Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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tassuad : tes photos top !!!
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bravo : quel talent tassuad !!!
Rencart : On espére qu'elle va retrouver A paddulela à Moriani le 11
tassuad : quelle équipe ou quelle équipée?
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
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Publié le 24 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Rebelle
Depuis quand ne vous êtes-vous pas étonné ? Cette question vous étonne ? Tant mieux. Celui qui ouvre chaque matin ses volets sur une vue sublimissime pense-t-il à celui qui les ouvre sur l’immeuble d’en face ? Celui qui se lève chaque jour pense-t-il à tous ceux dont le précédent matin fut le dernier ? Celui qui lézarde tout l’été sur la plage pense-t-il à celui qui n’a jamais vu la mer ? Celui qui berce son enfant pense-t-il à ceux qui ne bercent que l’espoir d’en avoir ? Celui qui vit pense-t-il à celui dont la vie ne tient plus qu’à un fil ?
La réponse est probablement non… Mais à présent, inversons les questions… Celui qui ouvre ses volets sur l’immeuble d’en face pense-t-il à celui qui les ouvre sur une vue sublimissime ? Et là, tout change… Sommes-nous capables de nous extasier sur un paysage qui nous a vu naître ? Savons-nous nous arrêter sur nos bonheurs le temps de prendre conscience qu’il s’agit finalement d’aubaines ? Mais en définitive, avons-nous conscience de nos bonheurs ? Mon grand-père était un homme curieux de tout, s’extasiant sans cesse sur les petits bonheurs de la vie et sur les nouveautés du monde moderne. Lui qui avait connu la lampe à pétrole, avait un sourire béat à chaque fois qu’il commutait un bouton électrique. Apprécions-nous, somme toute, ce que le progrès nous a offert pour nous faciliter la vie ? Même si ce fameux progrès nous a apporté aussi son lot de casseroles… Tout nous serait-il acquis une fois que nous le connaissons ? Apprécions-nous ce que d’autres n’ont pas ? Au lieu de maugréer sur ce que nous n’avons pas… Nous autres, savons merveilleusement bien nous exprimer lorsque quelque chose ne va pas. Nous avons la grève et la manifestation facile… Pourquoi ne pas manifester uniquement pour exprimer notre contentement ? Pourquoi justement, nous taisons-nous sur nos bonheurs et nos privilèges ? Serions-nous blasés ?
Publié le 23 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Une semaine plus tard, Marguerite et Edgar poussaient la porte de l’Etoile Verte, s’installaient à l’une des petites tables ovales dans un coin du piano-bar et commandaient deux coupes de champagne. Le pianiste les aperçut et leur adressa un sourire. Il jouait Les moulins de mon cœur de Michel Legrand. Il y avait beaucoup de monde mais l’ambiance était douce et calfeutrée. Les clients parlaient bas et l’atmosphère était à la détente. - J’adore cette chanson ! S’exclama Marguerite. C’est un poème. - Allez la chanter avec lui ! - Il y a beaucoup trop de monde ! Certainement pas. - Dommage…. Vous ne me l’avez jamais chantée celle-là. - A notre prochain tea time tardif, je vous le promets… Edgar n’insista pas. La jeune femme fredonnait la plupart des airs joués par le musicien. Elle était imprégnée par la musique et chaque note déclenchait dans ses yeux une nouvelle lueur de félicité. Ses prunelles brillaient. Soudain, le vieil homme se leva, se dirigea vers le pianiste et lui murmura quelques mots à l’oreille. Le garçon acquiesça d’un clignement de paupières. Quand Edgar retourna s’asseoir près de Marguerite, celle-ci s’en inquiéta : - Que lui avez-vous dit ? - Qu’il jouait bien. Vous ne trouvez pas ? Le pianiste ne lui laissa pas le temps de répondre car il annonça : - On m’a demandé de jouer à nouveau Les moulins de mon cœur. Mais cette fois-ci, je vais être accompagné. Marguerite ?
Une sorte de force camouflée au fond de son être, à laquelle elle ne s'attendait pas, la porta jusqu’au piano. Elle se laissa transporter sans résistance. Etrangement, elle n’en avait plus. Elle chanta d’abord pour Edgar, puis enfin pour toute la salle qui était à présent suspendue à sa voix. Quand elle eut terminé, elle n’entendit pas les applaudissements. Elle ne vit que les visages ravis du public. Elle l’avait fait. Elle n’en revenait pas. La semaine suivante, elle se rendit seule à l’Etoile Verte. Edgar s’était absenté quelques jours afin de visiter son neveu, lui avait-il dit. Dès qu’elle arriva, un homme s’approcha d’elle. - Je suis le patron de l’établissement… Je vous ai entendu l’autre soir… Cela vous intéresserait-il de venir chanter à l’Etoile Verte ? Disons… tous les samedis soirs ? Bouche bée, Marguerite regardait le patron. Elle s’entendit lui répondre : - Eh bien… Pourquoi pas ? A peine rentrée chez elle, elle pensa à Edgar. « Vivement qu’il rentre » se dit-elle. Elle brûlait d’impatience de lui annoncer la formidable nouvelle. Elle savait qu’il en serait ravi. Elle imaginait déjà son sourire radieux. Mais Edgar ne revint pas. Elle alla sonner plusieurs fois à sa porte mais l’appartement restait silencieux. Folle d’inquiétude, elle se décida à questionner la concierge de l’immeuble. - Je suis désolée de vous déranger mais je suis très inquiète pour le monsieur du quatrième étage. Il devrait être là depuis deux jours mais je n’ai pas de nouvelles. Je sais qu’il est parti chez son neveu mais j’ignore son nom. Peut-être le connaissez-vous ? - Le monsieur du quatrième ? Mais il n’y a pas de monsieur au quatrième ! L’un des deux appartements est occupé par une jeune étudiante, et l’autre est vide depuis vingt ans ! - C’est impossible ! Vous vous trompez. Je sais qu’il s’appelle Edgar. C’est un octogénaire, assez grand, très mince et la tête toujours recouverte d’un chapeau en feutre. La concierge fit non de la tête et ajouta avec agacement : - Il n’y a jamais eu d’Edgar dans l’immeuble. Et je vous dis que cet appartement est vide depuis vingt ans. Il appartient à deux sœurs qui vivent à l’étranger. Elles n’ont jamais voulu ni le louer, ni le vendre. Marguerite ne comprenait plus rien. Elle risqua : - Vous avez les clefs ? La femme s’offusqua : - Bien sûr ! Une concierge doit avoir les clefs d’un appartement vide au cas où un problème surviendrait. Pourquoi me demandez-vous cela ? Vous ne rentrerez pas. Je n’en ai pas le droit. Marguerite joua alors sa dernière carte : - Imaginez que quelqu’un, pour une raison que nous ignorons, soit à l’intérieur… Qu’il soit en danger… Malade, par exemple. - Mais je vous dis qu’il n’y a personne ! - On ne sait jamais madame. Allons voir. Nous rentrons, nous faisons le tour pour nous rassurer et nous refermons. Personne ne le saura. Si nous ne le faisons pas et qu’il y a réellement quelqu’un en détresse, nous nous en voudrons jusqu’à notre dernier jour. La concierge soupira bruyamment, attrapa un trousseau de clefs dans un tiroir du bureau de sa loge et chuchota : - Allons-y. Mais vous me jurez que vous ne direz rien à personne ! - Je vous le promets.
Elles montèrent les escaliers jusqu’au quatrième étage et la concierge, après avoir vérifié qu’elles étaient bien seules, introduisit la clef dans la serrure. L’appartement était totalement vide de meubles et d’occupants. Les tapisseries se décollaient en plusieurs endroits et le salpêtre avait envahi l’un des murs de la cuisine. - Vous voyez bien qu’il n’y a personne ! Triompha la femme. Marguerite ne savait plus que penser. Elle était pourtant là, la semaine précédente, assise sur un sofa. Elle reconnaissait le papier peint et la disposition des pièces. Alors que la concierge l’invitait à quitter les lieux, les yeux de Marguerite s’arrêtèrent sur un petit morceau de papier plié posé sur le compteur électrique. Elle s’en empara à l’insu de la gardienne, le glissa dans une poche de son pantalon, puis elles sortirent de l’appartement. Elle s’excusa auprès de la femme, lui souhaita bonne journée et rentra chez elle, désemparée. « Serais-je folle ? » se demanda-t-elle en s’affalant dans un fauteuil. Elle extirpa alors le papier de sa poche. D’une jolie écriture penchée et régulière, elle put y lire :
« En quête de ce rêve ? Une longue rame à la main, Je vogue vers la plus verte des herbes, Bientôt ma barque est chargée de la lueur des étoiles, Sous laquelle je veux chanter à pleine voix. » (HSU CHIH MO, Poèmes). Je n’ai fait que passer le temps d’écouter votre rêve et de vous donnez le culot d’y croire. Pardonnez-moi de n’avoir été qu’un messager. Je vous embrasse. Edgar, sherpa à ses heures. Un messager envoyé par qui ? Pourquoi elle ? Allez savoir… Nous ne retiendrons qu’une seule chose : Marguerite chante à présent chaque soir à l’Etoile Verte. FIN
Publié le 22 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Assise sur le petit sofa du salon, les mains jointes et les genoux serrés, elle baissait les yeux vers le tapis. L’envie de chanter la tenaillait mais la crainte de décevoir son premier public la tétanisait. Elle se sentait ridicule. Le vieil homme la regardait pourtant avec bienveillance et lui avait même suggéré de l’appeler par son prénom : Edgar. « Oh, et puis zut, qu’est-ce que je risque ? » se dit-elle en se levant d’un coup. Elle s’approcha de la fenêtre, se tourna de façon à ce que l’on ne voit pas son visage et annonça timidement : - Je vais vous chanter la chanson des vieux amants de Brel. Elle prit une longue inspiration puis d’une voix peu assurée commença à chanter. Au second couplet, elle ferma les yeux et se laissa emporter. Elle avait finalement oublié qu’on l’écoutait. Elle vivait chaque mot. Chaque mot vibrait. Sa voix en emportait chaque syllabe avec émotion. Quand elle eut terminé, elle n’osa pas se retourner et resta ainsi un long instant. Elle était suspendue à une quelconque réaction d’Edgar. Rien ne parvint jusqu’à elle. Puis, tournant lentement la tête vers lui, elle le vit pleurer. Ses lèvres tremblaient et ses joues étaient inondées de larmes. - Cette chanson vous rappelle quelque chose ? Elle vous a fait du mal ? S’inquiéta-t-elle en s’asseyant sur le sofa, face à lui. Il essuya ses joues d’un revers de manche et d’une voix à peine audible : - Du mal ? Oh non ! Elle ne m’a pas non plus arraché quelconque souvenir douloureux. Vous m’avez bouleversé, c’est tout. Vous ne m’avez pas offert qu’une belle chanson mademoiselle, vous m’avez offert votre émotion. Merci. Sincèrement, merci. Ce fut un joli voyage. Marguerite comprit immédiatement qu’il était profondément sincère. Ces larmes-là ne trompent pas. Puis le temps passa et Marguerite et son vieux voisin se revirent régulièrement. Ils devinrent amis et heureux de l’être. Plusieurs fois, elle accepta de chanter pour lui. Jusqu’au jour où elle chanta sans qu’il le lui demande… Ce jour-là, ravi, il sortit une bouteille d’eau de vie de prune. Et puis, un dimanche après-midi ensoleillé d’automne, alors qu’elle attendait Edgar à la terrasse d’un café, Marguerite, calée au fond de sa chaise, s’amusait à observer les clients attablés autour d’elle. A deux tables d’elle, se tenait un homme d’une quarantaine d’années. Le cheveu un peu hirsute, il faisait machinalement tourner entre ses doigts un verre de soda. Les yeux de Marguerite s’arrêtèrent sur les mains de l’homme. Elle fut subjuguée par leur finesse et leur grâce. Se sentant observé, il la fixa. Quand elle s’en rendit compte, confuse, elle détourna rapidement le regard. Lorsqu’elle risqua à nouveau un coup d’œil vers lui, il lui adressa un sourire crispé. Gênée, comme si elle avait besoin de justifier un simple regard, elle lui lança : - Je regardais vos mains… Vous avez des mains de pianiste… Il parut surpris : - Je le suis… Il avait lâché son verre et détaillait ses mains, l’air dubitatif. Cela la fit rire. Alors qu’ils échangeaient quelques banalités, Edgar, pimpant dans sa veste en tweed beige, arriva. - Je vous dérange ma chère Marguerite ? Je vois que vous conversez, s’enquit-il en se plantant devant elle. - Absolument pas ! Je vous attendais. Je venais juste de faire remarquer à ce monsieur qu’il avait des mains de pianiste… Ce à quoi il m’a répondu que justement, il était pianiste ! Amusant non ? Edgar regarda l’homme avec un intérêt soudain. Il s’assied à la table de Marguerite, commanda un jus de pomme et interpella le musicien : - Où jouez-vous ? - Oh, je joue tous les soirs dans un tout petit piano-bar pas très loin d’ici. Rien d’extraordinaire ! Un petit cabaret, des habitués, une ambiance feutrée et… un bon salaire ! Répondit-il en riant. - Eh bien, je viendrai vous écouter. Puis, se tournant vers Marguerite : - Cela vous dit de m’accompagner un de ces soirs ? Cela nous changera de notre tea time tardif ! Elle trouva l’idée charmante et accepta avec enthousiasme. Le pianiste leur indiqua l’adresse et le nom du piano-bar puis leur déclara qu’il devait partir. Il les salua d’un petit signe de tête et disparut à l’angle de la rue. - Et si nous allions marcher ? Proposa gaiement Edgar à son amie. Mes vieilles jambes me font mal et ont besoin de se dégourdir. (à suivre)
Publié le 21 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Marguerite chantait tout le temps et depuis toujours. Un soir, alors qu’elle chantait dans sa cuisine en repassant, on sonna à la porte. Elle alla ouvrir, un peu étonnée par une visite aussi tardive. Un vieil homme se tenait devant elle, tout sourire. - Bonjour mademoiselle. Je suis votre voisin du dessus et depuis que je vous entends chanter, je me décide aujourd’hui à vous avouer que j’aime beaucoup votre voix… Marguerite se surprit à rosir. - Vous m’entendez… depuis longtemps ? - Depuis que vous habitez ici mademoiselle. Mais je ne me plains pas ! C’est très agréable. - C’est gentil, bredouilla-t-elle. Voulez-vous entrer un instant ? Je viens de faire du thé. L’homme accepta et s’installa avec elle dans le salon. - Vous êtes chanteuse ? - Oh que non… Je suis secrétaire… Rien à voir. - Vous n’auriez pas aimé être chanteuse ? - C’était mon rêve lorsque j’étais très jeune mais j’ai vite compris que je n’avais aucun talent ! - Qui vous a dit cela ? - Personne… Avoua-t-elle. Je n’ai jamais chanté devant quiconque. J’aurais trop honte. - Vous devriez essayer mon petit, lui assura-t-il en se levant pour prendre congé. Je vous remercie pour le thé. Puis-je vous proposer de vous rendre votre invitation ? Demain soir ? Le vieil homme lui inspirait confiance et elle accepta. Il reprit : - Je vous attends demain soir mais accordez-moi une faveur. Elle attendit la suite, le regard interrogateur. - Je voudrais que vous me chantiez quelque chose… - Vous chanter quelque chose ! Je n’oserai jamais ! Il haussa les épaules et se dirigea vers la porte. La main sur la poignée, il se retourna une dernière fois : - J’aimerais vraiment… Bonne soirée mademoiselle. Marguerite resta un long moment, songeuse, assise sur l’accoudoir du fauteuil. Elle eut beaucoup de difficultés à s’endormir ce soir-là. Quand elle frappa à la porte de son voisin le lendemain soir, elle tremblait. - Je savais que vous viendriez ! Rentrez. Le thé est servi. Ils parlèrent de tout et de rien. Il était veuf, vivait là depuis presque vingt ans, n’avait pas d’enfants et avait enseigné le français pendant de longues années. - J’habite dans cet immeuble depuis deux ans et je ne vous ai jamais rencontré, lui fit-elle remarquer. - Je suis plutôt discret c’est vrai. Mais je dois reconnaître que je n’aime pas beaucoup les discussions de palier alors je les fuis. Qu’allez-vous me chanter mademoiselle ? Le visage de Marguerite se rembrunit. Il n’avait pas oublié. Elle voulait bien chanter mais elle avait si peur qu’il se moque d’elle. Pourquoi avait-elle finalement accepté d’aller prendre un thé chez cet inconnu, même si il était son voisin. Elle le regrettait. Silencieux, il l’observait en souriant. Il attendait… (à suivre)
Publié le 20 novembre 2007 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante
Que d’émotions… Que de soucis… Que de temps perdu… Comme dirait le philokaratékasophe Jean-Claude Van Damme qui a longuement réfléchi sur la notion de temps : « Parce qu’on a créé une réalité et dans notre réalité, on a inventé le temps : les 24 heures, les 365 jours par an. Ce qui est bien ! Comme ça, on sait que quand je traverse le living-room et que je marche de ma cheminée à ma fenêtre, ça prend 10 secondes mais pour l’oiseau, ça prend une seconde et pour l’oxygène 0 seconde ! »…
Enfin, je ne m’en suis pas trop mal sortie quand même. Mon disque dur a été foudroyé et si, seuls, quelques rares documents ont pu être récupérés (j’ai d’ailleurs perdu tout mon carnet d’adresse Outlook. Avisss !), heureux hasard, le manuscrit définitif de mon prochain livre fait partie de ceux-là. Etonnant. Je n’ai pas été prudente, je le reconnais, mais je venais d’y mettre un point final deux jours avant et je ne l’avais pas encore sauvegardé. Une veine de… Une veine de quoi pour une célibataire ? Me voilà donc aux commandes d’un avion supersonique. Non sans mal cependant… Parce qu’aujourd’hui, lorsque vous achetez un ordinateur, vous n’avez pas le mode d’emploi. D’abord, vous vous battez avec les câbles répartis en deux catégories : ceux qui sont trop courts et ceux qui sont trop longs. Les courts vous obligent à réaménager tout votre bureau et les longs se la jouent « spaghetti ». Puis une fois que le problème est résolu et les spaghetti enfin en ordre, il faut s’attaquer aux branchements. Ce qui n’est pas simple non plus car la seule indication que vous avez est un dépliant en noir et blanc vous expliquant l’utilisation de chaque fiche pour tous les ordinateurs de la série du vôtre. Donc pas forcément le même que le vôtre… Une fois que tout ceci est fait, il faut allumer. Pour trouver l’interrupteur, il était si bien camouflé qu’il m’a fallut 5 bonnes minutes (souvenez-vous que Jean-Claude Van Damme ne met que 10 secondes pour aller du living-room à la cheminée). Enfin, et seulement à ce moment-là, sur votre écran apparaissent tous les conseils de branchements. Il faut donc les avoir déjà bien faits pour accéder au mode d’emploi… Savez-vous également que si la foudre anéantit un seul de vos appareils électriques, votre assureur vous rira au nez ? Il vous faut avoir au moins deux appareils hors service (voire trois selon certaines assurances) pour qu’il daigne vous écouter. Pour lui, si votre ordinateur rend l’âme pendant un orage, cela ne signifie pas que la foudre en est la cause, sauf si votre grille-pain et votre yaourtière sont anéantis eux aussi. Alors, gardez deux ou trois vieilleries dans un coin de votre cave et les factures qui vont avec, au cas où…
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