Ici, quand ça lui chante, à 7 heures 53, plus tôt ou plus tard, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ourse, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Noter ce blog :
4664 connectés
147030 visiteurs
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
Nina : Elle est dvenue clodo! vous le saviez,mais ou est-elle?
tassuad : ce jour là j'étais à Santa Reparata di Balagna dans la salle communale où un orchestre jouait , j'ai sorti mon harmo et je fus accepté illico
Le Doc : Va être épuisée la danseuse,elle est en transe depuis le 24 mai!
Cigale : Ben ca lui chante pas souvent à 7H53
Nostalgie : Pourquoi nous priver de tous ces jolis textes nous sommes orphelins de ce blog. Tristes aussi. Amitiès
TASSUAD : AVEC DE LA CHANTILLY MAISON
Owlette : Dessert: 2 tartes..2!
Roger : Mais quelle surprise,pourqu oi ne pas parler de moi, je le vaut bien
MARTINE : Ifrance ne veut pas de moi ! Et zut... Je hais la technique...
Acrostiche : Nous souhaitons ta présence.Se souvenir c'est bien mais lire c'est mieux REVIENS
Acrostiche : Rine que de temps en temps.Etpour nous faire plaisir.Viens nous distraire.Inven tes,tu sais si bien le faire.Emportes nous dans tes contes.
Un ami : Si tu pleures trop parceque tu as perdu ton soleil,tes larmes t'empêcheront de voir les étoiles.
Le blog : C'est le desert total, je suis désespéré, je commence une dépréssion.
C'est Nous : Pourquoi nous laisser tomber?
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Roger Nina : Nous restons sur le tapis? Ben zut alors!
Nostalgie : Comme ce blog manque! 2 fois par semaine c'est trop demander?
tassuad : je l'ai vu en concert il y a longtemps un bonheur !!!
micorne : Barbara, un vrai bonheur merci Martine
Owlette : Sublime Barbara! Vive les 100000
3 connecté : pour quoi? ils attendent le passage des coureurs ? dopés
connecté : 6 connectés ? circulez ya rien à voir
Le Blog : He alors Martine ? Et moi, suis toujours là, j'ai faim, donnes moi des mots svp.
tassuad : le blog est mort ! vive le blog !
Ouf : Il était temps!
Kikéla : chouette la blogueuese.Quel le bonne surprise . youpi tralala
tassuad : digne? dingue? tong?
Enfin : Le retour. Sonnes les Martines !
Owlette : tout, blog et carabistouilles confondus
|
Publié le Samedi 02 février 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Zézette et Nénette, deux souris nées à quelques jours d’intervalle, chacune de l’union aseptisée de deux souris de laboratoire toutes quatre mortes pour l’humanité, vivaient ensemble dans le quart de mètre cube d’une cage posée sur un plan de travail carrelé. Nourries, logées mais pas blanchies (elles l’étaient déjà naturellement), elles menaient une petite vie tranquille. De temps à autre, elles étaient sorties de leur cage par des mains gantées de latex mais hormis une petite douleur brève et tout à fait supportable qu’elles ressentaient parfois, personne ne semblait leur vouloir de mal. Jusqu’au jour où l’on fit rentrer un chat dans le laboratoire… Ce matin-là, Zézette et Nénette couinaient gentiment entre elles. Elles devisaient placidement des petits événements passés comme deux petites vieilles qu'elles n'étaient pas. Le passage, la veille, d’un groupe de blouses blanches qui avaient stationné plus longtemps qu’à l’accoutumée autour de leur cage vitrée, le gloussement aguicheur de la jolie petite stagiaire lorsque le Professeur Yokotoha lui avait suggéré de ne rien porter sous sa blouse étant donné la chaleur ambiante, le mot « chat » qu’elles avaient entendu vingt-deux fois dans la même journée… Enfin, leur petit quotidien de rongeurs captifs qu’elles revivaient ensemble pour tuer l’ennui. - Tu sais ce que c’est un chat toi ? Demanda songeusement Zézette. - Non. Je ne connais que le mot. J’aimerais bien savoir à quoi cela ressemble, pas toi ? - Bof. Je me dis parfois qu’il vaut mieux ne pas savoir. Il parait que ça passe son temps à courir après les souris ! - Quelle trouillarde tu fais ! - Tu ne vas pas remettre ça sur le tapis (d’où le tapis de souris…) ! Toi, tu n’as jamais peur de rien ! C’est toi qui n’es pas normale. - Allez, n’en parlons plus… Nous sommes différentes, c’est tout. A cet instant, la porte du laboratoire s’ouvrit et une horde de blouses blanches fit irruption dans la pièce. Plusieurs d’entre elles tenaient un bloc dans les mains qui dépassaient des manches. Quant à Mademoiselle Planchon, elle portait dans les bras une masse de poils noirs incrustée de deux fentes scrutatrices. Pompon. Pompon était un énorme matou noir de jais, gras comme un cochon et au regard vert perçant. Il appartenait (non… un chat n’appartient à personne…) à Ginette Planchon, une vieille fille laborantine aussi grasse que lui, les yeux bovins agrandis par des verres de lunette épais et une queue de cheval campée en plumeau au sommet de la tête. Elle portait un caleçon blanc épais qui accentuait le galbe dodu de ses mollets depuis que le Professeur Yokotoha lui avait fait remarquer qu’il lui fallait se couvrir davantage à cause de la fraîcheur ambiante du laboratoire. (à suivre)
Copyright © 2008 Martine Rousset
 |
> Lire les 4 commentaires