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"J’ai regardé au loin,
J’ai vu quelque chose qui bougeait ;
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J’ai vu un animal.
Je me suis encore approché,
J’ai vu un homme.
Je me suis encore approché,
J’ai vu que c’était mon frère."

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Publié le Mardi 18 août 2009
Par Marie

Interprète : Magdalith

Théodore Monod (1902-2000) était naturaliste, explorateur, érudit et humaniste français. Protestant du courant libéral unitarien, il a consacré la fin de sa vie à mettre sa foi chrétienne en accord avec son combat humaniste pour la dignité humaine. Il militait contre tout ce qui menace ou dégrade l'homme : la guerre, la corrida, la chasse, la vivisection, l'alcool, le tabac, la violence faite aux humbles. Son credo : le respect de la vie sous toutes ses formes.
Théodore Monod a accompli de nombreuses missions, mais la plus étonnante reste sans doute d’avoir participé à la première plongée du bathyscaphe du Professeur Auguste Piccard. Plus tard, les pas de ce marcheur du désert le mèneront notamment à Chinguetti, dans l'Adrar mauritanien, à Tanezrouft dans le Sud algérien, pays de la peur et de la soif.
Il disait :

« Le désert, c'est aussi l'apprentissage de la soustraction. Trois litres d'eau par jour et par personne, une nourriture frugale, peu de paroles. Les veillées sont consacrées aux légendes et aux rires. Le reste appartient à la méditation, au spirituel. Nous sommes enfin débarrassés des futilités, des inutilités, des bavardages... »

« Parler du désert, ne serait-ce pas, d’abord, se taire, comme lui ? »

« Pour moi, la mort représente un départ sans peur, un appareillage comme disent les marins et le dernier de la vie n’est peut-être qu’une arrivée, une jubilation ».
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