J’aime tant ta façon, de froncer les sourcils,
Ta peau délicate, d’une beauté gracile,
Ou ton air absent, perdu dans les profondeurs,
Ton sourire de vie, sans aucune pâleur.
J’aime ton intelligence, toujours partante,
Ta capacité, à redevenir ardente,
Ta confiance, que tu ne marchandes pas,
Ton cœur vraiment grand, mon corps en connaît l’appât.
J’aime tes mots si purs, quand tu donnes sans rôle,
Cette attention que tu portes, ta parole,
Ton plaisir visible, quand tu pinces tes lèvres,
La caresse de ta main sur ma joue, m’enfièvre.
Non, cet amour n’est pas aveugle, il t’espère,
Tes épines, je les connais bien et les serrent,
Je te goûte, dans toute ta complexité,
Toi, dont les yeux ne voient plus ; notre cécité !
