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Mon bloc perso.
Guy-Joseph LUGGUY
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Publié le 12/12/2007 à 18:41
Par lugguy
Humeur : Souriante
"chronique DE mondanité EN dentelles"

 
 Silhouettes féminisées faisant les cent pas tout au long d’un boulevard, dans les parfums et la magie du jour qui s’efface et aussi belles que les couleurs délicates d’une nuit bleutée. Ce n’était pas encore un défilé aussi impressionnant que des pensées aussi errantes que des félins bizarres gris et déconcertants perchés sur des toits de voleurs près des cheminées endormies surplombant la petite ville ensommeillée sur des trottoirs bien pâles où le vagabond enviné s’endort par terre car surpris par l’obscurité. Cette poignée de femmes, allant et venant devant les montagnes tristes qui crachaient du feu sur le synclinal proche n’avait pas prévu apparemment les hallebardes qui bientôt découperaient l’espace noirâtre de grands traits verticaux, comme pour effacer ce sortilège. Au fin fond de cette nuit où le plus vieux métier du monde se vend en fleurettes nouvelles avec l’arrivée massive des poupées soviétiques sur le pavé des vaches, les Esmeraldas du crépuscule à la recherche de troubadours friqués balançaient leur petit sac à main en pur skaï entre le ciel de leurs bonnes intentions et cette terre noire et magique qui soutenait leurs pas incessants et réguliers entre le chant interminable des klaxons en folie et les formes masculines indifférenciées ayant quitté le désespérant labeur de l’urbanité proche pour aller s’acheter quelques instants de rêve à cinquante euros les cinquante kilogrammes de chair et de dentelle. Les flammes vacillants des klaxons illuminant les formes arrondies des belles en négociation se reflétaient quelquefois orangées sur des visages en valse brune  où les regards donnaient cette indéfinissable  impression des gens de nulle part comme cette immense  tristesse qui nous émeut dans les yeux des chiens abandonnés attendant d’être adoptés derrière le grillage qui les retient.Les dernières ombres se faufilèrent dans la nuit ténébreuse, et l’ellipse lunaire souriante dans les nues étala son voile diaphane sur La torpeur de l’atmosphère. Le marchand de sable éparpilla sa marchandise sur l’ensemble de la scène et les fillettes revêtirent leur chemise de nuit pour se glisse dans leurs couches. Lugguy guy-josephExtrait de « la bonde »

Editions GL 789921°

 

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ta niece ! : peintures magnifiques et lectures très interressantes !!