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La maison de l'escargot
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J'ai entendu dans une interview l'autre jour : "Il est infiniment plus intéressant de vivre dans la fiction".
Je crois que c'est à peu près ce que je ressens.
A lire au fur et à mesure de mes fantasmes...
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Publié le 04 novembre 2006 à 17:19
Par lermaphrodite


Je t'attendais (merveilleuse chanson de Thomas Fersen)



Pour passer le temps dans le métro,
J'ai acheté des cerises.
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours,
Tu le sais.

Je guettais ton sourire,
Ton sourire, ton bonjour.
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours,
Tu le sais.

J'entendrais les coups sûrs
Et tout le monde autour
Entendra les coups sourds
De mon petit tambour,
Je le sais.
Aux puces de Clignancourt,
Au marché aux bestiaux,
Je t'attendais, mon amour...
Tu le sais.

Vendeur de roses à la sauvette,
Joueur de clarinette
Dans les courants d'air chaud
Du métro la Muette,
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours,
Au fur et à mesure
Des rames de velours,
Tu le sais.

Si tu n'arrives pas,
Le temps m'emportera.
Je t'attendrai toujours,
Tu le sais.

Pour passer le temps dans le métro,
J'ai acheté des cerises.
Je t'attendais, mon amour.
Je t'attendrai toujours.
Soudain, c'est toi. Je cours
Et j'avale un noyau.
J'ai si mal aux boyaux.
Je casse mon tambour.

Au métro Père Lachaise,
Au métro Père Lachaise,
Tu passeras fatalement
Dans le couloir où je t'attends...

Publié le 13 octobre 2006 à 22:27
Par lermaphrodite

Il avait pour habitude de m'envoyer assez régulièrement des petites bribes de textes, de paroles, de poèmes...
de sa composition ou d'auteurs reconnus.

J'avais pleuré en recevant ce texte de Barbara qu'il avait gribouillé rapidement sur une serviette en papier.




Sables Mouvants
Barbara



J'suis plus d'ton âge,
Mais t'as le goût, à m'regarder,
Premier voyage.
Je plie le cou, sous tes baisers.
T'as poussé doucement ma porte
Refermée
Et tu m'as dit, en quelque sorte :
"Je voudrais t'aimer."
Et, dans le vide où je m'avance,
Un peu cassée,
Sans plus rien voir,
Plus rien savoir, rien écouter,
T'as dit "je veux"
Avec ferveur.
Tu t'es couché
Aux sables mouvants
Des amours condamnées.

Nos saisons ne sont plus les mêmes.
Tu es printemps
Je suis hiver
Et la saison de nos je t'aime
Pourrait nous mener en Enfer.

J'suis plus d'ton âge
Mais j'ai bonheur a t'regarder.
On fait voyage
Dans une vie
Recommencée.
Tu pousses doucement ma porte
Entrebâillée
Et j'ai tout le ciel en escorte
Pour voyager
Et c'est cadeau
De t'attendre, de te rêver,
Et c'est cadeau
Pour offrande,
Tous tes étés,
Et c'est cadeau.
Le jour se lève
Pour se poser
Sur les matins
D'un nouveau monde
Réinventé.

Notre saison est la même,
Toi le printemps
De mes hivers
Et la saison de nos je t'aime,
C'est la saison des Enfers.

Un jour, demain, je partirai
Sans rien te dire, sans m'expliquer,
Demain, demain,
Mais avant, que plus loin
Notre vie, à la dérive
Soit emportée,
Avant, oublions, tout
Et partageons l'instant
De cet instant,
Ta vie, ma vie
Avant l'orage
Où tout s'éclate
Foudroyé.
Que l'on se fonde, se confonde
A nous aimer,
Fermons doucement notre porte
Et, cachés,
On aura le ciel, en escorte
Pour rêver
Et sans mémoire, plus rien savoir
Mais vivre
Juste l'instant, de ce présent,
Le vivre,
Aux sables mouvants
De nos amours condamnées
Les saisons,
Qu'est-ce que ça peut faire ?
On va s'aimer.

J'suis plus d'ton âge
Mais c'est bonheur de t'regarder.
On fait voyage
Dans une vie
Recommencée...