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Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
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abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
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RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
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con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
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Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
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Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
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Publié le 08 septembre 2007 à 12:13
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Comme il est exquis de parler d’amour ! Cette petite escale de douceur que je me suis proposée grâce à l’écriture de l’histoire de Lazare et Nina m’a ravie. Mièvres, les histoires d’amour ? Et alors !

Allez, reconnaissons qu’une once de candeur se cache en chacun de nous…

L’intrigue est ordinaire, je l’admets. Un homme. Une femme. Une rencontre.  
Rien de bien original diraient Paul et Virginie, Roméo et Juliette, Tristan et Yseult ou… Stone et Charden.

 

L’immense privilège d’un auteur (écrivain, gribouilleur ou cracheur de mots, appelez-le comme vous voulez) est de pouvoir diriger ses histoires et ses personnages comme il l’entend et de camper ses décors et ses ambiances selon ses humeurs.

J’ai hésité pour Lazare. Mais il m’a semblé être un type trop bien pour ne pas le rendre heureux. Puisque la création d’écrits mène au rêve, autant que Lazare en profite.

 

De toute façon, j’écris ce que je veux ! Si Nina se qualifie d’électron libre, c’est qu’elle a bien dû s’inspirer de quelqu’un…

 

Selon mon humeur, je peux coucher tendrement quelques douceurs sur le papier, me jeter gaiement sur ma page comme un canard sur un hanneton, me rebeller à ma guise contre les injustices de notre bas monde, ironiser sur les écrits des autres alors que les miens ne valent pas mieux (satanée « entrebâillure »…), étaler gratuitement avec colère quelque pamphlet libérateur, écrire en souriant ce qui est actuellement sous vos yeux, aligner quelques maussaderies parce qu’il pleut sur mes carreaux ou être d’humeur « au secours » même si cela ne veut pas dire grand-chose !

 

Savez-vous qu’en musique, un caprice ou capriccio est une composition de forme libre et fantaisiste ?

 

Il est si agréable de laisser vagabonder l’écriture où bon lui semble, sans carcan, sans préjugés et sans œillères, au gré de ses humeurs que j’accepte d’être une vilaine jeune fille (message perso : J) capricciosa.


Les commentaires
Publié le 08 septembre 2007
Par CECCALDI
flicorse@ifrance.com
" Suivre son caprice tout en s’abandonnant aux caprices de la langue, du langage… " Voilà un beau paradoxe qui tourne souvent au dilemme lorsqu’il faut choisir un mot ou placer une virgule… Je plaisante !

« Un caprice ou capriccio est une composition de forme libre et fantaisiste ». Capriccio peut se traduire par « frisson » et nous conduit à celui ( frisson) de l’amour.
Martine Rousset " capriocciosa " ? Sans doute par les frissons de son écriture.
On souhaite qu’elle nous offre 24 caprices avec la même spontanéité frissonnante… 24 comme les Vingt-quatre Caprices pour violon solo composés par Niccolò Paganini ou, selon son humeur, comme les Caprices, recueil de quatre-vingts gravures satiriques réalisées par Francisco Goya. Goya y dépeint les maux de l’humanité et les vices de la société, avec des personnages comme Tantale, Quel Sacrifice, Jusqu’à la mort, Ne crie pas, ou Telle poussière, évoquant les défauts humains comme l’ivrognerie, la sottise, l’inconstance, la coquetterie, et dénonçant les privilèges sociaux, les excès politiques et les abus religieux . Goya s’inscrivait dans la tradition des traités littéraires et philosophiques écrits en Europe à partir du 16ème siècle, dénonçant l’extravagance des hommes, les passions et les sentiments dévastateurs.

Avec ses personnages Nina et Lazare, Martine a choisi le caprice de la séduction plus proche d’Alfred de Musset et des caprices de Marianne. La capricieuse Nina fait décidément tout pour troubler Lazare. Mais tous les deux ne badinent pas avec l’amour. Nina et Lazare m’ont ramené à la partie autobiographique de Musset dans le personnage de Coelio qui " connaissait les plaisirs et leur préférait la solitude ; il savait combien les illusions sont trompeuses, et il préférait ses illusions à la réalité. "
Martine « capricciosa » donne envie de relire " Les caprices de Marianne " pour des répliques du genre:
"j'aimerais mieux mourir que d'attenter à mes jours", prononcée par Octave.
Ou encore…
COELIO. - Que tu es heureux d'être fou !
OCTAVE. - Que tu es fou de ne pas être heureux !
Mais aussi "La réalité n'est qu'une ombre."?
Et, pour finir, dans une tirade du sombre Coelio: "Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir ! Malheur à celui qui se livre à une douce rêverie avant de savoir où sa chimère le mène et s'il peut être payé de retour !"

Heureusement, les héros de papier peuvent aimer sans retour ! Leur destin est souvent sous une plume comme une épée de Damoclès. Pour Lazare et Nina, dans des jeux du cirque, j’aurais lever le doigt et, simple lecteur, je le lève pour la nouvelle dont ils sont les héros.
capricieusement
Jean-Paul
Publié le 08 septembre 2007
Par martine.rousset
Perdican à Camille (On ne badine pas avec l'amour)

""Mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière et on se dit : "J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui". ""
Publié le 09 septembre 2007
Par Jean-Paul
flicorse@ifrance.com
« Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu'on te fera de ces récits hideux qui t'ont empoisonnée, réponds ce que je vais te dire: Tous les hommes sont menteurs, inconstant, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres, si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit: J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelques fois; mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Voilà la tirade complète et non édulcorée… Dans cette pièce de théâtre, Musset donne une triste fin à Rosette et à l’amour de Camille pour Perdican.

Musset a écrit de beaux poèmes sur l’amour avec quelques passages comme « La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve, Et vous auriez vécu si vous aviez aimé ».. « Après avoir souffert, il faut souffrir sans cesse ; Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé » … « Je fais le serment de vivre et de mourir d’amour ». Il n’a donc jamais contredit Perdican.
Dans une lettre adressée de Venise, le 18 juin 1834 à Georges Sand, il a écrit : « Deux êtres qui s'aiment bien sur terre font un ange dans le ciel. Voilà ce que j'ai trouvé l'autre jour dans un ouvrage nouveau. Connais-tu une parole plus belle et plus sublime?»
C’est lui qui a écrit aussi « qu’importe le flacon, pourvu qu’on est l’ivresse »… Pendant leur liaison, ces deux amants célèbres se sont mutuellement trompés… sans doute était-ce pour Musset une façon d’appliquer « vivre à deux et donner son cœur à tout moment ».

Finalement , C’est l’amour que Musset aimait. Il aimait « aimer et être aimé ».
Par quoi commence-t-on ? Par aimer quelqu’un ou par aimer l’amour ? Qu’en diraient Nina et Lazare ? Est-ce que, en homme, Lazare a aimé d’abord l’amour avant d’aimer une femme ? Nina a-t-elle d’abord aimé un homme avant d’aimer l’amour ?…
Publié le 10 septembre 2007
Par martine.rousset
Dès que j'ai lu le commentaire de Jean-Paul, je me suis empressée d'envoyer un courriel à Nina et Lazare leur demandant , à l'un et à l'autre de répondre à ses deux dernières questions :
Est-ce que, en homme, Lazare a aimé d’abord l’amour avant d’aimer une femme ?
Nina a-t-elle d’abord aimé un homme avant d’aimer l’amour ?
Ils m'ont répondu en retour que ces deux questions leur paraissaient fort intéressantes et du coup, demandent réflexion avant d'y répondre. Ce qu'ils feront dans quelques jours par le biais de mes colonnes. A prestu.