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Publié le 08 septembre 2006 à 20:50
Par Le Caméléon
Les 140 000 amendements déposés par la gauche concernant le délicat problème de la fusion de GDF-Suez à quelque chose de pour le moins rocambolesque.

Bien plus que de créer un véritable débat qui serait bénéfique pour la politique industrielle du pays, voici que l'Assemblée Nationale semble s'être transformée en un véritable champs de bataille, où tous les coups, même les plus mesquins, sont permis, afin d'inciter le gouvernement à la reculade.


Cette méthode nouvelle fera-t-elle pour autant reculer le gouvernement ? Rien n'en est moins sûr.


D'abord, car même si des échéances électorales majeures sont en vue, il n'empêche que le gouvernement bénéficie d'une large majorité sur les bancs de l'Assemblée -il peut même se passer aisèment du soutien de François Bayrou et de ses amis-, même si elle est loin d'être toujours homogène. Qui plus est, le gouvernement n'est pas là pour gouverner comme l'entendrait son opposition. Il lui serait d'ailleurs préjudiciable politiquement de lui céder : d'abord, car l'opposition se sentirait par la suite trop à son aise pour le faire reculer sur un projet qui lui déplairait, mais aussi car il doit assurer la cohésion de la majorité qui le soutien et donner une image positive de son action à son électorat.


On l'aura compris : ce genre d'action menée par la gauche a donc pour but ultime de gêner le gouvernement de Dominique de Villepin sur un sujet sensible afin de disqualifier la droite.


Mais cette stratégie atteindra-t-elle ses objectifs ?


Mon opinion :


Je vais tenter d'apporter mon opinion sur ce débat houleux de la fusion de GDF-Suez.


Personnellement, je crois que le gouvernement a raison d'un point de vue stratégique : il faut à la France un groupe industriel puissant afin d'assurer l'indépendance énergétique du pays en créant un géant dans le secteur. On sait pertinemment que la France sera de plus en plus dépendante du gaz de pays étrangers, qui pourraient s'en donner à coeur joie sur son cours si la France n'avait pas un groupe suffisamment puissant afin de jouer un rôle majeur sur ce marché.


Cependant, on a vu par le passé que les entreprises privatisées avait un actionnariat particulièrement fragile, car anonyme et volatile. A terme, il est à craindre que le futur géant qui est appelé à naître ne soit donc qu'un géant aux pieds d'argile, car particulièrement exposé au risque d'OPA hostiles de la part de ses concurrents.

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