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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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X : Tian ! Voilà du boudin !
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Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
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Publié le 07 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Tendre

Brave les nuages, chasse l’hiver et chauffe mes os.
Allez viens, mord ma peau.
Dessèche le maquis et rend lui ses odeurs enchanteresses.
Calque les gouttes séchées des carreaux
dans les fibres offertes des voilages,
que je les voie une à une comme des souvenirs à effacer.
Donne des coups d’épées dans le ciel
jusqu’à ce que les estafilades ne puissent plus cicatriser.
Apaise les affres de la terre.

Adoucis et alanguis mes matins.
Enveloppe mes nuits de tiédeur ouatée.

Distribue tes jaunes de paille.
Fais chanter le jour aux cigales et la nuit aux grillons.
Brouille la ligne d’horizon de ta chaleur qui plombe.  
Brûle les vieilles pierres des maisons.
Assomme leurs toits de lauzes.

D’un revers de rayon, envoie au grenier chandails et écharpes.
Amène la soie légère qui bruisse à peine sur les corps.

Fais danser les particules de poussière suspendues à ton faisceau. Comble de lumière chaque faille et chaque fissure
sans oublier celles de mon âme transie.

Egaie les soirées et fais résonner les rires vers l’infini du ciel.
Réchauffe l’eau des orages.

Fais filer les étoiles sous la voûte pailletée.

 

Soleil.
Etoile paradoxale.
Ennemie et amie.
Que l’on craint et que l’on cherche.
Qui détruit et régénère.

 

T’attendre et t’attendre encore en n’y pouvant rien,
sinon patienter les mains au-dessus des flammes d'un feu de bois.


 

 
« Hymne au soleil », peinture sur bois,  par Arle, 2007


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