
Bandes annonces : Eden Log. Le film de Franck Vestiel sort le 26 Décembre. Et puis celle de Antikiller 3, avec Gosha Kutsenko dans le rôle principal. (Si vous ne pouvez pas lire les fichiers flv, téléchargez et installez le K-lite codec pack full).
Le box office US (estimations) :
- 1 - Saw IV - 32,11 millions de dollars
- 2 - Dan in Real Life - 12,081 millions
- 3 - 30 Days of Night - 6,7 millions (Total : 27,318 millions)
- 4 - The Game Plan - 6,257 millions (77,067 millions)
- 5 - Tyler Perry's Why Did I Get Married - 5,74 millions (47,3 millions)
- 6 - Michael Clayton - 5,030 millions (28,774 millions)
- 7 - Gone Baby Gone - 3,9 millions (11,31 millions)
- 8 - The Comebacks - 3,45 millions (10,004 millions)
- 9 - We Own the Night - 3,4 millions (25,070 millions)
- 10 - Tim Burton's The Nightmare Before Christmas in Disney Digital 3-D (2007 re-issue) - 3,347 millions (10,002 millions)
David Dobkin va diriger The Flash, pour Warner. Le film mettra en scène Wally West et devrait se présenter comme un dérivé de Justice League, que doit réaliser George Miller.

A la découverte des nouveaux auteurs d'Heroic Fantasy : Heroic Fantasy Part I: A Discussion with Hot New Authors , par Jeff VanderMeer (en anglais).
Traduction rapide du chapeau de cette discussion : "Depuis un bon moment, le champ de l’heroic fantasy connaît un renouveau grâce aux efforts stellaires d’auteurs comme George R.R. Martin, Robin Hobb, Steven Erikson, R. Scott Bakker, et le parrain de l’heroic fantasy moderne, Glen Cook. Une autre vague de réinterprétations et d’innovations arrive à grands pas au sein de ce genre, telle une armée d’invasion –amenant intrigues et personnages plus crus, plus réalistes et plus complexes, dans le but de donner aux lecteurs des heures et des heures de divertissement. J'ai pensé que ce serait une bonne idée d'interviewer quelques uns des auteurs les plus intéressants de cette « nouvelle génération » : Joe Abercrombie (The Blade Itself), Karen Miller (The Innocent Mage et The Awakened Mage), Brian Ruckley (Winterbirth), et Brandon Sanderson (The Final Empire et Well of Ascension)..."
Nouveauté :
L’esprit du jeu, de Jean-Pierre Planque et Patrick Raveau. Editions Eons.
Sur Terraborn, planète du système d’Andromède où se sont installées quelques cités terriennes, le temps n’obéit pas aux mêmes lois que sur notre bonne vieille Terre.
Dès lors, rien d’étonnant à ce qu’une race ancienne exterminée par les Terriens revienne pour demander des comptes. Jean Estève, l’ambassadeur de la cité de Khern, a-t-il découvert la faille par laquelle les Jivaniens menacent de s’introduire ?
Entre les mémocartes qui permettent aux uns de vivre mentalement des séquences de la vie d’autres personnes et les pierres-mémoires qui accordent aux autres la mémoire de chacun de leurs porteurs successifs, les existences s’entrecroisent.
Au centre de ce maelström, la mystérieuse Pierre de Vie dont les fragments éparpillés se réunissent avec patience et pour laquelle Shivane doit descendre au plus profond d’un labyrinthe peuplé d’inquiétantes créatures…
Le roman est suivi de la nouvelle : Le circuit de Dante, de Brian Stableford.

Décès de l'illustrateur Jean-Jacques KILLIAN. Ses oeuvres avaient été exposées aux Utopiales. Il avait 49 ans.
Alfred Kubin (1877-1959) - Souvenirs d'un pays à moitié oublié du 20 octobre 2007 au 13 janvier 2008.
Alfred Kubin - L’Epouvante (1901)
Plume et encre, lavis, crachis sur papier de cadastre
Leopold Museum, Vienne
© ADAGP, Paris, 2007
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente une importante rétrospective de l’artiste autrichien. Plus de 150 dessins, mêlant le fantastique au grotesque sont montrés conjointement avec les nombreux livres qu’il a illustrés.
Cette rétrospective révèle au public français toute la dimension de l’œuvre du dessinateur et écrivain autrichien Alfred Kubin (1877-1959). Nourris de la grande tradition du fantastique (Bosch, Goya, Ensor) et de l’imaginaire de la Mitteleuropa, ses dessins, d’une fascinante étrangeté, sont peuplés de créatures hybrides, grotesques, ou oniriques, parfois étonnamment proches des découvertes de la psychanalyse naissante. Proche de Ernst Jünger et de Franz Kafka, Alfred Kubin fut lui-même un écrivain de premier plan (L’Autre Côté, Histoires burlesques et grotesques) et un illustrateur prolifique. Participant aux avant-gardes du début du XX e siècle avec Wassily Kandinsky et Paul Klee, véritable visionnaire, il eut une influence postérieure considérable sur de nombreux artistes ou illustrateurs comme Roland Topor.
Grâce aux prêts de l’Albertina et de la collection Léopold de Vienne, de la Städtische Galerie im Lenbachhaus de Munich, de l’Oberösterreichisches Landesmuseum et du Lentos Kunstmuseum de Linz, cette exposition réunit les œuvres les plus marquantes de Kubin et permet de découvrir un artiste autrichien majeur, étrangement peu connu en France.
Ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h
Nocturne le jeudi jusqu’à 22h
Note du Markus : A noter que j'avais consacré un article à Alfred Kubin, dans Les Lames Vorpales. Article repris dans une version revue, dans Yellow Submarine.
Deux livres pour prolonger l'oeuvre graphique :
Histoires burlesques et grotesques, de Alfred Kubin. Phébus. 13.5 €
Faciles à lire, les histoires de l'Autrichien Alfred Kubin (1877-1959) sont d'une dérisoire simplicité. Puisant explicitement leur inspiration de souvenirs d'enfance, ces " nouvelles " sont marquées au coin des " polissonneries " et des " fredaines de jeunesse ". Certes, si les récits commencent comme un (trop) gentil livre d'enfant, ils basculent vite dans l'humour noir. Car chez un artiste profondément marqué par le pessimisme schopenhaurien, le tragique de l'existence se dit même, voire surtout, dans le rire qu'il soit grinçant, sauvage ou franchement ridicule. Ainsi le penchant récurrent pour le macabre et le morbide vire-t-il à la bouffonnerie de la farce. En écho manifestement à l'adolescent dépressif qu'il fut, Kubin présente souvent ses récits comme la mise en scène d'une irrésistible pulsion de mort qui, sous le masque de la fascination amoureuse (pour une morte dans " Le premier amour d'un enfant "), de l'ivresse jubilatoire ( " Ma première cuite ") ou de l'instinct de cruauté (contre un singe dans " Tip et Giovanni ", et contre un cadavre d'enfant dans " Mimi "), gît en tout un chacun et finit par l'emporter sur ce qu'on appelle ordinairement la " raison ".
L' Autre côté, de Alfred Kubin. José Corti. 20.00€
Roman fantastique, dérive onirique ou bien cauchemar éveillé ? Plongée dans l'univers halluciné d'Alfred Kubin.
Automne 1908. Le peintre Alfred Kubin (1877-1959), que l'on dit parfois expressionniste (probablement à défaut d'autre chose), traverse une mauvaise passe : épisode dépressif, difficulté à créer, peindre, dessiner... Dans les " Quelques souvenirs de ma vie " (esquisse autobiographique placée en fin de volume), Kubin poursuit : " Rien que pour faire quelque chose et pour trouver un soulagement, je me mis même à imaginer une histoire extravagante et à la noter par écrit. Dès lors les idées affluèrent à mon esprit et jour et nuit m'excitèrent au travail, de sorte qu'en douze semaines à peine j'écrivis mon roman fantastique : "L'Autre Côté" ". Un soulagement qu'Herman Hesse tiendra pour un livre majeur, et qui influencera aussi bien Kafka que les surréalistes.







