Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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Rencard : : Place Foch à Ajaccio les 4, 5 et 6 juillet. Salon du polar et sortie de "Noirs de Corse - Piccule Fictions"...
Rencart : A Porto Vecchio le 21 pour le solstice et NDC
Owlette : Zab c'est une ode a ton ode qu'il faut faire. L'amour est a chaque ligne. Merci!
Canard(e) : Ca sent l'Air Week end. Sévère, mais juste, la Martine. Mais tous les seniors ne se ressemblent pas, Princesse...
503 : Plus que quelques jours pour la souscription...
Roger : ou je tringle ou je me flingue...
483 : Allez faites un effort
1 policier : Je suis pas commissaire comme Flippi mais si Hugues se nomme Capet, il pourrait être le père d'Adrienne... mais on me demmandera pas mon avis...
Juge Epart : Voilà un procés exemplaire qui se profile à l'horizon. Tous suscpects. Sauf bien sur Filippi.
Tripoli : Trois monopolis
PolieTique : Insecte parasite du veau et du mouton de Panurge
Polisson : pratique l'érotisme
Erotisme : Luxure polie
Crocodile : Si Ben a raison, c'est Dali qu'a tort...
Mulot : rat Duchamp
463 : N'attendez plus. Souscrivez maintenant
451 : La souscription pour Noirs de Corse Piccule fictions a besoin de vous
Babar : Je ne suis pas Tarzan pour sauter d'un arbre dans un trou de souris... j'attends un parachute ou l'automne.
Souricette : Babar c pas confortable une feuille viens me rejoindre avant l'automne!
Cancan : Candide? Qu'en dis-tu? Et qu'en dira le qu'en dira-t-on? Qu'en dit le candidat? Qu'en dis-je, moi-même? Il faudrait être candide pour y croire.
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Publié le 08 octobre 2007 à 17:30
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
Juste un pas pour avancer un peu, pour ne pas rester là où nous n’avons peut-être plus de raison d’être. Ne serait-ce que par curiosité. Un bonheur se niche peut-être à deux pas. Il faut aller voir. A petits pas, à grands pas, à pas comptés, à pas de loup, qu’importe. Avancer. Ne pas renoncer. Donner le pas au pas. Si un jour un peu de hasard et d’amour nous ont permis de faire nos premiers pas, c’est pour qu’ils soient repris en écho par les suivants.
Bruit du pas rassurant de celui que l’on reconnaît et que l’on attend. Pas inquiétant de celui inconnu qui s’approche. Pas hésitant que le nôtre alors.
Le pas, signe de vie qui mène à la trace. Arlette Shleifer l’a compris (cf. www.corsicapolar.eu). La trace qui révèle l’existence d’un passage. La trace est immobile mais présente parce quelque chose ou quelqu’un a bougé. Manifestation de vie qui sème des souvenirs. Le pas question et la trace réponse. L’empreinte du temps passé à faire un pas.
Les pas se succèdent. Un pas de côté, un pas en avant, pas de deux, pas de danse sur notre route en quête d’empreintes.
Le pas est à franchir, sans le presser. De l’expérience à la connaissance, il n’y a qu’un pas. Prendre le pas sur les heures vécues, puis revenir sur ses pas pour finalement sauter le pas, c’est un pas.
Ne pas défiler en cadence au pas de l’oie. Plutôt se défiler de l’ordre trop établi et zigzaguer. Résister à chaque pas, toujours résister.
Diriger ses pas sans certitude. Ne rien exclure et surtout pas le doute. Chaque pas est balbutiement, essai et suggestion.
Faire un premier pas, le deuxième suivra… Peut-être. Peut-être pas. Dans le doute ne pas s’abstenir. Quitte à trébucher. Faux pas d’équilibriste mais pas tenté. Et là, sur le pas de sa porte, faire un signe. Un petit pas grand-chose. Un petit je-ne-sais-quoi. Surprise parfois. Communion du pas et de son empreinte.
Publié le 07 octobre 2007 à 15:34
Par Martine Rousset
Humeur : Ironique
Ils sont souvent bien attendrissants ces petits groupes de touristes retraités. Les messieurs avec leur bob, leur short, leurs sandales et leurs chaussettes de tennis. Quant aux dames, elles sont souvent vêtues d’une robe à fleurs rehaussée d’un bob ou d’un chapeau de paille et chaussées d’espadrilles pas toujours assorties aux fleurs… La sacoche autour de la taille, on visite, on achète des cartes postales, on s’offre une jolie assiette encadrée de coquillages collés et agrémentée d’un superbe portrait de Pascal Paoli. Ce qui m’amuse le plus, c’est leur naïveté à imaginer qu’ils se fondent dans la population locale. Un jour, un couple de touristes tout à fait charmants, la chaussette montée haut et le bob enfoncé bas, m’interpelle dans la rue afin que je leur indique la Poste. Je les renseigne gentiment et avant de continuer mon chemin, je leur lance un « Bonnes vacances ! ». Interloqués, leurs yeux s’arrondissent d’étonnement : « Comment savez-vous que nous sommes en vacances ? » me dit l’homme. Que répondre à cela ? J’ai souri et j’ai baissé les yeux vers ses chaussettes... Et puis, il y a d’autres touristes, plus rares heureusement, comme la horde inattendue de touristes débarquée aujourd’hui au village. Je les ai entendus arriver sur la place de l’église. Un peu surprise pas un tel brouhaha alors que le village s’est désertifié de toute sa faune estivale, en bonne villageoise, je suis allée à ma fenêtre. Une quinzaine de marcheurs, hommes et femmes, la retraite fraîchement acquise ou prête à l’être, sacs à dos tout neufs, shorts (sans short, les vacances ne sont pas des vacances) et casquettes (pour faire sport). Leurs baskets laissent à penser qu’ils ne sont que des marcheurs occasionnels. L’accent plutôt pointu et le verbe haut. Le tout dans une bonne humeur franchouillarde. Une dame, la main sur la poignée de la porte de l’église, invite les autres à la suivre pour la visiter. Refus catégorique général. « Toutes les mêmes les églises », « Moi, je suis fatigué », « Moi, j’aime pas les églises », « Moi, j’ai faim ». A cet instant, le clocher sonne les douze coups de midi et réveille encore davantage les ventres gargouillant du groupe. Ils s’installent tous en brochette sur un muret, libèrent leur dos de leur sac et en sortent leurs sandwiches soigneusement enveloppés dans du papier aluminium. Le soleil est radieux et les sandwiches gaiement entamés. J’entends quelques réflexions moqueuses à l’encontre des habitants dont un « Comment font-ils pour vivre dans un bled aussi paumé ? Vous croyez qu’ils ont la télé ? ». Hé banane, les paraboles que tu peux voir si tu daignes regarder autour de toi, tu crois que l’on s’en sert de barbecue ? Et qu’en automne on les troue à la chevrotine pour y faire griller des châtaignes ? Après quelques bouchées, le ciel s’obscurcit. Quelques gouttes de pluie… puis le déluge… On enfonce sa casquette, on jette son jambon-beurre-cornichon dans le sac à dos et on court se réfugier… dans l’église… Si j’avais eu les clefs de l’église, je serais descendue la fermer à double tour dès les premières gouttes de pluie... Et toc.
Publié le 06 octobre 2007 à 10:50
Par Martine Rousset
Humeur : En colère
Même si la télévision, chez mon Roudoudou et moi-même, est un objet fort peu utilisé, j’achète cependant consciencieusement le programme. Une vieille habitude tenace... Alors qu’habituellement je me contente de regarder perplexe le visage des « stars » qui font la couverture et que je ne connais pas, aujourd’hui, allez savoir pourquoi, j’ai feuilleté « Télé 2 semaines ». Je n’aurais pas dû… Page 5 : Complicio propose un crédit époustouflant. « Vos projets gagnants ! » nous annoncent-ils (slogan agrémenté d’un ballon de rugby opportuniste). « Rien à payer jusqu’en 2008 ! ». Génial. Trois mois tranquilles. Noël sans souci. Page 13 : Sofinco offre de faire « décoller tous nos projets ». Même les plus insolites, ajoutent-ils. Royaux. Sports d’hiver assurés. Page 29 : Finaref s’inquiète de savoir si nous avons besoin d’argent rapidement. Là encore, nous n’aurons rien à rembourser pendant les trois premiers mois. Pâques au soleil. Page 35 : Cetelem fait profiter d’un taux sur-mesure. Allez, zou, à ajouter au petit panier percé de nos ménagères. Changeons de voiture. Page 43 : Mediatis balance un étrange « Le mois pour moi ! » en suggérant de nous dépêcher d’emprunter chez eux car l’offre est exceptionnelle. Qui n’en veut d’un home cinéma ? Là, on nous laisse respirer jusqu’à la page 184 car malgré tout, le journal a vocation à également nous informer sur le programme de télévision. Ceci étant fait, on y retourne… Page 185 : Crédit Lift regroupe tous nos crédits. Nous pourrons donc payer en un seul versement les cadeaux de Noël, le séjour à Avoriaz, le voyage en Grèce, la petite 106 gris métallisé et le home cinéma. C’est en effet bien plus simple. Page 197 : Cofidis fait une offre qui « vaut son pesant d’or » au « taux précieux » de 4,6 %. Pourquoi y résister ? Et un petit solitaire, un. Page 218 : Partners Finances regroupe lui aussi. Cela tombe bien vu que depuis Crédit Lift, on a craqué sur la bague. On regroupe une deuxième fois. Page 223 : la Société Générale présente enfin son « Prêt Expresso ». Trop tard… Il fallait venir plus tôt. Allez expliquer à nos gamins qui voient sans cesse le mot « crédit » solutionner avec une facilité déconcertante tous les problèmes d’argent qu’il ne s’agit là que d’un leurre. Satanée société de consommation. Si je vous dis que cela me met hors de moi, vous me croyez ?
Publié le 05 octobre 2007 à 11:33
Par Martine Rousset
Humeur : Gaie
Qu’offre-t-on à une petite fille qui s’appelle Martine et qui aime lire ? Je vous le donne en mille ! Comme probablement toutes les petites Martine qui aiment lire, j’ai eu le droit bien évidemment à la collection complète de toutes les aventures de la gentille petite fille vertueuse et sage (tout moi ça). Fête, anniversaire, Noël… La totale quoi. Martine n’a donc pas de secrets pour moi. Martine à la plage, Martine à l’école, Martine chez Papy et Mamy, Martine reçoit du courrier, Martine fait ses courses, Martine en voyage, etc. Je ne les citerai pas tous car il y en eut une cinquantaine (vendus à 85 millions d’exemplaires dans le monde… Cela laisse rêveur…) ! Ils se vendent toujours aujourd’hui mais mon entourage a à présent la délicatesse de ne plus m’en offrir… Pour la petite histoire, son créateur, Gilbert Delahaye (1923-1997) avait d’autres cordes à son arc puisqu’il obtint, entre autres, le prix Jacques Prévert en 1985 pour l’ensemble de son oeuvre et vous vous en doutez, pas uniquement pour ses albums de Martine. Il n’y a qu’à lire « les pêcheurs » pour se dire que nous sommes bien loin de Martine à la plage… Les pêcheurs Gilbert Delahaye
La vague n'en finit pas de dérouler son toboggan sur l'écueil. Par-delà les îles, à trois jours de roulis, ceux qui ont pris la mer tournent en rond d ans l'ouate aveugle de novembre. Par chance, quelques-uns trouvent la passe.
O dérision des accalmies ! Se retourner, mal endormi, dans la maison de granit. Ecouter la rumeur de l'apocalypse. Dialoguer avec les morts.
Tous ici guettent Dieu sait quoi : un présage, un signe. Certains, accoudés au parapet, comptent les jours perdus. D'autres tamisent le vent, raclent le sable jusqu'au silex ou bien réparent leurs filets, le dos contre le mur, acculés à l'irréparable. Ils remédient à l'essentiel avec des bouts de ficelle.
Chaque jour reprendre son bien à la mer avare. Ne pas attendre l'aube ni devancer le crépuscule. Observer les rites. Les oiseaux ont leur langage. Je croyais tout connaître de « Martine » pourtant, je viens de découvrir, par le biais du courriel d’un ami, des albums que j’ignorais totalement… Un Diogène a dû passer par là… Mais je ne suis pas certaine de les trouver en librairie pour compléter ma collection…
Publié le 04 octobre 2007 à 15:30
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre
« Papillon d’automne », photographie par Micorne, 2007 Que le soleil soit loué car ce matin, c’est d’humeur guillerette que je suis partie gambader gaiement dans ma campagne.
« On n'est pas des imbéciles, on a mêm' de l'instruction, au lycée Pa-pa..., au lycée Pa-pil... au lycée Papillon » chantais-je joyeusement à tue-tête en sautillant sur le petit chemin qui sent la noisette.
Une abeille passa devant moi en vrombissant, s’arrêta un instant face à moi grâce à un superbe surplace, le regard interrogateur et les sourcils froncés, puis se posant sur une fougère m’interpella :
- Tu chasses le papillon ?
- Euh… Non, pas du tout… Je me balade. - Ouf, j’ai eu peur. Je n’aime pas les chasseurs de papillons, me lança-t-elle alors avec soulagement. - Tu as des amis papillons je suppose ? - Plein et de toutes les couleurs. Tiens, justement, tu vois le grand papillon orange et noir qui volette de rayon de soleil en rayon de soleil ? Eh bien, lui, c’est un philosophe. - Un papillon philosophe ! M’étonnai-je aussitôt. - Oui tout à fait. Un philosophe Madame. Il m’a même confié l’autre fois que si il le pouvait, il ne butinerait que des pensées…
Sur ces jolis mots, l’abeille fit un petit signe d’aile au papillon afin de lui proposer de les rejoindre.
- Bonjour la foule ! Claironna-t-il en s’installant, les ailes frémissantes, près de son amie.
L’abeille s’approcha du papillon et lui murmura alors quelque chose que je ne parvins pas à entendre. Le papillon sourit et me fixa un long moment. Je n’osai rien dire. L’abeille en profita pour s’en retourner à son butinage et me signifia son congé d’un petit signe d’antenne.
Soudain, le papillon me demanda :
- Tu me cherches, parait-il ?
Trop surprise, je ne répondis pas. Il poursuivit :
- On m’associe souvent au bonheur, n’est-ce pas ? - Oui, c’est vrai… Balbutiai-je. - Donc, tu me cherches. Conclut-il en volant jusque sur mon épaule. Je l’observai sans comprendre et tout à coup, les dernières lignes du livre de Bernard Giraudeau, Les dames de nage, me revinrent à l’esprit : « Attraper le bonheur, c’est vouloir retenir un papillon dans sa main ou le prendre avec un filet (…). Tu précipites ton filet sur lui et il s’abîme, c’est un bonheur gâché. Si c’est un bonheur agile, on ne peut le faire prisonnier et l’on court sans fin, c’est une agitation inutile, le bonheur est parti. Parfois, il se laisse prendre sans dommage, il ne s’est pas débattu et il reste bien sage, un peu frileux sous le filet. C’est un bonheur fragile, fatigué, malade peut-être. Si tu attrapes un beau bonheur, un papillon rare, sans l’abîmer, si tu le prends dans ta paume et que tu la refermes pour l’emprisonner, il ne reste que de la poussière de bonheur sur tes doigts, si tu le piques sur un bois il meurt. Il faut être comme l’arbre à papillons, prêt à accueillir le bonheur, et tu verras, il viendra sur ton épaule. C’est un jour de grande fatigue, en fermant les yeux, que je l’ai vu. » Il avait raison. Sans le savoir je le cherchais. Après un long silence, je l’interrogeai :
- Tu es venu m’apporter le bonheur ?
- Hé ! Minute papillon !… Je suis juste là pour te le suggérer… Cesse de te lamenter sur le souvenir d’un absent… Sais-tu que dans chaque papillon, tu pourrais y voir un rêve et que chacun de ces rêves pourrait être un bonheur ? Comment pouvait-il savoir ? Abasourdie, je m’assis alors sur une pierre au soleil. Le papillon ne quitta pas mon épaule.
Qu’essayait donc de me dire ce lépidoptère aux couleurs du feu ? Qu’il pouvait être un bonheur si moi j’acceptais d’être un arbre à papillons ? Je pensais bien évidemment au buddleia, cette plante qui attire irrésistiblement les insectes et que l’on appelle aussi « arbre aux papillons ».
Il me fallait m’ouvrir au bonheur pour le recevoir. Et pour cela, je devais y croire. Le papillon me regardait l’air amusé. Il me voyait m’interroger avec ravissement.
- Es-tu prête à laisser vagabonder tes rêves jusqu’à ce qu’ils changent ta vie ? Reprit-il.
Comment ne pas se laisser bercer par les mots d’un papillon dont les couleurs et les battements d’ailes me faisaient penser à une flamme alors que ma cheminée avait vu défiler ma vie… Combien d’heures avais-je passé face à l’âtre, cherchant dans les flammes des raisons aux choses… Convaincue qu’il détenait une vérité, je me tournai vers lui pour le lui faire savoir.
Il avait disparu, probablement appelé par une autre âme en peine. Seule subsistait sur mon épaule l’écho d’une chanson…
L'abeille et le papillon
Une abeille un jour de printemps Voletait, voletait gaiement Sur la rose bruyère en fleur Dont si douce est l'odeur
Au pied de la bruyère en fleur Une pauvre chenille en pleur Regardait voler dans le ciel La petite et son miel
Et la pauvre chenille en sanglots Lui disait "Je vous aime" Mais l'abeille là-haut, tout là-haut N'entendait pas un mot
Cependant que les jours passaient La chenille toujours pleurait Et l'abeille volait gaiement Dans le ciel du printemps
Après avoir pleuré jusqu'à la nuit Notre chenille s'endormit Mais le soleil de ses rayons Vint éveiller un papillon
Et sur une bruyère en fleur Notre abeille a donné son cœur Tandis que chantaient les grillons, Au petit papillon
Par les bois, les champs et les jardins Se frôlant de leurs ailes Ils butinent la rose et le thym Dans l'air frais du matin
Ma petite histoire est finie Elle montre que dans la vie Quand on est guidé par l'amour, On triomphe toujours On triomphe toujours On triomphe toujours.
Paroles : Maurice Pon - Musique : Henri Salvador (1953)
« Les papillons du bonheur » peinture par Arle, 2007 (photographie M. R.)
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