Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Noter ce blog :
4741 connectés
147558 visiteurs
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
tassuad : ce jour là j'étais à Santa Reparata di Balagna dans la salle communale où un orchestre jouait , j'ai sorti mon harmo et je fus accepté illico
Le Doc : Va être épuisée la danseuse,elle est en transe depuis le 24 mai!
Cigale : Ben ca lui chante pas souvent à 7H53
Nostalgie : Pourquoi nous priver de tous ces jolis textes nous sommes orphelins de ce blog. Tristes aussi. Amitiès
TASSUAD : AVEC DE LA CHANTILLY MAISON
Owlette : Dessert: 2 tartes..2!
Roger : Mais quelle surprise,pourqu oi ne pas parler de moi, je le vaut bien
MARTINE : Ifrance ne veut pas de moi ! Et zut... Je hais la technique...
Acrostiche : Nous souhaitons ta présence.Se souvenir c'est bien mais lire c'est mieux REVIENS
Acrostiche : Rine que de temps en temps.Etpour nous faire plaisir.Viens nous distraire.Inven tes,tu sais si bien le faire.Emportes nous dans tes contes.
Un ami : Si tu pleures trop parceque tu as perdu ton soleil,tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.
Le blog : C'est le desert total, je suis désespéré, je commence une dépréssion.
C'est Nous : Pourquoi nous laisser tomber?
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Nostalgie : Comme ce blog manque! 2 fois par semaine c'est trop demander?
tassuad : je l'ai vu en concert il y a longtemps un bonheur !!!
micorne : Barbara, un vrai bonheur merci Martine
Owlette : Sublime Barbara! Vive les 100000
3 connecté : pour quoi? ils attendent le passage des coureurs ? dopés
connecté : 6 connectés ? circulez ya rien à voir
Le Blog : He alors Martine ? Et moi, suis toujours là, j'ai faim, donnes moi des mots svp.
tassuad : le blog est mort ! vive le blog !
Ouf : Il était temps!
Kikéla : chouette la blogueuese.Quel le bonne surprise . youpi tralala
tassuad : digne? dingue? tong?
Enfin : Le retour. Sonnes les Martines !
Owlette : tout, blog et carabistouilles confondus
|
<
|
Nov. 2009 |
|
| L |
M |
M |
J |
V |
S |
D |
| | | | | | | 1 | | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | | 30 | | | | | | |
|
Publié le Lundi 03 septembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Il est parfois des événements inopinés qui changent toute une vie. Une lettre que l’on décachette par erreur, un regard que l’on croise par hasard, quelqu’un que l’on bouscule par maladresse, un livre que l’on lit par accident, une musique que l’on entend par inadvertance… Ou une idée qui surgit de nulle part… Cela survient et tout change brutalement, sans prévenir. Il suffit d'y croire. A lire, « Servi ! », à partir de demain. Juste une nouvelle. Sans prétention. J’avais juste envie de parler d’amour.
Publié le Dimanche 02 septembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
Settembrinu in Tavagna vient de bercer nos nuits villageoises de sa quatorzième édition. Ma maison étant attenante à la place sur laquelle les musiciens et les chanteurs déposent leurs accords lors de la soirée à Pero Casevecchie, je n’ai qu'une alternative. Soit j’entends sans pouvoir dormir, soit j’écoute sans vouloir dormir. Ceci dit, la qualité de ce festival ne nous donne que très rarement l’envie de se réfugier dans les bras de Morphée et nous précipite plutôt dans ceux d’Apollon, agréablement calés entre sa lyre et sa flûte.
Et l'autre soir, j’ai découvert Thibaud Couturier, jongleur de mots. J'ai adoré. Même en musique, la facétie des mots appelle parfois les yeux… A entendre mais aussi à lire afin d’être certain de les avoir bien reçus.
LETTRE A EGLISE (Thibaud Couturier) Lettre à Eglise, dans « Ici-Parvis » Si le curé s’abonne… Il saura que chapelle et qu’il n’y a jamais personne Où vais-je Marie ? Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie Que Dieu ferme la nuit ? L’Evêché était fermé de l’intérieur… Je n’aurais pas gardé les clefs de l’autel Ni celles du Paradis A « Lady commandements » je n’étais pas toujours fidèle Mais je venais en ami Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie Que Dieu ferme la nuit ? L’Evêché était fermé de l’intérieur… Ange ou feu – En joue … feu Eve que j’Adam encore un peu Pour tomber dans les psaumes Faudrait que j’m’archange pour venir un jour où Dieu Aura laissé Rome… Grand ordonnateur quand tu auras cédé Rome… Apple-moi L’Evêché était fermé de l’intérieur… Les portes du béni sentier Bientôt vont se refermer Et c’est là qu’une jeune fille nierait ma vie Comme d’autres gars … hostie… Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie Que Dieu ferme la nuit ? L’Evêché était fermé de l’intérieur… Arrête Jean-Paul de… papoter De dire des prêtrises Dieu nous taille une bible mais quand on veut lui parler Il nous laisse dans la Moïse… Est-ce par peur ou parce qu’il s’ennuie Que Dieu ferme la nuit ? L’Evéché était fermé de l’intérieur… Ange ou feu – En joue … feu
Publié le Samedi 01 septembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Au secours !
Avez-vous remarqué cette mode des guillemets aériens ? Ce fameux geste très tendance qui consiste à atténuer la portée d’un mot ou d’une expression exprimée à haute voix en brassant l’air d’un petit geste coudé des deux doigts de chaque main ? Etonnant paradoxe pour les jeunes utilisateurs de ces guillemets invisibles qui remplissent, sur le web notamment, des pages entières de phrases sans autre ponctuation qu’un timide point final. Et encore… La ponctuation amenant bien souvent la majuscule, cette dernière est donc elle aussi en voie d’extinction. Quant à l’orthographe, elle est en voie de réinvention. Je me suis promenée sur le net. Voici quelques bribes récupérées çà et là... « salut a tous le monde je m’appelle S. j'habite a A. je veut publier mon blog je cherche des amis de tout le monde ». Respire petit. « ILé tem ke je me présente ». Oui, ILé vraimen tem… « C'est un caniche et si tu veu plus d'information sur mon chien va voir mon blog ji est mis sa carte d'identiter ». Ji kour. « HOBBIES: il en déja une ke vou connaisser c écouter ls th , mai jador tr la musik c a peu prè ma vie , j'ador déssiner , aller sur lordi , ls amie ; et le ciné (en gro sortir lol) , et fumer du chite lol jen rafolle ( et tnk ma puce je ten ai ramener kis jtrrrrr) MATIERES PREFEREES: la musik , l'art plaisike ( mes pa le prof car il es tr con mes bon il son tous tr con lol ) , et l'eps ( c juste pr le prof , a chake foi kon nes avc lui en cour tte mes pote de ma classe et moi on le matte lol fo dir kil es jeune et vraimen canon lol ) MATIERES DETESTEES: toute a par cel dan o lol ». Là, c’est le pompon, la cerise sur le gâteau. Elle a 15 ans, fume du « hakik », en ramène à sa copine et en plus elle le dit ! Certes, pour sa défense, elle utilise la virgule et quelques autres de ses acolytes et son émoi pour son professeur d’éducation physique me rappelle mon propre trouble pendant les cours de latin au collège… J’ai fait lire ce dernier passage, celui du pompon-cerise, à mon adolescent de fils qui passait par là. Je le remercie sincèrement de m’avoir précisé qu’elle avait fait une faute à « chite » et de m’avoir appris que « ls th » signifie « les Tokio Hotel », groupe de rock allemand dont tous les jeunes disent que « c’est pas d’la daube ! ». Il a étayé son explication en m’infligeant le visionnage de leur dernier clip vidéo et le texte traduit de l’une de leur chanson (« Schrei » pour les connaisseurs). Je ne lui ai même pas demandé si il aimait. Je préfère ne pas le savoir et garder mes illusions. Quoique à 15 ans, j’adorais The Rubettes et j’écoutais Sugar Baby Love en boucle… Je n’ai donc rien à dire sur la richesse du texte… Mais c’était moins violent.
Quant à mon correcteur d’orthographe, il s’est totalement affolé sur ces copié collé utilisés pour écrire cet article (j’aurais fait trop de fautes en les recopiant moi-même…), soulignant les phrases entières de son petit zigzag rouge. D’ailleurs, puisque je parle de lui, j’ai un reproche à lui faire… Celui de m’avoir perfidement accepté une « entrebâillure » plutôt que l’ « entrebâillement » sur lequel je ne parvenais pas à placer l’accent circonflexe lors de l’écriture de l’une de mes nouvelles de Mystères d’âmes. « Tiens, ça se dit aussi ? » m’étais-je étonnée, avec cet accent aussi circonflexe que mes sourcils, soudainement placé sur un mot inconnu mais non zigzagué de rouge. Et mon « entrebâillure » est passée à travers les mailles du filet… Oh, finalement, ça fait des souvenirs !
Revenons-en à mes errances désorientées sur le web. Encore une fois interrogé, mon fils, qui pourtant manipule avec une certaine aisance (et fierté pour moi) l’orthographe et le français, m’a confié utiliser lui aussi ce langage codé. A ma question « Pourquoi ? », sa réponse est éloquente « Ben… Pour aller plus vite ! ». Suis-je bête… Adepte moi-même des SMS (Short Message Service) et utilisatrice de MSN (Microsoft Network. Appelons un chat, un chat…), je conviens bien évidemment de quelques faiblesses orthographiques et phonétiques. Des petits « biz », « t ou ? », « kesse tu fè ? », « mdr » et « lol » qui soulagent et allègent. Il faut reconnaître qu’il est plus simple d’aligner les trois lettres de « mdr » dans un dialogue MSN que d’y aller d’un pompeux « Imaginez-vous, mon ami, que vous me faites mourir de rire. » Le rire a ses nuances et le « lol » (Laughing Out Loud) étant un « mdr » atténué, il remplacera alors un « Imaginez-vous, mon ami, que vous me faites juste un peu moins que mourir de rire. »
Je crois avoir néanmoins compris que j’étais une intruse sur ces pages visitées. Que je n’avais rien à y faire. La vieille voisine soulevant sournoisement son rideau et qui, d’un œil torve, se mêle de ce qui ne la regarde pas…
Je n’ai d’autre choix que de m’incliner sur ce langage lapidaire et économique (pourquoi faire long quand on peut faire court ? Hein ? Je nous le demande à nous auteurs…), code de reconnaissance des jeunes d’aujourd’hui, et porte-parole de leurs révoltes de jeunesse.
Les temps changent et malgré ma bonne volonté, je suis dépassée. Je rêve de voir les jeunes utiliser les subtilités de la langue française, jongler avec les conjugaisons, chatouiller les métaphores, semer des virgules et des points de suspension, jouer avec les mots, s’adonner à la joute oratoire…
Aaaah, je crois bien que je vieillis. Suugaaaar baaaaby love !
Publié le Vendredi 31 août 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Je suis une femme d’intérieur. Je creuse, je cherche ce qui est en nous mais ne le trouve pas toujours. Une femme de l’être en quelque sorte… Quarantaine oubliée et cinquantaine approchante, je jongle comme je peux avec des éclats de vie que je contiens avec délice et le vide d’un absent qui me manque cruellement. Bonheurs gaiement capturés et images mélancoliquement incrustées. Je cultive un champ de paradoxes de toutes les couleurs ainsi qu’une prairie d’herbes folles dans laquelle je me balade en chantonnant. J’adore les non-dits lorsqu’ils sont chuchotés et les silences quand seuls les yeux s’expriment. Je regarde avec attention les minutes qui s’égrènent et les retiens en même temps que mon souffle pour m’en souvenir toujours. Je garde pour moi ce que je n’ai pas envie de donner et je donne ce qui déborde. J’écoute ce que j’entends et n’attends pas ce que j’aurais envie d’entendre. Je vis les heures que j’espère et esquive les instants que je pourrais perdre. Je suppose ce que la vie me suggère. Je trace mon chemin plutôt que de suivre un sentier sur lequel je pourrais m’égarer. Quand un jour, alors que j’étais encore adolescente, j’ai découvert une plume au fond d’un vieux tiroir, je me suis étonnée de sa présence. Elle me confia alors qu’elle était là pour écrire les mots que je ne disais pas. « Tu veux de moi ? », me proposa-t-elle ensuite dans un susurrement si exquis que je ne pu bien évidemment pas résister. Je lui ai parlé et nous nous sommes apprivoisées. Nous nous plûmes… Avec l’eau salée de mes larmes, elle a écrit mes silences qu’elle a rendu sonores et mes peurs qu’elle a fait s’envoler. Profitant de mes rires, elle s’est emparée de quelques éclats qu’elle a transformés en mots. Elle m’a redessinée patiemment, invitant mon âme contenue à sortir de mon ombre. Exutoire qui m’a fait exulter. Enfin exaltée, enfin j’existais. Ensemble, nous poursuivons notre chemin. Ensemble nous rions. Ensemble nous pleurons. Ensemble, je vis. J’écris mes rêves. J’écris ce que je ne vois pas. J’écris ce que je vois. J’écris des hommages. J’écris mes coups de gueule. J’écris mes coups de cœur. J’écris mes délires. J’écris aussi l’amour même si de l’unir à l’absence fait trembler ma plume. Alors, qui suis-je ? Je n’en sais rien. Je ne sais rien. J’ai tout à apprendre de mes souvenirs et à m’instruire des suivants. Ainsi, pour ne rien oublier, pour que rien ne m’échappe et pour ne pas avoir trop à dire, j’écris.
Publié le Jeudi 30 août 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Mon roudoudou,
Je le reconnais. Plus tu avances dans l’adolescence plus je deviens con. Je ne le reconnais que pour une seule raison : je le lis dans tes yeux. Et comme tu dis que tu as toujours raison, je me rallie à ton jugement. Je me demande parfois quelle mouche me pique quand une colère me submerge juste parce que je viens de découvrir vingt pots de Danette chocolat vides sous ton lit, lesquels pots sont accompagnés d’autant d’opercules collés sur les lattes du plancher et de petites cuillères que je cherchais bien évidemment partout. Comment peut-on être autant attaché à des vulgaires petites cuillères ? Je m’interroge sur mon sadisme à bloquer ta session d’ordinateur avec un mot de passe connu de moi seule parce que je t’ai trouvé une nuit à trois heures du matin sur Internet. Le mot de passe était « blaireau »… Pardon en plus d’en avoir ri aux larmes toute seule devant mon écran. Tu as raison mon roudoudou, être à trois heures du matin sur Internet est tout à fait normal pour un adolescent de quatorze ans. J’ai honte de rire aussi fort et de me faire remarquer depuis quelques mois. C’est étrange, je riais beaucoup moins fort avant. Par bonheur, tu me l’as fait observer. A l’avenir, je rirai silencieusement.
Je regrette d’avoir créé un blog « de naze ». Je te remercie de m’avoir indiqué, afin que j’en prenne de la graine, l’adresse du blog de l’un de tes copains en me précisant « celui-là de blog, c’est d’la balle ! ». Je n’y ai rien compris mais je pense que c’est parce que ton ami possède un idiome proche de la phonétique comme langue maternelle. Je culpabilise d’être entrée en guerre contre toi à l’heure des repas afin que tu mettes la table alors que tu tchattes tranquillement avec tes potes sur MSN. J’ai dû terriblement changer ces derniers temps. Je ne m’en étais pas rendu compte mais heureusement, tu es là pour me remettre sur les rails. Cependant, en supposant que je peux ne pas avoir complètement tort juste une fois, il est possible que d’ici quatre ou cinq ans ma crise d’adultolescence soit passée. En attendant, sois patient. Merci mon roudoudou.
Mais t’inquiètes, on fera avec. Je t’aime.
 |