iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
1 connecté
48235 visiteurs
Tribune libre
Martine : Hello Tassuad ! Alors rencard au Settembrinu (en août...) de Pero le 25 ! Combien de glaçons dans le pastis ?
tassuad : de retour de Marciac vu la programmation super
RENCARD : Le 22 août à ZONZA pour NOIRS DE CORSE. C'est beau Zonza. Mais c'est loin. Mais c'est beau.
RENCARD : Le 16 août à LEVIE pour NOIRS DE CORSE. On sait pas dans quel état, mais on y sera... Vivement les vacances...
RENCARD : Le 6 août à PORTO VECCHIO pour NOIRS DE CORSE... On y sera...
Martine : J'ai vérifié... Sacré Roger !
tassuad : il a écrit ricard tu peux verifier
Martine : C'est vrai ça... Y dit quoi Roger en hiéroglyphe ?
tassuad : en bretagne on préfère le blanc .... et noir autrement dit le gwen ha du
tassuad : qui a peut traduire les hieroglyphes
Martine : Bon alors je mets du roger au frais. A moins que tu ne préfères du rouse ?
tassuad : bien sûr ! il ne devrait pas nous dé...roger !!!
Martine : Yes Tassuad. C'est le prochain rencard... Avec l'apéro à Pero ? J'invite Roger ?
tassuad : settembrinu et cartoons in tavagna à partir du 25?
RENCARD : Le 2 août à Porticcio... Folle nuit blanche du noir...
Rencart : Canari le 15, au couvent
Rencard : : Place Foch à Ajaccio les 4, 5 et 6 juillet. Salon du polar et sortie de "Noirs de Corse - Piccule Fictions"...
Rencart : A Porto Vecchio le 21 pour le solstice et NDC
Owlette : Zab c'est une ode a ton ode qu'il faut faire. L'amour est a chaque ligne. Merci!
Canard(e) : Ca sent l'Air Week end. Sévère, mais juste, la Martine. Mais tous les seniors ne se ressemblent pas, Princesse...
Mon calendrier
< Aoû. 2008  
L M M J V S D
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 15 octobre 2007 à 11:00
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle
Dès que j’ai appris que le 15 octobre était pour les blogueurs la journée de l’environnement, j’ai immédiatement eu une petite idée sur ce que j’allais bien pouvoir raconter… Une petite chose qui m’agace allègrement et que j’ai enfin l’occasion d’exprimer…
 

« Exprimez-vous le 15 octobre » qu’ils ont dit… Donc, je.

 

Tout d’abord, afin d’être certaine de ne pas être hors sujet, j’ai vérifié la définition du mot « Environnement » dans le dictionnaire : c’est l’ensemble des conditions naturelles et culturelles susceptibles d'agir sur les organismes vivants. Je ne serai donc pas hors sujet puisque l’ensemble des conditions culturelles qui régissent le domaine des déchets ménagers agit sur l’organisme vivant que je suis.

 

Il n’y a pas si longtemps que cela, nous jetions nos détritus dans notre poubelle de cuisine que nous déchargions ensuite de son sac dans un grand container mis à notre disposition près de chez nous. Facile.

 

Puis, inévitablement, le jour est arrivé où l’on a réalisé que plus il y avait de monde, plus il y avait de consommation et plus il y avait de poubelles. Et plus il y a de poubelles, plus les déchetteries sont surchargées. Logique.

 

On a donc réfléchi au recyclage. Oui mais… Pour recycler ce qui est recyclable, il faut trier. Forcément.

 

Combien ça coûte de trier ? Houlà ! Cher ! Trop cher ! Alors, on a eu une idée… Impliquer et responsabiliser les citoyens. Coucou, c’est nous !

 

C’est ainsi que les containers uniques qui fleurissaient déjà de façon bien peu harmonieuse sur les trottoirs ou sur le bas-côté des routes, seront –ou ont déjà été- remplacés par plusieurs autres : le vert pour le verre (Oh comme c’est joli ! Ils nous ont fait cadeau d’un jeu de mots !), le bleu pour le papier, le jaune pour le plastique et le noir pour les déchets organiques.

 

Nos cuisines n’ont plus qu’à s’équiper de plusieurs poubelles elles aussi. Bientôt, il nous faudra aménager nos cuisines en fonction des poubelles… On pourrait même un jour ne plus vivre dans un trois pièces cuisine mais un trois pièces poubelle…

 

Cela devient compliqué… Et plus les choses se compliquent, plus les citoyens risquent de perdre patience… Et ceux-là finiront par jeter leur poubelle non triée, de nuit, en rasant les murs ou iront l’abandonner sur un terrain vague où elle ira rejoindre quelques télévisions, lave-linge ou réfrigérateurs, vieilleries usagées dont il n’est pas simple non plus de se débarrasser…

 

On m’a raconté récemment les déboires d’un diabétique tenu quotidiennement à ses piqûres d’insuline. Qui dit piqûres dit seringues, évidemment. Or, là où il habite, il est interdit de jeter des seringues dans les containers. Le pharmacien et l’infirmière n’en ont pas voulu non plus… Alors, il les cache soigneusement en les enroulant dans un emballage quelconque et les jette en catimini dans le container jaune. Et toc. Il aurait pu aussi les balancer dans la nature… Mais il ne l’a pas fait. D’autres n’auraient sûrement pas hésité…

 

Mais jusque où ira-t-on ? Une étude démontrerait que nos ordures devraient être triées non pas en 4 catégories mais en… 15 ! Le verre coloré ; les emballages en plastique souple (polyuréthanes) ; les emballages en plastique dur (PVC) ; les cartons gris et marron ; les récipients et objets en aluminium ; les boîtes de conserve en fer blanc ; les emballages en plastique imprimé et les emballages en papier alimentaire ; les emballages en polystyrène ; le verre blanc ; les piles ; les autres métaux (sauf fer et aluminium) ; les déchets organiques (restes alimentaires) ; les journaux, magazine, catalogues, annuaires et prospectus ; les tissus, vêtements, fils et fibres ; les autres déchets (couches-culottes, lingettes, déchets mixtes inclassables)… Alors, là, il va nous falloir une formation…

 

Euh… Le tri des déchets ménagers coûte cher, d’accord… Mais n’y a-t-il rien d’autre qui coûte très cher et qui est totalement inutile ? Tais-toi et trie.

Euh… Autre question… Pourquoi y a-t-il de plus en plus d’emballages autour de nos produits de consommation ? Ça fait plus à jeter et donc plus à trier, non ? Tais-toi et trie te dis-je.

Euh… Une dernière question pratique… Je viens de trouver dans mon réfrigérateur un pack périmé de yogourts en pots de verre, je trie comment ? Le blister dans le container jaune, l’emballage cartonné dans le container bleu, tu ouvres les pots et tu les vides dans le container noir puis tu laves les pots (important ça, pas de saletés dans la poubelle !) et tu les jettes dans le container vert. CQFD.

 

Il va falloir que j’explique le tri sélectif à mon Roudoudou… Les pots de Danette vides dans la poubelle jaune et les petites cuillers dans le lave-vaisselle…

 

Nous voilà donc aujourd’hui obligés de considérer nos ordures. On ne les jette plus comme de vulgaires détritus. On les trie soigneusement avec amour, en bons citoyens que nous sommes. Et on ne se débarrasse plus de ses ordures, on les offre…

 

Il est finalement plus simple aujourd’hui de jeter son conjoint qu’un pack de yogourts périmés…



Les commentaires


Publié le 15 octobre 2007
Par MAMADOU
J' ai conscience , en parcourant ce blog , d'être entouré d'esprits ouverts , cultivés , tolérants , prêts à tout sacrifier à la défense de valeurs humanistes et universelles . Et , comme le thème du jour concerne le tri sélectif , sans doute serez-vous intéressés par la pétition qui est sur le site www.touchepasamonadn.com ....

Publié le 15 octobre 2007
Par martine.rousset
C'est fait.


Publié le 15 octobre 2007
Par copine de buvette
j ai une solution pour tes yaourths périmés, fais les manger à ton roudoudou ça fera moins de déchets!gag!!!!


Publié le 15 octobre 2007
Par martine.rousset
Mamadou ? C'est étrange... L'espace avant la virgule et le point, le style, l'orthographe irréprochable, le soupçon d'ironie... Cela me rappelle quelqu'un... Mais je peux me tromper...


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
C'est fait! Même si Mamadou y a mis un soupçon d'ironie... à partir du moment où la cause est juste.


Publié le 15 octobre 2007
Par MAMADOU
Ah , l'intuition féminine ! T'as tout bon , Martine , ne jette rien ...


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Bienvenu Mamadou alias Diogène , ... , ... , ... , ... ,


Publié le 15 octobre 2007
Par MAMADOU
Damned , je suis démasqué ! Pourquoi ce nouveau pseudo , me direz-vous ? Tout simplement en hommage à une chanson qui s'intitule "Mamadou m'a dit" et qui fait partie du répertoire du regretté chanteur François Beranger . Si ce n'est déjà fait , je vous laisse le soin de la découvrir .....A une prochaine fois , peut-être .....


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-paul
flicorse@ifrance.com
Mon cher Mamadou ( laissons Diogène), nous avons finalement un point commun : François Beranger... Vous souvenez-vous de sa chanson " je dors en Bretagne ce soir..." A l'époque, il y avait aussi Jean Vasca avec ses attaques à mots armés...


Publié le 15 octobre 2007
Par Difrade
Les paroles de "Mamadou m'a dit" , paroles et musique de François Béranger (1979)
Cela ne nous rajeunit pas...

REFRAIN:
Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit:
"On a pressé le citron, on peut jeter la peau."
Mamadou m'a dit, Mamadou m'a dit:
"On a pressé le citron, on peut jeter la peau."

Les citrons, c'est les négros,
Tous les bronzés d'Afrique,
Sénégal, Mauritanie,
Haute-Volta, Togo, Mali,
Côte d'Ivoire et Guinée,
Benin, Maroc, Algérie,
Cameroun et tutti quanti,
Cameroun et tutti quanti.

Les colons sont partis
Avec des flonflons,
Des discours solennels,
Des bénédictions.
Chaque peuple, c'est normal,
Dispose de lui-même
Et doit s'épanouir
Dans l'harmonie.
Une fois qu'on l'a saigné
Aux quatre veines,
Qu'on l'a bien ratissé
Et qu'on lui a tout pris.

REFRAIN

Les colons sont partis.
Ils ont mis à leur place
Une nouvelle élite
De noirs bien blanchis.
Le monde blanc rigole.
Les nouveaux, c'est bizarre.
Sont pire que les anciens.
C'est sûrement un hasard.

Le monde blanc rigole
Quand un petit sergent
Se fait sacrer Empereur
Avec mille glorioles.
Après tout, c'est pas grave.
Du moment que terres
Produisent pour les blancs
Ce qui est nécessaire.
Le coton, l'arachide,
Le sucre, le cacao
Remplissent les bateaux,
Saturent les entrepôts.

REFRAIN

Après tout, c'est pas grave.
Les colons sont partis.
Que l'Afrique se démerde.
Que les paysans crèvent.
Les colons sont partis
Avec, dans leur bagages,
Quelques bateaux d'esclaves
Pour pas perdre la main

Quelques bateaux d'esclaves
Pour balayer les rues.
Ils se ressemblent tous
Avec leur passe-montagnes.
Ils ont froids à la peau
Et encore plus au coeur.
Là-bas, c'est la famine
Et ici, la misère
Et comme il faut parfois
Manger et puis dormir
Dans des foyers taudis,
On vit dans le sordide.

REFRAIN

Et puis un jour, la crise
Nous envahit aussi
Qu'on les renvoie chez eux.
Ils seront plus heureux
Qu'on leur donne un pourboire.
Faut être libéral
Et, quant à ceux qui râlent,
Un bon coup de pied au cul.

Vous comprenez, Monsieur,
C'est quand même pas normal.
Ils nous bouffent notre pain.
Ils reluquent nos femmes.
Qu'ils retournent faire les singes,
Les singes dans leur cocotiers,
Tous nos bons nègres à nous
Qu'on a si bien soignés
Et puis, ce qui est certain,
C'est qu'un rien les amuse.
Ils sont toujours à rire.
Ce sont de vrais gamins.

REFRAIN


Publié le 15 octobre 2007
Par Jean-Paul
"Je dors en Bretagne ce soir" était de Gilles Servat et non de Beranger... C'était la même époque... François Beranger , Jean Vasca et Gilles Servat trois chanteurs qui, dans les années 1970, faisaient une carrière parisienne.

Les paroles de la chanson de Gilles servat: Je dors en Bretagne ce soir

Les pommiers fleuris du printemps
Et la grêle de temps en temps
Sur les talus la blanche épine
La tige fine qui s'incline
Les ajoncs de La Roche-Bernard
Beauté prise dans un regard

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

L'abeille sur le liseron blanc
Et en surface d'océan
L'évanouissement des vagues
L'ombre d'un chemin qui zigzague
La graine des genêts craquant
En plein midi au bord des champs

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

Les bruines de l'arrière-saison
Voilant des ports sans horizon
Une sirène qui résonne
Portant mélancolie d'automne
Le galop fou du vent salé
Sur l'infini des monts d'Arrée

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

L'onglet du pecheur étripant
Le poisson sur le pont glissant
L'alignement mégalithique
Que fait reluire la pluie oblique
Et un peu de neige parfois
Qui blanchit l'ardoise des toits

Par chance et aussi par vouloir
Je dors en Bretagne ce soir

Dans la beauté
Publié le 14 octobre 2007 à 12:58
Par Martine Rousset
Humeur : Maussade

Douloureuse absence. Gouffre béant au bord duquel on s’assied, désemparé, les pieds dans le vide.

 

Absence que l’on tente de reconstituer à renfort de souvenirs. Timbre d’une voix que l’on croit entendre sans cesse. Peau imprégnée d’une odeur que notre mémoire effleure obstinément. Quelques mots griffonnés à l’encre tenace sur un papier qui de toute façon jaunira. Photographie d’un sourire qui, là, ne peut s’éteindre. Objets sans importance auxquels on s’accroche à présent. Absent que l’on raconte afin de le maintenir en vie. Absence omniprésente.

 

Absence dont la souffrance paralyse. Absent arraché. Calendrier d’un temps dont certains jours s’effacent de quelques projets de bonheur. L’absence les a gommés.

 

Absence qui nous laisse bancal. Absence déséquilibrante. Absence déstabilisante.

 

Sans regrets. C’est ainsi. « L’absent ne reviendra pas », scande sans cesse une petite voix réaliste. Il s’est absenté et probablement s’en excuserait. Il ne voulait pas faire de mal. C’est lui qu’il faut plaindre.

Celui qui reste, présent mais parfois absent. Celui qui part, absent mais si présent.

 

Le temps passe en emportant les larmes. Par sa sagesse, il nous rappelle que l’on ne peut pas vivre hanté par l’absence, ni à travers l’absent. L’absence n’est plus la vie. Et c’est ailleurs qu’il faut ensuite diriger ses pas.

 

Comme lorsqu’on écrit. Les pages se noircissent avec entrain puis soudain, la plume s’arrête. Brusquement, l’histoire lui échappe et déconcentrée, elle en perd le fil. La page reste blanche. On laisse passer une nuit, deux peut-être, puis un matin, on écrit enfin la suivante. A cet instant, on ne souffre plus de l’absence de mots. Et la plume reprend le chemin du papier. Elle se souvient des pages précédentes, les évoque parfois, s’en inspire même, mais elle continue l’histoire.

 

« L’absence est une ride du souvenir. C’est la douceur d’une caresse, un petit poème oublié sur la table » (Tahar Ben Jelloun, « Moha le fou, Moha le sage »).



Les commentaires


Publié le 14 octobre 2007
Par Difrade
Pour de Lamartine " Un seul être vous manque et tout est dépeuplé " .

L’absence est-elle un manque qui ne sera jamais comblé? Est-elle le vent qui attise le souvenir et le désir, ou les éteint finalement dans un dernier souffle? Nous chante-t-elle au cœur toujours sa mélopée ou se perd-elle dans le silence ?

Paul Dakeyo, écrivain camerounais, a écrit un long et beau poème : Les ombres de la nuit, poème (Ed Nouvelles du Sud. 1994).

« A l’origine de cette poésie de l’intimité avouée, s’inscrit le visage d’une femme aimée et connue au sens biblique du mot. Dans Les ombres de la nuit qui reprend et prolonge les subjectivités tourmentées inaugurées dans le précédent poème La femme où j’ai mal. Paul Dakeyo s’absorbe dans la réinvention du vécu, dans l’expérience affective d’une vie à l’intérieur de laquelle se vérifie toute nostalgie. Longtemps perçue comme être d’inclination, la femme devient du fait des méandres de la vie, celle qui s’en va, qui s’en est allée expérimenter à ses dépens d’autres mimétismes. Aussi, est-elle saisie à distance amoureuse, là où le temps fortifie le sentiment de la fêlure. L’écriture vigoureuse du poème totalise toutes les angoisses, explore des instants de vacuité qu’irradient les malentendus de la vie. L’absence devient l’accouplement des mots, Dakeyo fait se déplacer les signes de l’apparence pour nous permettre d’examiner en sa compagnie, sa propre douleur » écrit Fernando d’ALMEIDA dans Ethiopiques.

Du très long texte , nous avons tiré ce florilège:

Où es-tu
Même les murs de la maison
Contemplent le printemps
Enfoui dans nos souvenirs […/…]

J’arrive même à disséquer l’absence […/…]

Laisse-moi demeurer près de toi
Là où se tisse le chant
Les soirs de pleine lune
Sur la transparence du désir […/…]

Tu auras déserté même ton ombre […/…]

Tu es le miroir brisé
Où se déroule mon visage tendu […/…]

(...) qui es-tu aujourd’hui
Es-tu toujours mon rêve de terre ferme
Et de vent […/…]

effacer l’absence
Qui (l’) envahit comme un linceul […/…]

Ton visage porte les nuages du ciel
A perte de vue à perte d’amour
Mais prenant cap sur l’infini.
Tu veilles l’absence […/…]

La porte s’est refermée
Et je peux enfin me défaire de ton masque sacrilège
Et me retrouver seul dans la chambre de l’oubli
Ivre du vide qui m’assaille […/…].

Tu graviras la pente du matin clair
Comme un torrent dans le cri de nos enfants
Jusqu’à l’autre rive
Avec la seule force du soleil
Pour que reprenne la vie
Un jour nouveau
Là où le verbe rejoint le cri […/…]

J’abreuverai ma solitude de poésie
De poésie seule pour scruter
Les abîmes d’un amour profond d’absence […/…]

Je ne peux plus conjuguer le verbe attendre
A tous les temps […/…]

J’écris pour ne pas sombrer dans la mort
(...)
(...) La nuit des autres me submerge
Et me suffoque […/…]

Pour que seul demeure le silence
De notre patience […/…]


Publié le 14 octobre 2007
Par zazie
zazieg@bluewin.ch
Parce que l'absence s'intériorise au fil du temps. Parce que les souvenirs heureux font place aux pleurs. Parce que 'lon prend conscience que l'absent nous a laisssé bien plus qu'un visage ou le son d'une voix. Parce qu'on vit aujourd'hui ou pas du tout. Alors la vie continue avec tout ce qu'elle peut offrir de découvertes. L'absent sera toujours présent mais dans une autre dimension. Celle du coeur et de l'esprit.


Publié le 14 octobre 2007
Par Le troisième oeil fermé
Cet article a été lu par lme 3000ème visiteur du blog de Martine...
En Inde, Junagadh est lieu de pèlerinage hindou. Des temples en hommage a Shiva ont été édifiés au sommet d'une colline. Pour y accéder, il faut gravir 10 000 marches… En réalité 7000, car une route mène a la 3000ème… Martine n’a pas pris la route et a fait l’ascension des 3000 VISITEURS sans chaise à porteur. Elle a donc amélioré son karma d’internaute… il ne lui reste que 7000 clics pour atteindre le nombre « shivaïque » et accomplir la danse cosmique de la destruction et de la création de l'univers…

Publié le 18 octobre 2007
Par Angèle
terresdefemmes@orange.fr
En vous lisant, Martine, j'avais à l'esprit ce poème de mon amie romaine Rita :

« Percorrendoti ancora,
ritrovando intatta ogni cosa
senza cieli notturni, senza
stelle negli occhi.
Sete continua che solo l'assenza
sa perpetuare.
S'assopiscono, inquieti,
i giorni accattoni per strade
deserte dove voci e profumi
inventano macabre
reminiscenze.
E ruggire più sommessamente sento
l'uragano che ci travolse
va spegnendosi in lontananza,
lasciando gli echi imprimersi,
scorticate memorie, sulle pietre
d'antichi palazzi.
Risuonare, impossibili e perduti,
nelle notti vuote come coppe
rovesciate. »

Rita. R. Florit, Lezioni inevitabili, LietoColle, novembre 2005, p. 9.

Poème que j'ai tenté de traduire ainsi :

« Continuant de te parcourir,
je retrouve intacte toute chose
sans ciels nocturnes, sans
étoiles dans les yeux.
Soif continue que seule l’absence
sait perpétuer.
Par les rues désertes où voix et parfums
inventent de macabres réminiscences,
s’assoupissent inquiets
les jours mendiants.
Et je sens rugir, plus soumise,
la tornade qui nous entraîne,
finit par s’assoupir au lointain
et laisse sur les pierres de palais anciens
les échos s’incruster,
mémoires écorchées.
Résonner, perdus et improbables,
dans les nuits vides comme des coupes
chavirées. »
Publié le 13 octobre 2007 à 15:38
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

J’ai reçu récemment un message qui circule aux Etats-Unis. Les quinquagénaires américaines s’interrogent elles aussi sur leur condition de femmes de cinquante ans mais en revanche, bien plus que nous, sur leur poids… Néanmoins, si l’on s’en réfère aux statistiques alarmantes, l’ampleur nous guette à nous aussi… Les américaines ont choisi d’en rire et d’en faire une fatalité. Pourvu que nous en rions tout en combattant !


Je me suis amusée à traduire le texte en français mais je l’ai fait « à ma sauce » car certaines expressions sont totalement intraduisibles !


« La cinquantaine est un grand moment pour les femmes…
La cinquantaine, c’est quand la croissance des poils sur nos jambes ralentit. Cela nous laisse le temps de nous inquiéter sur notre moustache nouvellement acquise.
Les femmes de cinquante ans n’ont plus de bras … Elles ont plutôt de l’envergure. Elles ne sont plus des femmes dans des chemises sans manches mais des écureuils dragueurs volants.
La cinquantaine, c’est quand nous pouvons nous tenir nue devant un miroir et voir notre postérieur sans se retourner.
La cinquantaine, c’est quand on va faire une mammographie et que l’on se rend compte qu’il y a bien longtemps que quelqu’un ne nous avait pas demandé d'enlever notre soutien-gorge…
La cinquantaine, c’est quand on enfile un petit haut moulant et qu’on se rassure en parlant à ses seins : « Ecoutez mes chéris, même l’empire Romain est tombé, alors… »
La cinquantaine, c’est quand on a la sagesse de savoir que la vie peut nous réserver des surprises et que nous sommes assises sur les plus grosses…
La cinquantaine, c’est quand nous regardons notre « il-sait-tout », autrement dit notre indicateur de tendance d’adolescent, et que nous pensons : « Pour mettre ça, ces marques existent-elles en extensible ? »
La cinquantaine, c’est quand notre mémoire commence à défaillir. En fait, la seule chose que nous pouvons retenir est l’eau.
La cinquantaine signifie que notre corps s’équipe d’une carte routière… Surtout au niveau des jambes. Avec des lignes rouges et bleues…
La cinquantaine, c’est également le moment où nous devenons plus réfléchies et que nous considérons enfin les grandes questions... C’est quoi la vie ? Pourquoi suis-je sur terre ? Combien de glaces sainement choisies puis-je manger avant que ce ne soit plus un choix sain ?
Avec la cinquantaine, nous apprenons également à apprécier ce qui est important. Nous nous rendons compte que les hanches augmentent et que les mentons doublent, mais ceux que nous avons aimés en font une évolution valable. Car la cinquantaine, c’est l’instant où nous savons enfin que nos corps doivent simplement augmenter pour contenir toute la sagesse et l’amour que nous avons acquis. C'est une philosophie rassurante ! » 

Rassurant ? Mouais… Si vous le dites… Enfin, cela a le mérite de me faire rire quand même.




 



Les commentaires

Publié le 13 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
Comme je ne me moque jamais des femmes, cela m'a fait penser à une très belle chanson chantée par son 'auteur et par Serge Réggiani.

Sarah

Paroles et musique : Georges Moustaki

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Les yeux cernés
Par les années,
Par les amours
Au jour le jour,
La bouche usée
Par les baisers,
Trop souvent mais
Trop mal donnés,
Le teint blafard
Malgré le fard,
Plus pâle qu'une
Tache de lune.

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Les seins trop lourds
De trop d'amours
Ne portent pas
Le nom d'appâts,
Le corps lassé
Trop caressé,
Trop souvent mais
Trop mal aimé.
Le dos voûté
Semble porter
Les souvenirs
Qu'elle a dû fuir.

La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Ne riez pas.
N'y touchez pas.
Gardez vos larmes
Et vos sarcasmes.
Lorsque la nuit
Nous réunit,
Son corps, ses mains
S'offrent aux miens
Et c'est son coeur
Couvert de pleurs
Et de blessures
Qui me rassure.

Publié le 13 octobre 2007
Par BB
Très bien traduit.
Publié le 13 octobre 2007
Par Martine

Tiens donc... Aurais-tu eu le texte original sous les yeux ??? Pire, serait-ce toi qui me l'a envoyé ? hé hé...

Publié le 13 octobre 2007
Par Difrade
Un texte glané...

Trop grosse, trop moche, trop vieille
Claude Sarraute

“Je ne sais pas ce que tu as depuis quelque temps, Mina ( et non pas Nina), mais ça n’a pas l’air d’aller. C’est quoi le problème ?
— C’est moi.
— Comment ça ?
— Trop grosse, trop moche, trop vieille.
— Par rapport à qui ? Je ne comprends pas.
— Aux petites amies des copains de mon mari. J’ai six ans de plus que lui, oublie pas.
— Quelle importance à notre époque, écoute ! En plus, il t’adore, Yvan. Vous êtes ensemble depuis…
— Ben, justement !
— T’as peur qu’il te mette à la casse pour prendre un modèle plus récent, c’est ça ? Penses-tu ! Il est bien trop attaché à toi et à Benoît. C’est lui qui l’a élevé, ce gamin.
— Oui, mais bon, c’est un grand ado, là maintenant. D’ici à ce qu’il quitte le nid… Si seulement je pouvais avoir un autre enfant ! Rien à faire. J’ai bien l’impression que, pour moi, c’est trop tard.
— D’abord, c’est pas sûr. Ensuite, c’est pas la peine. Il t’a, toi, voyons. Il est fier de ce que tu fais, de qui tu es.
— Bof !
— T’es pas une mère de famille, tu es une excellente attachée de presse, tu gagnes bien ta vie, tu es belle, tu as du chien, un charme fou, tu connais la terre entière, tu…
— Et alors ? Je ne supporte plus de me regarder dans une glace. Je stresse chaque fois qu’on sort, dès que je vois une pub à la télé. Avec tout ce qui s’étale comme ondulantes crinières et jolis petits culs haut perchés.
— Et puis quoi ? Les minettes, il ne les reluque pas, Yvan ( et non pas Lazare), c’est pas le genre.
— Ça lui arrive, si, bien sûr, et ça me mine.
— Pourquoi t’essaies pas de suivre un régime et de faire de la gym. Tu perds tes kilos en trop, puis un petit lifting et tu paraîtras dix ans de moins.
— La gym, j’ai pas le temps. Une opération, pas question. Et si je bouffe autant, c’est pour calmer mon angoisse. En plus, ce qu’il aime en moi, Yvan, c’est mon côté bon vivant. Pendant les vacances, j’adore faire le marché, cuisiner, recevoir… Et il apprécie. Ses potes aussi.
— C’est vrai, t’es géniale sur ce coup-là et t’as rien à craindre d’une de ces gamines anorexiques qui se shootent à l’aiguille de leur pèse-personne.
— C’est ce que je me dis, mais on ne vieillit plus ensemble à notre époque.
— N’importe quoi ! Regarde tous ces couples à la retraite, qui s’amusent, qui voyagent, qui profitent enfin de la vie.
— Encore faut-il tenir jusque-là.
— Arrête, tu fais chier avec ta déprime. Non, c’est vrai, qu’est-ce que tu dirais à ma place ? Moi, j’ai 36 balais, pas de jules, pas de mouflet et un job en CDD !
– Ben au moins tu ne risques pas de te faire jeter avant la date limite. »


Publié le 13 octobre 2007
Par Godarien
Dialogue :

Lui : C'est pas terrible ce soir à la télé ( = On baise?)
Elle : oui ( = non)
Lui : Qu'est-ce que tu as? (= J'imagine qu'on ne baisera pas ce soir) tu es fâchée ?
Elle : Je ne suis pas fâchée (= Bien sûr que je suis fâchée)
Lui : Veux-tu aller au cinéma? (= Je voudrais baiser après)
Elle : Je voudrais te parler (= Je veux me plaindre)
Lui : Je t'aime (= On baise ?)
Elle : Je suis prête dans une minute (= Enlève tes chaussures, assieds-toi et regarde la télé)
Lui : Tu as l'air tendue, veux-tu un massage? (= On va baiser, ça te fera du bien!)
Elle : Sois romantique, éteins les lumières (= Je me trouve grosse, je ne veux pas que tu me voies)


Publié le 13 octobre 2007
Par micorne
Super la traduction. Si, si.
Pas encourageant l'article, bof!
Il y a de jours avec et des jours sans.
Comme on ne peut revenir en arrière, il faut continuer.


Publié le 13 octobre 2007
Par zazie
zazieg@bluewin.ch
Dépassé la cinquantaine depuis déjà quelques années et pourtant il me semble, (à part les rides) qu'on peut rester "convenable" un certain temps. J'ai désespéré et puis je me suis acceptée. Et la vie a repris. A continué. Nous ne vieillirons pas ensemble puisqu'il a vieilli avant moi, et est parti sans moi. Mais je vais vieillir avec de nouvelles connaissances, de nouvelles émotions. Il n'est jamais trop tard. Alors si vous en avez envie, vraiment, vous trouverez les ressources nécessaires en vous pour surmonter cette cinquantaine qui vous fait tant peur. Une "vieille" toujours jeune.


Publié le 13 octobre 2007
Par Martine
Ma chère Zazie, quel plaisir de vous lire ici... C'est un hasard que vous interveniez aujourd'hui alors que mon blog de demain, "L'absence", est déjà écrit et programmé... Je vous le dédie...
Publié le 12 octobre 2007 à 10:41
Par Martine Rousset
Humeur : Au secours !

J’ai chaussé mes Nike, enfilé mon zomblou ultra-mode pour faire un minimum incognito, je suis descendue dans la rue et j’ai écouté les d’jeunz parler.

Trop tops leurs archi, giga, maxi, méga, super, hyper et ultra. C’est vraiment d’la daube.

J’aime un peu moins le côté percutant de « c’est d’la balle » depuis que j’ai réalisé qu’il s’agit là d’une allusion faite à une balle de révolver… Mais soit. Ce ne sont que des mots et il n’y a aucune raison pour que je bad-trippe.


J’ai entendu deux keums qui discutaient assis sur un mur.

- T’as eu un blème avec l’aut’ naze ?

- Ouais. Comment je lui ai niqué sa race à ce bouffon !

J’ai eu envie de m’approcher pour leur dire que la zic adoucissait les mœurs mais j’ai eu peur qu’ils me prennent pour une belette mystique.

Je me suis contentée de passer devant eux et de lâcher  à l’un d’eux : « Elles sont trop mortelles tes Nike ! ». Ils m’ont regardée bizarrement et je pense qu’ils m’ont trouvée chelou.

Pour me rattraper, je leur ai déclaré : « Comment j’vous kiffe trop les d’jeunz ! ».

Surpris, l’un d’eux a dit à l’autre : « Trop comment elle parle la vieille ! Elle est d’équerre grave sur les yeux d’ma mère ! Ohé le steak !  Kesse tu veux ? ».

Sur ce, le plus petit s’est levé et a dit à son copain : « Allez, viens, on s’pomme D ».

- Hé attendez ! Ça veut dire quoi « on se pomme D » ?  Comment trop ça m’gave de pas savoir ! Ai-je crié alors qu’ils s’éloignaient.

- T’es une truffe grave ! Tu sais ce que c’est un ordinateur Mac avec la petite pomme ? Eh ben, le raccourci clavier pour fermer une fenêtre, c’est « pomme » « D ». Eh  ben, on s’casse.

 

Dac. Alors, je m’pomme D aussi.



Les commentaires

Publié le 12 octobre 2007
Par BB
Mince, je dois apprendre une autre langue si je veux parler a ton Roudoudou


Publié le 12 octobre 2007
Par martine.rousset
Tu vois, le décalage n'est pas toujours uniquement horaire... Mais ils doivent bien avoir leur langage à eux les adolescents canadiens non ?
T'inquiète, mon Roudoudou a encore quelques bon vieux restes de français. La mère veille (jeu de mots involontaire mais puisqu'il y est, je le laisse et je le fais remarquer)...
Vraiment ravie de ton passage !


Publié le 12 octobre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
L’auteur du polar « Tamo ! Samo ! » cherche un interprète en langue râpeuse pour la traduction d’un rap dont nous vous reproduisons le texte ci-dessous:

"La teuf avec le RMI"

Refrain
Tire sur le chichon, tire sur le teush, tire sur le teushi
un X, un taz, un Xeu et c'est l'extase.(bis)

Couplet 1
La galère dans le monde des fourmis, ça me gave, ça me gave, ça me gave... Cigale, je fais la teuf avec mon RMI, la teuf avec mon RMI ... C'est la bombe, ça l'fait grave, grave, ça l'fait grave, grave…

Couplet 2
Bave, travailleur, tu te vends pour du flouz... Pour le flouz t'es comme une tarlouze, on te blouse, le blues … La nuit, sa race, tu tires ton coup en despi, sa race, ton coup à la despi… Le jour, bercha, tu brûles ta petite vie, comme une nuit'grave, grave…

Couplet 3
Ta petite vie… Petite vie… Le travail te rend nase, nase t'es un numéro sans blase... La liberté se joue sans entrave, métro, boulot, dodo ça me gave, ça me gave, ça me gave. Ca me gave…

Couplet 4
Pas d’entrave, avec le beu, la défonce, les meufs c'est chanmé, c'est chanmé la teuf, chanmé la teuf avec les meufs, c'est chanmé la teuf... C'est de la balle, c'est de la bombe, ça sort plus d'un mort de sa tombe, c'est de la balle, de la bombe, bebom, bebom, bebom…

Couplet 5
Mec, même si la mort te roule un sushi, faut tremper le biscuit. La mort, elle a des bubs, elle a des boules, des bubs, des boules, des bubs, des boules, je la kife et c'est cool... Oui, c’est cool ! Si ! Da ! Ya ! Yes Oui… Si ! Da ! Ya ! Yes ! Oui !

Dernier couplet
Le Pa-pe ! Le Pa-pe ! Heureux, je suis le Pape du rap, je rappe, je rappe, je rappe... Le rythme te rattrape, rappe, rappe, rappe, je vais m'le pécho, chaud, chaud, chaud, chaud… Respect ! Respect ! Respect ! Respect.... Chauffe, chauffe, chauffe…

Vous pouvez adresser la traduction sur le blog de Martine…


Publié le 12 octobre 2007
Par difrade
La belette mystique aurait-elle des origines bretonnes, voire bretonnantes...

Mais qui est la belette ? se demande Manau dans une chanson...

V'la les amateurs de chambrettes,
les bretons qui se la pètent,
les déchireurs de galettes,
les bouffeurs de crêpes.
Après avoir bravé bien des galères et des tempêtes,
regarde bien la tête des jeunes guerriers celtes.
Il y a le loup, le renard bien sûr il y a la belette,
autocritique parfaite mais ça reste correct,
pas d'idée abjecte, c'est pour faire la fête.
Voilà comment Manau avance sans se prendre la tête.

J'entends le loup, le renard et la belette.
J'entends le loup, le renard chanter
J'entends le loup, le renard et la belette.
Manau viendra les gars.
Manau viendra les gars.
C'est à ce moment-là qu'il faut lever les bras.

Tranquille, j'y arrive je me pose, non surtout pas de clause.
Sur ce tempo tribal j'ai envie de poser des proses.
Tu connais le renard mec ! Tu connais la belette ?
C'est moi qui fait cet oratoire je suis le loup c'est net.
C'est une facilité de chambrer pour mon c'est ainsi.
C'est moi qui ai le mic, c'est moi qui écris.
Ne vous inquiétez pas les gars pour vous, je resterai gentil.
Je n'oublie psa que le Manau posee est un état d'esprit.

J'entends le loup, le renard et la belette, mec.
J'entends le loup, le renard chambrer.
Si tu ne comprends pas désolé,
je ne vais pas toujours t'expliquer.
Le deuxième degré déjà acquis dans nos pensées.

C'est net et même si je me la pète,
voilà que je me répète, je suis vraiment trop bête,
il faut que je m'arrête.
A force de me prendre pour la vedette,
je suis devenu la trompette.
Mais dites-moi alors, mais qui est la belette?...
Publié le 12 octobre 2007
Par L'argonaute
Le dossier sur l’argot est à nouveau ouvert par Martine Rousset….

L’avis de Voltaire: "N'employez jamais un mot nouveau, à moins qu'il n'ait ces trois qualités : d'être nécessaire, intelligible, et sonore. Des idées nouvelles, surtout en physique, exigent des expressions nouvelles ; mais substituer à un mot d'usage un autre mot qui n'a que le mérite de la nouveauté, ce n'est pas enrichir la langue, c'est la gâter."

Les avis des sociologues :

Certains, à l'instar du linguiste Alain Bentolila, soulignent que cet argot est un facteur d'exclusion des jeunes des banlieues. Il estime que la proportion des jeunes ne parlant que cette langue serait de 10% à 15% en France. Il ne s'en prend pas à l'argot contemporain en tant que tel, mais les locuteurs de l'argot contemporain auraient un vocabulaire moins riche que les francophones en général, ce qui favoriserait un repli communautaire. Selon Bentolila, la promotion de l'argot contemporain, notamment au travers des textes de rap, constitue un discours démagogique visant à masquer une inégalité linguistique se nourrissant de l'exclusion et l'alimentant à son tour.

Le sociologue Bernard Lahire s'oppose à Bentolila, notamment en avançant que ce dernier prend comme présupposé que la maîtrise de la langue, et dans une mesure plus large de la culture, permet en soi de résister à la tentation communautariste et de s'intégrer dans la société. Lahire reproche à Bentolila de placer l'illettrisme comme une des causes principales de l'exclusion, et de négliger les aspects socio-économiques de la question, qui pour Lahire seraient déterminants. De ce fait Bentolila oublierait de placer les causes de l'exclusion dans le bon ordre, et serait un intellectuel jugeant, à l'aune de son propre capital intellectuel, qui est digne d'être socialisé, et qui ne l'est pas.

Concernant l'utilisation de l'argot contemporain comme un des instruments de construction des textes de rap, certains soulignent que la puissance poétique et évocatrice de ce langage a contribué au rayonnement de la culture hip-hop francophone, et a intégré, de fait, l'argot français contemporain à la culture francophone générale, au même titre que l'argot classique avec les dialogues de Michel Audiard ou les romans policiers de San-Antonio. Il faut toutefois remarquer que l'argot contemporain n'est pas le seul mode d'expression des rapeurs. Le slam est une autre forme d'expression populaire qui émerge en France depuis quelques années.

D'autres, au contraire, estiment que la valeur poétique de l'argot français contemporain est toute relative, et n'est qu'un révélateur de plus du fossé socio-économique et culturel existant en France.

Et cette pandémie logomachique atteint même les grandes écoles…

Exemples de termes d'argot usuels:

* Argent : artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biftons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, chels, craisbi, douille, fafiots, fifrelins, flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouse, ganot, gibe, graisse, grisbi, japonais, love, maille, mornifle, némo, os, oseille, osier, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plâtre, pognon, radis, rafia, ronds, sauce, soudure, talbins, trêfle, thune...
* Femme : belette, bombe, bourgeoise, frangine, gerce, gisquette, gonzesse, gonze, greluche, greluse, grognasse, meuf, nana, nière, polka, poupée, sœur, souris, star, taupe...
* Manger : becqueter, bouffer, boulotter, briffer, cartoucher, casser la croûte(ou la dalle), casser la graine, claper, croûter, galimafrer, grailler, jaffer, mastéguer, morfiler, tortorer...
* Policier : archer, bignolon, bourdille, cogne, condé, flic, keuf, matuche, pandore, perdreau (->drauper), poulet (->poulagas, poulardin, pouleman), royco, dek (-> dekiz, kizdé), chtar, schmitt, cochons, beufs...
* Siège de la PJ : grande volière, maison parapluie, maison de poulagas, maison pullmann, KFC (en lien avec les poulets)...
* Faire l'amour : baiser, niquer, forniquer, troncher, enfourner son pain, procréer, bourrer, défoncer, copuler, harponner, tringler, limer, fourrer, bouillave, culbuter, motoculter, expliquer l'heure, flasher le bios, défragmenter, installer sa mémoire vive, configurer l'entre-jambes, decouper, casser, massacrer, tremper son biscuit, taïllader, souiller, dérouiller, débarouler, beurrer le croissant, farcir...
* Etre saoûl : beurré, bitu, bourré, malté, plein, seché, rond...

Petit lexique du Taupin et du Préparationnaire en général :

On peut remarquer que dans certains lycées parisiens et anciens lycées de province, tout un argot s'est développé autour du monde des taupins, et même dans le monde des préparationnaires dont voici un petit lexique. Bien évidemment, ces termes sont amicaux et ne reflètent aucune animosité réelle.

* Archive : Nom générique pour une correction de devoir maison trouvée sur internet, dans des livres ou encore redigé par une torche ou un 5/2.
* Astuce parfois orthographié Ssstûûce (aussi RTB : Ruse du Taupin de Base) : Terme qui s'emploie lors d'une démonstration ou d'un exercice particulièrement ardu et qui nécessite une ruse pour sa résolution.
* Bural : Faux singulier de « bureau » (l'habitude d'"aliser" ainsi les mots est une tradition de l'Ecole Polytechnique), désigne le bureau des élèves (BDE). Comme le bural est, dans la plupart des prépas, une association loi 1901, il doit y avoir des élections chaque année, ce qui donne lieu à des campagnes électorales des plus loufoques affichées dans les couloirs, les salles, les toilettes... Pour les postes de Z (préZident ou Zident), VZ (Vice Zident) et autres « grades » au noms très recherchés.
* Conscience : désigne l'organe de reproduction. La main sur la conscience est une position particulière de garde-à-vous demandée aux bizuths par les anciens. (Lycée Thiers, Marseille.)
* Chîîdssu : Venant d'une réflexion hautement vulgaire : « se chier dessus », signifie que l'on a raté sa colle, son DS (devoir surveillé ou devoir sur table) ou autres choses notées.
* Chnou : surnom donné à un élève préparationnaire qui aime bien ou qui fait semblant d'aimer avoir de mauvaises notes. Exemple : « Cet élève vient de se "krasser" en colle et il aime ça, quel Chnou ! » On emploie aussi ce vocable pour exprimer son dégoût de la filière BCPST, ça rejoint l'expression « BCPST krâss » (Louis le Grand, Paris ; Claude Fauriel, Saint-Étienne), expression très usitée pour chambrer les préparationnaires en BCPST. Cela reste tout de même dans un esprit bon enfant.
* Echec : Mot que la classe crie en chœur lorsque le/la professeur annonce une moyenne très mauvaise pour un devoir ou lorsqu'un étudiant ne sait répondre à une question d'un professeur par exemple. Certains 3/2 n'ayant pas peur des représailles, s'essayent parfois à dire « échec » lorsqu'on parle ou qu'on évoque un 5/2.
* Etoile : s'emploie pour désigner la promotion de deuxième année constituée des élèves les plus brillants. À noter, une analogie avec R*, qui représente l'ensemble des réels privé des nuls.
* Espoir ou Sssspouoîrrr : Se dit à un taupin qui prétend pouvoir intégrer l'X.
* Krass : Une expression très usitée pour chambrer un autre élève séchant lamentablement au tableau. C'est aussi l'insulte attitrée aux élèves d'une autre section. Selon les lycées, les khâgneux et/ou les épiciers et/ou les agros en font les frais, non sans riposter de la même manière...
* Kuiss : Terme transparent visant à détendre l'atmosphère, employé lorsque le professeur peut avoir employé un mot assez équivoque. Dans certains lycées (ex : lycée du Parc, Lyon), interjection marquant l'admiration face à une beauté purement physique. On khuîsse ainsi les jolies filles. L'interjection correspondante pour la beauté immatérielle (surpuissance d'un raisonnement ou d'un prof, ou d'un 5/2), on emploie alors l'interjection « pschhhh... », dite pschitage.
* Pale : Devoir surveillé ou autre type d'examen écrit, généralement hebdomadaire. Transformation, issue de la tradition polytechnicienne, de composition en compo, alisée en compale et abrégée en pale.
* Promale : Alisation de « Promo ». Par exemple : « Salut, t'es de quelle promale toi ? », « 213 », « Ah ! Krass ».
* Saint-kdeumi : Orthographe spécialisée de 5/2.
* Sanction : Lorsque le/la professeur dit à un élève « Dites, vous n'êtes pas venu en khôlle hier... », lorsque un élève sèche au tableau et énerve le professeur par sa médiocrité, la classe répond en chœur : « Sanction ».
* Stresss : Lorsqu'on entend x7 / 2, la classe répond en chœur « Stresss ». De même lorsque le professeur de maths annonce un devoir à venir, lorsque l'on évoque les concours en fin d'année, ou tout autre rapport avec ce qui n'est pas agréable dans la vie d'un taupin.
* Sssseeeex : Un autre terme transparent, du même emploi que « Kuiss » bien qu'il ne puisse désigner une beauté immatérielle. Il est surtout là pour faire ressortir une expression, une attitude ou parfois juste un mot équivoque qui aurait pu passer inaperçu dans le discours d'un professeur. Se prononce « sssseeeexe » (on fait durer le « s » et le premier « e »). On peut voir ici une ressemblance avec le « Sssss » évoqué plus loin. Parfois le simple fait de commencer à dire « Sssss » fait comprendre à toute la classe le sous entendu. Exemples : Durant le cours de maths la professeur de Physique frappe à la porte, le professeur de maths s'éclipse un instant pour discuter dans le couloir, à ce moment la classe bourdonne un « Ssssseeeexe ! » provoquant l'hilarité générale, même celle des professeurs concernés bien amusés. Le cours a commencé depuis quelques minutes et, fait du hasard, les deux retardataires arrivent en même temps dans la salle : la classe crie « Sssseeeexe ». (Lycée Joffre, Montpellier).
* Sssss : Onomatopée, généralement quand quelqu'un dit qu'il est l'ami d'un autre, un préparationaire peut dire « sssss » pour se moquer.
* Torche, parfois orthographié Torsche ou Thôôrch : peut s'employer comme exclamation : « Torche ! » ou comme nom : « Regarde cette Torche ». Une Torche est une personne qui réussit tout, qui est vraiment forte ; bref qui torche bien tout ce qu'elle fait. Le terme Transssssss est maintenant davantage utilisé avec une signification similaire.

Sources : Wikipédia.

Si d’aucuns pensent pouvoir enrichir nos champs lexicaux par des termes argotiques répondant aux critères de Voltaire, je propose qu’ils se manifestent sur le blog de Martine… En excluant les grossièretés.
Publié le 12 octobre 2007
Par Le petit Robert, indic de La Rousse
Il existe un dictionnaire en ligne de l'argot et du français usuel. Vous le trouverez à l'adresse ci-dessous:

http://www.languefrancais e.net/glossaire/

A consulter avec modération car il présente, pour certains, des risques de logorrhée et de logomachie.

Je garde l'anonymat pour ma sécurité, car même les mots peucent tuer...


Publié le 13 octobre 2007
Par Raminagrobis
A l'attention de lapin agnostique qui cherche la belette mystique,

Le chat, la belette et le petit lapin erst une fable de Jean de Laf'
et à la fin ...

Rapportons-nous à Raminagrobis. C'était un chat vivant comme un dévot ermite, Un chat faisant la chattemite, Un saint homme de chat, bien fourré, gros et gras,

A la fin Raminagrobis croqua la belette et le petit lapin.... Pomme D sur les échanges métaphysiques et MéGa-physiques.

Alors, un conseil à la belette et au petit lapin, si un chat vous dit qu'il est sourd, il ne faut pas le croire et s'en approcher... C'est Raminagrobis, en personne, qui vous le dit. Et des chats sur la Web, il y en a des millions.

Miaou! Miaou!


Publié le 13 octobre 2007
Par martine.rousset
Une belette avertie en vaut deux...


Publié le 13 octobre 2007
Par martine.rousset
Traduction en gros :
"Ah ! Qu'il est doux de ne rien faire quand tout s'agite autour de nous !"


Publié le 13 octobre 2007
Par Lapin agile
Pour faire suite au dernier message de "vieux" lapin agnostique en réponse à belette mystique;

Qu'est ce qu'un vieux lapin ?

Au dessous de 5 ans un lapin est considéré comme jeune. Un lapin peut facilement atteindre 8-10 ans si son hygiène de vie est correcte et certains recordmen atteignent jusqu'à 14-16 ans !
La durée de vie du lapin dépend en partie de la qualité des soins qu'on lui apporte : bonne alimentation, exercice, vaccination, stérilisation, soins médicaux.
Quels sont les signes de vieillesse ?

* -baisse d'activité
* -problèmes dentaires
* -problèmes de mobilité( en particulier, les problèmes de dos et pattes arrières)
* -Prise ou perte de poids
* -Perte de l'audition
* -Perte de la vue
* -Problèmes dermatologiques

A quel âge apparaissent ils?

Il n'y a pas de règle, certains lapins n'ont aucun souci tout au long de leur vie, d'autres ont des maladies précoces. Les malocclusions des molaires sont fréquentes à partir de 4-5 ans et sont souvent causées par une mauvaise alimentation.


Publié le 13 octobre 2007
Par Le Zine lapin
Le Zine Lapin est un journal qui se lit aux toilettes et il propose cette semaine le test du lapin...

Le Test Lapin

Le test lapin va vous permettre de déterminer si vous êtes ou pas un lapin.

Question 1 - êtes-vous un lapin ?
a oui
b non
Résultats du test

Si vous avez plus de réponses "a"
- Vous êtes un lapin.

Si vous avez plus de réponses "b"
- Vous n’êtes pas un lapin.

La semaine prochaine, le Test Caribou vous permettra de savoir si vous êtes un caribou ou pas.
Publié le 11 octobre 2007 à 10:46
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre


Nos âmes recèlent des petites fissures qui souvent se révèlent être des failles. Des interstices dans lesquels je tente de me faufiler pour deviner l’invisible. L'intrusion est parfois douloureuse tant pour l'âme inspectée que pour le visiteur. Ces failles sont quelquefois le reflet de nous-mêmes. Cruelle vérité qui ricoche et s’en retourne alors à nous.

 

Fouiller, fureter, fouiner, farfouiller et trifouiller jusqu’à ce que l’âme s’insurge. En s’insurgeant, elle se libère parfois. Elle se rebelle et se révèle.


Certaines âmes sont libres. D’autres se sont enchaînées à leur corps peut-être par crainte de l’inconnu.

Il n’y a pas d’âmes mauvaises, il n’y a que des âmes qui s’ignorent parce qu’elles ne s’interrogent pas. Ces dernières marchent à la cadence du monde qui les entoure comme si Panurge avait eu des âmes au lieu de moutons.

Je suis fascinée par les âmes qui sortent de leurs gonds et qui s’envolent. Les âmes décalées quitte à sembler farfelues. Les âmes endormies m’inquiètent.

L’homme a de multiples faiblesses, force est de le reconnaître. S’y laisser glisser n’annihilerait-il pas son ambition à être un homme heureux ?

J’ai la naïveté de croire que de confronter l’homme à ses faiblesses au fil de mes nouvelles, le réveillera quelques instants. C’est ma façon à moi de faire de la résistance.

L’âme a ses mystères dont certains resteront insondables. Je l’admets.

Il est d’ailleurs fort difficile de donner des mots aux failles de l’âme. L’âme est indicible. L’âme écorchée souffre en silence, souvent dans l’ignorance de sa douleur. L’âme heureuse illumine les yeux du corps qui l’enveloppe d’une petite lueur reconnaissable.

 

J’aimerais tant que chacun anime son âme avant de la rendre. Entrevoir qui sont les autres, entrevoir qui l’on est soi-même. Juste pour aller au bout de soi. Juste pour savoir ce que l’on ne veut pas.

 

Quant à savoir ce que l’on veut, c’est sur l’arbre aux papillons qu’il faut aller le chercher.



Les commentaires


Publié le 11 octobre 2007
Par zab
...l'introspection, n'est-elle pas le plus direct chemin à suivre pour essayer de rejoindre son âme et discuter avec elle... la considérer comme tierce entité éthérée à qui l'on va poser les questions qui dérangent notre propre moi, le moi des autres aussi...
Merci Martine pour ce store que tu nous suggères par des mots, des pensées soulevées, de lever...


Publié le 11 octobre 2007
Par jean-paul
flicorse@ifrance.com
Merci, pour les fissures qui ouvrent des interstices aux âmes enfermées.
Une fois n'est pas coutume, je ne ferai aucun commentaire à l'intension humoristique ( J'insiste sur le terme "intension" qui marque le doute sur l'effet prosuit et assume le risque d'un grand moment de solitude )
Ton texte me suffit, Martine... Cela ne veut pas dire que les autres ne suffisaient pas mais ce dernier va "au delà", là où se pétrit la pâte humaine. Il faut sortir l'âme de la glande pinéale où un grand philosophe l'avait placée. L'amour est l'union de l'âme et du coeur.
"L'âme a la couleur du regard"
pensait Guy de Maupassant.
"Allume ta prunelle à la flamme des lustres
Allume le défi dans le regard des rustres"
Ajouterait Charles Baudelaire...

Par des interstices, peuvent passer des rayons de lumière. Aller je m'en vais papillonner ailleurs.
A dopu!


Publié le 11 octobre 2007
Par Difrade
Présentation d'un ouvrage:

De chair et d’âme,
Auteur:Boris Cyrulnik
Paru le 05/10/2006
Editeur: ODILE JACOB
Isbn : 2-7381-1841-0 / Ean 13 : 9782738118417

On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d'aller de l'avant tout en gardant la mémoire de sa blessure.

Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l'existence s'expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l'affectif et de l'environnement social et culturel.

Le bonheur n'est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l'angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre. "

Depuis la Grèce classique, l’Occident avait opposé le corps et l’âme, les deux se méprisant cordialement.

Aujourd’hui, si de plus en plus de médecins admettent les origines psychosomatiques de la maladie, ils restent encore minoritaires.

L’inventeur du concept de résilience dénonce cette dictature du « tout biologique» auquel beaucoup croient encore.

Si un gène peut, par exemple, préparer le terrain d’une dépression, il n’est qu’un déterminant parmi d’autres : un milieu affectif et culturel adéquat peut, à tout moment, nous aider à retrouver l’équilibre.

En bref, le célèbre neuropsychiatre nous démontre ici, expériences scientifiques à l’appui, l’existence de l’âme. Et nous confirme qu’elle est indissociable du corps, ce que nous avons tous expérimenté dans notre chair, en souffrant physiquement d’un choc psychologique comme un deuil ou une agression.

Ni nos gènes ni notre milieu d'origine ne nous interdisent d'évoluer. Tout reste possible. Un message d'espoir, plein de tendresse et d'humanité.

Ce livre fonde une nouvelle biologie de l'attachement. Il explique pourquoi, pour chacun d'entre nous, la vie est une conquête permanente, jamais fixée d'avance. Parfois ardu à force de termes techniques, il vaut malgré tout le détour. C’est l’œuvre d’un libre penseur qui ouvre une voie, montre un chemin et nous encourage à sortir de notre conditionnement physique, matériel et biologique pour exercer notre libre arbitre.