Ça faisait un moment que je voulais le faire, voici une présentation des bouquins auxquels j'ai collaboré ces dernières années. Le document paraîtra en plusieurs parties.
Pour commencer voici les trois anthologies dirigées par Alain Pozzuoli. Seule la première est encore disponible.
Tatouages, une histoire et des histoires
Editeur Belles Lettres, octobre 2005
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Quelle peut être la signification de ces " fleurs de peau ", écloses ici et là, sur un dos comme sur une épaule ? Le tatouage, plus qu'un discours du corps, représente un art de vivre, une philosophie. Dans nombre de civilisations, il traduit la volontéd'apparaître différent, rebelle, ou au contraire exprime la revendication d'un sentiment identitaire. Aujourd'hui, plus que jamais, le tatouage est une façon d'affirmer son moi profond, ses exigences,sa vision du monde. Le tatouage touche à tous les domaines, culturels, sociologiques, artistiques, historiques : il raconte de fait l'histoire de l'humanité.
À quoi correspond ce désir de transformer notre corps, de le façonner comme une --uvre vivante ? Quels fantasmes, quels désirs secrets, quelles démarches particulières suscite-t-il en nous ?
La meilleure réponse qui puisse être apportée à toutes ces questions se trouve dans cette anthologie de 22 nouvelles, pour l'essentiel inédites. De Georges Eekhoud à Ray Bradbury, d'auteurs estampillés rock and roll tels Patrick Eudeline ou Marc Dufaud, tous les courants littéraires sont représentés ici. Ainsi vous retrouverez de nombreux auteurs contemporains tels que Matthieu Baumier, Alyz Tale, Olivier Delorme, Estelle Valls de Gomis, Armand Cabasson, Robert de Laroche, Jim Tiffany, Jess Kaan, Agnès Dahan, Francis Berthelot, Léa Silhol, Jean Le Clerc de La Herverie, Jean-Michel Calvez, Thierry Acot-Mirande, Markus Leicht, et Daniel Walther.
Ils sont précédés par une belle analyse de Marc Kober (Fleurs de peau) qui examine les aspects du tatouage dans différentes civilisations, tatouages maoris, chinois, africains ou japonais.
Biographie de l'anthologiste : Alain Pozzuoli est scénariste, parolier, auteur-radio (pour France-Inter et France-Culture) et biographe de Bram Stoker. Comme anthologiste on lui doit French Gothic, Les Morsures du loup-garou et Baisers de sang aux Belles Lettres. Il a édité récemment Dracula, le lexique du vampire.
Mon texte, La maison des ombres, met en scène un vieux tatoueur maori qui bascule peu à peu dans la folie. La seule de mes histoires qui se termine vraiment dans l'horreur. L'accouchement de ce texte fut laborieux. Mon père venait de décéder et je n'arrivais plus à écrire. J'en ai écrit trois versions, dont deux impubliables, en six mois.
Le sang des écrivains
Editeur : A CONTRARIO, juin 2004.

Quels rapports les écrivains entretiennent-ils avec le fantastique ? L'acte d'écrire est-il lui-même fantastique ? Le fantastique peut-il s'immiscer dans l'écriture au point de l'envahir tout entière et avec elle son auteur ? Est-elle un exutoire, un acte salvateur, ou au contraire une damnation imparable pour celui ou celle qui y succombe ? Et si damnation il y a, quelles formes peut-elle recouvrir ?
A toutes ces questions les auteurs présents dans cette anthologie tentent, chacun à leur façon, d'apporter des réponses.Découvrez-les sous la plume de Matthieu Baumier, Markus Leicht, Tony Mark, Jeanne Faivre d'Arcier, Bernard Jurth, Thierry Acot-Mirande, Robert de Laroche, Didier Rouge-Héron, Roland Fuentès, Christine Ausseur et Daniel Walther.
Alain Pozzuoli considère Quelques fragments de rouille humaine, comme mon texte le plus abouti. C'est une histoire dans laquelle se mêlent fiction et réalité. Tout comme dans Le tueur de cerfs-volants et dans La maison des ombres le personnage principal n'est qu'une projection de moi-même.
Emblèmes : Cités perdues
Editions de l'Oxymore, février 2003

A mi chemin du rêve et de la réalité, les cités perdues nous intriguent depuis des millénaires. Qu'elles soient issues des eaux comme l'Atlantide ou la cité d'Ys, qu?elles soient cachées dans la jungle profonde ou au coeur de la terre, elles sont riches de mystères en tous genres.
Dans ce numéro d'Emblèmes plusieurs pistes sont tissées pour vous mener jusqu'à elles, il vous suffit de suivre vos guides :
Anatole Le Braz : Évoque l'une des plus mystérieuses cités englouties sous les eaux : la cité d'Ys.
Matthieu Baumier : Une rencontre étrange qui n'est pas sans rapport avec la mythique Atlantide.
Storm Constantine : L'Atlantide ou Ys ne sont pas les seules îles pleines de mystères.
Léo Henry : Sous la semelle de ses souliers, il traîne encore de la poussière venue de la cité d'Énoch !
Merlin Gaunt : Et si Pompéi n'était pas tout à fait morte ?
Franck Ferric : La cité de l'effroi se trouve peut-être là, sous vos pieds, et vous ne le soupçonnez même pas.
Sire Cédric : Une faille existe qui conduit à l'antique ville de Babylone.
Denis Labbé : Les cités perdues peuvent se cacher dans les endroits les plus incongrus.
Markus Leicht : Les chats sont les gardiens d'une bien étrange cité : Aspara !
Et dans le sillage d'Alain Pozzuoli et de Jean-Pierre Laigle, partez à la recherche des cités perdues dans l'Histoire et la Littérature, sans oublier de (re)découvrir le texte fondateur du thème, L'Atlantide, de Platon, avec en bonus une bibliographie et une filmographie non exhaustives mais pleines d'intérêt.Le tout cartographié par la plume de Claudine Béhin.
Les chats d'Aspara marque un retour au fantastique classique que j'écrivais dans les années 70. Je n'avais que quelques jours pour l'écrire et j'avais très peur de ne pas y arriver. Je me souviens qu'Alain Pozzuoli, de passage à Lyon, est venu chercher le texte directement à la boutique. Il est revenu une heure plus tard pour me dire : "C'est exactement ce que je voulais". Le texte reçut une bonne critique de la part de Jacques Baudou, dans Le Monde.







