Quand je peins ou quand j’écris pour le seul plaisir
C’est rêve qui guide plume sur champ plein de l’écrire
C’est image qui conduit pinceau sur toile
Quand j’écoute silence caresser nuit qui file,
L’instant est trop précieux pour penser au futile,
Car sensation n’est pas aussi exquise le soir :
Laisser flotter son être en oubliant l’avoir,
Et s’imprégner des beautés frêles en atmosphère
En goûtant quotidien de la chanson du vent,
Alizés du couchant racontent plus d’un mystère
Quand la lumière et l’air copulent en firmament.
Je peins et j’écris comme un papillon de bonheur
Mon âme ne le laisse pas s’échapper de mon cœur,
Premier devoir se poser et respirer les fleurs :
Ne te hâtes pas vers un semblant de labeur,
Notre séjour ici est visite provisoire
Car aimer et sentir est un premier devoir.
Humer le silence et son humilité,
Se repaître dans le ciel en grande tranquillité
Laissez moi créer ces horizons cousus de soie
Que mon être dans cette nature ivre de joie
Arrête quelques instants la course des images
L’envol des oiseaux et du soleil le ramage
Quand je baigne mes couleurs dans ton beau nuage..
Je peins et puis j’écris en plein milieu des champs
Pour écouter des vents et des herbes leurs si beaux chants
Ma brosse raconte
Mon crayon parle des paysages sempiternels
Où l’esprit et l’âme aiment toujours à reposer,
Il est des tableaux de solitude remplis d’étoiles
Où les peintres aiment poser leurs toiles…
Il est des lieux précieux où poètes pourtant
Aiment se poser en hiver quelque soit le temps
Afin de respirer en vers en attendant le printemps.
LUGGUY Guy -Joseph







