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Ma photo
Visions Poétiques
Publié le 01/01/2007 à 18:58
Par lepoetemasque
Il y a des soirées, vraiment sans intérêt,
Où notre temps perdu, s’écoule enterré,
Qu’elles nous enchantent, par nombreuses paillettes,
Qu’elles nous gavent, de sèves ou de rillettes. 

D’autres heureusement, apportent la finesse,
Donnée au canapé, par flûte de champagne,
Souvent y arrive, que sentiments y naissent,
Mais la fête finie, l’espoir y est en pagne. 

Bien sûr n’en doutez pas, il y a la douceur,
De celles qui donnent, au fond de notre cœur,
La lueur dans le noir, appelée espérance. 

Mais de toutes ces soirées, ont ma préférence,
Celles qui diffusent, cette vive chaleur,
Bien être intense, sans aucune pâleur, 

Où se trouve un bien, qui fait de nous rentier,
Qui sans en avoir l’air, éclaire sans pitié,
La belle étoile, appelée amitié !
Publié le 30/12/2006 à 11:08
Par lepoetemasque
Blanc comme le flocon, rouge comme le père,
Noël nous tend les bras, et les enfants espèrent,
Demain de beaux cadeaux, mais dehors bonhomme,
De neige fond c’est sûr, en nous laissant en somme,
Avec un vif regret, que le gui ne nous prend,
Quand le rire d’un enfant, l’atténue un instant.
Publié le 23/12/2006 à 18:18
Par lepoetemasque

Il est de nombreux jours, où l’espoir est en berne,

Celui de la routine, le temps gris et terne,

Qui souvent vient après, notre soif de sauveur,

A condition d’éviter, du noir la saveur.

 

Toi le moulin à vent, tu te veux Don Quichotte,

Mais que fais tu avec, ton âme qui chuchote,

Exprime toi vraiment, brise la ton image,

Deviens réel et non…un petit enfant sage.

 

Quant à toi vil quêteur, de biens accumulés,

Ou de reconnaissance, tu n’es qu’un mulet,

Au soir de toute vie, le regret n’est pas d’or,

Mais plutôt de ne pas, avoir vu le bon port.

 

Sommes tous dans l’espoir, de lendemains qui chantent,

Rêves plein la tête, nous remontons la pente,

Attendrons nous demain, pour vivre aujourd’hui ?

 

Donnons sans salaire, ou avenir déduit,

Plutôt que l’attente, recevons à deux mains,

Et si nous proclamions, aujourd’hui c’est demain…

Publié le 21/12/2006 à 13:09
Par lepoetemasque
De nos émotions, sommes-nous piteux esclaves ?
De notre lourd cerveau, subissons-nous l’enclave ?
Raison, n’es-tu que pâles justifications ?
Sensations physiques, cause de nos actions ? 

Cherchons-nous la raison à l’émotion active ?
Dirigée par notre mémoire affective ?
Motif de colère, quand nous voulons haïr ?
Etre à vénérer, quand nous voulons chérir ? 

Emotion es-tu séparée de la raison ?
Noble raison, sage et pure, comme maison ?
Guidée logiquement, doux comme de la soie ?
Remplie d’honneur, d’orgueil, de contrôle de soi ? 

L’aléatoire gouverne l’heure actuelle ?
L’intelligence inconsciente, suffit-elle,
A saisir notre complexité cérébrale ?
Et quête d’émotions, notre nouveau saint Graal ?

Du « ça » les pulsions nous imposent leurs désirs,
Du « surmoi » les tabous règnent comme messire,
Au « moi », avec conscience ?, le rôle de louve,
La lumière de Vermeer, en soi ne se trouve.
Publié le 12/12/2006 à 16:38
Par lepoetemasque
Le mal a le talent, à travers les humains,
De prendre de l’ampleur, de flatter la souffrance,
Des riens accumulés, entraînent dans la danse,
Nombreux enfants perdus, qui plongeront demain. 

Nous ne pouvons rester, aveugle à l’image,
Qu’ils reçoivent partout, de la loi du plus fort,
Puis nous plaindre après, en voulant des renforts,
De leur soif de pouvoir, qu’ils transforment en rage. 

Devons nous leur donner, les armes nécessaires,
Pour tirer l’épingle, éviter d’être cibles,
Vile acquisition, au dépend d’autres faibles, 

Pour regretter après, retraite sans envie…
Rassemblés en discours, chacun pour soi en vie,
Et si tous ensemble, nous devenions des pairs ?
Publié le 10/12/2006 à 17:55
Par lepoetemasque
Chasseur, du fusil tu dis gérer la nature,
Mais que ressens tu quand tu brandis haut la hure ?Comment justifies tu, les animaux lâchés ?
Les petits accidents, les promeneurs hachés ? 

Que crois tu incarner, un puissant ou patient ?
Tu gagnes à traquer un gibier balbutiant ?
Ton plaisir de tuer reflète l’impuissance,
Ton doigt courbé est un danger sans aucun sens.
Publié le 10/12/2006 à 17:51
Par lepoetemasque
Il est comme un sac, un tas d’os dans son coin,
Des mouches l’entourent, un vautour fait le point,
Tout au fond de ses yeux, son seul éclair de vie,
Tête dodeline, nous voit avec envie.  

Les oiseaux n’auront rien, car nous sommes humains,
Nous l’utiliserons, pas plus tard que demain,
Les uns par intérêt, les autres par bonté,
Assassinat légal, un de plus à compter.  

Brandir sa dépouille, comme un étendard,
Mais le laisser mourir, sans un morceau de lard,
Panique dans ses yeux, sa faim n’est pas risible,
A-t-il été aimé, tout ça n’est pas paisible.  

Puis sa langue gonflée, l’étouffe lentement,
D’un effort surhumain, son doigt tend sûrement,
A nous montrer la voie, un râle nous la coupe,
Trois secondes, pour le suivant privé de soupe…
Publié le 07/12/2006 à 17:54
Par lepoetemasque
La savane,
La savane brûle,
La peur se répand,
Cette onde hurle,
A nos dépends. 

L’animal,
L’animal affolé,
Tourne en rond,
Devient marron,
Chocolat au lait. 

L’arbre,
L’arbre majestueux,
Nargue le feu,
Le prend de haut,
Et péri, de bas en haut. 

La fleur,
Ferme son cœur,
Pleure en silence,
Se cache et meurt,
En lâchant l’anse. 

Les autres,
Sortent leurs masques,
Comme ventres flasques,
Cachent peurs et avis,
Et gâchent leurs vies. 

La peur,
La peur de la vie,
Veulent de la pluie,
La peur du futur,
Veulent une hure.
Publié le 05/12/2006 à 12:45
Par lepoetemasque
Sans force et banal, rien qu’encre et papier,
Objet inanimé, puis-je prendre mon pied ?
Sur ma table de nuit, tu es là immobile,
Rempli de féerie, ou peut être de bile. 

N’allons pas trop vite, effleurons doucement,
La fleur qu’on caresse, s’offre plus sûrement,
Ouvrons le ce rêve, cet antre de promesses,
Nos yeux nous diront si…les émotions y naissent. 

L’inconnu créateur et le lecteur sont pairs,
Cette vraie rencontre, entre imaginaires,
Apportera t-elle, nombreuses nuits de veille ?
Je lis à tout hasard, ouvert à ses merveilles. 

Même si en chemin, le plaisir est absent,
Je m’enfonce à fond, son âme je ressens,
Soit je trouve le Graal, papillon éphémère, 

Soit je bute en vain, vers des gouffres amers,
J’accepte de payer, déçu, cette gabelle,
Dans l’espoir d’entrevoir, une mariée si belle.
Publié le 03/12/2006 à 15:18
Par lepoetemasque
Soleil, tu serais parfait en Dieu couleur or,
Nous te devons la vie, nous te devrons la mort,
De ta masse en fusion, tes rayons nous réchauffent,
Si tu décides de sévir, nous finirons gaufres. 

Omniscient tu l’es, sans aucun doute ni aura,
Tu nous donnes la nourriture et la détruis,
Tu nous apportes la vraie beauté et la flétris,
Si tu décides la fermeture, le froid sera. 

Bien sûr, de fils à notre image d’humain tu n’as,
Bien sûr, tu es très gros et pas très délicat,
Bien sûr, tu frappes très fort et te reposes souvent,
Bien sûr, tu manques d’apôtres, de livres et de couvents, 

Ce n’est pas ces textes qui ne seront lus,
Mais ton indifférence qui ouvre mes yeux,
Et nous ne pouvons pardonner à un Dieu,
Notre totale renonciation, à être un élu.
Publié le 02/12/2006 à 15:36
Par lepoetemasque
Perlita, pour tes 16 ans ils t’ont tant promis,
Un toit sur la tête, une vie digne et Paris,
Fini la sale misère, le froid et la guerre,
Pour cela, Khalimat, tu vas quitter ta mère. 

Natacha, ici c’est l’argent qui pense,
Que tu manies l’aiguille ou son talon,
Tu dois en fait, augmenter la cadence,
Nada, n’oublie pas nos besoins allons ! 

Demain sur un trottoir,
Utilisée comme crachoir,
Consommée tu seras,
Un cercueil comme aura.
Publié le 29/11/2006 à 16:17
Par lepoetemasque
Un chien zélé servant, bon gardien de troupeau,
Eut un jour des ennuis, il en perdit sa peau,
Des brebis disparues, un coupable trouvé,
Pourquoi chercher plus loin, le mal en lui couvait. 

Les humains content d’eux, d’avoir agi en hommes,
Eurent la surprise, mais pas vraiment en somme,
D’avoir trois moutons morts, le troupeau envolé,
On accusa les loups, de les avoir volés. 

Traqués dans la forêt, on finit par les tuer,
Les chasseurs satisfaits, les couvrirent de hués,
A quelques lieues plus loin, un des leurs s’installa,
Et coïncidence, les moutons étaient là !
Publié le 26/11/2006 à 11:20
Par lepoetemasque

La poésie n’est pas que jeu,

Vectrice d’émotions d’abord,

But qui est son profond enjeu,

La poésie n’est pas que jeu.

 

Ce triolet qui est un jeu,

Me fera pas virer de bord,

La poésie n’est pas que « je »

Vectrice d’émotions d’abord.

Publié le 22/11/2006 à 19:08
Par lepoetemasque
J’enfourche Pégase, puis fond vers le soleil,
Lorsque sur le chemin, le chant d’une sirène,
Me dérouta l’âme, me fit voir une reine,
Comme Blanche Neige, un beau jour sans pareil. 

Goût du fruit défendu, licorne se détourne,
Je me cherche la fée, vers le soleil retourne,
Quand je vois ma Vénus, c’est mon cœur qui est pris,
L’Eldorado trouvé, c’est mon âme qui rit.
Publié le 21/11/2006 à 17:29
Par lepoetemasque
Où es tu footballeur,

Tu joues très bien, à gagner plein d’argent,
Tu es doué pour passer, de la pub aux gens,
Tu satisfais ton public, de marques avides,
Tu voyages partout, rien ne comble ton vide. 

Tu es bien entouré, d’experts pontifiants,
Tu es d’une nation, bien payée c’est édifiant !
Tu fais l’affaire, avec des Tapis comme as,
De beaux matches en vue, nike contre adidas.  


Où es tu footballeur,

Le métier était respecté, l’attaque prisée,
Hongrois dignes, de leur peuple martyrisé,
Hollandais solidaires, le ballon virevoltant,
Ni mercenaires, ni frileux, un autre temps.
Publié le 20/11/2006 à 18:37
Par lepoetemasque

Région aux mille vallons, pays loin du notre,
Wax déchiré en de sang morceaux comme suaire,
A l’histoire construite sur rejet des autres,
Naissance de la dissuasion judiciaire,
Du drame tu as tiré de dures leçons,
A la parité tu donnes un autre son.

Publié le 18/11/2006 à 19:41
Par lepoetemasque
De ton corps, tu ne sais trop quoi faire,
De portemanteaux, tu veux avoir l’air,
La notoriété n’est que le chemin du jour,
D’être adoré, semble le but du concours. 

Mais à coup de matraques,
Le miroir se déforme,
Le corps devient informe,
Le maquillage craque. 

A 40 kilos, tu te trouves ronde,
A 32, t’es comme une camée,
Tu passes du silence à la sonde,
La mort rode, affamée. 

Un oiseau sur le balcon chante,
Apparaît dans son bec, un ver,
Et là disparaît ce qui te hante,
Un moineau te redonne vie, à l’envers.
Publié le 15/11/2006 à 18:56
Par lepoetemasque
Ces ambiguës petites bêtes,
Que l’on nomme bons sentiments,
Disparaissent s’ils vous embêtent,
Ces ambiguës petites bêtes. 

Bon comme un petit cinq à sept,
Mais pas figés dans le ciment,
Ces ambiguës petites bêtes,
Que l’on nomme bons sentiments.
Publié le 12/11/2006 à 15:24
Par lepoetemasque
Humains nous ne sommes que coquilles vides,
Nous remplissons notre vie par peur du néant. 

Le travail pour nous sentir utiles,
Le groupe pour nous sentir puissants,
L’amour pour nous sentir exister,
Humains nous ne sommes que coquilles vides, 

Les études pour nous estimer intelligents,
La famille pour nous estimer solidaires,
Les enfants pour nous estimer immortels,
Humains nous ne sommes que coquilles vides, 

Les médailles pour nous croire admirer,
Les bons sentiments pour nous croire généreux,
Dieu pour nous croire indestructibles,
Humains nous ne sommes que coquilles vides, 

Demain, peut-être, ou dans un million d’année,
Apprendrons nous à être heureux, sans béquilles,
Humain n’es tu que coquille vide ?
Publié le 11/11/2006 à 16:47
Par lepoetemasque
Bêtise, dont la puissance est incontestable,
Nombreux sont chevaliers servants à ta table,
Tout en te suivant, ils adorent un autre Dieu,
Le seul qu’ils puissent comprendre, en dehors d’eux.  

Argent, dont la réputation n’est plus à faire,
En aval de la Bêtise se vivent les affaires,
Certains mettent toute leur vie pour t’accumuler,
D’autres subissent le tort, de ne t’avoir trouvé.  

Amour, toi que nous tous rechercherons sur terre,
Sans but, sans choix, avec passion et mystère,
Par manque, sans jamais l’avoir goûté avant,
Invention Humaine, du vide est-ce le paravent ?  

Tendresse, toi que nous tous préférerons sans doute,
Négligerons tout pour un instant à mi août,
Argent ou Amour et même pour certains Bêtise,
Est-ce pour ta vraie simplicité ou par hantise ?
Publié le 10/11/2006 à 17:10
Par lepoetemasque
De l’isolement, je vais vous parler demain,
D’où débouche la réflexion, qui nous fait humain,
Pour de soi-même goûter toute la substance,
Cette saveur vainement cherchée dans l’enfance.

Mais que peut la remise en cause auquel on tient,
Face aux relations sociales réduites à rien,
A chacun sa méthode, pour ses plaies panser,
Le manque affectif, lui, doit être compensé.

Si de l’amour tous les jours n’est pas l’occasion,
De liberté partout il est pourtant question,
Et si les appels de l’espoir si petits grains,
L’imaginaire, lui, n’est pas une peau de chagrin.
Publié le 08/11/2006 à 12:16
Par lepoetemasque
Nous devons nous méfier, de nos beaux idéaux,
Qui souvent s’effritent, à l’épreuve des faits,
Si fiers dans l’attente, mais si vite défaits,
Quand notre vraie vie, impose ses rodéos. 

Pure rime toujours, avec mauvaise mémoire,
Et souvent aussi, avec mauvaise conscience,
Morale du moment, ne veut pas dire science,
Et belle colère, ne vide pas l’armoire. 

Nous devons vivre, avec nos insuffisances,
Composé avec elles, sans que l’ego tousse,
Pulsions et névroses, font partie de nous tous,
Ne nous drapons pas, dans la laide suffisance. 

Nous voulons tout avoir, sans aucune patience,
Altruisme et amour, font mauvaise alliance,
Et je ne parle pas, de la reconnaissance,

Quand notre espèce, aura sa naissance…

Publié le 07/11/2006 à 00:56
Par lepoetemasque
Enfant,

Secondes,
De misère, toutes les 3, un des tiens meurt,
Toc, toc, toc…mais que pouvons nous y faire ?
De faim, toutes les 5, un des tiens meurt,
Toc, toc, toc…mais les subventions à notre terre,
De paludisme, toutes les 30, un des tiens meurt,
Toc, toc, toc…mais pas chez nos pairs. 

Heures,
Tu en travailles 12 par jour pour quelques centimes,
Toc, toc, toc…Mais il faut bien que Zidane joue l’intime,
Moins de 3 pour égaler les morts des tours jumelles,
Toc, toc, toc…mais ils vivent tous en bas et sans mail. 

Millions,
Avant 16 ans, 120 vivent dans des rues pas sures,
Toc, toc, toc…mais nos enfants sont Rois,
Avant 14 ans, 250 jouent à travailler très dur,
Toc, toc, toc…mais pas à l’école, ni au jeu de l’oie,
Avant 5 ans, 153 sont trop légers, presque vides,
Toc, toc, toc…mais nos enfants sont anorexiques,
Quelques mois pour l’ampleur d’un génocide,
Toc, toc, toc…mais ils sont si petits, voilà le hic.

Enfants,
Avenir,
Priorité,
Mais que pouvons nous y faire ? 

Richesses,
L’effet magique de cette misère,
Toc, toc, toc…C’est qu’avec 3% de la richesse d’une moitié,
Toc, toc, toc…On double celle de l’autre moitié de l’humanité.
Toc, toc, toc, un enfant meurt de pauvreté toutes les 3 secondes…
Publié le 05/11/2006 à 16:42
Par lepoetemasque
Vivant, toi qui dans la mort veux rester entier,
Imagine l’enfant poussé sur ce sentier,
L’organe dont il a besoin pourrit sous terre,
Pour qu’un vivant se croit immortel, pauvre hère. 

L’enfant, qui n’aurait pour proche compagne,
Que la douleur qui lui vrille la tête,
Et qui ne veut pas que l’amour le gagne,
Car c’est son cœur qui manquerait la fête. 

Ce cœur malade d’être gros,
Destin sûr, même sans tarots,
L’attente de l’appel s’essouffle,
Le vent violent de la mort souffle. 

Détruire l’espoir,
Encore un soir,
Seul qu’il reste,
Sale peste. 

Enfin,
Cœur,
Peur,
Fin.
Publié le 04/11/2006 à 10:22
Par lepoetemasque
Vous, belle au teint pastel,
Des fleurs couvrant l’autel,
Des amis suscitant l’envie,
Le jour de votre vie. 

Votre aimé s’avance doucement,
Ses lèvres se recueillent,
Une larme coule lentement,
Le treuil descend le cercueil.
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Trafic
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