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Mon bloc perso.
Depuis juillet 1997, voici au jour le jour les infos du monde de la science-fiction et du fantastique et celles de l'univers de Markus Leicht, auteur du bouquin Péronnik l'idiot, aux éditions Eons.
Une autre aventure de Péronnik, Les mines du dieu Olyphant, est parue dans l'anthologie Les enfants de Conan et ma nouvelle Terrain de chasse accompagne le roman de Jess Kaan, Réfractaires, toujours aux éditions Eons.
Dernière nouvelle publiée : Chronique des années matinales, dans Appel d'air. Editions ActuSF. Dernier article : La dame de Sassmannhausen, dans Lunatique 77, aux éditions Eons.

Vient de paraître Le Passe Rêve, recueil de textes courts, aux Editions Le Songe des Murènes.

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Publié le 22/05/2008
Par Markus Leicht


Voici un de mes petits textes du matin :

 

C'est en mordant à belles dents dans son croissant doré et croustillant à point que Martin C prit sa décision. Chaque matin il se fixait un objectif qui devait changer radicalement le cours de sa vie.

Cependant il faut bien reconnaître que les résolutions qu'il adoptait n'apportaient que peu de changements à son quotidien, malgré tous les efforts et toute la bonne volonté qu'il déployait. Mais cette fois-ci le monde verrait enfin ce que c'était que de prendre une vrai décision.

Ce matin là Martin C décida qu'il était temps pour lui de déménager. Il en avait plus que par dessus la tête de cet appartement trop grand qu'il occupait depuis de trop nombreuses années. Un appartement si grand qu'il lui arrivait parfois de s'y perdre.

Bien sûr, comme il s'y attendait son chat râla lorsqu'il lui annonça la nouvelle. De toute manière ce chat protestait à chaque décision qu'il prenait. Donc il ne s'en offusqua pas plus que les fois précédentes.

« Aujourd'hui je déménage », se répéta plusieurs fois de suite Martin C, comme pour se forcer à passer à l'acte immédiatement.

Il fit donc ses bagages. Ceux ci consistaient en peu de choses. Un sac d'épaule et son chat auquel il fixait un harnachement muni d'une poignée pour faciliter le transport. L'animal n'aimait pas trop ce genre de chose qu'il jugeait à chaque fois des plus humiliants. Toutefois il devait bien en passer par là s'il ne voulait pas que son compagnon humain ne l'abandonne sur place.

Martin repensa à tous ses moments qu'il avait passé dans cet appartement aux couloirs sans fin et aux pièces innombrables. Il regarda ces livres qu'il avait ouvert si souvent. Des aventures de Vladimir Constantin, héros de plusieurs centaines de romans populaires à Méthode du langage et de la pensée chez les Chikums, en passant par son roman préféré : Les trois regards du commodore, de Joan Vengate. Des milliers d'univers qu'il avait parcouru si souvent, des centaines de milliers de personnages qui l'avaient accompagné lors de ses vagabondage dans ce chez lui si grand qu'il n'en connaissait pas tous les recoins.

Sans parler de tous ces disques qui couvraient des kilomètres d'étagères ! Que de musiques n'avaient pas bercé ses rêves ou accompagné ses errances solitaires.

Il écouta quelques morceaux d'un concert en provenance de Sirius IV. Personne ne jouait aussi bien de la flute lustrée à 12 cordes que les octopodes ..a de Sirius.

Il ouvrit quelques plats cuisinés emballés sous vite pour se rassasier une dernière fois, puis fit une fois de plus un tour rapide de ces lieux dans lesquels s'attachaient tant de souvenirs. Tout cela était désormais fini, tout cela ne lui appartenait déjà plus. Désormais il n'affronterait plus les bandes d'indiens Apaches ou Hurons qui à chaque fois en voulait à son scalp. Il n'aurait plus à justifier une fois par mois de sa bonne conduite auprès de la Très Sainte Inquisition et il ne serait plus requis d'office pour faire partie des troupes d'élite de sa majesté la reine Victoria.

Sans remord il ouvrit la porte et, son sac dans une main et son chat qu'il tenait par sa poignée dorsale dans l'autre, il s'enfonça de quelques mètres dans l'épaisse jungle végétale qui couvrait la planète.

Après de nombreuses années à parcourir l'univers des livres il était temps de faire face aux dangers du vrai monde. Après les mots et la musique il allait découvrir un univers tout nouveau, peuplé de millions de créatures inconnues. Des vers velus plus gros qu'un camion aux rhinopopotames miniatures qui tenaient dans le creux de la main.

A nous l'aventure, dit-il à son chat, et la végétation particulièrement dense les englouti définitivement.

Et plus jamais personne n'entendit parler de Martin C et de son chat... Ce qui n'a rien d'étonnant dans un univers composé de millions de planètes habitées ou seules les vieilles demeures gardent en elles le souvenir de ceux qui sont passés entre leurs murs...

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Mll MICHEL : Bonjour, je suis l'auteur de l'ouvrage "Nouvelles de l'ombre". Merci de récupérer le nouveau visuel et résumé sur le site edilivre.com.
Saxe : das liest sich gut an!
patrick : le journanal,ça recommence à déconner à mort
brian aldi : les supertoys durent tout l'été