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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Publié le 19 juin 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : En colère

Je suis verte. Mais pas un vert pâle, vague reflet d’une petite colère passagère, ni vert printemps parce que cela n’existe plus. Non : verte de rage. Un vert qui oscille entre E. T. et les épinards.

 

Pourquoi  (en bon lecteur attentif et attentionné, je suppose que vous vous posez cette question à l’instant même) ? Donc, pourquoi ? Vous voulez savoir pourquoi ? Je vais vous le dire pourquoi. On m’a embouti ma Valentine !!!! « Nooooon ! » vous écriez-vous probablement à l’instant, compatissant à la colère de votre blogueuse préférée. Eh bien, si. « Ma » Valentine. « Ma » boîte à moi bleue dargon sur roues…

 

19 heures, hier soir. Il pleut. Donc, si il pleut, perspicaces comme vous l’êtes, vous vous doutez que la route est … ? La route est … ? Il y en a qui suivent, c’est bien. Donc, la route est mouillée.

 

Je suis au volant de ma Valentine et je roule tout doucement. J’ai passé depuis bien longtemps ma période Fangio avec du plomb sous les semelles… Je suis bien à droite. Plus à droite, je roule dans le fossé. J’aborde un virage étroit. Seconde. 20 à l’heure. En une fraction de seconde, j’aperçois le nez agressif d’un gros 4 x 4 à plateau qui sort du virage en face de moi. J’ai juste le temps de voir deux yeux affolés s’arrondir et… badadoum… Il roulait un peu trop vite pour un temps de pluie et quand il a freiné, il a glissé… D’où le badaboum…

 

J’ai à peine le temps de me garer et de sortir pour évaluer les dégâts que le type s’éjecte comme un fou de son gros tas de ferraille et se met à rouspéter ! La surprise me laisse toujours un moment sans voix. Donc, je suis sans voix. Quant à Valentine, la portière arrière gauche est totalement enfoncée. Mes larmes ne sont pas loin mais je les retiens. Quoiqu’avec la pluie battante, on aurait pu les confondre avec les gouttes d’eau. Mais bon, soyons adultes.

 

Toujours est-il que le type rouspète ! Il rouspète tout simplement parce que j’étais dans le virage au moment où lui y était aussi. Il dégouline de mauvaise foi. Un comme j’aime… Un Roger en puissance… Il me fait remarquer que son véhicule n’a rien, donc que ce n’est pas grave… Je lui fais remarquer que mon véhicule est embouti et qu’il est neuf, donc que c’est grave. Il me fait remarquer qu’il ne pouvait pas m’éviter. Je lui fais remarquer que si avait abordé le virage plus doucement, il aurait pu. Il me fait remarquer que son 4 x 4 est très gros et qu’il a besoin de place dans les virages (sic !).

 

Je crois rêver… Bon, il admet quand même une chose : je roulais bien à droite. Au moins ça… En revanche, il a ajouté qu’il ne se laisserait pas faire car, je cite : « j’en ai ras le bol de toujours prendre les torts quand j’ai un accident ! »… Désolée mais moi, c’est mon premier…

 

Vu que nous n’avions pas de constat ni l’un ni l’autre, j’ai pris son nom et son numéro de téléphone. Mais puisque c’est sur sa bonne foi, j’ai ajouté au-dessous le numéro d’immatriculation…

 

Quant aux témoins, hormis un gars immatriculé sur le continent qui a préféré filer à l’anglaise plutôt que d’être mêlé à une sombre histoire douteuse entre autochtones avides de vengeance et très certainement armés, je n’ai pris que les coordonnées d’un escargot qui m’a promis de dire tout de ce qu’il a vu. Lui au moins, il n’a pas peur de baver…

 

Enfin, voilà. La mauvaise foi de certains automobilistes me laisse perplexe… Pour le reste, c’est l’assurance qui tranchera. Inch’Allah !

 

Copyright © 2008 Martine Rousset

Publié le 18 juin 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Analyser l’humour c’est comme disséquer une grenouille. Il y en a que ça intéresse et les grenouilles en meurent.

 

(Elwyn Brooks White)

Publié le 17 juin 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Si Christophe Colomb n’avait rien découvert, Kennedy serait toujours vivant.


(Francis Blanche)

Publié le 16 juin 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

Mon pied droit est jaloux de mon pied gauche. Quand l’un avance, l’autre veut le dépasser. Et moi, comme un imbécile, je marche.

(Raymond Devos)

Publié le 15 juin 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Ce matin, je ménageottais (du verbe ménageotter qui signifie « faire un peu de ménage sans conviction ») de ci de là quand j’ai fait tomber mon plumeau (en fait, c’était un chiffon mais le plumeau est plus joli à imaginer).

 

Il m’a glissé des mains, a longé le mur et a terminé sa chute sur le parquet tout près du fil de téléphone qui longe la plinthe. Et là, j’ai réalisé un truc invraisemblable. Inouï… Incroyable… Le fil du téléphone…

 

Vous rendez vous compte de l’importance de ce petit fil à l’apparence insignifiante ? De tout ce qui passe par sa pourtant modeste gaine blanche ?

 

Imperturbable, il colporte des espoirs, des attentes, des colères, des mots d’amour, des bonnes et des mauvaises nouvelles. Il laisse passer des blogs entiers avec parfois un malheureux Ramsès II qui s’emmêle les bandelettes autour des antennes d’une coccinelle. Il permet d’organiser un voyage sans bouger de chez soi. Enfin, je n’ai jamais essayé mais je suppose qu’il suffit de connaître la technique pour insérer sa carte bancaire dans la prise de téléphone ?

 

Impassible, il laisse glisser dans sa gaine des questions et des réponses formulées par des timbres de voix qui se télescopent. Il ne juge pas de l’intelligence des questions lui au moins… Il est le témoin flegmatique de ruptures et d’insultes mais qu’importe puisqu’il est sans mémoire.

 

Il est le lien permanent entre les uns et les autres. Entre les ermites et le monde…

 

Je ne lui reproche qu’une seule chose : il ne fait pas le ménage.

 

Demain : Le fil électrique.

 

Copyright © 2008 Martine Rousset