Le souvenir est là, lancinant, récurent,
Qui vrille le ventre, il nous rend purulent,
La caresse brûle, le sourire accuse,
Rien ne le fait dévier, il est là tel la buse.
Le grand manque bien sûr, est tapi plus profond,
Avec l’arrogance, ce n’est que puits sans fond,
Un visage, un mot, le fait réapparaître,
Comme l’amour le cœur, disparition de l’être.
Ce chemin bien triste, nous le suivons souvent,
D’aucuns pour l’occulter, s’endorment au couvent,
Consomment les hommes, dans la quête sans faim,
D’oublier un instant…l’angoisse est sans fin.
Nous aimerons c’est sûr, d’autres belles icônes,
Nous dit l’optimiste, sans qu’elles soient des clones,
Mais la perte est là, ancrée en notre cœur,
De celle qui fût la, mortelle âme sœur.
