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Ma photo
Visions Poétiques
Publié le 19/01/2008 à 16:59
Par lepoetemasque
Parodie de « Ne me quitte pas » de Jacques Brel

Ne me jette pas
Je peux te servir
Car tout peut servir
Qui est mort déjà
Servir le sillon
De la pollution
Qui dit attention
Avant le pilon
Servir qui est fort
Celui qui payait
A coup de billets
Ses faibles remords
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas 

Moi je pointerai
Des larmes de sang
De celles qu’on vend
Quand l’argent vous manque
Creuserai ma tête
Jusqu’à mon cercueil
Pour t’offrir à l’œil
L’objet de ta quête
Un chemin qui mène
Où profit est roi
Où profit est loi
Où tout sera haine
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas 

Ne me jette pas
Je te donnerai
Fusions insensées
Qui te remplira
Je rencontrerai
De ces traders-là
Qui t’initieront
A leurs jeux cruels
De l’or à la pelle
Servira de pont
A ceux qui n’ont pas
Pu se dévorer
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas

Je n’exploiterai
Le vieil employé
Se croyant payé
Que par intérêt
Il existe tant
De belles faillites
Donnant l’or plus vite
Qu’un meilleur bilan
Pour vivre sur terre
Et tuer parasites
Taureau et diptères
S’allient tout de suite
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas 

Ne me jette pas
Je te vouvoierai
Je respecterai
Dans ma niche là
A te voir errer
Voler et puis rire
Et à t’engraisser
En faisant le pire
Protégeant ton bien
Mon ombre de lâche
A la moindre tache
Mordra tel un chien
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Ne me jette pas
Publié le 06/01/2008 à 12:55
Par lepoetemasque

Sur le forum Parfum de livres,
Que tu sois jeune ou aïeule,
La littérature enivre,
Mais elle est loin d’être la seule. 

Que tu sois jeune ou aïeule,
La page imprimée délivre,
Mais elle est loin d’être la seule,
Des horizons qui nous font vivre. 

La page imprimée délivre,
Laissant comme odeur d’éteule,
Des horizons qui nous font vivre,
Dans nos cœurs qui ne sont pas veules. 

Laissant comme odeur d’éteule,
Imaginaire qui dégivre,
Dans nos cœurs qui ne sont pas veules,
Sur le forum Parfum de livres.

http://parfumdelivres.niceboard.com/portal.htm

Publié le 03/01/2008 à 14:02
Par lepoetemasque
Dans l’ombre du soleil, je pleurais sa présence,
Privé de ses rayons, qu’apporte son absence,
Je regrette chaleur, qui caressait mes pores,
Qui me brûlait la peau, mais réchauffait le corps.
 

Dans le sombre grenier, de ma maison hantée,
Je regarde dehors, cet étranger qui pose,
Ses délicates mains, petits magiciens d’Oz,
Si blanches, si pures, que nous frôlons gantés.
 

Accueillons l’étranger, acceptons sa blancheur,
Dont le froid vif et sec, nous réchauffe le cœur,
Car il nous rappelle, ceux qui loupent la fête.
 

Quand nous voyons du ciel, tomber une tempête,
Tous ces petits matins, médailles ou revers,

Devraient nous réveiller ; bonjour monsieur l’Hiver.

  
Publié le 15/12/2007 à 12:53
Par lepoetemasque
(libre adaptation du "Le loup et le chien" de Jean de la Fontaine)


Point de loup dans cette histoire,
Tant le chien faisait bonne garde.
Mais rats qui passaient un triste soir,
Virent le gras roquet qui s'était installé par mégarde.
L'attaquer, le mettre en quartiers,
Les rats l’eussent fait volontiers.
Mais il fallait livrer bataille,
Et le roquet, pouvoir autour de la taille
Pour se défendre hardiment.
Les rats donc l'abordent humblement,
Entre en propos, et lui font compliment
Sur son arrogance, qu'ils admirent.
Il ne tiendrait qu'à vous, beaux sires,
D'être aussi égocentrique que moi, leur repartit le chien.
Servez les riches, vous ferez bien:
Les pauvres sont misérables,
Ils ne veulent pas payer ces pauvres diables,
Tous ces frais de bouche dont nous avons faim.
Car quoi ? nous voulons ce luxe étalé.
Et avoir aussi ce teint halé.
Suivez-moi ; vous aurez un bien meilleur destin.
Les rats reprirent : Que nous faudra-t-il faire ?
Presque rien, dit le chien : se nourrir sur les gens
Faire fuir ceux qui n’ont rien, les mendiants ;
Flatter ceux qui ont tout, aux puissants complaire ;
Moyennant quoi votre salaire
Sera fortes récompenses en toutes circonstances :
Yacht de luxe et de quoi se remplir la panse,
Sans parler de mainte promesse.
Les rats déjà se forgent une félicité
Et regardent le roquet avec tendresse.
Chemin faisant, ils voient le col du chien pelé :
Qu'est-ce là ? lui disent-il. Rien. Quoi ? rien ? Peu de chose.
Mais encore ? Le collier dont je suis attaché
De ce que vous voyez est peut-être la cause.
Attaché? disent les rats : vous ne vivez donc pas
Comme vous voulez ? Pas toujours, mais qu'importe ?
Il importe si bien, que tous vos repas
Qui sont si tentants en quelque sorte,
Méritent bien de renier, même un trésor.
Cela dit, les rats s’installèrent, et ministres encore.

Publié le 02/12/2007 à 12:43
Par lepoetemasque
Religion, de Dieu tu dis tenir ton pouvoir,
Mais Dieu n’est qu’un ingrédient que l’on ne peut voir,
Religion, ton Dieu ne te sers que pour t’asseoir,
Et l’ignorance partout règne, soir après soir. 

Des comportements tu dictes les conditions,
Mais des textes dont tu les tires, point de questions,
A ceux qui ne respectent pas tes préceptes,
Religion, tu les écrases de ton sceptre. 

Pourquoi répondre aux peurs de la liberté,
En prônant soumission et normes en société ?
Pourquoi flatter qui refuse d’être acteur ?
Religion, soif de pouvoir pour tes précepteurs ? 

Serviteur de ta religion et non de Dieu,
Toi qui pour voir ne te sers plus de tes yeux,
Tu imposes des règles comme explications,
Tu prêches l’ignorance comme éducation.
Publié le 01/11/2007 à 11:38
Par lepoetemasque
Qui n’a jamais connu, amour désespéré,
Passion dévorante, qui nous rend fou à lier,
Travail accaparant, nous ne pouvons qu’errer,
Vainement nous tournons, en demande d’alliers. 

Nous voulons encore, une dose de plus,
De ce poison aimé, qui nous dévore l’âme,
Cette quête ronge, véritable lupus,
Notre joie de l’instant, occultée par la came.  

Notre nuit intérieure, a toujours un chemin,
Qui accroche la vie, que d’une seule main,
Mais quelque soit son nom : travail, amour, passion, 

Corde unique rime avec destruction,
Le bout de celle-ci, amène dans l’impasse,
Vide, nous explosons, quand ce mince fil casse. 
Publié le 21/10/2007 à 12:54
Par lepoetemasque
De ton but que tu essaies en vain de masquer,
Des participants que tu essaies de macquer,
De ta cible que tu essayeras de flatter,
De ta soif de vendre, je ne voudrais hâter. 

De ta capacité à prôner les clichés,
De tous les spectateurs que tu veux attacher,
Des a priori que tu vendras comme lotions,
Jamais je ne m’imprègne, proxénète d’émotions.
Publié le 01/10/2007 à 00:44
Par lepoetemasque
Où sont-ils ?
Misère alignée, sur canal saint Martin,
Attire les médias, comme miel sur le pain,
Pourquoi investiguer, le froid fait le spectacle,
Tout le travail est là, sans risque de débâcle. 

Où es tu journaliste ?
Caviar tu prends souvent, avec ceux qu’il faudrait,
Questionner sur le fond, pour savoir les cadrer,
Petit nain sans idée ou bien reine flatteuse,
Des discours pas bien chers et qui jamais ne creusent. 

Où es tu politique ?
Rempli d’un vif mépris, pour celui qui te sers,
A acquérir pouvoir, qui jamais ne dessert,
Ton « propre » intérêt, mais qui détruit chez lui,
Sa confiance du nous et l’espoir qui construit. 

Où es tu citoyen ?
Trop souvent tu oublies, que tes représentants,
Tu dois te les choisir et en prenant ton temps,
Que tu le crois ou non, notre monde futur,
Se bâtit sur leurs choix et non sur la rupture.
Publié le 18/09/2007 à 13:25
Par lepoetemasque
A la levée du corps, qui ne se lève plus,
Une dernière fois, nous voyons le reclus,
Puis les vis entament, le bois à enterrer,
Puis cocarde rouge, scelle l’âme parée. 

Dans le cimetière, ensoleillé mais froid,
Avec cercueil pesant, beaucoup plus que son poids,
Les abeilles dansent, dans un rayon glacé,
Lorsqu’il descend au fond, avec tout son passé. 

Nous pleurons doucement, pour ne briser ce lien,
Qui reste malgré tout, dans ce corps qui fut sien,
Dans l’ombre de la mort, où un éclair de vie,
Appelé souvenir, nous donne son avis.
Publié le 23/07/2007 à 13:14
Par lepoetemasque
Vous qui, jeune fille, guettait prince charmant,
Oubliant de chercher, un fabuleux amant,
Unis vous ne serez, qu’en vous fermant les yeux,
Souvenir fabriqué, ne peut mener aux cieux. 

Vision qui est formée, à travers nombreux filtres,
O quête de l’élu, vous préparez vos philtres,
Unique il sera, que si l’on veut bien voir,
Souvent le rêve n’est, que dans votre miroir. 

Regardez le vraiment, sans y mettre le père,
Explorez ses recoins, même moindre impair,
Grattez carapace, au-delà du crapaud,
Allez vraiment ailleurs, sans siffler dans l’appeau. 

Regardez le vraiment, sans y mettre le fils,
Désir si conforme, qu’il en devient factice,
Etonnez la nature, ne portez pas la peine,
Zappez votre prince, vous serez une reine.
Publié le 03/07/2007 à 13:09
Par lepoetemasque
L’amour sourit à ceux, qui oripeaux versés,
Aux désirs de l’autre, produisent de l’urée,
Pure notre quête, en parole du moins,
Pitoyable souvent, nous n’en prenons pas soin,
Alors que nous voulons, le vivre en durée,

Tous devrions chercher, atouts à l’exercer.

Publié le 04/06/2007 à 17:08
Par lepoetemasque
Finesse du tissu, nous envoie dans la tente,
La douce lumière, de ton aube naissante,
Ton visage reçoit, ce message du ciel,
Et ta peau si belle, prend la couleur du miel. 

Dehors l’oiseau chante, appelant sa compagne,
Mettant en sonore, l’éclatante campagne,
Je ne peux m’empêcher, d’esquisser un sourire,
Lorsque l’homme en blanc, nous prépare au pire. 

Quand vos nains parlent du mérite de leurs pairs,
Notre enfant est mort, votre ailleurs en guerre,
Dans mon cœur maintenant, les couleurs m’illuminent,
Lorsque je descends seul, tout au fond de la mine. 

Je veux de cet air pur, qui nous fait oublier,
Et qui verra aussi, les arrogants plier,
Déchiquetant mon corps, dans la quête du rien,

D’autres espoirs aussi, mourront comme le mien.

Publié le 12/05/2007 à 18:46
Par lepoetemasque
Sur notre terrasse, où souffle une brise,
Un soleil éclatant, coule jusqu’à la frise,
Impudique accueil, qui me fait penser elle. 

C
ontemplant ce bonheur, j’ouvre nombreuses portes. 

I
nconnue trouvaille, pour déployer nos ailes,
Dans notre baignoire, ma quête finissant,
Exposée à jamais, dans son bain rouge sang.
Publié le 01/05/2007 à 12:31
Par lepoetemasque
(Adaptation libre de « Stances à un cambrioleur » de Georges Brassens)  

Prince des libéraux de la cambriole,
Toi qui eus le bon goût d’étaler ta maison,
Jusqu’à ce que l’on colporte tes gaudrioles,
En ton honneur j'ai composé cette chanson.

Sache que j'apprécie à sa valeur le geste,
Qui te fit fermer la porte en arrivant,
De peur que l’étranger n'apportasse la peste,
Des voleurs comme il faut c'est rare de ce temps.

Au peuple, tu laisseras que strict nécessaire,
Des boulots précaires leur quotidien sera,
Pour que nous profitions de ce que tu nous sers,
Quel investissement mon salaud tu feras.

Autre signe indiquant toute absence de tare,
Respectueux du gros capitaliste tu n'as,
Pas donner aux pauvres à Neuilly moindre are,
Solidarité sainte du profitanat.

Pour toutes ces raisons vois-tu, je t’élirai,
Sans arrière-pensée après mûr examen,
Ce que tu veux, petit, je te le donnerai,
Ça pouvait pas tomber en de meilleures mains.

D'ailleurs moi qui te parle, avec mes maisonnettes,
Si je n'avais pas dû hériter du succès,
J'aurais tout comme toi, su virer malhonnête,
Je serais devenu ton complice, qui sait ?

En vendant l’image, prends garde au marchandage,
Ne vas pas lâcher vérité aux journalistes,
Tiens leur la dragée haute en évoquant l'adage,
Qui dit que celui qui paie tient à jour la liste.

Fort de ce que je n'ai pas voté la Royal,
Tu es tenu quand je te siffle de venir,
Ta moindre compassion tuerait le loyal
Reste je t'en prie l’égoïste souvenir.

Président, mon ami, que ton mal me profite,
Que Mercure te préserve de la bonté,
Et pas trop de remords, d'ailleurs nous sommes quittes,
Ne te dois-je pas ma fortune à compter.
 


Post-scriptum, si le vol est l'art que tu préfères,
Ta seule vocation, ton unique talent,
Prends donc pignon sur rue, mets-toi dans les affaires,
Et tu auras toujours tes flics comme chalands.
Publié le 20/04/2007 à 18:50
Par lepoetemasque
Le secret du bonheur, réside dans l’approche,
Que l’on fait du désir, mais suffisamment proche,
De la droite ligne, de notre cœur ci gît,
L’abondance ne doit pas générer l’orgie. 

Jouissons de notre vue, véritable affaire,
Respirons ce parfum, embaumant l’atmosphère,
La pêche juteuse, ne se dévore pas,
L’on caresse sa peau, le velouté appât. 

Alors nos dents croquent, dans sa chair délicate,
Le jus coulant à flot, accueillant l’effet qat,
Donnerons nous libre court à nos sentiments ?
Les entend t-on pousser, dans notre firmament ?
Publié le 30/01/2007 à 19:08
Par lepoetemasque
Ces gens ne rêvent pas, leur belle vie consiste,
A rabaisser tous ceux, parmi la longue liste,
Qui les montrent médiocres, à tous les propres yeux,
Qui voient un peu plus loin, que ces apparents pieux. 

Pourquoi se fatiguer, à créer l’avenir,
Il est plus facile, de détruire, d’haïr,
Aduler par crétins, on naît supérieur,
Mais il faut toutefois, supprimer les rieurs. 

Ce pauvre petit chef, quand pouvoir fait défaut,
Se retrouve tout seul, ses amis sont des faux,
Il les maudit bien fort, de son manque de chance,
Alors que bien souvent, il ne voit que sa panse.
Publié le 29/01/2007 à 11:57
Par lepoetemasque
Comme l’edelweiss trônant, sur versant montagneux,
L’homme croit détenir, lui qui n’est que teigneux,
Le contrôle total, de tout ce qui l’entoure,
Se pensant couvert par l’ivoire de sa tour. 

Mais la vie se charge, de distribuer les cartes,
Sans que nous puissions en référer à Descartes,
Comme le disait Jacques, nous ne sommes que mèche,
Qui souvent brûle mal, parce qu’elle est trop sèche. 

Ne pas se croire Roi, donne l’humilité,
Ne pas se croire pion, qui est fatalité,
Mais que peut-on contre un mal bien étrange,
Ce froid qui engourdit et qui jamais ne change ? 


Il s’installe en vous, apporte la fatigue,

Le refus de la vie et de bien faibles digues,

Dans des lieux très obscurs, nous coulons lentement,

Que pouvons nous faire, n’ayant jamais d’aimant ?

 

Ce mal n’attire pas, quiconque sain d’esprit,

Nourrit de lui-même, il détruit qui est pris,

La spirale lancée et nous prenons la pente,

Route vers l’inconnue, cette mort si tentante.

Publié le 27/01/2007 à 13:15
Par lepoetemasque
Il peut mener au ciel ou vous donner les nerfs,
Etre la belle porte, ouvrant l’imaginaire,
Newton a bien crée avec la simple pomme,
Ce que Dieu a détruit, Eve n’étant pas homme. 

Fomenteur de guerres, muse de grands artistes,
Destructeur de rires ou créant nouvelles pistes ;
Ce bienfait, ce fléau, nous le connaissons tous,
Il s’insinue en nous, sans que diable ne tousse. 

Explosant souvent lors d’un accident de vie,
Il ne demande rien, ni regrets ni devis,
Attendant de savoir, la façon de combler,
Ce puits obscur sans fond, sera d’or, de remblai ? 

Ne le rejette pas, son arrivée prochaine,
Fera de toi un Roi, te couvrira de chaînes,
A toi de décider, à l’orée de la nuit,
Ta façon d’accueillir, cet ambigu ennui.
Publié le 20/01/2007 à 18:54
Par lepoetemasque
La puanteur règne, le bruit vous assourdit,
Le râle régulier, du sombre train ourdit,
A vous faire perdre, le reste de raison,
Que vous laisse la soif, la primaire oraison.

La faim insidieuse, bien plus lentement casse,
Mais laisse dans les coins, ses preuves efficaces,
L’addition de pertes, serrés tous y assistent,
Regrets qui pourrissent, les espoirs qui persistent. 

L’arrivée finale, détruit l’humanité,
De ceux qui planifient, l'horrible insanité,
Violents coups de crosses, babines retroussées,
De gardiens survoltés et tout le temps poussés. 

Un clone, noir vêtu, décide de la vie,
Dans l’enfer sont exclus, tous les enfants ravis,
A leurs parents inquiets, impuissants à humer,
La destination où... l’espoir part en fumée.
Publié le 10/01/2007 à 23:36
Par lepoetemasque
Toi, écoutes ta complainte du demandeur d’emploi,
Que puis-je face aux annonces en peau de chagrin,
Et candidature spontanée, si petit grain,
T’inscrire bien sûr, pour t’enlever ce poids.  

A treize, en cercle, tu te retrouveras,
A la caméra, ton projet exposera,
A la moulinette, ton image passera,
Résister certainement, en plus, tu feras.  

L’inquiet, atypique, se cale dans ses pantoufles,
La mère, en rupture, de son projet ne souffle,
Le baroudeur, dans n’importe quel sens agit,
L’ingénieur, dans sa tour technique se réfugie.  

Le fier, devenu fragile, refuse d’imprimer,
Le timide, en quête de rêves, ne peut s’exprimer,
Le vendeur, réactif, attend que portable sonne,
L’enfant gâté, de bisous parle mais ne donne.  

Dans ce cercle, tourner en rond tu ne pourras,
Le plus court chemin, Pascal, te désignera,
Isabelle, par la carotte, le balisera,
Olivia, sans doute, t’y pousser préférera.  

Ce cercle, ton ancien Karma transformera,
Et le recruteur, sous le charme, succombera,
Mais, même si le besoin de ton métier tu as,
L’attitude du caméléon tu ne prendras.
Publié le 07/01/2007 à 12:06
Par lepoetemasque
Un homme sur son banc, assis là l’air hagard,
De toute son âme, fortes larmes s’écoulent,
Quel amour pleure t-il, quel accident le coule,
Je ne sais rien de lui, je reçois son regard. 

Pendant un certain temps, il pense à avant,
Un sourire paraît, son étoile secrète,
Puis au coin de son œil, venin puissant sécrète,
La goutte d’eau salée, dégustera souvent. 

D’un coup il se lève, son cœur lourd sur son dos,
Courbé à petits pas, en douleur contenue,
Doucement s’éloigne, sa peine mise nue,
Voyeur, je ne peux qu’imaginer son fardeau.
Publié le 06/01/2007 à 00:23
Par lepoetemasque
Vous nous dîtes exclusion, je dis devoir d’assistance,
Égoïsme, il faut leur laisser une chance,
Ils ne sont pas comme nous, leurs ancêtres sont nos cousins,
Nous n’avons pas les moyens, eux encore moins. 

Tu dis on les aide déjà, je comprends ils sont dépendants,
Conflit de civilisation, ils ne sont pas blancs,
Ils profitent de nous, coupons leur les mains,
Les autres font pareils, pourquoi aider son prochain. 

Tu dis accueillons nos besoins, je traduis vidons leurs savoirs,
Aidons d’abord nos proches, qu’ils aillent se faire voir,
Tu le répètes et je réponds, rappelle toi de l’arche,
Homme, réfléchis, lève toi et marche.
Publié le 03/01/2007 à 20:15
Par lepoetemasque

Ingénue si belle, nombreuses fois violée,
Ressuscitée du blocus bleu ou de Sadam,
Attentats répétés ou invasions alliées,
Karma déplorable, peux tu garder ton âme ?

Publié le 01/01/2007 à 18:58
Par lepoetemasque
Il y a des soirées, vraiment sans intérêt,
Où notre temps perdu, s’écoule enterré,
Qu’elles nous enchantent, par nombreuses paillettes,
Qu’elles nous gavent, de sèves ou de rillettes. 

D’autres heureusement, apportent la finesse,
Donnée au canapé, par flûte de champagne,
Souvent y arrive, que sentiments y naissent,
Mais la fête finie, l’espoir y est en pagne. 

Bien sûr n’en doutez pas, il y a la douceur,
De celles qui donnent, au fond de notre cœur,
La lueur dans le noir, appelée espérance. 

Mais de toutes ces soirées, ont ma préférence,
Celles qui diffusent, cette vive chaleur,
Bien être intense, sans aucune pâleur, 

Où se trouve un bien, qui fait de nous rentier,
Qui sans en avoir l’air, éclaire sans pitié,
La belle étoile, appelée amitié !
Publié le 30/12/2006 à 11:08
Par lepoetemasque
Blanc comme le flocon, rouge comme le père,
Noël nous tend les bras, et les enfants espèrent,
Demain de beaux cadeaux, mais dehors bonhomme,
De neige fond c’est sûr, en nous laissant en somme,
Avec un vif regret, que le gui ne nous prend,
Quand le rire d’un enfant, l’atténue un instant.
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Trafic
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