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Mon bloc perso.
Guy-Joseph LUGGUY
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"Etre sage c'est admettre la fragilité  de ce que nous pensons et la faiblesse des arguments qui fondent nos jugements"
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Tribune libre
ta niece ! : peintures magnifiques et lectures très interressantes !!
Publié le 11/12/2009 à 19:33
Par lugguy
DEBUT D'UNE HISTOIRE SANS FIN D'UN HOMME QUI AIMAIT TANT LES ARBRES ET LA RIVIERE..

on raconte plus d'un conte étrange sur la communion entre l'homme et l'eau, et plus d'une histoire bizarre dans la sympathie entre l'être humain et la rivière...Voici un conte qui me fut envoyé par un rêve et que j'ai réécrit avec ma mémoire et ma plume...


 Félicien Troubleau, dès que bruissait le ventre blanc des   flammes  d'hirondelles, petit matin, se diri­geait vers le fleuve. L'oeil brillant, le pas léger, il tirait la chaîne de sa plate, levait l'ancre et poussait l'embarcation; il entrait  dans le courant .Une main rivée au plat-bord, ballotté et dansant, il filait au gré de l'eau mouvante dans le velouté de l'aube sur sa couche de soie somptueuse.De  mémoire  de grand-père, on n'avait jamais vu  Fé­licien sans sa barque sur les  chemins secrets du fleuve, chaque fois plus loin; on n'aurait pu dire avec certitude qui  de  notre bonhomme  ou de sa barque guidait l'autre. Son grand bonheur était de se faire arbre chablis, de flotter immobile, grisé par les frissons des saulaies et le murmure gravillon des remous, son grand bonheur était  d'attendre les oi­seaux....  et ils approchaient bientôt en longues glissades prudentes, au-dessus de lui: leurs cris? Il les connaissait tous!  Les "piou piou" des gravelots, l'éclat grave des hérons cendrés, la vigile des sternes qui alarmait à l'entrée de leur territoire avec des "kirri-kirri "suraigus...Tous ,ils finis­saient par se poser dans le bateau, attirés par les petits poissons vif-argent qui étoilaient l'eau de cette grande Côme improvisée! Alors Félicien se fai­sait plus immobile encore. Un matin, à son grand émoi, (ô, il avait tant pensé à ce moment-là) un martin-pêcheur vint se poser sur lui : cette fois, il avait réussi, il était accepté, eau et bois, sable et vent à l'image de son univers. Retenant son souffle, il fixait le petit oiseau, tout palpitant de lumière, solitaire aux plumes de toile cirée, lui dont si sou­vent seul un sifflement bref signalait la présence.               Ivre de joie, la gorge serrée, Félicien se sentait pris d'une sorte de torpeur, son corps noueux, li­gneux, le soulevait, l'emportait. Le lendemain les pê­cheurs  ramenèrent un bateau vide, que tout le monde connaissait bien, un bateau vide auquel était amarrée une barque plus petite, faite du bois le plus étrange qu'on n'ait jamais trouvé. Personne ne revit Félicien Troubleau, alors que les habitants du village sentant on ne sait quoi d'extraordinaire, ancrèrent les deux barques à la tête de l'île, là où viennent tant d'oiseaux, et ils n'y touchèrent PLUS.                                                                       
Publié le 08/06/2009 à 14:57
Par lugguy
Humeur : Tendre
Le balayeur tout seul
Le balayeur tout noir 
 

Le balayeur était seul.
Tout seul.
Il était noir. Tout noir.
A la lumière écarlate qui lui venait du ciel,
Il répondait: "bien sûr, je suis là,
Bien sûr je suis seul,
Bien sûr je suis un nègre,
Bien sûr, je suis heureux."
Le pauvre bougre qui attendait encore
Se leva afin de se tirer
Les bottes noires de boue et de désillusions
Qu'il traînait sur le sol avec moins de passion
Qu'hier encore quand il chantait si fort
Je t'aime, je t'adore, tu es ma seule raison
Devant un peuple blanc et rouge de colère
Devant un peuple qui tout noir et bleu de désespoir
Devant une femme forte qui riait aux éclats
Eclaboussant les autres de son rire irritant

Tout au fond de la rue, sur un trottoir tout noir,
Il y avait un homme, un balayeur tout noir,
Qui attendait, sans doute, sur le bord du trottoir
Tout près de son balai, une lueur d'espoir...

  
LUGGUY Guy-Joseph


Poète et peintre amateur
 Extrait de  
 N°5 Revue « Empreintes »
in  La Taverne-Aux-Poètes d'Angers
 
 

Publié le 15/05/2009 à 18:47
Par lugguy
Humeur : Souriante
QUAND JE PEINS ET QUAND J’ECRIS
 

Quand je peins ou quand j’écris pour le seul plaisir

C’est   rêve qui guide plume sur champ plein de l’écrire

C’est image qui conduit pinceau sur toile

Quand j’écoute silence caresser  nuit qui file,

L’instant est trop précieux pour penser au futile,

Car sensation n’est pas aussi exquise le soir :

Laisser flotter son être en oubliant l’avoir,

Et s’imprégner des beautés frêles en atmosphère

En goûtant quotidien de la chanson du vent,

Alizés du couchant racontent plus d’un mystère

Quand la lumière  et l’air copulent en firmament.

 

Je peins et j’écris comme un papillon de bonheur

Mon âme ne le laisse pas s’échapper de mon cœur,

Premier devoir  se poser et respirer les fleurs :

Ne te hâtes pas vers un semblant de labeur,

Notre séjour ici est visite provisoire

Car aimer et sentir est un premier devoir.

Humer le silence et son humilité,

Se repaître dans le ciel en grande tranquillité

Laissez moi créer ces horizons cousus de soie

Que mon être dans cette nature ivre de joie

Arrête quelques instants la course des images

L’envol des oiseaux et du soleil le ramage

Quand je baigne mes couleurs dans ton beau nuage..

 

Je peins et puis j’écris en plein milieu des champs

Pour écouter des vents et des herbes leurs si beaux chants

Ma brosse raconte la Loire et sa lumière éternelle

Mon crayon parle des paysages  sempiternels

Où l’esprit et l’âme aiment toujours à reposer,

Il est des tableaux de solitude remplis d’étoiles

Où les peintres aiment poser leurs toiles…

Il est des lieux précieux où  poètes pourtant

Aiment se poser en hiver quelque soit le temps

Afin de respirer en vers en attendant le printemps.

 

LUGGUY Guy -Joseph 

 
Publié le 04/05/2009 à 14:40
Par lugguy
Humeur : Souriante
POURQUOI FAUT IL -ou DOIT-ON - CADRER UN JEUNE ENFANT ET LUI APPRENDRE LA FRUSTRATION?





Premiere partie du débat :
Apprendre à dire non et à cadrer un "tout-petit" / POURQUOI ?

 Il est en effet indispensable pour les enfants entre 2 et 4 ans de leur apprendre à être « frustré », terme un peu hard pour dire simplement que les bouts de choux ont cette impérieuse nécessité d’entendre le père et la mère leur dire « non » régulièrement : tout n’est pas permis à toi mon amour d’enfant, même si je t’aime tout plein.

Dire non à son enfant, c’est lui permettre de se bâtir (ou d’accepter) un « cadre » de limites sans lequel le bout de chou ne peut ni apprendre à vivre avec les autres (socialisation) ni apprendre à apprendre (apprentissages éducatifs et savoirs construits, extérieurs à lui) : en jargon pédo - psychiatrique cela s’appelle la « déprivation » c’est-à-dire permettre à l’enfant de se dépriver, donc apprendre à se priver (à se séparer de la mère, à quitter la fusion) pour une triangularisation , qui seule une fois installée permettra à l’enfant de se construire à la socialisation progressive, et d’accepter les règles venues de l’extérieur (la nourrice ou l’ATSEM étant le « substitut affectif de la mère : cela ne suffit pas, ce n’est qu’en étape vers une déprivation vraie, acceptée par l’enfant avec une personne adulte extérieure à la famille et sans lien affectif/ affectueux spécifique
Quand il y a enfin ce triangle relationnel  enfant à adulte à enfant, alors le petit enfant, garçon ou fille, peut accepter une règle imposée de l’extérieur et alors commencer sa socialisation (apprendre à être avec les autres –vivre ensemble- en respectant une loi externe imposée à tous les membres du groupe), et cette « acceptation de la frustration » permettra aussi l’apprentissage  éducatif imposé par un adulte extérieur au couple familial de sécurité. 

Encore faut-il deux conditions à remplir donc :  -1- que maman et papa tiennent le même discours, disent tous les deux « non » dans les mêmes situations, imposent leur point de vue sans se « départir » du « bloc de cadrage », sinon l’enfant aura tôt fait de se réfugier dans les bras de l’autre adulte qui, lui, accepte que l’enfant reste « roi » et impose ses caprices à l’adulte, sachant alors d’instinct que ce qu’il ne peut obtenir du père, il l’aura en criant (ou pleurant ou colérant) et en se réfugiant dans les bras de la mère : c’est parce que cet enfant n’est pas encore vraiment « sorti » de la fusion mère-enfant qui l’empêche de grandir ou d’apprendre ; de se socialiser, bref d’accepter la règle venue de l’extérieur, et donc  le(a) petit(e) persistant à « se réfugier dans ce cocon affectif –« bien pratique pour le tout-petit et qui lui permet de faire un avec la maman »-perpétrant ainsi cette protection douce et tendre dont il jouissait quand il faisait un avec sa mère dans sa vie embryonnaire.  -2- que la mère accepte réellement la déprivation, c’est-à-dire accepte le début de la « dé-fusion » et de l’autorisation donnée à sa progéniture de grandir vraiment, attitude qui –de ce fait- conduit inéluctablement au fait que le bout de chou ne sera plus le « bébé » relié à la mère, ce que de nombreuses mamans n’acceptent pas facilement, perpétrant inconsciemment les gestes et les mots, ou les attitudes qui permettent le rétablissement régulier de cette fusion- « ce cocon protectionnel » dans lequel le petit continue à se sentir « intouchable, car hyper protégé par la fusion enfant-mère ».(les exemples de ce comportement résistant à ce début d’émancipation ne manquent pas : enfants qui le sentent et qui se réfugient dans les bras maternels, qui se « collent au corps maternel » pour restaurer la fusion, les mères qui « pleurent » le 1er jour de la maternelle, les mamans qui prennent à bras l’enfant qui pleure après le « non » du papa, etc.) 

C’est, enfin,  l’idée que défendent et présentent tous les grands pédopsychiatres qui ont écrit sur la construction du sujet autonome et qui sont les grandes pointures (Dolto, Ruffo,  etc.) qui sont utilisées  grâce à leurs
écrits et grâce à l’expérience acquise depuis 20 ANS pour former les éducateurs de la Petite –Enfance et professionnels associés (personnels de crèche, jardinières d’enfants, ATSEM, accompagnatrices, nourrices agréées, etc.) suivant à l’IUFM les mêmes stages de psychopédagogie que les maîtresses de TPS des écoles maternelles. 

 Guy LHEUREUX,
Ancien formateur d’éducateurs,
Enseignant d’IUFM
I
nspecteur Honoraire de l’Education chargé de mission
 pour l’Ecole Maternelle et la Petite-Enfance
 

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