Fouiller, fureter, fouiner, farfouiller et trifouiller jusqu’à ce que l’âme s’insurge. En s’insurgeant, elle se libère parfois. Elle se rebelle et se révèle.
Il n’y a pas d’âmes mauvaises, il n’y a que des âmes qui s’ignorent parce qu’elles ne s’interrogent pas. Ces dernières marchent à la cadence du monde qui les entoure comme si Panurge avait eu des âmes au lieu de moutons. L’homme a de multiples faiblesses, force est de le reconnaître. S’y laisser glisser n’annihilerait-il pas son ambition à être un homme heureux ? J’ai la naïveté de croire que de confronter l’homme à ses faiblesses au fil de mes nouvelles, le réveillera quelques instants. C’est ma façon à moi de faire de la résistance. L’âme a ses mystères dont certains resteront insondables. Je l’admets. Il est d’ailleurs fort difficile de donner des mots aux failles de l’âme. L’âme est indicible. L’âme écorchée souffre en silence, souvent dans l’ignorance de sa douleur. L’âme heureuse illumine les yeux du corps qui l’enveloppe d’une petite lueur reconnaissable. J’aimerais tant que chacun anime son âme avant de la rendre. Entrevoir qui sont les autres, entrevoir qui l’on est soi-même. Juste pour aller au bout de soi. Juste pour savoir ce que l’on ne veut pas. Quant à savoir ce que l’on veut, c’est sur l’arbre aux papillons qu’il faut aller le chercher. Publié le 11 octobre 2007 ...l'introspection, n'est-elle pas le plus direct chemin à suivre pour essayer de rejoindre son âme et discuter avec elle... la considérer comme tierce entité éthérée à qui l'on va poser les questions qui dérangent notre propre moi, le moi des autres aussi... Merci Martine pour ce store que tu nous suggères par des mots, des pensées soulevées, de lever... Publié le 11 octobre 2007 flicorse@ifrance.com Merci, pour les fissures qui ouvrent des interstices aux âmes enfermées. Une fois n'est pas coutume, je ne ferai aucun commentaire à l'intension humoristique ( J'insiste sur le terme "intension" qui marque le doute sur l'effet prosuit et assume le risque d'un grand moment de solitude ) Ton texte me suffit, Martine... Cela ne veut pas dire que les autres ne suffisaient pas mais ce dernier va "au delà", là où se pétrit la pâte humaine. Il faut sortir l'âme de la glande pinéale où un grand philosophe l'avait placée. L'amour est l'union de l'âme et du coeur. "L'âme a la couleur du regard" pensait Guy de Maupassant. "Allume ta prunelle à la flamme des lustres Allume le défi dans le regard des rustres" Ajouterait Charles Baudelaire... Par des interstices, peuvent passer des rayons de lumière. Aller je m'en vais papillonner ailleurs. A dopu! Publié le 11 octobre 2007 Présentation d'un ouvrage: De chair et d’âme, Auteur:Boris Cyrulnik Paru le 05/10/2006 Editeur: ODILE JACOB Isbn : 2-7381-1841-0 / Ean 13 : 9782738118417 On peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d'aller de l'avant tout en gardant la mémoire de sa blessure. Les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Etre invulnérable voudrait dire impossible à blesser. La seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu'à éviter de trop s'en protéger. Chaque âge possède sa force et sa faiblesse et les moments non blessés de l'existence s'expliquent par notre capacité à maîtriser, voire à surmonter, ce qui, en nous, relève, dans un constant remaniement, du biologique, de l'affectif et de l'environnement social et culturel. Le bonheur n'est jamais pur. Pourquoi faut-il que, si souvent, une bouffée de bonheur provoque l'angoisse de le perdre ? Sans souffrance, pourrait-on aimer ? Sans angoisse et sans perte affective, aurait-on besoin de sécurité ? Le monde serait fade et nous n'aurions peut-être pas le goût d'y vivre. " Depuis la Grèce classique, l’Occident avait opposé le corps et l’âme, les deux se méprisant cordialement. Aujourd’hui, si de plus en plus de médecins admettent les origines psychosomatiques de la maladie, ils restent encore minoritaires. L’inventeur du concept de résilience dénonce cette dictature du « tout biologique» auquel beaucoup croient encore. Si un gène peut, par exemple, préparer le terrain d’une dépression, il n’est qu’un déterminant parmi d’autres : un milieu affectif et culturel adéquat peut, à tout moment, nous aider à retrouver l’équilibre. En bref, le célèbre neuropsychiatre nous démontre ici, expériences scientifiques à l’appui, l’existence de l’âme. Et nous confirme qu’elle est indissociable du corps, ce que nous avons tous expérimenté dans notre chair, en souffrant physiquement d’un choc psychologique comme un deuil ou une agression. Ni nos gènes ni notre milieu d'origine ne nous interdisent d'évoluer. Tout reste possible. Un message d'espoir, plein de tendresse et d'humanité. Ce livre fonde une nouvelle biologie de l'attachement. Il explique pourquoi, pour chacun d'entre nous, la vie est une conquête permanente, jamais fixée d'avance. Parfois ardu à force de termes techniques, il vaut malgré tout le détour. C’est l’œuvre d’un libre penseur qui ouvre une voie, montre un chemin et nous encourage à sortir de notre conditionnement physique, matériel et biologique pour exercer notre libre arbitre. |








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