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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
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Publié le 19 août 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

« Les lettres anonymes ont le grand avantage qu’on n’est pas forcé d’y répondre »


(Alexandre Dumas, fils)



 

Quant à Sophie, c'est plutôt des cartes anonymes qu'elle reçoit pour LE concours de l'été ! D'ailleurs, une enquête est en cours... Pour aller voir ce qui se passe du côté de chez Sophie la Pinsout, cliquez !

Publié le 18 août 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie

Levie. Pas Marc. Ni Strauss. Le village de Corse-du-Sud. Avec « ie » à la fin. C’est beau Levie. Mais c’est loin. Mais c’est beau.

Cependant, pour le staff de « Piccule Fictions », rien n’est loin. Nous n’avons peur de rien chez les « Piccule Fictions ». De rien du tout.

 

Tout commence hier en début d’après-midi un peu comme dans un polar :

Rendez-vous à 14 heures avec Ugo devant le Crédit Agricole le plus proche de chez moi. Pourquoi le Crédit Agricole et pas la boulangerie par exemple ? On sait pas finalement. C’est comme ça.

 

Tout le monde est au rendez-vous à l’heure dite. Nos stylos reposés de la signature précédente, ils sont prêts à être à nouveau dégainés.

Nous voilà donc partis bras-dessus, bras-dessous (enfin, beaucoup moins pour Ugo vu que c’est lui qui conduit) :

- Ugo Pandolfi (auteur de « Du texte clos à la menace infinie ») dans le rôle du chauffeur,

- Marie-Catherine Deville (auteur de « La vallée de la Soummam ») dans le rôle de l’escort-girl blonde,

- Et moi-même (et pourquoi je me mettrais pas un lien moi aussi ?), dans le rôle de l’escort-girl brune.

 

Chacun de nous trois, auteur d’une (ou plusieurs en ce qui concerne Ugo) nouvelle policière de « Piccule Fictions – Noirs de Corse ».

 

La mission du jour : le salon du livre de Levie en Corse-du-Sud organisé par la bibliothèque municipale du village. Vu qu’il n’y a pas de FNAC ni de Virgin à Levie, c’est la bibliothèque municipale qui organise. Normal.

 

Comme toujours, nous devisons gaiement en voiture. Le silence ? On ne connaît pas chez nous. Certaines mauvaises langues disent même qu’heureusement que nous écrivons pour évacuer une partie des choses que nous avons à dire parce que sinon… Sinon quoi ? Hé ! Si on vous casse les pieds, il faut le dire !

 

Deux heures plus tard, halte à Porto-Vecchio dans la librairie de Christelle qui nous avait conviés il y a quelques temps à participer au salon du livre qu’elle organisait en nocturne sur sa commune. Elle a un joli nom la librairie de Christelle : « Le verbe du soleil ». Et en plus, Christelle est à ma connaissance la seule libraire qui a compris qu’une librairie devait être un lieu convivial. Elle a installé dans sa librairie un petit salon où il y a toujours quelque chose à grignoter et une cafetière prête à l’utilisation. A noter au passage un détail qui n’en est pas un : Ugo profite de cette pause pour trouver LA carte postale qui lui permettra peut-être de gagner LE concours de l’été de Sophie la Pinsout.

 

Prochaine étape : Levie. Je ne sais même pas où cela se trouve (mais les habitants de Levie savent-ils où se trouve Pero Casevecchie ? Pourtant, c'est beau. Mais c'est loin, c'est vrai. Mais c'est beau). Je sais juste que Levie, c’est encore loin. Que c’est beau mais que c’est loin.

 

La route de Porto-Vecchio à Levie est une route déserte. A part quelques chasseurs en poste ça et là en bord de route… D’ailleurs, nous les klaxonnons tous en leur faisant de grands coucous. Ils se demandent probablement toujours qui leur a dit bonjour... Nous, on s’en fiche parce qu’on les connaît pas. C’est juste pour faire peur aux sangliers et les éloigner… Eh oui, on est comme ça chez Noirs de Corse. De vrais M & M’s.

 

Levie ! On a failli rater le village… Il faut dire qu’il n’y a pas de panneau « LEVIE » à l’entrée du village. Mais on a eu la bonne idée de se retourner pour voir ce qu’il y avait écrit sur le panneau de l’autre côté de la route en sens inverse. Il y avait écrit : « LEVIE ». Le « LEVIE » étant barré, c’est que si on avait été dans l’autre sens, on serait sorti de Levie. Donc, étant donné le sens dans lequel nous allions, nous avons supposé que nous y entrions. Perspicaces hein ? Quand on écrit des nouvelles policières pour « Piccule Fictions », il faut être perspicace.

 

18 heures et des brouettes. Nous sommes en place, sous les ifs devant la bibliothèque. Il parait que nous sommes en retard puisque les festivités commençaient deux heures plus tôt. On savait pas. Quand on écrit des nouvelles pour « Piccule Fictions » on ne connaît que l’heure du crime. Mais ce n’est pas grave, on a la nuit devant nous pour nous occuper de nos « Piccule Fictions ».  Les gens sont sympas à Levie. Nos « Piccule Fictions » ont du succès. Et ça ne fait que commencer… Nous en étions persuadés…

 

20 heures environ par là. Fini.

- Comment fini ?

- Fini.

- Et le rush ?

- Quel rush ?

 

20 heures environ par là et nous devons déjà quitter Levie ? Et si c’était vrai ?

 

Parce que ce n’est pas que beau et loin Levie. Il fait froid aussi à Levie. Mais futés comme nous le sommes à « Piccule Fictions », nous avions trouvé avec Marie-Catherine, tout près de la bibliothèque une petite pièce avec… ô miracle… un chauffage. Les pieds et les mains collés au radiateur que nous avons discrètement allumé en catimini (on aime faire monter son adrénaline quand on écrit des nouvelles policières pour « Piccule Fictions »), nous avons attendu là patiemment la collation arrosée de vin que nous offrait gentiment la bibliothèque qui achèverait de nous réchauffer. Après, nous pourrions attaquer sans problème le grand rush d’après dîner. Enfin, c’est ce qu’on pensait. Mais à partir de 20 heures environ par là, les gens de Levie préfèrent rester chez eux plutôt que de s’enrhumer dehors. Même au mois d’août. On savait pas.

 

Enfin, on était contents parce qu’on a vu Levie. C’est beau Levie. Mais c’est loin. Mais c’est beau.

 

Quand Ugo nous a déposées à nouveau devant le Crédit Agricole on s’est dit en se quittant, sur les coups d’une heure du matin : « A vendredi prochain pour la journée du livre à Zonza ! Rendez-vous devant le Crédit Agricole ». Parce que nous, chez Noirs de Corse, on est motivés.

 

Parce que quand on a écrit une nouvelle pour « Piccule Fictions – Noirs de Corse » et l’association HANDI 20 de Fabrice Albertini, on est forcément motivé. Et quand on voit que grâce à cette operata, les premiers fauteuils Hippocampe ont apparu aux abords des plages, eh bien, ça motive encore davantage, voyez-vous.

 

Zonza ? On connaît pas mais on sait que c’est beau. C’est beau mais c’est loin. Mais c’est beau.

  

Pour voir les nouvelles cartes postales en compétition pour LE concours de l’été (quel succès ce concours !) et suivre les commentaires de l’inspectrice Conlombo qui enquête sur certaines cartes anonymes, cliquez .

 
Copyright © 2008 Martine Rousset
 
Publié le 17 août 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

« Si tu parles à ton eau de Javel pendant que tu fais la vaisselle, elle est moins concentrée. »

 

(Jean-Claude Van Damme)



 

Et si tu cliques au lieu de faire la vaisselle, t'auras pas besoin de parler à ton eau de Javel.

Publié le 16 août 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Vous allez rire… Et peut-être vous moquer aussi un peu tout de même… Mais tant pis. C'est ma tournée...


Hier, nous étions donc le 15 août et il est vrai que j’étais tout à mon blog, très affairée à mettre en ligne vos textes du jour, à répondre à mes mails, à me fondre en remerciements de part et d’autre, quand soudain, sur le coup de midi, une voix s’est écriée :

 

- Mamaaaaaaaan ! Qu’est-ce qu’on mange ?

 

Manger ? Encore ? C’est à peine croyable, hier soir à peine j’entendais déjà la même chose…

 

- Regarde ce qu’il y a dans le frigo, ai-je répondu avec agacement à mon Roudoudou.

- J’ai regardé déjà…

- Et il y a quoi ?

- Juste les grilles…

 

Sacrebleu ! Il va donc me falloir aller faire les courses alors. Et zut. Mais bon, quand il faut, il faut.

 

Nous nous sommes donc débrouillés avec quelques spaghettis oubliés au fond d’une boîte et me voilà partie faire les courses, au volant de ma Valentine, mon sac Super U dans le coffre. 12 kms séparent mon village du premier pays civilisé où l’on peut trouver un supermarché. Parvenue en pays civilisé, là, quel ne fut pas mon étonnement… Le désert… Pas un chat dans les rues… Tous les magasins fermés… Même la Poste… Même la bibliothèque municipale… Je me suis bien doutée que cela n’avait rien à voir avec l’anniversaire de mon blog alors… donc pourquoi ? Hein ? Je vous le demande ! Pourquoi donc ?

 

Eh ben oui… J’ai fini par réaliser que le 15 août est un jour férié… Quelle idée de faire un jour férié quand mon frigo est vide aussi. Et je fais comment maintenant ?

J'en étais déjà à imaginer l’enthousiasme de mon Roudoudou quand je lui annoncerai que notre repas du soir se composerait de quelques baies sauvages que nous irions cueillir gaiement dans le maquis en imitant en riant le bêlement de la chèvre… quand soudain… soudain… Quel suspens hein ? Quand soudain je me suis souvenu de l’existence d’une épicerie orientale pas très loin. Or, le 15 août n’existant pas chez les orientaux (ils passent directement du 14 au 16 août), je me suis précipitée vers l’épicerie en question. Sauvée ! Ouverte ! Bénis soient-ils (bénis par qui ils veulent mais en tout cas, bénis) !

 

Allez, hop, quelques provisions vite fait, juste pour le soir, et nous sommes sauvés. Mais quand j’ai demandé deux tranches de jambon au gars derrière son comptoir, là, j’ai franchement eu peur. Il m’a carrément fusillé du regard. Puis, après avoir hésité un moment (on suppose qu’il voulait savoir si c’était du lard ou du cochon) il m’a fait remarquer que chez eux, on ne trouvait pas de jambon. Oooooh ! Fort honteuse de ma bévue, j’ai attrapé une boîte d’œufs sur le comptoir avec un sourire contrit –voire idiot-, quelques tomates dans un casier un peu plus loin, des gâteaux orientaux (dont je raffole ceci dit au passage), j’ai payé et j’ai filé.

 

Donc, si vous venez chez moi un jour férié, n’espérez pas manger des endives au jambon. Voilà. Vous êtes prévenus.



A part ça, LE concours de l'été organisé par Sophie La Pinsout continue toujours au même endroit :  !

 
Copyright © 2008 Martine Rousset

Publié le 15 août 2008 à 20:00
Par Martine Rousset




Mouais... Il fallait s'y attendre... Une étoile, une explo (?), une comète, une éclipse et un seul lion, c'est fichu... En plus, ils vous narguent en vous mentionnant combien vous auriez gagné si...

Notez au passage la petite phrase sibylline qui me laisse rêveuse vu que moi aussi je suis lion : "Poursuivez votre chasse Lion, votre proie est en vue !". Ah ?