En France,
la fête a connu un succès important
mais passager autour de l'an 2000.
Au début,
Halloween n'était célébrée que dans les milieux anglo-saxons.
La célébration de cette fête
se développait lentement
mais restait peu répandue.
Tout change en 1997, lorsque l'opérateur téléphonique
France Telecom
lance un téléphone mobile de couleur orange
baptisé Olaween.
Une importante campagne publicitaire
(8000 citrouilles furent distribuées au Trocadéro),
associée à d'autres initiatives commerciales
(en particulier les deux parcs à thème de Disneyland Paris)
donne à cette fête une visibilité médiatique instantanée.
Dès 1998, elle est adoptée par les commerçants
et certains médias,
la fête tombant dans la période creuse d'avant Noël.
Rapidement, certains Français critiquent
cette importation d'Halloween
en la dénonçant comme une opération marketing.
Néanmoins les magasins se remplirent d'articles dédiés
(costumes, citrouilles, bonbons),
la vogue culminant autour de l'an 2000.
Elle s'impose alors en France en moins de quatre ans
comme la troisième fête commerciale de l'année,
juste derrière Noël et le jour de l'an
Mais assez rapidement, la fête s'essouffle.
Les rayons des supermarchés français
sont moins fournis en objets
destinés aux célébrations d'Halloween.
Dès 2006 de nombreux médias comme
'Express] et 20 minutes
font état de ce désamour pour la fête.
La pure logique commerciale
et la survente médiatique de la fête en France
sont mises en avant pour expliquer
ce rapide retour de balancier.
Halloween a aussi beaucoup souffert
de vives oppositions politiques ou religieuses,
la fête entrant en concurrence avec la Toussaint.
2008, cette relative désaffection
apparait à peu près générale :
pas de décoration dans les rues,
peu de publicité à la radio ou la télévision
et d'articles dans les magasins.
Seulement quelques enfants espèrent
une réelle progression de cette fête
mais pour le reste
« Halloween est devenue une fête complètement dépassée »
S'il y a encore moyen de fêter Halloween en France,
la fête est devenue bien discrète.
Halloween, fête païenne est aussi proche
de deux fêtes célébrées par les catholiques,
la Toussaint (le 1er novembre)
et la fête des morts (le 2 novembre),
ce qui a fait réagir L'Église catholique en France.
Elle a constaté qu'avec Halloween
une population non chrétienne
s'intéresse au sens de la mort.
Pour rappeler le sens de la Toussaint catholique,
le diocèse de Paris a instauré, depuis 2002,
une manifestation festive baptisée,
en anglais approximatif,
Holy wins (qu'on pourrait traduire par
« ce qui est saint est victorieux »).
Des centaines de personnes y participent chaque année.
Une étude du Centre de recherche pour l’étude
et l’observation des conditions de vie (CREDOC),
commandée par la Chambre syndicale nationale
des arts funéraires et datée de 2005,
fait apparaître en parallèle une récente augmentation
du succès commercial de la fête de la Toussaint.
Au mois d'octobre, les confiseurs vendent leurs bonbons
en indice 130 contre 100 les autres mois
ce qui montre bien le succès de la fête,
du point de vue des confiseurs tout du moins.
D'après le directeur du Crédoc même,
« le chiffre d’affaires de la fête d’Halloween en France
n’a jamais dépassé celui des fleuristes pour la Toussaint »







