Comme je vous l'ai expliqué dans mon premier article, mes tableaux sont davantage de facture impressionniste en tout cas ils sont réalisés pour la plus part d'un seul jet (qui dure environ huit heures tout de même). N'en déplaise à ceux qui preferont la photo au tableau, ma peinture est une expression de ce qui se passe à l'interieur de moi au vu de mon sujet. Là je me suis laissé en porter par une espèce de transe chromatique où j'ai outrepassé le respect des couleurs originales en simplifiant l'ensemble architectural.
Je ne sais pas quand cette passion a débuté mais je sais comment elle a été entretenue ayant longtemps sillonné Paris à la recherche de lieux insolites.
Arcades#3:
Comme son nom l'indique, ce tableaux fait suite à deux autres representations d'un lieu qui se trouve à Rodez en Aveyron, c'est en fait une architecture tres ancienne probablement de la même époque que la grande cathédrale de Rodez.
Il y avait la de beaux jeux de lumière dans cette cour et des sculptures ornementales remarquables dont je vous laisse apprécier la beauté originale....
Vous pouvez ici apprécier la qualité d'une maçonnerie qui ne se fait plus. La personne au centre de la photo est quelqu'un de ma famille qui a une sensibilité exceptionnelle, tres doué pour la déco , il le serait également pour les arts et il fait déja des dessins magnifiques (sans avoir pris de cours!) que je pourrai peut-etre vous montrer quand il y consentira.
Arcades#1:
Ici, les couleurs sont plus plausibles et l’harmonie générale rejoint davantage la photo originale. Cette peinture a un peu plus d’un an et elle sonne un peu le glas de mon inspiration pour l’architecture car on y ressent vraiment une grande absence qui préfigure mon orientation actuelle vers des personnages et des portraits humains dans laquelle je m’épanouie complètement.
Arcades#2:
Voici L’Opus 2 des arcades que j’apprécie pour sa « vibrance » et pour sa facture toute impressionniste. Je trouve vraiment qu’on y est complètement avec ces jeux de lumières. Même s’il n y a toujours aucun personnage, je trouve pour le coup que mon regard traduit plus une personne qui vibre devant ce spectacle (sans prétention aucune!).
Belcastel, village de lumière...
Maintenant je vous emmène en Aveyron découvrir deux lieux qui me tiennent à cœur dont un joyau parmi les plus beaux villages de France : Belcastel (situé à proximité de Rignac, en zone montagneuse entre Rodez et Villefranche de Rouergue.
Pour ceux qui ont beaucoup voyagé, certains savent que des lieux existent et sont emprunts d’un charme unique. Ces lieux dont la beauté est tant universelle qu’elle ne laisse personne indifférent.
Je viens souvent à Belcastel et je peux vous dire que j’ai rarement vu un endroit où par tout temps et toutes saisons , la magie opère. Toute âme sensible reconnaîtra que ce site est baigné par la grâce et d’une lumière presque irréelle chaque jour que dieu fait. Je vous en offre quelques photos parmi les nombreuses que j’ai prises. Jugez par vous même…Ou plutôt contentez-vous de le concevoir à défaut de ne pouvoir encore y venir !
En route !
Il y a 3 manières de s’y rendre mais je préfère vous en indiquer une au partir de Rignac: d’abord après de petits dénivelés en voiture, on finit par s’engager sur une route de montagne improbable aux sous-bois ombrageux où le soleil joue dans les branches d’arbres (pour celui qui ne regarde pas la route !). Après une descente de courte durée on finit par passer à côté d’un pont qui traverse l’Aveyron puis le spectacle commence…
On s’engage sur une route taillée à-même la roche comme les pionniers faisaient pour découvrir le précieux métal. On est en contre-bas du Vallon et nous ne tarderons pas à atteindre la cité. Le fleuve semble avoir ralenti sa course et s’être paré de ses plus beaux atours : de magnifiques parois arborées d’une nature sauvage montant plus haut que nécessaire pour notre regard. L’eau est limpide, on y pêche la truite.
Un peu plus loin, un pont en bois a été construit spécialement pour accueillir des pèlerins auprès d'un lieu sacré par la présence d’une grande vierge qui préfigure le joyau qu’on va découvrir quelques centaines de mètres plus loin. On finit par atteindre Belcastel mais le village ne se révèle encore pas tout à fait...
D’abord un petit ruisseau nous sourie, puis une vue sur le château trônant tout au dessus comme une couronne. Ensuite, l’Aveyron chute en une petite cascade et on peut contempler la lumière qui caresse le fleuve. Ce qui est fabuleux dans ce village c’est que quelque-soit le point de vue, tout est ravissant. Mais c’est aux abords, voire sur le très ancien pont de Belcastel, qu’on peut se ravir des vues ainsi offertes à notre âme flattée. Pour monter au château, certes on peut le faire par la route mais ce serait se priver du plaisir de gravir ces ruelles savamment pavées ou devrais-je dire parées de galets tant on peut y voir des dessins concentriques. Le pont en est d’ailleurs recouvert.
Il faut y voir aussi les feux de la Saint-jean célébrés chaque année avec des troubadours et des cracheurs de feux. La nuit, Belcastel en est non moins magique ! Un défilé y est aussi organisé en costumes d’époque ainsi que des marchés de producteurs en été où l’on peut déguster sur place. On y passe d’ excellent moments Enfin, il y a un superbe spectacle pyrotechnique accompagné de musique qui rassemble toujours autant de gens.
Cette année, j’ai d’ailleurs prévu de refaire le concours de peinture, le 1er août 2007.Retour à la peinture...
Ce lieu m’a inspiré deux tableaux. Le premier, celui de la découverte m’a valu le premier prix amateur du concours organisé chaque année en lieu et place. Bon je dois reconnaître que ma performance technique était plutôt discutable mais il faut croire que l’enthousiasme qui m’a animé dans sa réalisation a bien primé.
Voici le deuxième, c’était il y a deux ans. Vous pouvez remarquer le soucis que j’ai eu à traduire l’atmosphère de ce lieu baigné de lumière et cette plénitude qui nous envahit quand on s’y trouve (le concours a lieu le 1er Août de chaque année) . Désormais, je maîtrise mieux la technique de la peinture à l’huile et le temps imparti pour s’exécuter(6 heures) était encore trop court a l’époque pour me permettre d'aboutir ou tout simplement mieux faire. Les connaisseurs comprendront q'achever un tableau d’une couche fraîche n’est pas aisé. D’autant plus que la chaleur compliquait un peu le travail autant pour l’homme que par les réactions inhabituelles quant à la viscosité de la peinture.
Mais j’adore travailler avec la pression et les commandes qu’on me fait me contraignent à une certaine exigence sur le plan technique. Je dois bien l’avouer !
Du mysticisme à la peinture...
Je crois beaucoup en l’idée de dimensions parallèles à notre réalité comme il est cas dans le fameux film Matrix et à plus forte raison dans Constantine tous deux joués par keanu Reeves. Dans ce dernier, enfer et paradis sont justement dans des dimensions proches de la nôtre. C’est à dire : au delà de ce qui dépasse notre entendement et de nos possibilités de perception. Et c’est ici et maintenant sur cette terre, de l’autre côté du miroir en quelque sorte. Dans le film, Constantine arrive à ouvrir des brèches entre deux dimensions. Quand je peins , j’essaye « de rester à l’écoute de l’Ether » pour reprendre une formule du film.
Mais vous comprendrez que cela n’arrive pas tout le temps. Et ça, c’est parfois douloureux. De plus, il faut souvent beaucoup d’heures d’escalade pour arriver au sommet et on n’y arrive pas tout le temps.Pour ceux qui ne croient pas en dieu, je dirais que c’est un acte d’amour infini.
Voici un tableau dont le sujet était une photo prise à Villefranche-de-Rouergue en Aveyron où le mysticisme est évident. Je vous invite donc à songer aux dimensions parallèles que j’ai évoqué. C’est en effet pour cette raison que les éléments architecturaux son réduit à leur plus simple « expression » et surtout, les couleurs sont irréelles comme sur un négatif ! J’y joins la photo d’origine pour que vous vous en rendiez compte.
