L'une des figures les plus célèbres du siècle dernier est celle d'Ernesto Che Guevara. Ce symbole représente la révolution, une révolution idéaliste et tropicale, dénuée du totalitarisme soviétique, chinois, coréen, voire cubains, mais avec ajout de palmier et de soleil.
Porter un vêtement à l'effigie du Che, chanter le tube d'une de ses nièces convertie à l'économie de marché, tout cela est politiquement correct dans de nombreux pays européens ou du Tiers-Monde. Il s'agit là d'une relique de la propagande communiste que l'Histoire n'a pas encore sérieusement éclairée.
Le livre noir du communisme avait déjà offert au Che une place significative, au titre d'épisodes à teneur garantie en hémoglobyne, mais surtout très riche en totalitarisme.
Historia, magazine faisant référence et dénué d'affinités politiques, a réalisé un dossier spécial sur le Che dans son numéro de décembre. En voici les principaux éléments.
Dès Batista renversé, en 1959, la « justice » doit être faite. La justice est alors très souvent synonyme d'éxécution quotidienne et massive, précédée de simulacres de procès. En une seule journée, 68 personnes sont fusillées rien que dans l'est de l'ïle. Ces personnes étaient sans doute des tortionnaires reconnus pensez-vous? Non, une simple dénonciation, souvent infondée suffit. Le Che gouverne alors la caserne de La cabana, où se déroule nombre d'éxécutions qu'il observe en fumant un cigare sur le mur surplombant le fossé de la caserne. Deux cent exécutions ont été recensées au crédit du commandante, ce qui lui vaut bientôt le surnom de « petit boucher ».
Le Che étant d'un caractère aimant les distractions, il procède régulièrement à des fausses exécutions et autres sévices physiques et moraux.
Comme dans toute révolution menée par des totalitaires, une fois les soutiens de l'ancien pouvoir anéantis, il convient de faire le ménage dans son propre camp, éliminer les plus modérés qui commencent à nourrir des doutes sur la légitimité, la clairvoyance et les intentions du nouveau pouvoir. Guevara, lui, n'énonce aucune critique, bien au contraire, il éxécute avec zèle.
Le Che fut aussi un gouvernant. Il lui fut confié tout le secteur économique. Etant socialiste, il est constructiviste, tout n'est qu'une affaire d'organisation, avec quelques décideurs dits éclairés aux manettes.
Les nationalisations et autres coopératives, auxquelles les paysans doivent vendre toute leur production, se multiplient. Dès 1962 la pénurie fait alors son apparition.
Le déficit commercial est multiplié par 26 en deux ans.
Devenu gênant politiquement à Cuba, et incompétent à gérer l'économie (à sa décharge, les autres responsables communistes cubains furent aussi néfastes), Castro décide de l'envoyer en Afrique. Il part pour le Congo. Là-bas c'est un échec cuisant et il bat retraite.
Il décide alors de tenter sa chance en Bolivie. Régis Debray, une des nombreuses icônes marxisantes des professeurs de français, rejoint la troupe afin de goûter au frisson révolutionnaire. Dès les premiers rudes combats, il fuit et se fait arrêter. Les boliviens, âmes charitables le renvoie en France en 1970.
La révolution ne prend pas en Bolivie et la Che est découvert et éxécuté. Sa dépouille le transforme en martyr. La propagande agit. Citons le Che dans une citation oubliée, « il faut mener la guerre jusqu'où l'ennemi la mène, chez lui, dans ses lieux d 'amusement, il faut la faire totalement. ». Les kamikazes terroristes sont ses fils spirituels.
Cet article ne serait pas complet sans un petit moment de bonheur grâce à la BAF et à ses canulars d'exception : http://labaf.blogspot.com/2006_10_01_archive.html








