Ici, une huile sur toile de petite taille (collection privée) faite il y a 4 ans avec un mauvais support à l'époque où ma technique n'était pas encore affirmée mais où j'ai pu tirer parti des contraintes du support avec un style que j'affectionne...
Vous êtes en présence d'une huile sur toile de moyen format où j'ai pris le soin de rendre hommage à l'académisme du fameux tableau original (époque renaissance). L'interprétation est pourtant très personnelle: les ailes, la figure et les couleurs sont différentes.Le choix du fond apporte cette fois ci une ambiance particulière avec un symbolisme dans le rouge et le noir (plus bleu sur le tableau).
Des statues qui parlent...
La force de la sculpture, c'est de presenter son sujet en 3 dimension. Ce troisième élément est présent dans la peinture mais dans un effet d'optique. Tandis que la sculpture prend la lumière et les ombres telles que le prendrait une personne vivante.
Pour ceux qui jugeraient cet art froid comme le marbre , je dirais que leur créateur a fixé un instant d'éternité dans une expression ou une posture, et c'est ça qui importe!
Il a donc été facile pour moi de faire abstraction de l'objet au profit de la somme de vie qu'il contient.
Saint couché (fusain et acrylique sur toile de moyen format)
Ici il s’agit d’un model éminemment pieu puisqu’il n’est ni plus ni moins qu’une statue représentant un saint agonisant ( Saint Sébastien si je ne m’abuse) dont le corps fut transpercé de plusieurs flèches.
Sous mes doigts, la représentation s’en est trouvé plutôt fidèle jusqu’aux lumières propres à l’éclat de la statue sauf que les flèches ont disparu… Je me suis permis de le couronner d’épines. Je ne saurais expliquer le fond bleu que j’ai choisi autrement que par une note de couleur concourant aux signes vitaux de mon sujet.
Je qualifierais l’ensemble comme une passion vécue dans la quiétude où la nuit pourrait certes évoquer la mort, mais sans violence, avec un parfum d’éternité...
de la passion...de la passion...de la passion et encore de la passion.
J’ai connu la passion face à des statues dont la beauté et l’inspiration de leurs créateurs sont bien connues. Ce fut comme de l’huile jetée sur la flamme de mon inspiration.
Là , j’ai pleinement ressenti que ma création prenait une autre dimension qui n’a d’égal que le bouleversement complet d’une intense empathie. Eut égard aux artistes antiques livrés comme des instruments au divin, je reconnu quelque chose qui n’avait durant quelques heures plus rien de commun ni de borné.
Mais ces expériences nous mènent bien souvent jusqu’au bout de nous-même et il faut savoir qu’on peut y laisser des plumes !
A l’heure où je vous parle, comme le paysan qui ne cultive plus sa terre, j’ai laissé mon terrain en jachère d’autant plus qu’on est un hiver, et qu’on le veuille ou non, notre nature se met un peu en sommeil et les sens imposent leur repos.
En fait, le risque de tenter de créer sans inspiration est de faire des ersatz de création . Et par respect pour mon jardin secret et mon ambition picturale, je me dois de privilégier la qualité du lien plutôt que la quantité de la production.
La part du rêve doit être rare et j’ai découvert qu’on ne sonne pas les anges n’importe comment et à tout bout de champ !
Alchimie et création…
Aussi, si je devais me comparer à un produit chimique, je dirai que la réaction face au modèle aura été pour moi incroyablement intense. Que cela plaise ou non n’est plus la question devant ce que je crois être un morceau de ma substantifique moelle.
En fait , je ne savais pas si je devais aimer ou non ce que je voyais. Tout ce que je sais, c’est que j’en suis infiniment satisfait. Je ne vous en révélerai pas toutes les clefs mais je peux vous mettre sur la voie en quelques mots: rapports mère-fils.
L'astre:
Le transi:
Voila, j'éspère cela vous aura plu, que vous serez nombreux à avoir répondu au rendez-vous et j'attends vos commentaires!
A tres bientôt!
jérôme Marette.
