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Publié le 21/10/2007 à 10:23
Par Jean-Rémy
Ce week-end devait initialement se dérouler à Cambrai, pour un stage de décollage au treuil.
N'étant plus que deux pilotes à y aller, Florent, notre cher et vénéré Chef Pilote, a préféré annuler ce week-end.

Ce samedi est donc prévu à Soissons, tout simplement.
Je pense faire un tour en Pégase, pour garder l'habitude, et si on peut, un tour en biplace avec ma chérie.

Arrivée au terrain vers 13h, Charles arrive un peu après.
Il fait frais, et les cumulus ne se pressent pas. Et le léger vent n'arrange rien pour la chaleur...

Jérémy arrive avec Déborah, puis Alain et Christian.
On sort l'Alliance, le K21, l'Astir et un Pégase.
Jérémy ne sait pas encore s’ il vole. Charles prendra l'Hotel Papa (Astir), Christian l'India Delta (K21), Alain l'Hotel Québec (Alliance) si Jean vient pour remorquer, et ma pomme sur l'Oscar Charlie (Pégase).

On emmène tout ça en piste, la 07.
Charles partira en premier, moi en deuxième, et enfin Christian. Je confie à ma chérie la tâche du photographe.


Moi, dans le Pégase, prêt à décoller...

J'appréhende un peu le décollage, la seule phase du vol en Pégase que je trouve "difficile", du fait de sa tendance à marsouiner.
Finalement, ça se passe très bien, et je reprends confiance dans la bête.

Je me largue à 600m, mon vario oscille entre 1 et 2 m/s, mais à partir de 700m, plus rien.
Le K21 a décollé entre-temps, et à trouvé une petite pompe pas très loin de moi.
J'enroule avec lui, et je grimpe un peu, difficilement.
Je ne sais pas quelle température il fait, mais au sol j'avais 7°C indiqués...

J'ai dû gratter 50-100m, pas plus, et puis plus rien. Le K21 était légèrement au dessus de moi, il cherche encore un peu plus à l'est du terrain, mais sans résultat.

Je commence ma prise de terrain, comme par hasard, je passe dans des bulles en vent-arrière...le truc rageant.
Etape de base, finale, impeccable. L'atterrissage est vraiment facile avec ce planeur je trouve.


Moi, en courte finale...

Jérémy ne veut pas voler, on ramène donc le Pégase devant le hangar, et je demande à ma chérie si elle veut faire un tour en biplace, ce qu'elle raconte:

On se prépare pour le vol, Jean-Rémy m'explique les règles au cas où si les choses se dérouleraient mal, dont le passage avec le parachute (partie que j'ai d'ailleurs très bien retenue!!). Je rentre dans le K21, il m'attache et me montre comment on fait pour se détacher. Je mets le bob, les lunettes de soleil à proximité. Ensuite, il s'installe en place avant.


J'avoue que l'histoire avec le parachute m'a fait un peu paniquer!! En fait, je ne pensais qu'à ça jusqu'au moment du décollage.


Alain s'installe dans le remorqueur. Je vois une poignée bleue à ma gauche qui bouge, je demande à mon homme ce qui se passe. Il m'explique que c'est les aérofreins. Puis lorsque le câble est tendu, le planeur se met à rouler sur la piste en herbe. Je trouvais que ça secouait pas mal (je ne m'étais jamais rendu compte que ça secouait quand je voyais les autres partir) mais c'est pas dérangeant. Ensuite vient le décollage, le moment que j'appréhendais parce que j'ai le vertige. Cela s'est fait en douceur mais j'avais toujours le vertige surtout quand je regardais sur les côtés.


On a tourné en rond dans une ascendance pour pouvoir monter plus haut.

Je me suis rendu compte que quand je regardais sur les côtés, je ne me sentais pas en forme. Par contre, quand je regardais en face de moi, ça allait mieux. C'était pas l'envie de vomir que je ressentais mais plutôt comme un début de malaise.


Aussi, quand le planeur se penchait sur le côté, j'avais un peu peur. Mais j'ai constaté que si on suit le mouvement, ça passait mieux.


J'étais impressionnée et le spectacle est joli, j'ai pu voir la ville de Soissons ainsi que la cathédrale, les routes et l'Aisne. Le ciel et les avions qui passaient juste au-dessus. J'avais l'impression de pouvoir les atteindre. Difficile à expliquer, peut-être que tout ce qui paraissait inaccessible devient accessible.

En tout cas assez pour nous faire espérer que c'est possible...


Par moment, je regardais les instruments, le tableau de bord.

Puis quelques minutes après Jean-Rémy annonce à la radio qu'on va atterrir. Et on descend progressivement jusqu'à ce que les roues touchent le sol. On sort du planeur, ensuite on enlève nos parachutes.


Jean-Rémy range les planeurs avec Jéremy, Charles et Christian. Pendant que j'allais récupérer mon manteau et le sien.


Certains me demandent mes impressions, j'explique que j'ai quand même eu peur mais j'ai quand même apprécié. D'ailleurs, ça me plairait bien qu'il m'emmène une autre fois et j'espère plus longtemps la prochaine fois. Par contre, c'est vrai que l'histoire avec le parachute m'a bien occupé les pensées mais une fois en vol, j'ai complètement oublié et je ne pensais plus qu'au vol.


Un grand merci à mon chéri pour le vol !

Publié le 26/07/2007 à 09:41
Par Jean-Rémy
De nouvelles aventures pour le petit colibri vélivole!
Florent me met sur le Janus avec Jean-Bernard, génial! Un beau vol en perspective. Les planeurs sont en piste, on s'installe à 14h30. Je suis en place avant du Janus, donc c'est moi qui gère la radio et les godasses (train d'atterrissage).


L'équipage de choc: petit colibri et grand condor!

On décolle à 14h50, cap sur Amboise.
Je largue le cable dans une pompe à 2m/s, et je monte l'Hotel Bravo au plafond, 1300m. Je file le long de la Loire, JB me donne des conseils sur l'utilisation des volets en spirale et les vitesses.

On reste au plafond jusqu'à Amboise, et à partir de la, la base des nuages descend.
1200m, puis 1100m. On a voulu tirer jusqu'à Loches, mais nous buttons devant un grand trou bleu. Je peine à rester au plafond, et JB décide finalement de partir vers Romorantin.

De beaux cumulus sur la route, et nous retrouvons le LS3 qui galère à 700m vers St Aignan.
Nous spiralons avec lui, ce n'est pas terrible. Nous apperçevons un cumulus un peu plus loin, on tente notre chance. JB me botte les fesses pour m'encourager, je m'applique. Il n'a d'ailleurs pas touché au manche de tout le vol.
Le vario monte, j'enroule, et je me concentre à fond dans l'ascendance. JB s'occupe de la sécurité extérieure. Je maintiens fermement 90km/h, de légères corrections tout au long de la spirale pour optimiser la montée, et nous voilà à 1100m. Le LS3 est resté dans sa petite pompe et n'arrive pas à remonter, et se vachera un peu plus tard. Les conditions météo se sont terriblement dégradées...

Cap sur Romo, je guette les autres planeurs.
JB contacte le terrain et annonce que nous aurons peut-être besoin de nous y poser.
On prend une pompe avec d'autres machines, dont une reste dangereusement derrière moi à mon goût. Je tourne la tête, je l'estime à moins de 20m derrière, 3m plus haut. Je me dis que si je prends une grosse pompe je l'emplafonne!!!
"T'occupe pas de lui, me dit JB, il a visuel sur toi".

Un peu avant le plafond, on prend un cumulus un peu plus loin.
On remonte, puis cap sur Vierzon. On tente les cumulus sur la route, pas terrible...
Nous arrivons à Vierzon vers 600m, ça ne sent pas bon!
On cherche les pompes, rien...
On se prépare donc à une vache aéro sur le terrain au sud de la ville.

On commence l'approche, je sors le train, et le varion bondit à +1. JB reprend les commandes et enroule. Il arrive à remonter à 600m, et tente un cumulus au dessus de la gare de la ville. Nous montons à 1000m, on est à 30km de Romo. Si on pouvait se vacher la-bas, on serait à mi-chemin de Blois. On tente le coup!
Mais ça dégueule trop vite, on n'y arrivera pas. Demi-tour, on se pose à Vierzon.

Prise de terrain, godasses dehors, et JB pose le Janus sur la piste à 18h50. On sort, j'ai vu un avion sorti devant les hangars, je vais voir.
Un type est en train de réparer un moteur d'ULM, il ne nous a pas vu nous poser. Il me dit que la piste fait 700m de longueur, ça ira pour décoller.
Il vient voir le planeur, le premier qu'il voit de près.


Le Janus vaché à Vierzon, remis en piste et prêt au décollage.

Papa Charlie arrive une demi-heure après.
Décollage en radada pour prendre de la vitesse et cap sur Blois, il est 20h20. Le convoyage dure 40 minutes, face au coucher du soleil. C'est superbe!
Nous nous relayons pour suivre le remorqueur, et JB largue à 5km de Blois. Il annonce un passage bas sur le terrain, et pousse sur le manche. 240km/h au badin, on double le Rallye, et on passe à 20m au dessus des pistes de Blois, c'est extra!!!


Remorquage du planeur: rien que pour voir ce ciel, cela vallait le coup de se vacher!

Nous nous posons à 21h, Eric est déja rentré de sa vache. Hans s'est vaché à 150km au sud de Blois, dans un terrain peu accessible. L'équipe de dépannage ne sera de retour au terrain que vers 1h30 du matin.

Mon petit bilan: Un vol très riche pour moi, j'avais le Janus bien en main. Rien à voir avec mes premiers vols dessus. JB trouvais que je pilotais très bien, ça me suffit!
Première vache, même si elle est aéro, premier passage, et 4h40 de vol au total.
Publié le 26/07/2007 à 09:28
Par Jean-Rémy
J'ai encore mal dormi à cause du froid. Je suis levé depuis 7h du matin.
Les autres émmergent doucement, les uns après les autres.
On déjeune, et nous allons en piste nettoyer les machines et les aligner.
Briefing à 11H.
Christian tentera ses 5h aujourd'hui, Jérémy partira en Janus avec Bernard, et je serais sur un Pégase, le Fox Alpha. Si je peux, j'essaie de faire mes 5h moi aussi.

Une première vague de décollages à 11h45, pour des tours de pistes, tandis que ceux qui partent en circuit mangent.
Nous allons en piste pour être prêts à 13h. Je m'installe dans le Pégase, et je pars derrière le Janus. Je me lergue dans une pompe, j'ai entre 1 et 2m/s. Le DG505 de Compiègne vient spiraler avec moi. Nous galèrons, car la pompe ne donne plus que du 0,5 m/s à partir de 800m. Le DG s'en va plus au sud, sous un gros paquet noir ou spiralent d'autres planeurs. J'essaie de le suivre, mais je passe par une grosse dégueulante, et je préfère revenir dans ma pompe merdique. Je galère pour la retrouver, et mon bilan altitude est bien négatif.

Direction la zone de perte d'altitude, je sors le train et la cale est en place.
Vent arrière, je prends ma vitesse d'approche, et je m'annonce. Un planeur est en finale, et au moment ou je m'annonce en base, le K21 piloté par Craig s'annonce en vent arrière.
Ca en fait du monde! Le planeur devant moi s'est posé sur la partie droite, je dégage vers la gauche, laissant au K21 une bonne bande de piste libre. 35 petites minutes, j'ai du progrès à faire!

Hervé mets son Pégase en piste, je décide de repartir après lui.
Le décollage se passe bien, je commence à maitriser l'oiseau. Je me largue dans une belle pompe, mais au finale je retrouve encore du 1m/s. Je galère pour monter au plafond et vais vardrouiller un peu en local. Grand local même, puisque je suis allé jusqu'à Chateau-Renault, soit 20km du terrain environs. Ca paraît si simple avec le Pégase. Pendant le trajet, j'appercevais Vendôme, ou je suis allé en Astir l'autre jour. En Pégase, j'avais la sensation d'être presque au dessus de la ville, alors que j'en étais éloigné de 10km.

C'est vraiment une toute autre dimension de vol.
Je spirale un peu avec le Duo Discus de Blois, un LS1 et parfois un Ventus qui ne se gêne pas vraiment pour couper les trajectoires...
Je retourne plus à l'ouest, et Nicolas me rejoint avec l'Oscar Charlie. Il me suit dans la pompe, en restant derrière moi. Je l'appercois en tournant la tête, un super vol en patrouille.


Nicolas en Pégase, me suivant...

Mais je commence à bailler, et j'ai pas envie de faire de bêtise. Donc cap sur le terrain. Nicolas reste dans la pompe.
Entre le cumulus et le terrain, un grand trou bleu, pas une pompe. J'arrive en zone de perte d'altitude, j'ai 300m à perdre...
Je sors le train, mets la cale, et fais mon approche.
L'atterrissage est encore bon, malgré les trous de la piste, secouant le planeur.
2h30 de vol, je ne suis pas mécontent!

Christian rentrera après un peu plus de 5h de vol, c'est réussi pour lui.
Craig à été laché Astir, Benjamin lâché tout court (et s'est éloigné à 6km pour 400m, en Alliance...), et Clémence relâchée sur le K21.


Le Janus de retour.

Florent nous réquisitionne, Nicolas et moi, pour arroser les lâchés et Christian comme le veut la tradition. Mais il a eu droit aussi à son seau d'eau, puisque c'était son premier lâché depuis qu'il est instructeur!

Une belle journée de vol, arrosée aussi à la bière!
Publié le 23/07/2007 à 10:33
Par Jean-Rémy
Journée fraiche, j'ai mal dormi. Je me réveille à 4h du matin, sorti de mes rêves par le froid. J'enfile un pull et des chaussettes, et essaie de me rendormir.
8h, mon réveil sonne. Je vais me laver, consulter mes mails, et prendre mon petit déjeuner. Puis nous allons en piste monter les planeurs vachés, nettoyer les autres et tout mettre en piste.

Briefing.
Nous consultons la météo, Florent est confiant. Clémence et moi nous échangons nos photos, et j'entends derrière moi
"JR, tu payes un coup ce soir!
_ Hein, quoi? Pourquoi donc?
_ Ah non, je croyais que t'étais laché Pégase aujourd'hui!"
C'est quoi ce zouk? Je me lève, et vais voir le planning machines. Mon nom est en face de HP, l'Astir.
"Ptain, vous m'avez fait une fausse joie la"

Nicolas partira sur Pégase aujourd'hui, il est laché.
Florent m'a mis sur l'Astir, Christian n'étant pas la. Puis un peu plus tard, il me dit
"Bon, Nico va partir sur Pégase, tu prendra l'Astir, et si en fin de journée ça se présente bien, tu partira sur Pégase aussi. Ca te va?
_ Bah ça ne se refuse pas!"

Le repas est vite expédié, et nous partons en piste après mon tour de vaisselle, aidé par Hans et Patricia.

Arrivée en piste, je fais la prévol de l'Hotel Papa, et nous voyons Christian arriver. Comme il repart le surlendemain, je lui laisse l'Astir.

Nico_peg
Nicolas pendant le remorquage du Pégase.

On envoie nos 8 machines en l'air, et je patiente au bord de la piste, tantôt au frais à l'ombre des cumulus, tantôt grillé au soleil.
Florent se pose après quelques vols d'instructions, et appelle Fox Alpha. Tout va bien pour Nicolas, il se débrouille à merveille!
Flo appelle ensuite Oscar Charlie, et lui demande ou il en est. Il me dit qu'une fois posé, je partirais avec.
Un quart d'heure plus tard, Jérémie est posé. J'attrape vite mes affaires, et je marche vers le Pégase, MON Pégase. Le rêve devient réalité! Cette machine qui fait tant rêver les jeunes pilotes débutants!
Je marche en tenant mon sac sous le bras, et en voyant toute la trouve autour du pégase, j'ai l'impression d'être le pilote de chasse qui marche vers son avion, portant son casque sous un bras, et son sac de vol de l'autre. On se sent aussi pilote d'essai, on va voler sur une machine que l'on ne connait pas.
Train rentrant, 41 de finesse, pas forcément le dernier cri, mais une belle machine!
Bernard me fait un briefing, les points à surveiller, etc.

Me voila sanglé dans le cockpit d'Oscar Charlie, un nom nouveau pour moi, tant habitué à Hotel Papa. J'ai l'impression de vivre un peu "Le Grand Cirque", quand l'auteur raconte son premier vol sur Typhoon. On découvre, on inspecte, on surveille cette machine nouvelle pour nous et qui nous impressionne! Et on sait juste pour le moment que ça ira beaucoup plus vite qu'avant!

JR_peg
Moi, sanglé dans mon Pégase...

Le câble est tendu. AF rentrés et verrouillés, pilote sanglé, verrière fermée, je lève le pouce. Jérémy lève mon aile, et Papa Charlie met les gaz.
Je maintient l'axe, les ailes droites. Je tiens le manche comme m'a expliqué Bernard, de façon à ne pas laisser mon bras faire les mouvements induits par le planeur.
Je pousse légèrement pour le mettre en ligne de vol. Alors que le nez s'abaisse doucement, le planeur décolle!!
J'essaie de rattraper le coup, et le planeur rebondit une fois, deux fois, puis voyant le remorqueur décoller, j'empêche le Pégase de toucher le sol à nouveau.
"Ne pas le laisser s'échapper" me dis-je sans cesse!

La suite du remorquage se passe sans soucis. Arrivés à 550m, je sens une secousse, le vario est à +5, je largue.
Un tour, ça monte. Je rentre le train.
"Chclang!", puis le silence. Plus de trainée de roue, le badin à pris 15km/h. Ca file effectivement plus vite qu'avant! J'apperçois en même temps un énorme grain au sud-ouest, à surveiller.
Je tire un peu et je me retrouve vite à 1400m.
Mais le vent m'a emporté, je reviens vers le terrain. J'en profite pour "tâter" la bête, voir comment elle réagit et tenter de l'apprivoiser. Un coup de manche à droite et à gauche, d'avant en arrière, et un coup de botte de chaque côté.J'essaie les AF pour ne pas découvrir le comportement en approche. Je tire la poignée bleue, "Clang", déverouillage, et me voila projeté en avant, dans mon harnais. Diable, ils sont vraiment efficaces!
Seulement, le grain se rapproche et nous arrive droit dessus...
Je commence à descendre pour me poser, et Florent m'appelle en me disant de ne pas trainer pour atterrir.
"Oscar Charlie en vent arrière pour la 30 herbe à Blois, le train sorti verrouillé cale en place".
Prise de terrain à 100km/h, derrière le Papa Charlie. Je tourne en base, avec une correction de dérive d'au moins 20°!!
Finale, je garde mon plan et ma vitesse, scrupuleusement! Les AF sont terriblement efficaces, on est projeté dans le harnais dès l'ouverture.
En courte, je prends une dégueulante, vite, les AF rentrés et on monte, je rattrape.
Je pose tout en douceur, un superbe atterrissage...rien à voir avec mon dernier vol. Pleins AF, manche au ventre et frein. Ca freine beaucoup mieux que l'Astir.

A peine posé, le rideau de pluie que je voyais d'en haut est arrivé, et tnous nous réfugions dans les voitures. Deux planeurs sont toujours en vol. Le K21 se pose un peu plus tard sur la piste en dur, il n'arrivait pas à voir les pistes en herbe.
Et le LS3 s'est vaché dans un champ à 7km du terrain. Il est passé dans une grande dégueulante, l'obligeant à se vacher.

Nous le localisons, il est vite démonté et mis en remorque, et nous rentrons.

Mon lacher aura bien été arrosé!
Publié le 19/07/2007 à 21:17
Par Jean-Rémy
Arrivée à Blois par air, 2h de convoyage, assis en place arrière de l'Alliance. Départ de Soissons à 10h25, ciel bâché...On passé Chateau-Thierry, grand ciel bleu!
Nous passons par Pont-s/-Yonne, Phitiviers, verticale Orléans Bricy (et ses nombreux C130 et C160 parqués), et arrivés à Blois.
Le vol s'est très bien déroulé, malgré la fin un peu sportive.

Gros coup de malchance, le restaurant du club est fermé...Bernard, qui doit rentrer à Soissons en Marchetti, nous emmène manger à Amboise, avant de partir à Soissons en m'ayant déposé à Blois. J'aurais donc fait un tour un Alliance et en S208 la même journée, bon plan!

Pour quelques photos, c'est par ici : http://asvsoissons.free.fr/activite_2007.html

Dès la première nuit de camping, nous essuyons un superbe orage, avec sons et lumières sans oublier la douche. Je me suis fait tout petit sous ma tente!!!
Le lendemain, pluie toute la journée...

Nous sommes d'attaque mardi matin pour monter nos planeurs.
Tous sont montés et mis en piste en 3h, nous battons Compiègne muahaha!

Je fais un vol avec Bernard, car je n'ai jamais volé à Blois. Il me montre le tour de piste, je prends mes repères pendant qu'il mange sa banane!! Il a voulu jeter la peau par le fenêtre, mais elle s'est collée sur le bord d'attaque, je n'ai même pas senti qu'il s'agitais pour l'enlever.

Je repars un peu plus tard seul sur l'Alliance, pour une petite heure de vol.


Christian en Astir

Mercredi, nous sommes encore prêts avant Compiègne. Florent me désigne chef de piste, donc à la tenue de la planche et la radio.
Tous les planeurs décollent, Christian tentera ses 5h sur l'Astir. Je prends l'Alliance en fin d'après midi pour faire un peu plus de 2h de vol, en etant monté à 1600m (fait froid la haut à 19h).

Jeudi, c'estcette fois moi qui est sur l'Astir. Florent me prépare un logger pour faire mon circuit local de 90km, mon ascendance de 1000m, et si possible mes 5h. Je ferais des allers retour Blois-Vendôme. Je monte très vite à 1700m, cap sur Blois.

1700m dans l'Astir
Pas beaucoup de nuages la-bas, je ne m'y éternise pas...Retour sur le terrain, j'essaie de rester haut. Mais les grands trous de bleu me font faire des lignes droites de 5-6km vers les cumulus (ce que Florent à remarqué en déloggant). Je tourne Vendôme, et je revient vers Blois sous une rue de cumulus, 3-4km en ligne droite, avec le vario sur +2m/s. Je tourne Blois à nouveau, et lors d'une spirale, un planeur arrivant face à moi en sens inverse de spirale m'oblige à dégager. Manche en avant, je ne tourne pas pour le garder en visuel. 170 au badin, mais le danger est passé.

Je reprends sous le cumulus d'à côté.
Je passe verticale du terrain, je contacte Florent. A priori, le 90km est fait, mais je décide de refaire un aller retour vers Vendôme pour assurer le coup. En théorie, ça me fera un circuit de 120km du coup, comme ça, y a de la marge pour que le 90 soit validé.

Thomas m'accompagne en Pégase, un peu en dessous. Nous tournons Vendôme, il repart vers blois au nord de la route qui relie les deux villes. Je décide de rester un peu au sud de Vendôme, et pourquoi pas de tirer jusqu'à la Loire. Il me reste plus de 2h à patienter pour les 5 heures de vol.
peg
Le pégase de Thomas
Je vaddrouille un peu sous les cumulus, et j'observe. Je suis à plus de 1500m de hauteur, à 15km du terrain...et je reste dans ce rayon.

Puis le ciel se bâche, un grand voile d'altocumulus empêche toute convection. Misère...
Je galère pendant près de 2h dans du 0m/s, parfois un petit 1m/s, Florent me signale un bonne pompe. Je monte à 1650m, un peu de répit... Je cherche, je me bagarre avec des petites ascendances, mais plus rien.
Deux planeurs se sont vachés sur des aérodromes, et un troisième est rentré ric-rac.

Je ne trouve plus rien, et me pose finalement, après 4h53 de vol. L'épreuve de durée m'échappe pour 7 minutes!
Pour couronner le tout, l'atterissage et plus que mauvais, et l'Astir ne fait que rebondir dans les trous de la piste!!!
Je sors de mon cockpit, cassé, épuisé!

De beaux jours sont annoncés pour plus tard, j'aurais d'autres occasions!
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Tribune libre
Moi : L'alliance en arrivée, quel bonheur
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