qui sont à rien réduits.
En bas l’homme est mort, celui qui espérait, Le retour rêvé de sa femme enterrée, Dans un camp froid, sombre, tout au bord d’un étang, Bien loin du souvenir, qu’il imaginait tant.
Je descends la photo, maintenant condamnée, La glisse près de lui, explosant les années, Verse une larme, sur ce destin tragique, Et l’homme me sourit, c’est sûrement un tic.
Publié le 25/01/2007 à 13:19
Par lepoetemasque
Dans l’ombre du chemin, nous revenons souvent, A l’endroit qui pour nous, représente l’auvent, Ce « chez nous » extérieur, qui par l’apaisement, Nous procure un beau et rigide ciment.
Autrefois si sacré, ce lieu est sans effet, Pourquoi ce sentiment, qu’aujourd’hui rien n’y fait ? Papillon s’envole et rose qui embaume, Soleil à son poste, mais où est donc le baume ?
La magie est partie, le souvenir s’éloigne, Ce visage aimé, malgré ma forte poigne, Jeune fleur en bouton, que destin a cueilli, S’efface lentement, de mon cerveau vieilli.
Ton rire me reste, cristallin et si près, Tout en flottant vers toi, encadré de cyprès Je pense qu’eux aussi, un jour, leurs feuilles tombent, Je leur marche dessus, en allant à ta tombe.
Publié le 12/01/2007 à 20:33
Par lepoetemasque
Le souvenir est là, lancinant, récurent, Qui vrille le ventre, il nous rend purulent, La caresse brûle, le sourire accuse, Rien ne le fait dévier, il est là tel la buse.
Le grand manque bien sûr, est tapi plus profond, Avec l’arrogance, ce n’est que puits sans fond, Un visage, un mot, le fait réapparaître, Comme l’amour le cœur, disparition de l’être.
Ce chemin bien triste, nous le suivons souvent, D’aucuns pour l’occulter, s’endorment au couvent, Consomment les hommes, dans la quête sans faim, D’oublier un instant…l’angoisse est sans fin.
Nous aimerons c’est sûr, d’autres belles icônes, Nous dit l’optimiste, sans qu’elles soient des clones, Mais la perte est là, ancrée en notre cœur, De celle qui fût la, mortelle âme sœur.
Publié le 10/01/2007 à 23:41
Par lepoetemasque
J’aime tant ta façon, de froncer les sourcils, Ta peau délicate, d’une beauté gracile, Ou ton air absent, perdu dans les profondeurs, Ton sourire de vie, sans aucune pâleur.
J’aime ton intelligence, toujours partante, Ta capacité, à redevenir ardente, Ta confiance, que tu ne marchandes pas, Ton cœur vraiment grand, mon corps en connaît l’appât.
J’aime tes mots si purs, quand tu donnes sans rôle, Cette attention que tu portes, ta parole, Ton plaisir visible, quand tu pinces tes lèvres, La caresse de ta main sur ma joue, m’enfièvre.
Non, cet amour n’est pas aveugle, il t’espère, Tes épines, je les connais bien et les serrent, Je te goûte, dans toute ta complexité, Toi, dont les yeux ne voient plus ; notre cécité !
Publié le 07/01/2007 à 18:03
Par lepoetemasque
Un léger vent balaie la plage, Où même le soleil est sage, Au loin Nadia me nargue, Puis je vois venir la vague.
Une onde de peur sur la plage, Où plus personne n’est sage, La nature met la pagaille, Et nous sommes fétus de paille.
D’en haut je vois ma Nadia, Ramant à hue et à dia, Je me sens vraiment OK, Malgré mon corps disloqué.
Publié le 03/01/2007 à 20:14
Par lepoetemasque
Goutte de pluie, Regard glissant, Cœur réjouit, En s’arrêtant.
Mais je ne vois que son visage, Qui est si beau, si pur, si sage, Mais je ne vois que son visage, Et jamais le reste, comme en cage.
J’aurais voulu… Un sourire esquissé, Une peau à goûter, Une odeur respirée, Une robe frôlée.
J’aimerais… Le poids de son âme, Sa voix qui me blâme, La taille de son cœur, Avait-elle des soeurs ?
Pas le silence de son visage, De ne rien savoir d’elle, j’enrage, Née 100 ans trop tôt, quel outrage, Sur cette belle toile, d’un autre âge.
Publié le 31/12/2006 à 11:44
Par lepoetemasque
Avec ton cœur ne me pousses pas dans l’horreur, De ton corps je veux être l’unique acquéreur, Pour d’avec ton âme, les marier sans erreur, Ne me laisse pas, aveugle, dans la terreur.
Christine, ton soleil que tu attends demain, Je peux te le dire, c’est moi, avec deux mains, Ta nuit actuelle finira, froide et noire, Très doucement j’introduirais en toi, l’espoir.
Publié le 26/11/2006 à 11:11
Par lepoetemasque
Notre vie fut vraiment belle, Notre amour est éternel.
Tenaillée par la douleur, Ton existence sans saveur, Comme ta tête tremblante, Est si lourde et te hante.
Tes yeux coulent et me supplient, Coupe ce roseau qui plie !
Libre, tu te vois comme telle, Et le verre est là, mortel, Tes lèvres cherchent cette source, Comme les oursons tètent l’ourse.
Avec cheveux en corolle, D’une déesse tu tiens le rôle, Et tu t’envoles libérée, Vers de beaux cieux espérés.
Publié le 18/11/2006 à 16:21
Par lepoetemasque
Qui attrapera mon cœur dense, Avant qu’il ne soit en partance, Qui me donnera ma pitance, Qui attrapera mon cœur dense.
Ce cœur accroché au silence, Allez tant pis, je vous le lance, Qui attrapera mon cœur dense, Avant qu’il ne soit en partance.
Publié le 17/11/2006 à 11:17
Par lepoetemasque
Malgré ta dureté de glace, Tu réchauffes toujours mon corps, Au grand jamais je ne me lasse, Malgré ta dureté de glace.
Car de nuit de l’eau la remplace, Dans ma bouche, parfait accord, Malgré ta dureté de glace, Tu réchauffes toujours mon corps.
Publié le 15/11/2006 à 17:31
Par lepoetemasque
J’avais votre cœur, Vous aviez le mien, Un coeur pour un cœur, Bonheur pour bonheur !
J’ai repris le mien, Vous fermez le votre, Cherchez en un autre, Le cœur n’est pas chien.
Il est plus que temps, Liberté arrive ! Il est plus que temps, Que votre cœur vive !
Je sais que toujours, Femme est morte de peur, Je sais que toujours, Elle veut de l’amour !
Vous venez rêvant, Sonner à mon cœur, Amour comme avant, Vous venez rêvant.
Et je vous le dis, « Personne…il est mort. » Et je vous le dis, Jamais, il ne reviendra !
Publié le 10/11/2006 à 10:48
Par lepoetemasque
Partir, ne jamais revenir, Cheminer gaiement vers l’étoile, Qui apparaît sans prévenir, Partir, ne jamais revenir.
Plus rien en nous ne peut tenir, L’amour nous a pris dans sa toile, Partir, ne jamais revenir, Cheminer gaiement vers l’étoile.
Publié le 07/11/2006 à 15:18
Par lepoetemasque
Amours déçus, qui vous laissent hagard, Belles inconnues, effleurées du regard, Main tendue, que l’on n’a pas cru voir, Ces bonheurs entrevus, sans les avoir.
Demain peut être, nous en goûterons la saveur, De l’horizon alors, nous n’aurons plus peur, Mais si notre chemin ne va à Capri, Nous pleurerons c’est sûr, ces baisers non pris.
Publié le 03/11/2006 à 20:05
Par lepoetemasque
Le long de la route, mots ne font que danser, A ce que tu m’as dit, je ne peux que penser, Manque omniprésent, deux âmes en émoi, Oh poids sur l’estomac, j’ai faim de toi et moi, Utilisons le nous, à partir de ce jour, Régnera les bonjours, de l’icône amour.
Déceptions en chemin, adultères ou pas, Economie de mots, poussant vers le trépas, Chaînes à supporter, sans voir celles de l’autre, Où des petits tracas, nous sommes les apôtres, Indignés par défauts, qu’avant nous embrassions, Teigneux et impatients, nous devenons des pions.
Or, le destin frappa, et t’enleva de terre, Un espoir mort de plus, je ne pus que me taire.
Prisonnier de l’ennui, avec des maux qui pansent, Au sommet de la vie, vision de l’évidence, Su mais tardivement, qui était son essence…
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