iBLOG précédent iBLOG suivant



Ma photo
Le blog de Martine Rousset
Mon bloc perso.
Ici, chaque jour à huit heures, les humeurs d’une blogueuse, mère, mi-ours, mi-cigale et auteur de « Mystères d’âmes », recueil de nouvelles aux Editions A Fior di Carta.
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2 connectés
57889 visiteurs
Tribune libre
Ausecours : vite il faut enlever tous les panneaux avant que Martine revienne!
Owlette : attention de ne pas trop te pencher c'est haut!
Georges C. : Même à Grevin, il n'est pas de marbre
Miso : Ppoint ? Y a le point basta, aussi !
Très sain : Saint Tr(e guéri
Saint Tre : Trop bon, le Desproges. Merci Martine.
Musa : On parle de toi dans musanostra, rencontre 4
Un pote : Toutes les taxes font chier tout le monde... même celle d'habitafion.
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
abbé froid : paix à son âme
l'abbé zef : à ne pas confondre avec le pet de nonne
L'Abbé Bêt : Qui monte, qui monte, qui monte...
L'abbé Gay : Je fais du vélocypède avec l'Abbé Quille.
RENCARD : Le 12 septembre chez TOURISTRA (ex CNRO) à TAGLIO ISOLACCIO avec Ugo Pandolfi et Olivier Collard. Emmenez vos maillots, on sera au bord de la piscine.
con pote : une bonne pomme
Chicon : con bon comme la romaine et chiant qui fait des salades.
Abscons : unconpris vaut mieux quer tu l'auuras.
Vieux con : Ce con plisse avec l'âge
con sultan : possède un harem de concubines.
Bas con : manque de cul haut au con bas.
Sire con 6 : 6ème roi des cons
con tenté : drague incertaine
Conchita : Guenon idiote espagnole
Con cave : con honnête voûté
concitoyen : con victime de la conjoincture et réduit à la portion congrue.
Réclusion : Etat de celui qui est con finement.
Condom : Cond'femme
Faitcon : con de naissance ayant échappé à la contraception.
Con pâti : pauve juliette sans Roméo pati ...
Mon calendrier
< Mar. 2008 >
L M M J V S D
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      
Contactez-moi
Mail :
MSN :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
Publié le 12 mars 2008 à 08:00
Par Martine Rousset

La première réponse ne lui parvint que le mardi suivant. Lucie Holle. Une veuve de soixante-dix-huit ans qui se décrivait comme coquette et gaie. Elle joignait son adresse et un numéro de téléphone en précisant qu’elle serait ravie de le rencontrer. Il décida d’attendre de savoir si d’autres dames lui écriraient avant de prendre contact avec elle.

 

Le mercredi, lorsqu’il ouvrit sa boîte aux lettres, il découvrit avec ravissement que quatre autres personnes répondaient à son annonce. Il prit son courrier et une fois rentré chez lui, il s’installa à son secrétaire et savoura les minutes qui suivirent. Trois des lettres provenaient de vieilles dames, veuves, qui espéraient toutes « très sincèrement le rencontrer ». La quatrième lettre l’intrigua. Il la relut plusieurs fois.


Cher Monsieur,

J’ai lu votre annonce et j’ai  aperçu  entre les lignes une délicatesse qui m’a émue. Vous dites aimer les arts mais vous ne précisez pas lesquels, il semble donc indispensable que nous nous rencontrions afin que vous m’en disiez davantage sur vos goûts. A bientôt. J.


Elle ne donnait pas son adresse mais indiquait un numéro de téléphone. J… Jacqueline ? Juliette ? Jeanne ? Josette ? La curiosité de Firmin était éveillée. Il rangea les quatre autres lettres dans le petit tiroir de son bureau et décida de téléphoner à cette mystérieuse J.
 

- Allo ? Fit une jolie voix suave.

- Bonsoir Madame. Vous avez répondu à mon annonce. Je suis l’octogénaire en question…

- Oh bonsoir !

- Je m’appelle Firmin… et vous ?

- Jessica.

- J’ai six cas ? De quoi donc avez-vous six cas ? S’inquiéta Firmin.

- C’est mon prénom ! J-E-S-S-I-C-A ! S’exclama-t-elle en riant.

- Jessica… Je n’ai jamais entendu ce prénom… Très joli cependant… Alors, Madame Jessica, puisque je n’apprécie guère l’usage du téléphone, seriez-vous d’accord pour que nous nous rencontrions ?

- Oui… Firmin.

 

Ils convinrent d’un rendez-vous le lendemain à treize heures sur la place devant l’Opéra Garnier. Elle porterait un manteau rouge et une écharpe blanche.

 

Le lendemain matin, Firmin se leva plus tôt qu’à l’accoutumée. A neuf heures, il était déjà prêt à partir, son pardessus et son chapeau posés sur un fauteuil. Pour tuer le temps (tuer le temps à son âge…), il attrapa le roman qu’il avait en cours et bien qu’il eut du mal à s’y concentrer, après un déjeuner rapide, l’heure de partir vint enfin.

 

Le temps s’était radouci. Nous étions au mois de mars et le printemps n’allait pas tarder à s’annoncer. Il y avait peu de monde sur la place de l’Opéra. Il aperçut immédiatement une femme qui semblait attendre quelqu’un et qui correspondait au signalement que Jessica lui avait donné d’elle. Le manteau rouge… L’écharpe blanche… Il allait l’aborder mais lorsqu’elle tourna la tête vers lui, il se ravisa. C’était une toute jeune femme. Le manteau et l’écharpe n’étaient donc que pure coïncidence. Il fit les cents pas pendant une dizaine de minutes, surveillant les allées et venues des passants. Il avait croisé plusieurs fois le regard de la jeune femme en rouge quand, soudain, celle-ci s’approcha de lui de manière un peu hésitante.

 

(à suivre)

 

Copyright © 2008 Martine Rousset


Votez pour mon blog en cliquant sur la bannière ci-dessous :

 
Festival de Romans