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Mon bloc perso.
Guy-Joseph LUGGUY
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Publié le 05/01/2009 à 10:52
Par lugguy
PREMIER RECITAL DE POESIES A LA MAISON DE RETRAITE DE TRELAZE



Récital de poésies

MAISON DE RETRAITE 
Les Plaines à Trélazé             Jeudi 11 Décembre 2008
15h00 à 16h00          5 camarades en poésie
Michel Rotier (poèmes tendres)Guy Lheureux (Poésie Libre)Maurice Faes (Fables et Humour)Yannick Quinveros  (Slam et poésie)Michelle Faes (Chansons et Poèmes courts Dans le cadre de l’Exposition Artistique« Des peintres du GAT exposent en maison de retraite »

 
Du samedi 6 au dimanche14 décembre 








Maison de retraite des plaines TRELAZE  Il était une fois cinq camarades qui écrivaient des vers et des poèmes et ils prenaient un malin plaisir à se lire ou se déclamer touts ces morceaux d’écriture dans le seul souci du plaisir de l’échange et de la langue. Aussi décidèrent-ils au moment où les feuilles rousses tombent des arbres et où les jardiniers plantent les arbres fruitier de se réunir dans une maison de retraite du voisinage et de présenter au public quelques unes de leurs trouvailles en scribouillages et en clamage Le récital va bientôt commencer et on attend les derniers invités pendant que Yannick, Michèle, Maurice, Guy et Michel revoient leurs textes….avant de les clamer !  Le premier poète, qui aime suffisamment les hommes pour les comparer aux animaux, et de surcroît amoureux de La Fontaine décida d’écrire  sur eux pour se moquer gentiment des ses contemporains en guise d’humour la fantaisie permettant d ‘oublier la grisaille des alentours. On commence donc par un rat et une chauve souris qui sont suivis quelle audace par un célibataire et deux veuves Ces deux fables sont maintenant déclamées par notre ami Maurice FAES

 
  MAURICE FAES (fables et humour)  

Le rat et la Chauve-souris                           Un Rat, rescapé de la guerre,      
                               
béquille au bras, bandeau
à l'œil,                       ayant regagné sa chaumière,                   se tint tristement sur le seuil.                  Aucun membre de la famille       
               
 ne vint se jeter dans ses bras,
    
          
 tous ses parents, et fils et fille 
        
            
expédiés de vie
à trépas.                Seule une cousine lointaine,        
    
une vieille Chauve-Souris, 
  
                           
voiles noirs et noires mitaines,
                  
      
 pendue
à la poutre noircie,                tournant la tête à son approche        
                    
 parut sensible
à son retour,                    à ses plaintes, à ses reproches                          
 
clamés vers le ciel tour
à tour :"Nos plus fidèles ennemisse moquent des lois de la guerre.                          Jadis, dans nos sombres réduits,                               les homm's ne s'aventuraient guère,mais aujourd'hui, le rat des villes                             se cogne au vide sanitaire,et celui des champs, si tranquille,                            aux pesticid's doit son calvaire.Car les hommes, dans leur folie,                            poursuivent un dessein pervers :                           traquant nos joies, prenant nos vies,                          ils mettent le monde à l'envers ... "La Chauve-souris dit au Rat :"C'est bien pourquoi je le regarde,                             ce monde, avec la tête en bas;                                c'est notre seule sauvegardepour le voir enfin à l'endroit.Presque aveugl', j'augmente ma chance                                de changer ce Chemin de Croixen vert Paradis d'innocence ... "Notre éclopé, sur ses deux yeux                           mit son bandeau. Dans la cuisine,                             à la poutre noircie par le feu,il se suspendit par la queue;                              depuis lors, près de sa cousine,on peut penser qu'il est heureux! ...  

(Maurice FAES)  

Je ne sais si c’est au fin fond de son village que la belle s’est vue déshabillée par une forte brise mais c’est bien dans la ruralité profonde d’un jardinier que le fils poète a pris leçons d’outillage près de son père avant de rendre hommage à son village lui-même. Voici donc 1 double hommage de Michel Rotier d’abord à son papa puis à sa commune. Ecoutons-le ! Michel ROTIER (poèmes classiques et tendres) 1.Mon village   - POEME SPLEEN DE MON LIEU DE NAISSANCE- Je n’oublierai jamais/
Cet humble village/0ù je suis né. /Les maisons toutes différentes/Semblaient chercher protection/Autour de l’église/Au clocher court et carré. /
Quatre routes empierrées/Menaient aux communes voisines./Et se rencontraient sur la grand’place /Les rues aux sols  caillouteux/ S’enveloppaient de poussière  / Quand un jour sur deux/ Passait la voiture du maire. /
D’imposants chevaux de trait/ Tiraient de lourdes cargaisons /De granit, de bois, de gerbes / Ou de foin, selon la saison.  
Tout le long du jour /  Les enfants du village//Faisaient grincer la vieille pompe / Et remplissaient deux seaux/ Qui inondaient leurs sabots.

Routes, ruelles et places/  Domaines de tous nos jeux :/ Cerceaux : toupies et billes / Occupaient les garçons et les filles / Jeux certes simples mais enfants heureux./

Plusieurs fois par an/
Le petit cimetière/ Où reposent mes parents / Et Bernard, mon grand frèreMe ramène à mon village ( Michel R.) 

Tes vieux  outils 
HOMMAGE A MON PERE -
 Ils n’ont jamais cessé de vivre,/Tes vieux outils/  Ô mon Inoubliable père.
 Ta pelle légère, usée,/ Est toujours  utilisée/ Pour toiletter mes allées. / Tes fourches aux doigts pointusEt inégaux,bien que fourbusOnt retrouvé la terreEn devenant supports de  mon échelle ./
 Tes faucilles, virgules d’acier,/ Des milliers de fois aiguisées/ Ont gardé leur manche lisse et court/ Où tes mains nerveuses s’écorchaient. 
Tes coins de fer rouillés/ Frappées, écrasées/  Par ta lourde masse-/ Que tu maniais adroitement/ Dans le bûcher froid-,/  Parlent entre eux / De tes coups précis, De leurs efforts précieux. 
.Ton râteau magique/ Joue l’immortalité/  Et son manche squelettique / Regrette ta dextérité./ 
 Cher jardinier/ Je ne veux pas oublier/ Ta mince serfouette / Ton arrosoir fatigué/ Ton plantoir et ton cordeau / Gisant dans ta vieille brouette./
Tous ces outils aiment servir,/ Et t’empêchent de mourir.
(Michel R.)

 

Dans le fin fond de nos jardins s’y promenant la nuit on rencontre quelquefois des vers à soie !La légèreté des  insectes est aussi prétexte chez la poétesse de l’amour de badiner légèrementsur nos désirs à la fois profonds   et légers qui nous servent de prétexte à l’écriture :écoutons Michelle nous parle de son ver !  
Michelle FAES ( petits poèmes tendres)


 
1.     Le Ver à soie !          Ses émois demeurent tout neufs/ Comme un poussin blotti dans l’œuf /  Elle offre un regard étonné/ Perdue au milieu des années.----/ Elle se cramponne à son cocon / C’est sa maison, c’est son royaume/ Ses amours y dansent en rond,/  Leurs pieds nus à l’abri des chaumes./ -----/  Petite Mamie, cœur de gamine, /  Tu dors avec un ver à soie : / Il a tout dévidé pour toi,  / Ne lui fais jamais grise mine…   



 
 2.     TOUT COMME
-J’aimerais craquer comme un arbre/ Sous la hache d’un bucheron/ J’aimerais tanguer sur la vague/  Au cœur des océans profonds  /  J’aimerais être pâte à pain/  Pétrie, foulée par doigts habiles, /  Cuite et croquée un clair matin/  Comme un petit festin fragile /  J’aimerais m’endormir un soir / Au creux secret d’un abri sûr/  Vivre l’hiver d’un petit loir /   Rêvant de soleil et d’azur… (Michèle F) 


 
Yannick QUINVEROS ( slams et poésies) 
  1. Des mots pour les mots (jeux de mots avec des mots)

Je cherche des mots d'ailes /Pour que mes paroles s'envolent / Vibrer dans l'infini de ton ciel Avec mes vers qui caracolent ……………………………………………………………………. …

Je cherche des mots dits / Avec plein de tendresse  / Pour me réconcilier avec la vie  /Et m'amuser dans l'allégresse …………………………………………………………………………. ………………..

 Je cherche des mots doux /Qu'ils viennent à ta rencontre / Visiter tous les dessous  / Des histoires que je raconte ……………………………………………………………………………………………..Bon! Point trop de mots d'alités / Sous la couette de mes sentiments / Car si mon slam mollit, c'est / Que je risque d'être ennuyant …………………………………………………….J'ai envie que mon style se modernise/ Que les rimes se mobilisent / Il faut que les mots jettent / Il faut que les mots pètent …………………………………………………………. Je dois avoir le mors aux dents /Jongler avec les mots l'air de rien /Pour t'offrir un agréable moment / Que ce récit te fasse du bien …………………………………………………Etre capable de cracher fort / Avec des mots l'art de dire / Les mauviettes et les molosses seront d'accord / C'est l'expansion des mots graphiques à découvrir/……Ils peuvent m'obséder / Refuser de m'obéir / Ils m'obligent à les chercher/ Pour pouvoir les écrire ……………………………………………………… …………….....................  Jouer des bons et des mauvais / c'est Essayer de ne pas être chiant / Tirer la chasse de la morosité / Pour tenter d'être amusant ………………………………………………………Avec les mots scions la branche de l'ennui/  Sans cesse construire et des mots lire / Les poèmes exaltés de la vie  /  Dans la complicité et le rire ……………………………………Que l'on utilise des petits motivés / Ou des gros mots laids / Les paroles savent faire circuler / Les désirs les plus secrets.............................................................................. Quand des mots cassent un silence Avec leurs pas feutrés / C'est pour chausser ta conscience / De nouvelles pistes à explorer ………………………………………………Si tu les trouves moches là t'appartient /  L'important c'est de ne pas se moquer /Car chez les mots, la liberté est le chemin/ Ils sont là pour être partagés ……………………..Que les mots rient ou les mots râlent/ En ligne ou bien croisés  / Quand tu les lis, quand tu les parles./  Ils font des paysages enchantés ………………………………………………….. Pour aller plus vite, pas de moteur / N'en déplaise aux motos et aux motards / Car les mots d'amour sont toujours à l'heure / pour fleurir de joie nos histoires  (bis) -(Yannick QUINVEROS)-


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  2.Voyageurs Je marche sur des pistes vagabondes/ Quelques 'affaires dans mon sac à dos / De merveilleux échanges abondent/ Ma vie n'est qu'une suite de cadeaux /………………Balades dans la Nature / Mes sens sont exaltés / De formidables aventures  /Tellement de complicités ……………………………………………………………………………………………Au fil des kilomètres / Mes pensées s'envolent/ Pour voir apparaître / De fantastiques farandoles ………………………………………………………………………………………………Des rondes de sensations / Vibrent dans mon corps /  Des mondes d'émotions  / Des plaisirs si forts ……………………………………………………………………………………Chaque rencontre est magique/  Et me nourrit de bonheur / Des découvertes  magni-fiques / C'est si bon d'être voyageur……………………………………………………………Tu ne me connais pas encore / Pourtant ton amour me cueille  / Tu m'offres de généreux accords  / Gentiment, tu m'accueilles ………………………………………………………………..  Tu m'invites dans ta maison / Partager un délicieux repas / un moment de joie fécond / Avec ceux qui vivent sous ton toit ……………………………………Tu me proposes la douche/  Laver mon linge et un lit / Tout ce qui sort de ta bouche / N'est que douceur pour mes envies ………………………………………………………………La rencontre est intense / Nous partageons nos histoires / Faire un peu connaissance / Dans la complicité d'un soir …………………………………………………………………………Demain, je repartirais / Marcher vers de nouveaux amis  / Dans mon cœur, je porterais/La tendresse de « merci» infinis ........................ (bis) ……………………………………….

 

 Guy LHEUREUX
  1. Année qui s’achève, année qui commence (hommage à l’existence et la poésie)
 COMPLAINTE POSITIVE  POUR UN AN NOUVEAU POETIQUE 

Année qui s’achève, année qui commence :quel sens ?

Dans quel avenir doucement je m’élance ?

Les souhaits sont présents dans tous les esprits,

Le ciel phénomène où mon cœur est bien pris

Chante les louanges poétiques des  premiers jours,

Et pluie cingle tranquillement toits des faubourgs.

 

Dans l’horizon astral d’une terre sans cratère,

Un bouquet de violettes à l’orée d’un bois,

Un coucher de soleil sur une terre aux abois,

La surface d’un lac de montagne, claire comme verre,

La beauté immaculée des pics enneigés,

Le chant délicieux imprévisible d’un beau geai,

L’orange infini champ immense de tournesols,

Délicates pâquerettes en  tapis de sol,

Brouillard du matin engrisaille hamamélis,

Minois des bergères penchant sur bouquet de lys.

 

Année qui commence, année qui s’achève , au vert ;

La rousseur délicate des bourgeons verts d’hiver

Dessine sépia divine en murs de ville en fleurs,

Puzzle emblématique en camaïeu de couleurs

Où les désirs des hommes en rêves femmes océanes

Célestement déposent leurs clartés diaphanes :

L’horloger Nouvel an remonte ses pendules

Le paysan du Mont Pelas embrasse sa mule,

Les petits chanteurs nous enveloppent d’une langueur

Qui pénètre les atmosphères et touchent les cœurs,

Chœur des enfants jetés aux vents des plaines,

Vieille en sari tricote ses petits bouts de laine ;

Le grand facteur lissant ses noires et belles moustaches

Distribue les lettres de vœux : ah, la belle tâche !

L’année commencée s’enveloppe de rouges en cavale

Parfums enivrants faufilent fragrances et dédales

Mois de janvier déjà quelque peu engourdi,

Et les poètes du soir rangent les porteplumes

Bien sagement, tout au fond de leurs vieux gourbis.

Il est tant de ranger aussi ma plume vieille

Dans le plumier offert à Noël arc-en ciel.

Une année qui s’achève et année qui s’élance

Quoiqu’il arrive demain, vers poésie je m’avance.

 

Lugguy (in : « Le jour du  Gui l’an neuf »)



2.  Propos manuels :
voici mes mains
Avis de tempête en cours,
Coup de main force 5
Prévoir forte gifle,
Avec dépression secteur coeur.
Homme peu agité
Cherchant coup de mainForce 6…
 Et anticyclone sensuel
A la recherche de ta bouche.
Dix petits doigts
Que j'avais embrassés
Lors d'une lune tiède
Ont esquissé des ombres  japonaises
Sur un soleil vide d'espoir.
Prévoir suite doigtéeForce 10.
Mais voici mes mains :
Elles crient vers le ciel
Quand elles sortent du marais;
Elles s'enflamment sans permission
Quand elles soutiennent le discours.
Elles se coupent aussi à la hache
Quand elles ont volé.
Elles trahissent sans pitié
Quand elles ont trop couru.
Elles se tendent et se détendent
Quand elles se noient sur toi.
La caresse des tiennes
Sont douceur et satin sur mon vieux cuir.
Pour les jours de mauvais temps,
Les laisser sommeiller
Tout au fond d'une fourrure... 
Avec ses yeux remplis d'espoir
Le poète examinait ses mains
Responsables de ses textes
Et le sculpteur s'était assis tranquillement,
Sur un siège hors de son contexte,
Et tout au bord de sa  douce peine,
De l’écriture et de la statuaire le manœuvreI
l contemplait les siennes,
Coupables de son œuvre.
 
Lugguy Guy-Joseph(Portraits de personnages imprévisibles ayant pourtant existé) 


Chanson par Michelle Faes : « Mad’moizelle de Paris »
(en hommage à Yves Montant)
  MADEMOISELLE DE PARIS (1948)
On l'appelle Mademoiselle de Paris /  Et sa vie
Pages : 1 2 3 4

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Tribune libre
ta niece ! : peintures magnifiques et lectures très interressantes !!