iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2 connectés
50833 visiteurs
Tribune libre
Renifleur : Je nifle et renifle la bécasse...
tiampiste : Si ti an veux pas du tian, tiampis pour toi!
Ramàdent : Dicton mahometian: Tant va le tian à l'eau qu'à la fin le tian pète.
Cristian : Ô tian suspend ton bol!
X : Un tian vaut mieux que deux tu le tianneras
X : Tian ! Voilà du boudin !
Ty-Han : Un tian dans le moule. Un moule dans le tien. Les oies caquettent.
Clo Clo : C'était un textre clos. Roger a senti la menace. Dans cakette, il y a cake.
Roger : De quelle marque et de quelle taille le moule à cake d'Ugo? Eminence? XXL?
Too is too : two with two O, it's too much!
Choking! : Cake with too K, that takes the cake!
Clo Clo : Kake c'est cette histoire de moule? Texte clos?...
Msge perso : Ugo, j'oublie pas ton moule à cake. Je te le ramène samedi.
RENCARD : Le 6 septembre à LECCI di PORTO-VECCHIO. Sous les pins.
Martine : 50 000 visiteurs ! Wow ! Je peux pas tous les inviter pour l'apéro mais le coeur y est !
Robert : Je demande le soutien de Fernand puisqu'il soutient georges...
Fernand : Je soutiens Georges sans savoir à quel sein me vouer... What else? Faire nan! Nan! Et nan!
What else? : Roger
Martine : What else ? Devine !
Georges C. : What else ?
Mon calendrier
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 11 janvier 2008 à 08:00
Par Martine Rousset
Humeur : Souriante

Une porte doit être ouverte ou fermée. Et s’il n’y en a pas, c’est encore mieux.


Je garde à ma porte d'entrée son rôle de Cerbère de surprises et à une ou deux autres portes de la maison, le respect de l'intimité. Ailleurs, il n'y a pas de porte. Aucune. Ah si. La tanière de mon Roudoudou en possède une. Elle nous permet de faire paravent le temps d’un orage…

 

Les portes sont des réductrices d'espace et provoquent une gêne lorsqu'elles sont fermées. L'absence de porte libère. Les sons volent, se mélangent, s'interpellent. Les regards se croisent sans encombre (enfin, si il y a quelqu’un… Forcément…). Sans frein, sans écran, sans entrave. L'absence de porte, c'est offrir à la pièce voisine d'être finalement une continuité, d'être un tout plutôt qu'un chacun. C'est ne pas être égoïste dans un espace. Rien de pratique à cela (surtout en hiver quand l'air glacial circule sans encombre dans toute la maison…), juste une façon de voir les choses sans que les yeux ne s'arrêtent sur la frustration d'une fermeture.

 

Une maison sans portes est une galerie à parcourir. Les portes dessinent un isoloir autour de nous. Isolés deux fois, voire davantage. Une première fois par une porte d'entrée et les suivantes par les autres portes. Pourquoi tous ces autres isolements inutiles ? Les fenêtres s'ouvrent sur l'extérieur. Les portes s'ouvrent et se ferment à l'intérieur. Celui qui a franchi la porte d'entrée l'a fait parce qu'il a été le bienvenu, pourquoi ne serait-il accueilli que jusqu'à la première porte fermée ?

 

Comptez vos portes. Combien d’entre elles ont réellement une utilisation ? Et pour celles que vous fermez résolument, avez-vous songé que plutôt d’actionner la poignée avec le coude (ou avec les dents pour les plus intrépides) lorsque vous avez les mains occupées (au moment de l’apéro par exemple, avec votre plateau chargé de coupelles d’olives noires, de cacahuètes et de chips au bacon), il serait plus judicieux de les faire disparaître ?

 

Cela relève de la psychanalyse, d’accord… Je dois être un peu « toc toc ». Tant pis. En tout cas, chez moi, je n’ai pas de portes et… ça caille !

  

Copyright © 2008 Martine Rousset