
Pour bien commencer la journée, un trailer : White Noise : The light.
Dès le mois de mars les éditions Eons commenceront à publier les romans inédits, en France, de la série D.A.S., en alternance avec la poursuite des rééditions.
Les classiques de la SF :
LA SCIENCE-FICTION POUR CEUX QUI DETESTENT LA SCIENCE-FICTION (Science Fiction for Peoples who Hate Science Fiction). Traduction Luce Terrier. Une anthologie, réalisée par Terry Carr, qui contient les nouvelles :
- L'étoile (The Star), par Arthur C. Clarke
- Un roulement de tonnerre (A Sound of Thunder), par Ray Bradbury
- L'année du grand fiasco (The Year of the Jackpot), par Robert A. Heinlein
- La boule à l'envers (The Man with English), par H. L. Gold
- Le secret (In Hiding), par Wilmar H. Shiras
- En douce (Not with a Bang), par Damon Knight
- L'amour c'est cette chose (Love Called This Thing), par Avram Davidson & Laura Goforth
- L'arme absolue (The Weapon), par Fredric Brown
- Comment est-ce là-haut ? (What's It Like Out There?), par Edmond Hamilton
Pour finir, un bout de texte :
Voilà le point de départ d’une histoire fantastique. Une photo vue de loin que le regard réinterprète et mon étrange iceberg était là, devant moi. Comme quoi il n’en faut pas beaucoup pour trouver une idée.
Ceci est un premier jet. Avec une approche qui se situerait entre Jean-Ray et Lovecraft.
J’avais déjà parcouru plusieurs fois les eaux de l’arctique et je possédais depuis le temps une bonne connaissance des géants glacés qui flottent à sa surface. Mais des comme celui-la, je n’en avais jamais croisés. Imaginez une immense main de glace dont l’extrémité des cinq doigts retiendrait une boule sombre, d’un diamètre plus que respectable. La dizaine d’hommes d’équipage était montée sur le pont pour observer l’incroyable phénomène.
- Qu’est-ce que c’est, demanda Ericson, le second. D’où est-ce que ça vient cette chose ?
Personne ne répondit. Nous étions trop surpris, trop inquiet aussi à la vue de ce spectacle. Je crois que nous percevions tous qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de naturel. Pour ces hommes de la mer cette monstruosité ne pouvait qu’être porteur de mauvais présages.
Peter, le plus jeune d’entre nous, se signa.
- Nous devons nous éloigner de cet endroit au plus vite, dit-il.
Moi, je me contentais d’observer du mieux que je pouvais cette boule que tenaient les doigts de glace. Même à leur plus fort grossissement mes jumelles ne me permettaient pas de juger de la matière dont elle était constituée. Tout ce dont j’étais certain c’est qu’il ne s’agissait ni de glace, ni de bois, ni de lichens, ou d’algues quelconques. Peut-être était-ce quelque chose de vivant. Je ne décelais cependant aucun mouvement, aucune forme de respiration.
Le capitaine s’approcha de moi.
- Je devine que vous voudriez étudier cela de près, mais les hommes ont la trouille. Aucun d’eux ne veut approcher de cet objet inconnu.
- Ah, toujours ces traces de superstition et de croyances religieuses.
- Oui, chez le plus jeune. Chez les autre je crois que c’est plus viscéral. Il se dégage de cet artéfact quelque chose de malsain.
Je hochais la tête. Malgré mon envie très forte d’étudier cette chose j’éprouvais moi-même des sensations anormales.
- Poursuivons notre route, dis-je, tout en découvrant sur le pont, Samuel, qui m’accompagnait dans cette mission de recherche.
Il prenait photos sur photos. Un peu plus loin, posée sur un trépied, une caméra filmait en automatique l’étrange objet flottant.
Samuel était un photographe hors pair. Le navire était équipé d’un laboratoire photo entièrement automatisé et je savais que d’ici quelques heures j’aurai de nombreux documents à étudier. Ce ne vaudrait pas une exploration rapprochée, ni une prise d’échantillons mais ce serait toujours mieux que rien...







