J’ai reçu récemment un message qui circule aux Etats-Unis. Les quinquagénaires américaines s’interrogent elles aussi sur leur condition de femmes de cinquante ans mais en revanche, bien plus que nous, sur leur poids… Néanmoins, si l’on s’en réfère aux statistiques alarmantes, l’ampleur nous guette à nous aussi… Les américaines ont choisi d’en rire et d’en faire une fatalité. Pourvu que nous en rions tout en combattant !
Je me suis amusée à traduire le texte en français mais je l’ai fait « à ma sauce » car certaines expressions sont totalement intraduisibles !
« La cinquantaine est un grand moment pour les femmes…
La cinquantaine, c’est quand la croissance des poils sur nos jambes ralentit. Cela nous laisse le temps de nous inquiéter sur notre moustache nouvellement acquise.
Les femmes de cinquante ans n’ont plus de bras … Elles ont plutôt de l’envergure. Elles ne sont plus des femmes dans des chemises sans manches mais des écureuils dragueurs volants.
La cinquantaine, c’est quand nous pouvons nous tenir nue devant un miroir et voir notre postérieur sans se retourner.
La cinquantaine, c’est quand on va faire une mammographie et que l’on se rend compte qu’il y a bien longtemps que quelqu’un ne nous avait pas demandé d'enlever notre soutien-gorge…
La cinquantaine, c’est quand on enfile un petit haut moulant et qu’on se rassure en parlant à ses seins : « Ecoutez mes chéris, même l’empire Romain est tombé, alors… »
La cinquantaine, c’est quand on a la sagesse de savoir que la vie peut nous réserver des surprises et que nous sommes assises sur les plus grosses…
La cinquantaine, c’est quand nous regardons notre « il-sait-tout », autrement dit notre indicateur de tendance d’adolescent, et que nous pensons : « Pour mettre ça, ces marques existent-elles en extensible ? »
La cinquantaine, c’est quand notre mémoire commence à défaillir. En fait, la seule chose que nous pouvons retenir est l’eau.
La cinquantaine signifie que notre corps s’équipe d’une carte routière… Surtout au niveau des jambes. Avec des lignes rouges et bleues…
La cinquantaine, c’est également le moment où nous devenons plus réfléchies et que nous considérons enfin les grandes questions... C’est quoi la vie ? Pourquoi suis-je sur terre ? Combien de glaces sainement choisies puis-je manger avant que ce ne soit plus un choix sain ?
Avec la cinquantaine, nous apprenons également à apprécier ce qui est important. Nous nous rendons compte que les hanches augmentent et que les mentons doublent, mais ceux que nous avons aimés en font une évolution valable. Car la cinquantaine, c’est l’instant où nous savons enfin que nos corps doivent simplement augmenter pour contenir toute la sagesse et l’amour que nous avons acquis. C'est une philosophie rassurante ! »
Rassurant ? Mouais… Si vous le dites… Enfin, cela a le mérite de me faire rire quand même.
Publié le 13 octobre 2007
flicorse@ifrance.com
Comme je ne me moque jamais des femmes, cela m'a fait penser à une très belle chanson chantée par son 'auteur et par Serge Réggiani.
Sarah
Paroles et musique : Georges Moustaki
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Les yeux cernés
Par les années,
Par les amours
Au jour le jour,
La bouche usée
Par les baisers,
Trop souvent mais
Trop mal donnés,
Le teint blafard
Malgré le fard,
Plus pâle qu'une
Tache de lune.
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Les seins trop lourds
De trop d'amours
Ne portent pas
Le nom d'appâts,
Le corps lassé
Trop caressé,
Trop souvent mais
Trop mal aimé.
Le dos voûté
Semble porter
Les souvenirs
Qu'elle a dû fuir.
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Ne riez pas.
N'y touchez pas.
Gardez vos larmes
Et vos sarcasmes.
Lorsque la nuit
Nous réunit,
Son corps, ses mains
S'offrent aux miens
Et c'est son coeur
Couvert de pleurs
Et de blessures
Qui me rassure.
Sarah
Paroles et musique : Georges Moustaki
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Les yeux cernés
Par les années,
Par les amours
Au jour le jour,
La bouche usée
Par les baisers,
Trop souvent mais
Trop mal donnés,
Le teint blafard
Malgré le fard,
Plus pâle qu'une
Tache de lune.
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Les seins trop lourds
De trop d'amours
Ne portent pas
Le nom d'appâts,
Le corps lassé
Trop caressé,
Trop souvent mais
Trop mal aimé.
Le dos voûté
Semble porter
Les souvenirs
Qu'elle a dû fuir.
La femme qui est dans mon lit
N'a plus vingt ans depuis longtemps.
Ne riez pas.
N'y touchez pas.
Gardez vos larmes
Et vos sarcasmes.
Lorsque la nuit
Nous réunit,
Son corps, ses mains
S'offrent aux miens
Et c'est son coeur
Couvert de pleurs
Et de blessures
Qui me rassure.
Publié le 13 octobre 2007
Par BB
Très bien traduit.
Publié le 13 octobre 2007
Par Martine
Tiens donc... Aurais-tu eu le texte original sous les yeux ??? Pire, serait-ce toi qui me l'a envoyé ? hé hé...
Par Martine
Tiens donc... Aurais-tu eu le texte original sous les yeux ??? Pire, serait-ce toi qui me l'a envoyé ? hé hé...
Publié le 13 octobre 2007
Un texte glané...
Trop grosse, trop moche, trop vieille
Claude Sarraute
“Je ne sais pas ce que tu as depuis quelque temps, Mina ( et non pas Nina), mais ça n’a pas l’air d’aller. C’est quoi le problème ?
— C’est moi.
— Comment ça ?
— Trop grosse, trop moche, trop vieille.
— Par rapport à qui ? Je ne comprends pas.
— Aux petites amies des copains de mon mari. J’ai six ans de plus que lui, oublie pas.
— Quelle importance à notre époque, écoute ! En plus, il t’adore, Yvan. Vous êtes ensemble depuis…
— Ben, justement !
— T’as peur qu’il te mette à la casse pour prendre un modèle plus récent, c’est ça ? Penses-tu ! Il est bien trop attaché à toi et à Benoît. C’est lui qui l’a élevé, ce gamin.
— Oui, mais bon, c’est un grand ado, là maintenant. D’ici à ce qu’il quitte le nid… Si seulement je pouvais avoir un autre enfant ! Rien à faire. J’ai bien l’impression que, pour moi, c’est trop tard.
— D’abord, c’est pas sûr. Ensuite, c’est pas la peine. Il t’a, toi, voyons. Il est fier de ce que tu fais, de qui tu es.
— Bof !
— T’es pas une mère de famille, tu es une excellente attachée de presse, tu gagnes bien ta vie, tu es belle, tu as du chien, un charme fou, tu connais la terre entière, tu…
— Et alors ? Je ne supporte plus de me regarder dans une glace. Je stresse chaque fois qu’on sort, dès que je vois une pub à la télé. Avec tout ce qui s’étale comme ondulantes crinières et jolis petits culs haut perchés.
— Et puis quoi ? Les minettes, il ne les reluque pas, Yvan ( et non pas Lazare), c’est pas le genre.
— Ça lui arrive, si, bien sûr, et ça me mine.
— Pourquoi t’essaies pas de suivre un régime et de faire de la gym. Tu perds tes kilos en trop, puis un petit lifting et tu paraîtras dix ans de moins.
— La gym, j’ai pas le temps. Une opération, pas question. Et si je bouffe autant, c’est pour calmer mon angoisse. En plus, ce qu’il aime en moi, Yvan, c’est mon côté bon vivant. Pendant les vacances, j’adore faire le marché, cuisiner, recevoir… Et il apprécie. Ses potes aussi.
— C’est vrai, t’es géniale sur ce coup-là et t’as rien à craindre d’une de ces gamines anorexiques qui se shootent à l’aiguille de leur pèse-personne.
— C’est ce que je me dis, mais on ne vieillit plus ensemble à notre époque.
— N’importe quoi ! Regarde tous ces couples à la retraite, qui s’amusent, qui voyagent, qui profitent enfin de la vie.
— Encore faut-il tenir jusque-là.
— Arrête, tu fais chier avec ta déprime. Non, c’est vrai, qu’est-ce que tu dirais à ma place ? Moi, j’ai 36 balais, pas de jules, pas de mouflet et un job en CDD !
– Ben au moins tu ne risques pas de te faire jeter avant la date limite. »
Trop grosse, trop moche, trop vieille
Claude Sarraute
“Je ne sais pas ce que tu as depuis quelque temps, Mina ( et non pas Nina), mais ça n’a pas l’air d’aller. C’est quoi le problème ?
— C’est moi.
— Comment ça ?
— Trop grosse, trop moche, trop vieille.
— Par rapport à qui ? Je ne comprends pas.
— Aux petites amies des copains de mon mari. J’ai six ans de plus que lui, oublie pas.
— Quelle importance à notre époque, écoute ! En plus, il t’adore, Yvan. Vous êtes ensemble depuis…
— Ben, justement !
— T’as peur qu’il te mette à la casse pour prendre un modèle plus récent, c’est ça ? Penses-tu ! Il est bien trop attaché à toi et à Benoît. C’est lui qui l’a élevé, ce gamin.
— Oui, mais bon, c’est un grand ado, là maintenant. D’ici à ce qu’il quitte le nid… Si seulement je pouvais avoir un autre enfant ! Rien à faire. J’ai bien l’impression que, pour moi, c’est trop tard.
— D’abord, c’est pas sûr. Ensuite, c’est pas la peine. Il t’a, toi, voyons. Il est fier de ce que tu fais, de qui tu es.
— Bof !
— T’es pas une mère de famille, tu es une excellente attachée de presse, tu gagnes bien ta vie, tu es belle, tu as du chien, un charme fou, tu connais la terre entière, tu…
— Et alors ? Je ne supporte plus de me regarder dans une glace. Je stresse chaque fois qu’on sort, dès que je vois une pub à la télé. Avec tout ce qui s’étale comme ondulantes crinières et jolis petits culs haut perchés.
— Et puis quoi ? Les minettes, il ne les reluque pas, Yvan ( et non pas Lazare), c’est pas le genre.
— Ça lui arrive, si, bien sûr, et ça me mine.
— Pourquoi t’essaies pas de suivre un régime et de faire de la gym. Tu perds tes kilos en trop, puis un petit lifting et tu paraîtras dix ans de moins.
— La gym, j’ai pas le temps. Une opération, pas question. Et si je bouffe autant, c’est pour calmer mon angoisse. En plus, ce qu’il aime en moi, Yvan, c’est mon côté bon vivant. Pendant les vacances, j’adore faire le marché, cuisiner, recevoir… Et il apprécie. Ses potes aussi.
— C’est vrai, t’es géniale sur ce coup-là et t’as rien à craindre d’une de ces gamines anorexiques qui se shootent à l’aiguille de leur pèse-personne.
— C’est ce que je me dis, mais on ne vieillit plus ensemble à notre époque.
— N’importe quoi ! Regarde tous ces couples à la retraite, qui s’amusent, qui voyagent, qui profitent enfin de la vie.
— Encore faut-il tenir jusque-là.
— Arrête, tu fais chier avec ta déprime. Non, c’est vrai, qu’est-ce que tu dirais à ma place ? Moi, j’ai 36 balais, pas de jules, pas de mouflet et un job en CDD !
– Ben au moins tu ne risques pas de te faire jeter avant la date limite. »
Publié le 13 octobre 2007
Dialogue :
Lui : C'est pas terrible ce soir à la télé ( = On baise?)
Elle : oui ( = non)
Lui : Qu'est-ce que tu as? (= J'imagine qu'on ne baisera pas ce soir) tu es fâchée ?
Elle : Je ne suis pas fâchée (= Bien sûr que je suis fâchée)
Lui : Veux-tu aller au cinéma? (= Je voudrais baiser après)
Elle : Je voudrais te parler (= Je veux me plaindre)
Lui : Je t'aime (= On baise ?)
Elle : Je suis prête dans une minute (= Enlève tes chaussures, assieds-toi et regarde la télé)
Lui : Tu as l'air tendue, veux-tu un massage? (= On va baiser, ça te fera du bien!)
Elle : Sois romantique, éteins les lumières (= Je me trouve grosse, je ne veux pas que tu me voies)
Lui : C'est pas terrible ce soir à la télé ( = On baise?)
Elle : oui ( = non)
Lui : Qu'est-ce que tu as? (= J'imagine qu'on ne baisera pas ce soir) tu es fâchée ?
Elle : Je ne suis pas fâchée (= Bien sûr que je suis fâchée)
Lui : Veux-tu aller au cinéma? (= Je voudrais baiser après)
Elle : Je voudrais te parler (= Je veux me plaindre)
Lui : Je t'aime (= On baise ?)
Elle : Je suis prête dans une minute (= Enlève tes chaussures, assieds-toi et regarde la télé)
Lui : Tu as l'air tendue, veux-tu un massage? (= On va baiser, ça te fera du bien!)
Elle : Sois romantique, éteins les lumières (= Je me trouve grosse, je ne veux pas que tu me voies)
Publié le 13 octobre 2007
Super la traduction. Si, si.
Pas encourageant l'article, bof!
Il y a de jours avec et des jours sans.
Comme on ne peut revenir en arrière, il faut continuer.
Pas encourageant l'article, bof!
Il y a de jours avec et des jours sans.
Comme on ne peut revenir en arrière, il faut continuer.
Publié le 13 octobre 2007
zazieg@bluewin.ch
Dépassé la cinquantaine depuis déjà quelques années et pourtant il me semble, (à part les rides) qu'on peut rester "convenable" un certain temps. J'ai désespéré et puis je me suis acceptée. Et la vie a repris. A continué. Nous ne vieillirons pas ensemble puisqu'il a vieilli avant moi, et est parti sans moi. Mais je vais vieillir avec de nouvelles connaissances, de nouvelles émotions. Il n'est jamais trop tard. Alors si vous en avez envie, vraiment, vous trouverez les ressources nécessaires en vous pour surmonter cette cinquantaine qui vous fait tant peur. Une "vieille" toujours jeune.
Publié le 13 octobre 2007
Ma chère Zazie, quel plaisir de vous lire ici... C'est un hasard que vous interveniez aujourd'hui alors que mon blog de demain, "L'absence", est déjà écrit et programmé... Je vous le dédie...








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