Vivant, toi qui dans la mort veux rester entier,
Imagine l’enfant poussé sur ce sentier,
L’organe dont il a besoin pourrit sous terre,
Pour qu’un vivant se croit immortel, pauvre hère.
L’enfant, qui n’aurait pour proche compagne,
Que la douleur qui lui vrille la tête,
Et qui ne veut pas que l’amour le gagne,
Car c’est son cœur qui manquerait la fête.
Ce cœur malade d’être gros,
Destin sûr, même sans tarots,
L’attente de l’appel s’essouffle,
Le vent violent de la mort souffle.
Détruire l’espoir,
Encore un soir,
Seul qu’il reste,
Sale peste.
Enfin,
Cœur,
Peur,
Fin.
