L’homme croit détenir, lui qui n’est que teigneux,
Le contrôle total, de tout ce qui l’entoure,
Se pensant couvert par l’ivoire de sa tour.
Mais la vie se charge, de distribuer les cartes,
Sans que nous puissions en référer à Descartes,
Comme le disait Jacques, nous ne sommes que mèche,
Qui souvent brûle mal, parce qu’elle est trop sèche.
Ne pas se croire Roi, donne l’humilité,
Ne pas se croire pion, qui est fatalité,
Mais que peut-on contre un mal bien étrange,
Ce froid qui engourdit et qui jamais ne change ?
Il s’installe en vous, apporte la fatigue,
Le refus de la vie et de bien faibles digues,
Dans des lieux très obscurs, nous coulons lentement,
Que pouvons nous faire, n’ayant jamais d’aimant ?
Ce mal n’attire pas, quiconque sain d’esprit,
Nourrit de lui-même, il détruit qui est pris,
La spirale lancée et nous prenons la pente,
Route vers l’inconnue, cette mort si tentante.
