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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
tassuad : ce jour là j'étais à Santa Reparata di Balagna dans la salle communale où un orchestre jouait , j'ai sorti mon harmo et je fus accepté illico
Le Doc : Va être épuisée la danseuse,elle est en transe depuis le 24 mai!
Cigale : Ben ca lui chante pas souvent à 7H53
Nostalgie : Pourquoi nous priver de tous ces jolis textes nous sommes orphelins de ce blog. Tristes aussi. Amitiès
TASSUAD : AVEC DE LA CHANTILLY MAISON
Owlette : Dessert: 2 tartes..2!
Roger : Mais quelle surprise,pourqu oi ne pas parler de moi, je le vaut bien
MARTINE : Ifrance ne veut pas de moi ! Et zut... Je hais la technique...
Acrostiche : Nous souhaitons ta présence.Se souvenir c'est bien mais lire c'est mieux REVIENS
Acrostiche : Rine que de temps en temps.Etpour nous faire plaisir.Viens nous distraire.Inven tes,tu sais si bien le faire.Emportes nous dans tes contes.
Un ami : Si tu pleures trop parceque tu as perdu ton soleil,tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.
Le blog : C'est le desert total, je suis désespéré, je commence une dépréssion.
C'est Nous : Pourquoi nous laisser tomber?
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Nostalgie : Comme ce blog manque! 2 fois par semaine c'est trop demander?
tassuad : je l'ai vu en concert il y a longtemps un bonheur !!!
micorne : Barbara, un vrai bonheur merci Martine
Owlette : Sublime Barbara! Vive les 100000
3 connecté : pour quoi? ils attendent le passage des coureurs ? dopés
connecté : 6 connectés ? circulez ya rien à voir
Le Blog : He alors Martine ? Et moi, suis toujours là, j'ai faim, donnes moi des mots svp.
tassuad : le blog est mort ! vive le blog !
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Kikéla : chouette la blogueuese.Quel le bonne surprise . youpi tralala
tassuad : digne? dingue? tong?
Enfin : Le retour. Sonnes les Martines !
Owlette : tout, blog et carabistouilles confondus
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Publié le Vendredi 28 septembre 2007 à 17:57
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Il y a plus de quinze ans, j’ai rencontré, au détour d’un joli hasard, une âme heureuse dans un corps heureux quoique déjà meurtri. Mais le corps pouvait encore cacher sa blessure et n’entravait encore que vaguement l’âme de son hôte.

Je savais que ce corps couvait l’une de ces sales maladies qui ne m’inspirent que des mots d’insultes. Une maladie génétique dont je n’ai même pas envie de prononcer le nom en guise de révolte aussi piètre soit-elle. On fait ce qu’on peut contre ce genre d’injustice. Et là, en l’occurrence, on n’y peut rien.

Je venais de rencontrer une chouette nana et j’en étais ravie. Fous rires, soirées sympas, discussions profondes ou totalement anodines, jeux de mots hilarants…

Et son corps s’est déglingué, la maladie cherchait insidieusement à s’infiltrer dans toutes les failles pour lesquelles son corps n’était plus armé. Elle y est parvenue la diablesse.

Elle abordait ces viles attaques avec philosophie. J’ai toujours eu beaucoup de fascination pour la façon dont elle semblait accepter les choses. Et puis, elle n’était pas seule pour combattre, elle avait l’amour. Ces amours que l’on croit invincibles, capables de surmonter vents et marées tout simplement parce que cet amour « savait » et qu’il ne fuyait pas.

Et puis les années ont passé, elle a dû quitter la Corse. Hôpitaux, rechutes, traitements, cures puis canne, puis fauteuil. Puis voilà. Puis zut. Puis c’est comme ça. Puis on fera avec. Facile pour moi. Terrible pour elle. Insurmontable pour lui.

Mais son âme est restée intacte. Une que la maladie n’a pas eue.

Contrairement à ce que beaucoup d’entre nous auraient fait dans une telle situation, elle ne s’est jamais plaint, a continué à rire et à se moquer même souvent d’elle-même avec une dérision déstabilisante.

Et son amour s’est fait la malle en emportant dans sa valise toutes ses évidences. Pas si simple…

 

Nous nous sommes revues, téléphoné, envoyé des courriels. Nous n’avons jamais rompu le contact. L’amitié peut être tenace. Rassurant, n’est-ce pas ?

 

Et là, elle vient de m’écrire…

 

« Martine ma fille, et si tu pouvais essayer de pondre quelque chose au sujet d'une fille qui à l'aube de ses 26 ans a tout perdu, de sa personnalité, de ce qui faisait qu'elle était elle, pleine de vie et d'Amour, à recevoir et à donner... des jours où elle se sentait tout amour, tout projet à venir, prête à mordre dans cet Ailleurs qu'elle recherchait depuis toujours en s'expatriant à l'Ouest, à l'Est, traversant les mers, les lacs... pour un autre côté toujours plein de surprises... qui aimait bouger, courir, danser, crapahuter, randonner, rigoler, plaisanter, dessiner, photographier la Vie... et tout ça fauchée un beau matin d'automne par la maladie... plein de copains copines envolés, l'envie de mettre fin violemment à tout ça et « sauvée » malgré tout par « l'amour » d'un amour passé, qui n'avait pas bien saisi la lourde tâche qui était de prendre soin de l'être qui n'était plus ce qu'il avait connu... un être blessé, écorché, qui jamais n'accepterait d'oublier tout ce qui lui avait été pris et qui ne reviendrait jamais... il fallait patience, compréhension, encouragement... ce n'était pas facile, inconsciemment elle le savait, mais elle ne lui avait rien demandé... il n'a pas su... »

 

Alors ma vieille, pondre ton histoire ? Non, tu écris trop bien. C’est à toi de le faire.  Pourtant je la connais autant que toi tu connais la mienne… Nous avons suffisamment parlé toutes les deux… Sais-tu que tu es la seule personne au monde avec laquelle je parle de la mort entre deux fous rires ?


Sache, ma vieille, que tes copines ne se sont pas toutes envolées.

Tu trouves que ton fauteuil est encombrant ? Je m’en tape de ton fauteuil. Ce n’est pas l’étroitesse des portes et le nombre de marches qui nous ont empêchées de rentrer où que ce soit lorsque tu étais en Corse cet été, non ? D’autant plus que les bras musclés qui se précipitent pour donner un coup de main sont parfois fort intéressants…

Les gens sont gentils avec toi ? Tant mieux, laisse-les faire. Tes amis en profitent autant que toi aux caisses des supermarchés et dans les files d’attente…

Tu as bien vu que lorsque nous étions quelque part où nous pouvions danser, je le faisais quand même alors que toi, tu ne le peux pas. Tu n’aimes pas que tes proches fassent des concessions pour toi ? Tu vois, je n’en fais pas et tu le sais bien.


Je n’ai pas envie que tu souffres. Je veux que tu vives. Que tes sourires profitent à d’autres. Tu as une multitude de choses à donner et à recevoir. N’arrête pas.

 

Et si j’ai décidé, sans te prévenir, de rédiger cet article c’est… pour voir si tu lis mon blog ! Attention, interrogation écrite demain matin ! Mais non… J’ai dit un jour ici que j’écrivais parfois des hommages. C’en est un. J’en ai assez que tu te caches. Je t’ai sortie de ton trou, voilà tout.

 

C’est ma façon à moi de te dire : que tu sois déglinguée ou non, je t’aime, ma vieille.



Les commentaires


Publié le 28 septembre 2007
Par zab
...tu vois, je suis bonne élève... je sais qu'il n'y aura pas d'interrogation car tout chez moi n'est que certitude par rapport à tout ce que je vis avec toi depuis maintenant pas mal de temps... toi et tes autres... moi aussi je vous aime...


Publié le 01 octobre 2007
Par Yves
thomasyves@hotmail.com
J'aimerais bien que vous lise aussi une jeune femme de Patrimonio, une jeune femme que je ne connais pas mais que je sais atteinte d'une SEP (sclérose en plaques) et mère d'un petit garçon de 7 ans. Revenue au village (elle vivait à Paris) après confirmation du diagnostic à La Pitié-Salpêtrière, revenue chez ses parents, après que son compagnon se soit fait la malle. Cette personne est sans travail et n'a plus de suivi médical et n'a donc aucun traitement en cours, ce qui est invraisemblable (je connais un peu la question, puisque j'ai moi-même une SEP)... Elle ne s'est même pas déclarée comme invalide à la CPAM. Totalement dépressive, elle esquive les rendez-vous, même si je suis parvenu à lui parler au téléphone. Que peut-on faire d'après vous ? Nous sommes plusieurs à nous poser la question... et pas des moins influentes puisque parmi ces personnes il y a une des plus importantes vigneronnes de Patrimonio. C'est elle qui m'a d'ailleurs informé... Nous cherchons des idées...
Très cordialement
Yves
Publié le Jeudi 27 septembre 2007 à 17:52
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique

Aujourd’hui, pour en faire un jour différent, j’ai opté pour la prévoyance. Pas question de feeling, j’ai décidé de suivre les instructions de mon horoscope à la lettre. J’en ai consulté plusieurs et je ferai tout ce qu’ils me disent. Ils sont forts ces gens-là, on peut leur faire confiance…


Hormis que tous les horoscopes m’ont confirmé que j’étais du signe du Lion (si il y a d’autres Lions dans la salle, ils pourront également en profiter), que j’ai découvert avec une grande émotion que j’étais née le même jour, même mois, même année qu’Antonio Banderas (il en a de la chance !), voici, en plusieurs horoscopes, ce que me réserve ma journée.


1) Célibataires, vous séduirez par votre fougue, votre ardeur. Celui que vous aimez et que vous avez décidé d'épouser se laissera emporter dans ce tourbillon de passion. Pensez à lui demander son avis ! Quand la pauvreté frappe à la porte, l'amour s'enfuit par la fenêtre (proverbe allemand). 


« Dis, toi qui n’existe pas, si tu m’aimes, veux-tu me prendre pour épouse ? »

Parce que le « tourbillon de passion », Bondad divina (le « bonté divine » en espagnol, c’est juste au cas où Antonio serait dans les parages) ! J’en veux !  Finalement, après avoir lu le proverbe allemand, je reformule ma question : « Dis, toi qui n’existe pas, si tu es riche et que tu m’aimes, veux-tu me prendre pour épouse ? ». Et puis en même temps que je lui demanderai son avis, il faudra aussi que je pense à lui demander son nom.
 

2) La Lune est en harmonie avec votre Jupiter natal : votre joie de vivre et votre entrain font le bonheur de ceux qui vous entourent. Cette journée devrait être placée sous le signe de la bonne humeur, et devrait vous réserver d'agréables moments dans votre univers personnel.
 

Mon Jupiter natal ! Mamaaaan ! Pourquoi m’as-tu fait croire que j’étais née à Créteil  aux aurores ? Suis-je une enfant adoptée ? Vas-y, dis-moi la vérité… Je suis prête…
 

3) Contrairement à d'autres signes très anti-conformistes, vous êtes une chaude partisane de la loi et de l'ordre. Ainsi, le mariage représente pour vous une institution utile qu'il faut préserver. À l'occasion de vos noces, jour mémorable entre tous, vous donnez libre cours à votre goût du faste. Et, si les circonstances et votre conjoint le permettent, vous vous offrez une cérémonie brillante et une réception grandiose. Comme vous êtes une passionnée, éprise d'absolu, vous avez toutes les chances de faire un mariage d'amour. Cependant, si votre partenaire possède une personnalité aussi forte que la vôtre, des tensions finissent par se produire au fil du temps. Pourtant, vous attachez beaucoup d'importance aux apparences. Vous n'envisagerez donc le divorce qu'en dernière extrémité et mettrez toujours un point d'honneur à donner, à l'extérieur, l'image d'un couple uni et d'un bonheur sans nuages, rien que pour le plaisir de voir la jalousie et l'envie assombrir les yeux de vos relations ! 

Voilà un horoscope étonnant. En quelques lignes, il me marie en grande pompe, m’avertit que si mon mari n’est pas trop niais, je vais rapidement le regretter mais que pour faire bisquer mes copines je vais faire croire au bonheur parfait, et là, seulement si elles ne bisquent pas, je divorce.

Il me semble que je vais à nouveau reformuler ma question : « Dis, toi qui n’existe pas, si tu es riche, niais et que tu m’aimes, veux-tu me prendre pour épouse ? »


4) Vous aurez besoin de vous assurer que vous plaisez à tout prix. Vos tendances excessives vous font prendre des risques notamment si vous cherchez de nouvelles rencontres. Votre expansion se poursuit.
 

Quelles tendances excessives ? Quelle expansion ? Je vais grossir, c’est ça ? Mais si je dois m’assurer que je plais à tout prix, comment puis-je poursuivre mon expansion dans ces conditions ? Non, là, j’ai raté quelque chose. Comment voulez-vous que je prenne du poids alors que je construis moi-même actuellement une aile à ma maison, réplique exacte de l’Aile du Midi du château de Versailles ?
 

5) La journée devrait être placée sous le signe de l'amour ! Tout est réuni pour que vous rencontriez l'âme soeur. Si c'est déjà fait, votre relation devrait être au mieux, les querelles disparaîtront et tout finira sur l'oreiller.
 

Aaaaah ! Enfin je rencontre mon âme sœur ! Il était temps que l’on m’en parle vu qu’après la petite querelle, je dois l’épouser dans la journée.  
 

6) Si vous êtes célibataire, une attirance peut se transformer en « coup de foudre » ! Bien entendu, il faudra que le transit passé d’autres pôles d’intérêt se crée, mais cette période est généralement bien vécue sur le plan sentimental.
 

Qu’appellent-ils le « transit passé d’autres pôles d’intérêt » ? Là, je cale… Quoique finalement, cela n’a aucune importance puisque le docteur es horoscope précise que cette période est généralement bien vécue. Autre chose, pourquoi ont-ils mis le coup de foudre  entre guillemets ? Une mode ?


7) Vous devriez changer quelque chose au sein du foyer. Déléguer une partie des corvées : il vous faut créer, imaginer pour être heureux(se). 
 

Quelle idée délicieuse de savoir que le bonheur réside dans le partage des corvées ! Création, imagination… Disposer joliment la vaisselle dans l’égouttoir… Passer la serpillière en réalisant des magnifiques traces mouillées en arabesques sur le sol… Et puis comme il faut partager, Monsieur étendra le linge en respectant un dégradé de couleurs assorti aux pinces à linge et  disposera harmonieusement ses chaussettes et ses chaussures en « nature morte » sur le buffet de la salle à manger… A compter d’aujourd’hui la ménagère s’appellera donc « l’artiste de moins de cinquante ans ».

 

Je récapitule.

Je suis née une nuit de pleine lune à Jupiter probablement sous un pont puisque je fus ensuite adoptée. Artiste-ménagère totalement conformiste, je vais rencontrer aujourd’hui mon âme sœur, un homme riche et niais mais qui m’aime. Je vais dans la même journée connaître le coup de foudre entre guillemets et l’épouser en grande pompe. En même temps, je dois commencer un régime. Juste avant la noce, il me faut laisser passer le transit d’autres pôles d’intérêt mais je n’ai aucun souci puisque je ne sais pas de quoi il s’agit et que de toute façon, cela n’influera pas sur mon mariage. Enfin, avant la nuit de noces, il me faudra épingler sur le réfrigérateur la répartition des tâches de l’art ménager.

 

Très instructive la lecture de l’horoscope. Nous apprenons ainsi sur nous-mêmes une multitude de choses totalement ignorées. Quand je pense à tous les horoscopes que j’ai ratés ! Quel gâchis.

 

Alors, qui veut être mon témoin ?

Qui vient de dire « et le mari ? » ? Quel mari ?

Tiens, j’ai une idée. Je vais demander à cette géniale Jacqueline (cf. Forum) de me dessiner un mari en fresque (cela m’épargnera ainsi ses frasques et par ricochet que je lui jette ses frusques sur le paillasson). Et puis cela laissera aussi une chance à Antonio…



Les commentaires


Publié le 27 septembre 2007
Par Ugo
Une photo toute récente de la géniale Jacqueline (qui tombe à pic)
http://scripteur.typepad.com/photo s/uncategorized/2007/09/27/copines_019.j pg


Publié le 27 septembre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Le 10.août.1960 naissait aussi Marcel Dib , footballeur de l’O.M… mais aussi Jean-Luc Hervé, compositeur français connu pour sa pièce « Intérieur rouge »….

Alors pourquoi a-t-elle choisi de citer, comme jumeau d'horoscope, Antonio Banderas ? On se le demande.

Combien sont-ils à être nés le même jour, à la même heure, et à avoir eu un destin différent?…

Par exemple Marcel Dib ne cherche pas un mari et Martine ne joue pas au football !…

Curieux? Non?... Vous y croyez à votre horoscope?


Publié le 27 septembre 2007
Par Martine
Etrange en effet de n'avoir retenu qu'Antonio Banderas comme jumeau d'horoscope... Allez savoir pourquoi...
C'est mon horoscope qui me suggère le mari... Moi je n'ai rien demandé ! Mais peut-être faut-il que j'affine tout cela avec mon ascendant ? Pfff... Tout à refaire alors...
Publié le Mercredi 26 septembre 2007 à 17:55
Par Martine Rousset

Lazare,

J’ai lu ce matin « le passage » que vous aviez laissé sur la table… J’ignore si il m’était destiné mais j'ai pris la liberté de lire. Et vous m’avez émue. Profondément émue.

Comment n’ai-je pas compris toute seule que d’accepter de baisser les armes était pour vous un combat aussi douloureux ?

C’est justement pour que vous compreniez que je ne désire surtout pas vous piéger que je vous ai posé la fameuse question saugrenue de la salière. Et bien évidemment, vous l’avez deviné, je me posais au passage la même question. Je voulais, l’espace d’un instant, que nous anticipions sur notre relation.

J’ai peur du temps qui passe Lazare… Pas la peur de vieillir, non, juste la crainte qu’un grain de sable du sablier du Temps ne se perde encore. J’en ai perdu tant… Voilà pourquoi probablement j’en cherchais un. Et le Temps m’aurait-il fait l’incroyable cadeau d’un grain de sable ? Vous ?

Je ne suis pas sûre de moi. Comment pourrais-je être sûre de vous ? C'est la raison pour laquelle j'ai dit de vous que vous étiez mon « peut-être ». Je vous avoue que je n’avais jamais laissé ma porte ainsi entrouverte depuis fort longtemps. Comme vous, mes histoires passées m’ont inspiré la prudence.

Mais savez-vous seulement que vous êtes mon premier « peut-être » ?

Dans le passé, tout m’a porté à croire que l’amour aboutissait infailliblement à l’ennui. Et vous, Lazare, vous surgissez avec votre strip poker de Don Juan,  votre verve de Don Camillo et votre armure fêlée de Don Quichotte ! Vous m’avez surprise, voilà tout.

Je vous avais espéré sans imaginer que vous pouviez exister.

Nous sommes finalement des gens bien ordinaires tous les deux. Notre rencontre est extraordinaire mais pas nous.

Je ne sais pas dire les choses aussi bien que vous. Je ne sais que dessiner. Quand j’ai mal, mes lapins pleurent. Si ils rient, c’est que je ris aussi.
En définitive, une seule question subsiste : acceptons-nous de prendre le risque d’emprunter le chemin de la salière pour peut-être, finalement, ne plus être ensemble pour se la demander ?

Vous voulez savoir si je vous aime ? Peut-être bien.

N’avez-vous pas remarqué que mes lapins rient tous en ce moment ?

A chacun sa façon de dire les choses.

Votre Nina.

 

« L’Amour prit le sablier du Temps et le retourna dans ses mains étincelantes. Chaque moment, sous la secousse légère, s’écoula en sable d’or… » (Lord Alfred Tennyson, Locksley Hall)



Les commentaires


Publié le 26 septembre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
« … Maintenant, cependant que le Destin approche et que les heures respirent à peine, les sables du temps se changent en grain d’or… »
( E. Poe – poésies.)
Publié le 26 septembre 2007
Par Lord Alfred
" Woman is the lesser man, and all thy passions, match’d with mine,
Are as moonlight unto sunlight, and as water unto wine– '
.../...


Publié le 26 septembre 2007
Par Le renard
Le corbeau et le lapin

Maître corbeau sur un arbre perché,
Restait à ne rien faire toute la journée.

Un lapin voyant ainsi le corbeau,
L'interpelle et lui demande aussitôt :
"Moi aussi, comme toi, puis-je m'asseoir
Et ne rien faire du matin jusqu'au soir ?"

Le corbeau lui répond de sa branche :
"Bien sûr mon ami à la queue blanche,
Je ne vois ce qui pourrait t'en empêcher !"

Blanc lapin s'assoit alors par terre,
Et sous l'arbre, reste à ne rien faire,

Tant et si bien qu'un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S'approchant du rongeur en silence,
D'une bouchée en fait sa pitance.

Moralité :

Pour rester assis à ne rien branler,
Il vaut bien mieux être très haut placé.

site: http://www.mortderire.info


Publié le 04 octobre 2007
Par micorne
Bravo Renard, j'ai beaucoup aimé.


Publié le 04 octobre 2007
Par micorne
j'ai même copié.
Publié le Mardi 25 septembre 2007 à 17:50
Par Martine Rousset

Mon père était garde-barrière. Un frais matin de printemps, alors qu’il abaissait les barrières du passage à niveau, celui-ci entendit brusquement des cris qui s'échappaient de la petite gare. Il attendit consciencieusement le passage du train et se rua vers la maisonnette. Ma mère allait accoucher. Mon passage fut un peu laborieux mais dès que je me suis trouvé dans les bras de ma mère, tout fut vite oublié. Mon père me donna le prénom de Lazare par ambition. Sa gare à lui était si minuscule…

 

J’étais un petit garçon espiègle. J’adorais me promener dans le champ près de chez moi et là,  à califourchon sur une branche de l’unique pommier, aux premiers beaux jours, je surveillais le passage des hirondelles et m’interrogeais sur le fait que l’on disait d’elles qu’elles ne faisaient pas toujours le printemps alors que c’était écrit sur mon calendrier des Postes.


Dans mon champ, je parlais aux coccinelles et aux abeilles. Elles me répondaient et il arrivait souvent que j’en oublie que le soleil se couchait lui aussi. Je leur expliquais qu’elle devait être prudentes car les hommes allaient bien un jour les intoxiquer avec leurs pesticides. Je dessinai un jour pour elles un masque à gaz miniature dont je leur montrai le plan. J’ai laissé le plan sur le sol et le lendemain, il n’y était plus. Elles l’avaient emmené...

Dès mon passage de l’école maternelle à l’école primaire, j’acquis très rapidement la lecture et me plongeai dans tous les livres que je trouvais. Un jour que je n’avais plus rien à lire, j’empruntai à mes parents l’annuaire du téléphone et l’emmenai avec moi sur mon pommier. Je fus émerveillé de trouver autant de personnages dans un seul ouvrage. Quelle imagination débordante avait donc cet auteur pour inventer autant de noms différents ! J’ai même écrit une lettre à ce mystérieux Monsieur P. T. T. pour lui demander si il prévoyait de sortir le second tome. Il ne m’a pas répondu.

A l’adolescence, je m’intéressais de très (mais vraiment très) près aux jeunes filles de mon âge. Comme tout le monde.

Je me rebellais également contre tout et refaisais le monde chaque matin avec une telle conviction que chaque soir, je m’endormais avec la certitude que moi, Lazare, j’avais le pouvoir de tout changer. Les gens ne se posaient pas suffisamment de questions et cela m’agaçait. A vingt ans, j’organisais une manifestation pour les questions. A vingt-trois ans, j’en organisais une contre les mauvaises réponses… Aujourd’hui, j’ai des questions et je n’ai pas de réponses, ni bonnes, ni mauvaises.

Mes études terminées, je devins conseil littéraire et m’amusai à exiger la photographie des femmes qui m’envoyaient leurs textes. Crédules, elles s’y pliaient sans imaginer un seul instant qu’il s’agissait bien souvent du meilleur passage qu’elles me livraient ainsi… Je papillonnai de bas-bleu en bas résille, sans aucun désir d’escale.

 

Jusqu’au jour où…

 

… dans un train, je rencontrai Denise, une commerçante qui ne ressentit jamais le besoin d’écrire autre chose que sa comptabilité. C’était un joli bout de femme, spirituelle, cultivée et séduisante. Fou amoureux, je ne regardai alors plus le monde qu’à travers elle. Je lui fis béatement deux enfants et laissai le temps s’égrener en douceur, me laissant porter avec délice. Sans questions alors que je militais auparavant pour qu’on s’en pose.

 

Quand Denise me quitta, le choc fut effroyable. Elle ne m’aimait plus… Abominable passage à tabac de tout mon être. Totalement électrocuté par cette décision à laquelle je ne m’attendais pas, je me retranchai dans la solitude et fis de ma cheminée ma seule interlocutrice et ma confidente. En quelques secondes, je passai du bonheur à la souffrance. Ecorché par l’amour, je tentai de panser ma plaie dans l’isolement. Passage à vide cruel de l’être qui s’aperçoit soudain qu’il est un funambule et que son équilibre est bien précaire…
 

Le temps passant, petit à petit, je me raccrochai à nouveau au monde, ne me contentant cependant que de quelques amis triés sur le volet. Mais ils étaient fidèles. C’est à cette époque que je me pris d’une passion subite pour les cocktails pour lesquels je prenais un plaisir fou à en effectuer les mélanges de couleurs et de goûts. C’est également à cette époque que je repris mon papillonnage abandonné un jour pour une seule femme. Je savais qu’aucune d’entre elles ne me prendrait encore. J’avais goûté à la déchirure, je ne prendrai plus jamais le risque d’en subir une nouvelle. J’en étais convaincu. En lutte perpétuelle contre la moindre étincelle amoureuse, je lui barrais le passage dès qu’elle semblait poindre son nez à l’horizon. Non. Plus jamais.

 

Jusqu’à ce que Nina me surprenne avec son grain de sel… Une Nina au naturel désarmant. Une Nina qui prit de jour en jour, un peu plus de place dans mon univers. Une Nina qui, sans le savoir, se frayait un passage dans mon cœur endurci de guerrier. J’ai su que j’étais pris au piège, le jour où elle oublia son grand pull gris chez moi avant de rentrer chez elle. Eh bien, vous savez quoi ? Quand j’ai pris ce pull dans mes mains et que j’ai senti son odeur, j’ai eu mal… C’était l’odeur de l’absence… Elle me manquait.

 

J’étais cuit !

 

Vous l’avez remarqué, la vie est faite de passages. Nous déambulons de passage en passage… Nina, c’est mon passage protégé. J’ai baissé les armes, elle le sait. Elle, pas encore. Son histoire de passage de la salière est un leurre. Ce n’est pas à moi qu’elle a posé la question, c’est à elle-même…

 

Alors si au passage elle trouve une réponse, j’ose espérer que j’en profiterai…

 

Nous ne sommes que des voyageurs de passage, il ne faut rien rater. J’ai mis plus de cinquante ans à le comprendre.

 

L’essentiel est invisible pour les yeux (Antoine de Saint-Exupéry).



Les commentaires


Publié le 25 septembre 2007
Par micorne
Passage, excellent. Enfin nous apprenons quelque chose sur ce Lazare qui nous intrigue. vite la suite n'en déplaise aux ronchons.


Publié le 25 septembre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
L’essentiel est à venir. Il est cousu de fils d’or comme le passement. Il peut faire l’objet de tours de passe-passe. Il est invisible pour les yeux, lorsque le superflu joue les passe-partout et les passe-temps.

Que va faire Lazaret, oiseau passériforme ? Doit-il aller à l’essentiel ? Doit-il passer à l’acte et même envisager le passage devant Monsieur le maire ?

Et Nina la passerine ! N’est-ce, pour elle, qu’une possible passade ?
Le mariage est-il un passage interdit ? L’obligation de faire traverser l’amour dans les passages cloutés ?
A quel sorte d’examen de passage la passerine soumet-elle le passereau ? Veut-elle lui faire danser la passacaille, pour ensuite lui lancer une pasquinade? Non, lectrice, ne fais pas ta bouche en passe-boules. Nina est bien capable de torturer Lazare avec un passe-lacet en le remuant dans sa plaie.
Pourquoi ses désirs prennent-ils des passages souterrains ? A-t-elle des envies de maternité ? Alors, elle devra proposer, sans passe-montagne, le passage obligé du col de l’utérus… pour l’arrivée d’un nouveau passager, passeur de mémoire…


Publié le 25 septembre 2007
Par Diogène
4yup1ti8840zy92g@yopmail.com
Pas de souci , Lazare fait bien les choses ....La suite ! La suite !


Publié le 25 septembre 2007
Par Brassens
Les passantes ( Georges Brassens )

Je veux dédier ce poème
À toutes les femmes qu'on aime
Pendant quelques instants secrets
À celles qu'on connaît à peine
Qu'un destin différent entraîne
Et qu'on ne retrouve jamais

À celle qu'on voit apparaître
Une seconde à sa fenêtre
Et qui, preste, s'évanouit
Mais dont la svelte silhouette
Est si gracieuse et fluette
Qu'on en demeure épanoui

À la compagne de voyage
Dont les yeux, charmant paysage
Font paraître court le chemin
Qu'on est seul, peut-être, à comprendre
Mais qu'on laisse pourtant descendre
Sans avoir effleuré sa main

À celles qui sont déjà prises
Et qui, vivant des heures grises
Près d'un être trop différent
Vous ont, inutile folie
Laissé voir la mélancolie
D'un avenir désespérant

Chères images aperçues
Espérances d'un jour déçues
Vous serez dans l'oubli demain
Pour peu que le bonheur survienne
Il est rare qu'on se souvienne
Des épisodes du chemin

Mais si l'on a manqué sa vie
On songe avec un peu d'envie
À tous ces bonheurs entrevus
Aux baisers qu'on n'osa pas prendre
Aux coeurs qui doivent vous attendre
Aux yeux qu'on n'a jamais revus

Alors, aux soirs de lassitude
Tout en peuplant sa solitude
Des fantômes du souvenir
On pleure les lèvres absentes
De toutes ces belles passantes
Que l'on n'a pas su retenir
Retenir
Publié le Lundi 24 septembre 2007 à 17:43
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Vous y avez cru ? Vous ne vous imaginez tout de même pas que nous sommes là pour parler politique !

Politique, religion, éducation des enfants… les trois mamelles de la discorde.

La simple mention d’un président de la République dans l’histoire de Nina et Lazare a suffi à donner le blues à quelques lecteurs… Etonnant comme parfois des mots surgissent d’un rêve et nous ramènent soudain à une triste réalité !

Nous avons tous des soucis et des révoltes, entraînons-nous à les oublier le temps de ne pas en parler.

 

N’est-il pas bien plus amusant, par exemple, de se souvenir de son premier flirt ?

J’accorde ici une pause à chacun d’entre vous pour qu’il se le remémore.


 


 


Alors ?

Vous souvenez-vous au moins de son prénom (moi non, juste de la marque de sa belle moto rouge et blanche qui rendait mes copines vertes de jalousie…) ?


Vous rappelez-vous que nous disions alors que nous « sortions » avec Untel(le). Il nous arrivait même d’envoyer notre meilleur copain (ou copine) en messager pour annoncer au fameux Untel(le) que voulions « sortir » avec lui (ou elle)…

Sortir ? Quelle étrange expression. Sortir où ?

 

Personnellement, j’ai un souvenir amusant d’un petit mot envoyé par un prétendant alors que j’étais une toute jeune fille à peine libérée des poupées Barbie. Je me trouvais chez un camarade de classe pour travailler avec lui pour un exposé quelconque quand il me passa soudain un petit mot griffonné par son frère aîné : « Si tu veux sortir avec moi, rendez-vous dans le cagibi »… Totalement paradoxal. Sortir dans un cagibi… Ceci dit, à l’époque, ce n’est pas l’absurdité de la phrase qui m’a interpellée mais plutôt le côté boutonneux du grand frère !

 

Nous étions bien cruels…

 

Je me souviens de ma meilleure amie et de cet amoureux transi qui surgit un jour au milieu de notre groupe d’adolescents affalés mollement sur un banc. Il était en vélo, le bas de son pantalon soigneusement resserré par des pinces et, tout cramoisi, il lui amenait un petit bouquet de fleurs pour lui déclarer sa flamme… Il n’est jamais revenu… Le groupe entier se tordit de rire… Mon amie fut tétanisée par la honte… Pourtant, c’était si joli… Je suis certaine que ce garçon échappé d’un autre siècle aurait pu être Lazare…

 

Et Lazare ? Et Nina ? Ils sont nés adultes dans mon imagination mais ont-ils eu une enfance ? Une adolescence ? Un premier flirt ? Par quelle mystérieuse alchimie seraient-ils arrivés à cette phase de lutte permanente de l’un contre l’autre, et ensemble contre une simple salière ? Ils sont trop vivants pour ne pas avoir un passé.

 

- Lazare ? Vous dormez ?

- Non, je regarde le défilé celtique à la télévision. Ils m’ont piqué l’idée des Champs Elysées… Ils doit y avoir des Bretons qui lisent votre blog !
- Vous ne voudriez pas plutôt me raconter quelques bribes de votre vie avant celle que je vous ai donnée ?
- Cela vous intéresse donc tant que cela ?
- Oui…
- Bon, vous me laissez regarder la fin du défilé de binious et de kilts, et ensuite je vous écris un petit quelque chose pour un de ces jours prochains. Ça vous va ?
- Merci Lazare.


Nous demanderons également à Nina, si toutefois elle accepte de sortir de l’ombre…


Les commentaires

Publié le 24 septembre 2007
Par Manchot(s)
jean.pandolfi-crozier@wanadoo.fr
Chez les manchots , l'astuce consiste à venir placer un petit caillou devant les pattes de la dame. Celle ci dédaigne l'offrande ou l'accepte. Rien n'empeche notre ami manchot de recommencer l'opération en cas de refus. Si vraiment ca marche pas, il peut toujours récuperer son caillou et tenter sa chance avec une autre paire de pattes. Simple. Pas toujours facile sur une plage de sable. Mais sur une plage de galets, pas de probléme... pour trouver les cailloux !
Publié le 24 septembre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
Une définition:
D'après un dictionnaire, flirter, mot anglais, signifie "entretenir des rapports sentimentaux souvent superficiels". Cette définition est peu satisfaisante : d'abord, parce qu'il y est souvent question d'entretenir alors qu'il s'agit bien souvent, en réalité, de créer ou de commencer quelque chose. Ensuite, on parle de rapports sentimentaux alors que toute la gamme des rapports interpersonnels peuvent être l'objet d'un flirt : on peut flirter avec un client pour le convaincre d'acheter son produit ; flirter avec un serveur, dans un café, pour avoir une bonne place ; ou même flirter pour rompre la glace avec un inconnu et peut-être s'engager dans une relation d'amitié ou d'amour durable.

Si nous parlons de séduction amoureuse, je ne me souviens pas de mon premier flirt, mais…
La la la la la la la
la la la la la la
La la la la la la la
je me souviens de Michel Delpech qui chantait « Pour un flirt avec toi, je ferai n’importe quoi… » Nous sommes en 1968 . « Make love, not war. ». Les étudiants descendent dans la rue, les jeunes filles brûlent leurs soutien-gorge… Peut-être était-ce une façon de dire qu’elles ne soutenaient ni la droite ni la gauche. Mais cela ne nous regarde pas ! Il n’est pas question de flirter avec la politique. Flirtons donc avec le flirt de façon hypnotique et revenons au sujet. J’ai relevé sur la Toile un article d’un inconnu anonyme : Flirt et langage du corps. Je le reproduis ci-dessous :

* La plupart des gens, lorsqu'on leur parle de flirt, songent à ces espèces de moulins à paroles mielleuses qui débitent sans arrêt des phrases creuses et généralement censées être spirituelles. La parole est bien sûr un élément important du flirt, mais il y a d'autres éléments, tout aussi essentiels au jeu.
* Le regard et, de façon générale, tout ce qui a un rapport avec les yeux, ont un rôle de premier plan dans le jeu. Les enfants, par exemple, apprennent très jeunes à se servir d'un regard naïf, langoureux, attendrissant ou franchement "mouillé" pour parvenir à susciter des sentiments propices à leurs desseins.
* L'homme et la femme adultes peuvent exprimer par leur seul regard, parfois avec beaucoup de subtilité, toute la gamme des sentiments. Antipathie, sympathie, chaleur, distance, amusement, contrariété, incrédulité, tout se joue au rythme des battements des paupières, des mouvements (ou de la fixité) de l'iris, de la dilatation ou de la contraction de la pupille.
* En outre, il est possible de manifester de façon explicite avec ses yeux qu'on ne désire pas entrer en contact avec une certaine personne : ne pas la voir. Peu de gens sont insensibles au message d'un interlocuteur situé à proximité, qui pose ses yeux partout sauf sur soi.
* La bouche, en plus des paroles qui en émanent, s'exprime aussi de diverses façons en cours de flirt. Sourires, rires, moues, sifflements, onomatopées, lèvres pincées, plissements des commissures des lèvres, grimaces sont autant de messages qui prennent tout leur sens en situation.
* Les mouvements et le port de la tête (combinés au regard) sont aussi des éléments importants du dialogue en cours lors d'un flirt. La tête peut s'approcher et se pencher légèrement, ce qui dénote généralement de l'intérêt ou un certain degré de confiance. À l'inverse, si la tête de l'interlocuteur se relève et se raidit, il est clair que la conversation l'ennuie ou, à tout le moins, le laisse froid.
* Les positions des épaules, du tronc, des bras et des mains constituent aussi un élément du langage corporel lors d'un flirt. Il existe à ce sujet un nombre infini de variations, mais l'on peut réduire cet ensemble à trois types : les positions qui dénotent l'ouverture, la fermeture et, par moments, la demi-ouverture ou "ouverture réservée".
* Ainsi, la personne qui croise ses bras sur sa poitrine, enfouit ses mains sous ses aisselles, relève le tronc (ou le détourne par rapport à son interlocuteur) se place en position de fermeture. Elle a beau avoir le sourire typique des réclames de pâte dentifrice, on peut être certain qu'elle n'est pas à l'aise dans la situation qu'elle vit et que quelque chose en elle se sent menacé ou contrarié.
* À l'inverse, la personne dont les mains et les bras se retrouvent de part et d'autre du corps plutôt que devant, qui avance le tronc vers son interlocuteur, est probablement très à l'aise dans la situation de flirt et elle ne craint ni menace, ni contrariété.
* En fait, les principaux instruments corporels du flirt, pratiqué par la majorité des gens, se trouvent dans le haut du corps, c'est-à-dire au-dessus de la ceinture. Cela correspond au fait que l'on recherche habituellement à établir un contact intellectuel ou sentimental avant tout.
* Le cas contraire est celui du stéréotype de la prostituée ou du chanteur populaire "macho" : c'est alors par la démarche, le roulement des hanches et un certain type de vêtements qui souligne la zone génitale qu'on cherche à "flirter" avec son public. La provocation sexuelle est alors manifeste.

Pour la suite aller à : http://www.affection.org/experiences/fli rt.html


Publié le 24 septembre 2007
Par diogène
p980h7o30288ev24@yopmail.com
Ben , en fait de premier flirt , elles étaient deux , deux soeurs ; et elles n'avaient , comment dire ? Pas leur langue dans leur poche ...
 

Publié le 24 septembre 2007
Par Martine
Roman(cho)tique les petits cailloux mais... il ne faut pas être manchot...
 

Publié le 24 septembre 2007
Par martine.rousset
Les manchots du Cap ? Des bandits ?
 

Publié le 24 septembre 2007
Par Martine
Diogène, c'était le bon temps hein ?
 

Publié le 24 septembre 2007
Par Un pinguoin corse
flicorse@ifrance.com
Jetons un caillou dans l’eau…
Les manchots sont-ils fidèles ?
Les manchots sont des oiseaux plus sociables que la majorité des autres animaux mais je ne sais pas si la notion d'amour existe. Ill est vrai que les manchots ont plutôt tendance à être fidèles (ils sont au moins monogames à chaque saison de reproduction) et à former les mêmes couples d'une année sur l'autre. C'est particulièrement flagrant chez les manchots à jugulaire et les manchots papou. Cela l'est beaucoup moins pour les manchots du Cap.

Quel drôle d’oiseau, ces manchot(s) du cap ! S’agit-il de l'espèce de manchot sauteur décrit par le Comte Buffon Georges-Louis Leclerck ( 1707 – 1788 ) dans le 9ème volume de son Histoire naturelle des oiseaux et décrit « le tête et le corps droits, posé et comme assis sur le croupion… »?


Publié le 24 septembre 2007
Par Diogène
m172sj586oa6a135@yopmail.com
Pour sûr , Martine , que c'était le bon temps ...enfin , le début ; parce que ce n'est pas fini....


Publié le 24 septembre 2007
Par martine.rousset
Diogène, dis-moi, et les deux frangines ? Elles ont la carte Vermeil à présent ?


Publié le 25 septembre 2007
Par Diogène
f1578hs869i575ic@yopmail.com
La reine de la bluette deviendrait-elle cynique ? Tsss , tsss....