XXIX) DES MARZIENS PAR MILLIERS
29 novembre
eXistenZ, le nouveau film de SF de David Cronenberg vient de passer son test screening (projection test). D'après les premiers échos c'est du grand Cronenberg. Sortie prévue aux USA pour mars ou avril.
13th floor, réalisé par Josef Rusnak, est aussi un film de SF et tout comme celui de Cronenberg il a pour sujet les univers virtuels. Il s'inspire du roman de Daniel Galouye : Simulacron III. Le film est produit par Centropolis, la société créée par Devlin et Emmerich.
Digital Domain vient de produire un premier court métrage de 5 minutes, Tightrope, entièrement en images de synthèse.
© Digital Domain
30 novembre
Projet d'adaptation chez Disney de L'île au trésor, sous forme d'un film d'animation. Version space opera. Toujours chez Disney deux autres projets pour l'an 2000, Atlantis et Dinosaurs.
Comme je le remarquais il y a quelques jours les comics reviennent en force à la SF (hors histoires de super héros). Mark Schulz écrit pour DC une mini série en 6 parties. Il s'agira d'un space opera entre John Carter et Flash Gordon. L'histoire sera dessinée par Tom Grindberg.
Le livre électronique est pour bientôt, annonce Le Monde du 27 novembre.
1er décembre
Les nouveaux jouets Star Wars arrivent. C'était à prévoir. Avec la nouvelle trilogie les collectionneurs vont s'en donner à coeur joie.
Maurice or The fisher's cot est un conte de fées pour les enfants écrit par Mary Shelley. Il a été retrouvé il y a un an. En effet le texte avait été perdu et est resté caché pendant près de deux siècles. Mais quand donc l'inventeur de la machine à retrouvé les textes perdus mettra-t-il au point sa merveilleuse invention ?
Et hop ! Encore une mise à jour de la faq SF. On n'arrête pas le progrès !
2 décembre
La Terre sera-t-elle envahie par des hordes de Gonzoïdes venus d'outre espace ? Pour connaître la réponse à cette angoissante question une seule solution : attendre la sortie du film : Muppets from space. Cela faisait longtemps que les amateurs de SF suspectait Gonzo d'être un visiteur venu d'une autre planète. Et bien ils avaient raison. Dans ce film Gonzo part à la recherche de la vérité sur ses origines.
Envie de connaître les oeuvres SF de langue anglaise qui abordent les nanotechnologies ? Suffit de demander. Cliquez là ==> x
3 décembre
Sony a gagné le procès qui l'opposait à MGM pour les droits cinématographiques de James Bond. Nous aurons donc droit désormais à deux fois plus de 007. C'est Liam Neeson qui jouera l'agent secret dans les films produits par Sony et Sean Connery interprètera son ennemi de toujours : Ernst Stavro Blofeld.
Et pour rester dans l'espionnage à la limite de la SF je vous parlerai d'un roman d'Oswaldo Soriano : L'oeil de la patrie (Editions Grasset). Ce n'est pas tout neuf puisque c'est sorti il y a déjà 4 ans (comme le temps passe vite !), mais je viens juste de me décider à le sortir de ma pile de bouquins en attente. Comme toujours chez Soriano l'intrigue est absurde à souhait et ses agents secrets sont tous plus improbables les uns que les autres dans leur médiocrité quotidienne. Dérisoires et pathétiques pantins qui ne savent même pas quelle est leur mission et qui espèrent toujours recevoir un jour un ordre venu d'un hypothétique chef. Pour Julio Carré (un agent argentin) c'est jour de chance. D'autres diraient de malchance. Car il vient de recevoir enfin un ordre de mission : convoyer en Europe un des Pères de la nation. Un des pères historiques de la révolution argentine, sorte de cadavre bardé d'électronique qui ressemble à un zombi. Julio n'a rien d'un héros mais c'est un patriote et il sait que lui seul peut mener à bien l'opération qui doit amener à la concrétisation du plan Miracle Argentin.
Oswaldo aime bien mettre en scène des anti-héros plongés dans des aventures tragi-comiques. Son Philip Marlowe vieillissant, dans Je ne vous dis pas adieu..., ou le groupe de péronistes de Jamais plus de peine ni d'oubli, sont tout à fait superbes et Julio Carré est de leur étoffe. On regrettera cependant la traduction de François Maspero, assez sèche, qui ne fait jamais ressortir ni la qualité ni le pétillement de l'écriture de l'auteur. Les quatres précédents traducteurs (pour six romans traduits) s'en étaient mieux sortis. C'est bien dommage, car ici on ne retrouve jamais la vivacité des récits de Soriano et ça désamorce un peu la force de l' univers kafkaïen de ce roman. Mais ça se lit cependant d'un bout à l'autre d'une traite.







